Je suis tombée ce matin sur cette affiche partagée par Black Bile.
Le Festival de Noël XXXIII qui se tient à Limoges, les 12/13/19/20 Décembre 2025. Avec des groupes tels que Gorod, Akiavel, Black Bile, Coilguns…
Je suis tombée ce matin sur cette affiche partagée par Black Bile.
Le Festival de Noël XXXIII qui se tient à Limoges, les 12/13/19/20 Décembre 2025. Avec des groupes tels que Gorod, Akiavel, Black Bile, Coilguns…
In Extremo - 30 Jahre - Das Jubiläumsfestival - (Long) Report
De retour du JubiläumFestival de In Extremo, j’ai voulu faire un petit rapport (first but not the last) de ce festival pas comme les autres.
Pour recontextualiser le festival, il s’agit d’un festival unique monté par In Extremo pour célébrer leurs 30 ans d’existence. Il avait lieu sur le site de concert de la Lorelei, dans la très belle vallée du Rhin, site notamment du feu festival Night of the Prog. Sur 3 jours, il était composé de groupes amis de In Extremo, avec In Extremo qui clôturait chaque soirée par un set de 2h différent chaque soir (en théorie, en pratique on était sur du 80% différent chaque soir, ce qui était déjà énorme).
Pour un contexte plus personnel mais qui a son importance je pense dans le ressenti global du fest, je suis parti avec ma femme, de nos Alpes jusqu’à la vallée du Rhin, en voiture. Nous sommes arrivés quelques jours avant dans notre AirBnb pour profiter en même temps un peu de la région et nous n’avons pas utilisé le camping du festival (contreparties non négociables de madame pour qu’elle m’accompagne aussi loin pour voir un groupe qu’elle apprécie mais pas plus que ça).
Concernant le festival en lui-même
Je vais partir sur un classique points positifs / points négatifs, ce qui me permettra (d’essayer) d’être un peu plus concis, en commençant par les points négatifs, bien moins nombreux :
On est en Allemagne à un festival qui se veut principalement à destination des allemands. Donc oubliez ici toutes traductions, toutes indications dans une autre langue que celle de Goethe. Alors il y a bien une légende qui dit que les allemands sont tous bons en anglais mais de mes nombreuses expériences outre-Rhin, c’est largement exagéré et dès les premières interactions à l’arrivée du festival (pour se placer au parking), on sent que ca va parfois être difficile de communiquer. L’avantage c’est que les gens sont supers sympas et on finit toujours par se comprendre. Et puis, quand on a un allemand approximatif comme le mien, on remercie cette magnifique invention qu’est l’appli Google Traduction pour comprendre un peu mieux, en direct, les interventions au micro des groupes ^^ Je ferais attention l’an prochain si le Hellfest est plus “etranger friendly”.
L’absence totale de signalisation, de vraies files d’attentes et même d’indications sur la présence de bracelets. On arrive sur le site, on se gare, on passe les zones de camping, l’énorme file d’attente du merch et… Et voilà. Rien n’indique qu’on doit prendre des bracelets avant de rentrer dans la zone des concerts, donc pas mal de gens ont fait la queue pour entrer et finalement se faire refouler par la sécurité car pas de bracelets. Il faut deviner que les files d’attentes sauvages sont celles pour se faire poser le bracelet… (car les gens qui distribuent les bracelets ne sont pas sur un stand, ils se baladaient tranquillement, attendant qu’on leur demande, sans aucune indication visuelle sur eux…). Mais là aussi, tout se fait dans la bonne humeur, on est content d’arriver sur le site du fest donc rien de très grave, mais la célèbre rigueur allemande en prend un coup.
L’attente au merch du festival. Alors attention, toute proportion gardée, on est très loin de l’attente qui peut y avoir au HF, mais proportionnellement au monde, tu peux pas avoir juste un tout petit stand de merch dédié à l’événement.
Les fumeurs. Ce n’est pas lié au festival en lui-même mais je n’ai jamais vu autant de fumeurs au même endroit. Alors, dans l’absolu, chacun est libre, tout ça tout ça. Mais j’avais jamais constaté auparavant en Allemagne un tel « je m’en fous si je te fume directement à la gueule pendant 2h ». Et puis pire, pour un pays qui se veut autant écolo, les mégots ça se jette pas par terre…
les déssoiffeurs : aucun respect, certainement payé à la quantité vendue, ils faisaient que passer dans les allées, entre les gens en gueulant beer, beer, pendant tout le fest… Tout le monde en avait marre de les voir passer et de se faire bousculer par eux… Très loin de ceux que l’on peut voir au Hellfest.
Malgré une superbe scène, c’est dommage de ne quasiment pas avoir de fosse. Étant donné que c’est une configuration en dur (avec des rangées en pierre), on peut difficilement remédier à ça mais l’absence d’une vraie fosse c’est vraiment fait sentir sur certains concerts (Wind Rose, Feuerschwanz…)
La bouffe. Bon ici aussi je pense qu’on devient un peu, comme dirait ma femme, « des princesses » en s’habituant au Hellfest et sa super offre au niveau de la nourriture. Et comme au Hellfest, j’ai aussi eu beaucoup de mal à me décider quel stand choisir pour manger, mais ici c’était plutôt parce qu’entre les prix (exagérés) et la qualité (souvent médiocre) de la nourriture, le choix n’était pas toujours évident… Et encore, heureusement que j’adore les currywurst ^^"
Après ces quelques petits points négatifs, place à tout le positif, car ces 3 jours ont été avant tout une magnifique expérience de joie, de communion, de bonne humeur et de musique dans un cadre magnifique.
Le lieu : Commençons par le plus évident, mais le choix du lieu était juste parfait. In Extremo avait déjà fait ses 20ans ici, et je comprends pourquoi ils sont revenus à la Lorelei pour célébrer cette nouvelle décennie. Le site de la Lorelei est au cœur de la magnifique vallée du Rhin, une vallée dominée par ses innombrables châteaux, recouverts de vignes et de villages où il fait bon de déambuler. La zone même de concert, un amphithéâtre en plein air, en hauteur de cette vallée, offrait une vue imparable sur la vallée, magnifiée lors des heures de coucher de soleil.
L’organisation à l’arrivée au parking et d’une manière générale la signalisation pour les voitures par les bénévoles et les policiers : Si on fait abstraction de la barrière de la langue, tout était bien géré lors des arrivées sur le site et même quand on était envoyé se garer loin, pensant alors qu’on arriverait jamais à sortir rapidement le soir, tout se passait bien et on sortait tout les soirs du parking sans trop d’embuches…
Un festival pensé pour les fans de In Extremo :
L’ambiance : Il y avait une bonne ambiance générale, joviale, familiale et bienveillante. Les gens étaient contents d’être là, même les groupes semblaient être heureux d’être présents à cet événement, de participer à cette fête pour In Extremo et c’était assez plaisant.
La prog (j’y reviens dans la section dédiée plus bas)
Le marché médiéval : Pas le meilleur que j’ai vu, même si on compare à d”autres fest de musique qui ont un marché de ce genre, celui d’Echoes et Merveilles est mieux, mais ca reste toujours un endroit ultra sympa et totalement dans le thème du fest. Seul vrai bémol : son emplacement était très mal indiqué et pas ultra bien placé (un peu loin de la zone concert pour pouvoir facilement faire des allers retours).
Une application/plateforme dédiée aux festivals qui s’appelle “infield” qui permet pour ce genre d’événements de communiquer, de retrouver une carte des lieux, les horaires, le running order… sans devoir développer leur propre application. Assez pratique, bien que là encore toute la section et les infos liés à ce fest étaient en allemand.
Les churros allemand : 1 Churros = 3 churros. “Une bouchée suffit à nourrir l’estomac d’un adulte.” ![]()
Les boissons : beaucoup de soft « locaux » et qui sortent de l’ordinaire, une bière pas trop cher (bon ça reste de la pils mais en même temps on est en Allemagne…) et surtout : de l’hydromel !! Sympa aussi d’avoir une offre différente sur le site du marché medieval (bierre au miel, plein d’autres sortes d’hydromel artisanaux…)
Le merch dans le zone concert : Un stand de merch In Extremo dans la zone concert qui était différent de celui dédié au festival mais aussi des vrais stands de merch dédiés à chaque groupe qui passe dans la journée et qui permettre d’avoir autre chose que juste des tshirt (notamment les peluches ours polaire de Eisbrecher ou l’album de Faun en vente du coup 1 jour avant sa sortie !). Dommage cependant que des groupes aient eu des problèmes de logistiques pour emmener leur merch le dernier jour…
Le running order & les horaires : Forcément avec une seule scène principale, on voit moins de groupes que dans un fest comme le Hellfest. Mais le point positif c’est qu’on bénéficie d’une vraie pause entre les concerts (obligatoire le temps de mettre en place pour chaque groupe). On se retrouve donc avec un fest beaucoup plus posé et moins usant, et donc une expérience totalement différente. Pas trop à réfléchir sur quand manger, sur quand on va pouvoir aller aux toilettes… Ici on avait le temps de tout faire entre chaque concert et même de se poser (configuration amphithéâtre qui permet de s’asseoir quand on veut). Alors en fin de journée, on a quand même envie de voir In Extremo, et les dernières 40 minutes d’attente avant leur concert me semblaient chaque fois relativement longue tout les soirs ![]()
Dans le même sujet, commencer les journées vers 13h pour les terminer vers 23h30 permet aussi de beaucoup mieux récupérer, même en faisant un peu de route le soir pour rentrer. Sans comparer au HF, si on compare par exemple avec Echoes et Merveilles qui a environ le même nombre de groupes par jour, on commence plus tôt et finit bien plus tôt et la différence de fatigue se fait sentir au dernier jour. Surtout, ça m’a permis de dormir suffisamment le samedi soir pour enchainer avec les 9h de routes du retour le dimanche !
De vrais verres CONSIGNÉS : des verres que l’on peut rendre et pour lesquels on se fait rembourser ! Ca parait con comme points positifs mais de moins en moins d’événements en France proposent des verres consignés et non juste des éco-cup à acheter. En plus, ils avaient plein de designs sympas : un verre avec toutes l’affiche du festival, un verre différent par jour avec l’affiche du jour, certains verres avec des designs dédiées à certaines musiques emblématiques du groupe…
Le cofondateur du Wacken, Thomas Jensen, qui pendant tout le festival faisait des petites annonces avant chaque concert pour présenter le groupe qui arrivait et dire en quelques mots son actualité. Plutôt sympa comme initiative j’ai trouvé ^^
Concernant les concerts
Bon le cadre était chouette, les gens sympas et l’hydromel se buvait bien, mais qu’en est-il du vrai cœur du festival, la musique ?
Comme le but de ce report c’est aussi de faire découvrir des groupes qui ne sont pas forcément connus chez nous, je vais aussi tâcher de les présenter rapidement ![]()
Jeudi 4 Septembre : Un démarrage mémorable !
Metaklapa
Schandmaul
Faun
Feuerschwanz
In Extremo, concert 1/3 ![]()
Quel premier soir ! Piochant dans tout son répertoire, des titres récents à des plus anciens, offrant même des chansons en live qui n’avaient pas été jouées depuis très longtemps, le premier concert de In Extremo, démarrant avec une potence (ancien logo du groupe) en flamme, était un sans faute. Il faut noter 2 moments particuliers de cette première soirée. Le premier est la venue de Oliver Satyr de Faun pour faire 2 morceaux avec sa nyckelharpa, Boris Pfeiffer, qui pouvait parfois jouer de cet instrument, étant décédé en 2022. L’un de ces morceaux était d’ailleurs Feine Seele, qui a pris encore une toute autre dimension avec la tristesse non feinte de Michael Rhein de jouer ce morceau en live, en hommage à ce membre et cet ami disparu…
Le Deuxième moment mémorable, plus festif, est apparu quand, contre toute attente, un set acoustique a été installé pour jouer 2 morceaux en acoustique, hommage à une tournée acoustique que le groupe a fait il y a des années.
Finissant ce concert sur l’inégalable Pikse Palve et sa scénographie enflammée, on sentait déjà que quelque chose de mémorable était en cours, et pourtant, ce n’était que le premier des 3 actes à venir…
Vendredi 5 Septembre : Qui a dit que le deuxième volet d’une trilogie était toujours le plus faible ?
Seasons in Black
Ye Banished Privateers
Manntra
Fiddler’s Green
Versengold
Eisbrecher
In Extremo, concert 2/3 ![]()
Assurément mon concert préféré des 3 que In Extremo ont joué. Une setlist parfaite, se concentrant sur mes albums favoris, notamment “Mein rasend Herz”, et quelle émotion de pouvoir entendre pour le première fois en live “Horizont”, le morceau qui m’a introduit, il y a plus de 10 ans, à ce groupe… Encore un petit passage acoustique et on repart de nouveau sous un Pikse Palve endiablé, le cœur déjà un peu lourd en se rendant compte qu’il ne reste plus qu’une seule journée…
Samedi 6 Septembre : Une journée plus calme finissant en apothéose
Rauhbein
Tanzwut
Dritte Wahl
Clawfinger
Wind Rose
ASP
In Extremo, concert 3/3 ![]()
Si la setlist me correspondait (un tout petit peu moins) que lors du Vendredi, notamment parce qu’un peu plus axée sur le dernier album, ce dernier concert était aussi un sans faute. Encore des pépites qu’on aurait jamais imaginé en live, des surprises, des guests… Et un final. Magnifique. Un Pikse Palve comme je n’en avais jamais vu, les gens en délire qui dansaient, des flammes absolument partout, un feu d’artifice… Merci, merci In Extremo. Merci d’avoir fait ça pour vos fans, merci de votre énergie communicative, merci d’aimer ce que vous faites et de le montrer. Maintenant il me reste 9h de route à faire, et un travail à reprendre le Lundi. Les yeux un peu embués dans un mélange d’étoiles et de larmes. Les airs de cornemuse et la voix rocailleuse de Micha Rhein toujours en tête. Le blues post festival, n’est-ce pas la meilleure preuve qu’on a passé un moment mémorable ?
Désolé pour cet énorme pavé, je crois que je me suis un peu emballé…
Et merci à ma femme de me supporter et de m’accompagner dans toutes mes conneries !
Merci pour ce report ultra détaillé ! J’imagine à quel point ça devait être la folie pour tout fan du groupe de participer à un tel festival, en d’enchaîner trois concerts de In Extremo en trois soirs !
Ça m’étonne de voir Clawfinger sur cette affiche ! Personnellement, j’adore ce groupe et j’ai bien apprécié leur dernier passage au HF. Dommage que tu n’aies pas apprécié. Mais tu m’as l’air d’avoir apprécié plein d’autres groupes donc c’est normal d’avoir des hauts et des bas pendant un fest ![]()
Merci encore pour ce chouette report !
Merci pour ce report très complet et passionné !
Alors ça c’est du report de passionné ! On sent ton amour pour ce groupe, ça m’a même donné envie de m’écouter un album tiens ! (Et j’ai déjà vu le groupe en live d’ailleurs).
Tout comme Kenny, surpris de voir Clawfinger sur cette affiche par contre. M’enfin, le principal c’est que tu ais vécu une super expérience ![]()
Oui j’avais l’impression davoir bien synthetisé mais je me suis rendu compte à la fin que ça faisait quand même un gros report ![]()
Clawinfger était un peu un ovni c’est vrai, mais là c’était plus une reunion d’amis de In Extremo, peu importe le style (même si forcément la plupart sont du meme univers)
Moi j’ai commencé avec l’album Mein Rasend Herz, qui reste pour moi encore leur meilleur. Si jamais tu veux ecouter un album je pense que c’est le bon (et c’est toujours mieux d’écouter un album entier je trouve que d’écouter des musiques en vrac des tops artistes spotify/deezer)
Mais c’est l’album avec Fontaine la Jolie ? J’ai découvert le groupe avec ce titre ![]()
Oui ![]()
C’est cool qu’ils aient fait jouer leurs potes !
Merci pour ce report aussi détaillé que plein d’émotions ! Je trouve ça vraiment cool que le groupe se soit vraiment cassé la tête à proposer une expérience aussi large pour fêter ses 30 ans. On sent qu’ils ont vraiment porté attention aux détails pour permettre aux festivaliers d’être autant que possible « dans le bain » médiéval.
Le cadre que tu décris vend aussi du rêve ![]()
C’est vraiment ça. Ce qui ressortait le plus c’est que In Extremo avait fait ça pour les fans, et ça fait tellement plaisir !
Sinon la vallée du Rhin est vraiment à visiter, avec ou sans concert de In Extremo à la Loreley ![]()
D’une manière générale il y a de très belles choses à voir en Allemagne mais c’est une destination vraiment sous coté chez nous. Aller en vacances en Allemagne c’est stylé au boulot seulement si c’est pour l’Oktoberfest, sinon les gens te regardent en mode « mais pourquoi? » ![]()
Merci pour le report. Vraiment cool ce qui a été proposé, même si le merch médieval était un peu éloigné. Inconvenient mineur / tout le reste …et surtout les groupes!
Asagraum tu nous diras l’ ambiance etc…je regrettes de ne pas pouvoir y être surtout pour ce groupe ![]()
Et @christophe tu vas au Samaïn Fest?
Je confirme, on a passé des vacances en Allemagne cet été, mais mes collègues semblaient très peu enthousiastes quand ils l’ont appris ! ![]()
On s’en fout de ce que les collègues pensent! pour avoir habité 18mois à Munich, la bavière vaut vraiment le coup d’être visité, et pas que pendant l’octoberfest.
Déjà je recommande de faire la Starkbierfest de Mars plutôt que l’octoberfest de septembre, moins « disneyland », moins de tourriste et la bière est meilleur et plus forte.
Pour ce qui est des concerts, il ont annulé le rockavaria qui était à 20min à pied de chez moi dans le stade olympique (je laisse ici le lien la petite prog du dimanche de l’édition 2016: https://en.concerts-metal.com/images/flyers/201604/1461261433.webp).
Mais par contre la salles de concert backstagewerk organise un festival de concerts gratuits pendant 2-3 semaines en été, et il y a du beau monde à chaque fois (cette année il y avait, Dying Fetus, DRI, Ministry, Cro-mags, Coulour Haze, Wayfarer, Between the buried and me, Oranssi pazuzu avec Imperial triumphant, nail bomb et plein d’autres) Programm Free & Easy Festival
C’est gratuit mais c’est du premier arrivé premier servi, ils limitent le nombre d’entrées.
Bref ça fait une belle escale pendant des vacances en allemagne.
Un dimanche au Motoc’ ![]()
Eh oui, vous ne l’attendiez plus, et de toute façon vous ne l’attendiez pas, hellbangers, hellbangueuses
, motoculteurs, motocultrices, pourtant c’est un non heurt pour moi que de vous faire part de mon report du dimanche 17 août 2025 en terres carhaisiennes (deux jours après une petite infidélité au metôl du côté de Saint-Malo et de La Route du Rock - je hais ce clash festivalier de la mi-août
). Un dimanche qui :spoiler: se révèlera assez exceptionnel en termes de qualité de concerts me concernant ; sans compter les progrès faits par l’organisation sur de nombreux points pratiques (WC, points d’eau, etc.) depuis mon dernier passage, deux ans plus tôt (excellente affiche de La RdR en 2024 + proximité Rennes/St. Malo = pas de Motoc en 2024).
THROWN : ++
Mon premier objectif de la journée était d’arriver dans les temps pour headbanger sous les coups de boutoir de ce jeune groupe suédois de hardcore/metalcore, dont l’album et l’EP m’avaient bien plu.
Objectif accompli, et même mieux (malgré les problèmes de signalisation pour trouver les parkings
), puisque j’ai le temps de jeter une oreille à la fin du set de DOODSESKADER, qui ne m’avait pas trop emballé sur album, mais qui m’aura convaincu de les revoir dans de meilleures conditions tellement ça avait l’air chanmé en live.
Bref, en arrivant peu après au niveau des mainstages, je suis agréablement surpris par leur nouveau positionnement, avec leurs fosses en pente permettant de se placer un peu partout en gardant une excellente visibilité.
Quant au game of Thrown
: petite patte fusion qui me plaît bien + modernité sonore évitant les écueils de guimauve des refrains en voix claire du metalcore + quelques samples electro bien sentis = formule gagnante. Point de voix claire tout court ici, mais des tourbillons de poussière soulevés dans le pit asséché par le cagnard ambiant. Erf, seul mon tee-shirt de rechange fera l’affaire en guise de cache-nez improvisé…
Petit bémol cependant : prestation un peu trop mécanique pour m’emporter totalement dans les tourbillons de ce violent coup de sirocco.
COBRA THE IMPALER : +
De retour sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, le cagnard et les festivaliers cherchant de l’ombre tout en écoutant de la bonne zic ne me permettent pas de me placer comme je l’aurais souhaité. Ce n’est donc que d’assez loin que j’ai pu assister à la performance du quintet belge de metal progressif alternatif. Un set de bonne facture mais qui, de par son éloignement sans doute, n’aura pas réussi à m’hypnotiser pour me perforer le coeur
…
Un peu trop classique peut-être aussi, même si ça faisait clairement le taf.
KING BUFFALO : +++
J’en avais entendu dire beaucoup de bien en live, et j’ai pas mal aimé leur dernier album, écouté récemment, mais ce que j’ai vécu sur ce concert était bien au-dessus encore de mes espérances. ![]()
Je ne sais pas, à peine le trio de stoner psychédélique américain jouait-il ses premières notes que j’en ai eu la chair de poule. La raison principale : cette guitare réglée à la perfection par une sorte d’alchimiste. C’est rare, mais nombre des sons saturés sortis par celle-ci ont trouvé en moi une résonance, un écho épidermique. Alors avec en sus des compositions globalement léchées et relativement variées (ce qui est toujours un peu mon souci avec le stoner, qui a tendance à me lasser assez vite), et donc de nombreux changements de rythmes, je crois que j’ai assisté là à mon meilleur concert du genre - l’aspect psychédélique de certaines compos n’y étant pas étranger, j’imagine.
Royal.
GOST : ++
Non, je n’ai pas oublié le « h », et l’ai encore moins fumé. Faut pas déconner non plus. En tout cas c’est un changement radical de style qui suivra sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, avec ce duo américain de dark/synthwave qui fait le minimum syndical du point de vue de la scéno, si ce n’est que l’un de ses deux membres est cagoulé derrière son clavier…
Grosse fiesta en revanche à coups de gros beats ininterrompus et de riffs bien lourds et bien saturés, très dansants ; parfaits avant d’aller faire un break pour se gaver des bonnes grosses patates de chez mémé en prévision de la longue et copieuse soirée qui nous attend.
PRIMORDIAL : 0
BETWEEN THE BURIED AND ME : +
Déçu par le début du set de PRIMORDIAL, avec son introduction qui m’a semblé durer des plombes, et un rendu sonore que j’ai trouvé sourd et monocorde, pour ne pas dire plat, puis un long speech qui aura définitivement eu raison de ma patience, j’ai choisi de me rendre sous mon chapiteau préféré (et pas seulement parce que c’est le seul
) donner sa chance au quartet américain de metal(core) progressif.
Et sans que le set relativement jazzy de BETWEEN THE BURIED AND ME m’emporte (oui, j’ai encore du mal avec certaines séquences de metal prog - j’ai même cru déceler deux ou trois pains à la gratte et à la basse, mais c’était peut-être voulu, allez savoir
), je dois bien dire que la variété des morceaux proposés par le groupe, associée à la performance convaincante de son chanteur (Aymeric Caron ???
), m’auront au moins conforté dans mon choix de migration.
L’enterré : 1 - Le pendu : 0
Suite et fin
Festivals - Annonces & Reports - #3718 par Pierrottingchrist… ![]()
Merci pour ce début de report ![]()
Pour celles et ceux qui n’ont pas pu choper de pass pour le Westill de cette année, un système de revente est mis en place via Ticketswap :