Festivals - Annonces & Reports

:tractor: Un dimanche au Motoc’ :tractor:

Eh oui, vous ne l’attendiez plus, et de toute façon vous ne l’attendiez pas, hellbangers, hellbangueuses :sweat_smile: , motoculteurs, motocultrices, pourtant c’est un non heurt pour moi que de vous faire part de mon report du dimanche 17 août 2025 en terres carhaisiennes (deux jours après une petite infidélité au metôl du côté de Saint-Malo et de La Route du Rock - je hais ce clash festivalier de la mi-août :cat:). Un dimanche qui :spoiler: se révèlera assez exceptionnel en termes de qualité de concerts me concernant ; sans compter les progrès faits par l’organisation sur de nombreux points pratiques (WC, points d’eau, etc.) depuis mon dernier passage, deux ans plus tôt (excellente affiche de La RdR en 2024 + proximité Rennes/St. Malo = pas de Motoc en 2024).

THROWN : ++

Mon premier objectif de la journée était d’arriver dans les temps pour headbanger sous les coups de boutoir de ce jeune groupe suédois de hardcore/metalcore, dont l’album et l’EP m’avaient bien plu.
Objectif accompli, et même mieux (malgré les problèmes de signalisation pour trouver les parkings :expressionless:), puisque j’ai le temps de jeter une oreille à la fin du set de DOODSESKADER, qui ne m’avait pas trop emballé sur album, mais qui m’aura convaincu de les revoir dans de meilleures conditions tellement ça avait l’air chanmé en live.
Bref, en arrivant peu après au niveau des mainstages, je suis agréablement surpris par leur nouveau positionnement, avec leurs fosses en pente permettant de se placer un peu partout en gardant une excellente visibilité.
Quant au game of Thrown :crown: : petite patte fusion qui me plaît bien + modernité sonore évitant les écueils de guimauve des refrains en voix claire du metalcore + quelques samples electro bien sentis = formule gagnante. Point de voix claire tout court ici, mais des tourbillons de poussière soulevés dans le pit asséché par le cagnard ambiant. Erf, seul mon tee-shirt de rechange fera l’affaire en guise de cache-nez improvisé…
Petit bémol cependant : prestation un peu trop mécanique pour m’emporter totalement dans les tourbillons de ce violent coup de sirocco.

COBRA THE IMPALER : +

De retour sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, le cagnard et les festivaliers cherchant de l’ombre tout en écoutant de la bonne zic ne me permettent pas de me placer comme je l’aurais souhaité. Ce n’est donc que d’assez loin que j’ai pu assister à la performance du quintet belge de metal progressif alternatif. Un set de bonne facture mais qui, de par son éloignement sans doute, n’aura pas réussi à m’hypnotiser pour me perforer le coeur :snake:
Un peu trop classique peut-être aussi, même si ça faisait clairement le taf.

KING BUFFALO : +++

J’en avais entendu dire beaucoup de bien en live, et j’ai pas mal aimé leur dernier album, écouté récemment, mais ce que j’ai vécu sur ce concert était bien au-dessus encore de mes espérances. :star_struck:
Je ne sais pas, à peine le trio de stoner psychédélique américain jouait-il ses premières notes que j’en ai eu la chair de poule. La raison principale : cette guitare réglée à la perfection par une sorte d’alchimiste. C’est rare, mais nombre des sons saturés sortis par celle-ci ont trouvé en moi une résonance, un écho épidermique. Alors avec en sus des compositions globalement léchées et relativement variées (ce qui est toujours un peu mon souci avec le stoner, qui a tendance à me lasser assez vite), et donc de nombreux changements de rythmes, je crois que j’ai assisté là à mon meilleur concert du genre - l’aspect psychédélique de certaines compos n’y étant pas étranger, j’imagine.
Royal.

GOST : ++

Non, je n’ai pas oublié le « h », et l’ai encore moins fumé. Faut pas déconner non plus. En tout cas c’est un changement radical de style qui suivra sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, avec ce duo américain de dark/synthwave qui fait le minimum syndical du point de vue de la scéno, si ce n’est que l’un de ses deux membres est cagoulé derrière son clavier…
Grosse fiesta en revanche à coups de gros beats ininterrompus et de riffs bien lourds et bien saturés, très dansants ; parfaits avant d’aller faire un break pour se gaver des bonnes grosses patates de chez mémé en prévision de la longue et copieuse soirée qui nous attend.

PRIMORDIAL : 0
BETWEEN THE BURIED AND ME : +

Déçu par le début du set de PRIMORDIAL, avec son introduction qui m’a semblé durer des plombes, et un rendu sonore que j’ai trouvé sourd et monocorde, pour ne pas dire plat, puis un long speech qui aura définitivement eu raison de ma patience, j’ai choisi de me rendre sous mon chapiteau préféré (et pas seulement parce que c’est le seul :face_with_monocle: ) donner sa chance au quartet américain de metal(core) progressif.
Et sans que le set relativement jazzy de BETWEEN THE BURIED AND ME m’emporte (oui, j’ai encore du mal avec certaines séquences de metal prog - j’ai même cru déceler deux ou trois pains à la gratte et à la basse, mais c’était peut-être voulu, allez savoir :sweat_smile: ), je dois bien dire que la variété des morceaux proposés par le groupe, associée à la performance convaincante de son chanteur (Aymeric Caron ??? :disguised_face:), m’auront au moins conforté dans mon choix de migration.
L’enterré : 1 - Le pendu : 0

:tractor: Suite et fin :point_right: Festivals - Annonces & Reports - #3718 par Pierrottingchrist :tractor:

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