Nouvelle semaine nouveau classement/tier-list !
Aujourd’hui je m’attaque à la discographie de mon artiste récent préféré : Perturbator.
Perturbator à une discographie particulière ; dans chaque album on voit l’évolution de son style. Il a commencé avec de la synthwave plutôt sombre tout en passant par la darksynth (genre dont il est le maître), l’électro indus, la darkwave/gothique et même le métal indus ou le post métal dans son projet en collaboration avec le chanteur de Cult Of Luna.
Chaque album est différent du precedent tout en gardant cette nappe de synthé aérienne bien spécifique à Perturbator.
Sans plus attendre, voici la tier list :
Explications des tiers :
Perturbatop : Intouchable, le top de Perturbator
Perturba roi : Pas le meilleur, mais presque
Perturbatoré : Très solide, ça brille
Perturbas mal : Correct sans plus
Perturbàterre : Fallait bien commencer quelque part
Final Light : Inclassable
Classement :
1- Lustful Sacraments (2021)
Mon album préféré de Perturbator, c’est pourtant l’album le plus éloigné de la synthwave classique, on est plus sur un album darkwave, rock gothique, EBM… C’est ça qui me plait dans cet album, c’est un album résolument gothique. On sent toute la mélancolie dans l’album, avec les thèmes abordés ; la solitude, la depression, la religion, les addictions. Comme tous les albums de Perturbator il raconte une histoire, celui ci se passe dans la ville de Xanadu, une ville cyberpunk fictive ou règne la décadence. D’où l’ambiance de l’album.
Pépites de l’album : Excess, Messalina, Messalina, God Says.
2- Age of Aquarius (2025)
Ici nous avons un album plus hybride de Perturbator, mais probablement celui qui définie le mieux ce qu’est le son Perturbator, on passe de la darksynth au cyberpunk, en passant par l’électro le métal indus et l’ambiant. Ici ça parle de guerres, de spiritualité, de la violence, un album assez philosophique en soit. On a des musiques clairement plus lourde que dans Lustful Sacraments, des nappes qui rappellent beaucoup son EP New Model. Cet album c’est vraiment un condensé de ce que Perturbator fait de mieux.
Pépites de l’album : Venus (feat Author & Punisher), Mors Ultima Ratio, Age Of Aquarius (feat Alcest)
3- New Model (2017)
Cet album/EP marque un vrai tournant dans la discographie de Perturbator, c’est dans cet album qui abandonne les synthé typés nostalgie des années 80, et sort des synthés bien plus agressifs, et sombre. Cet album est clairement un album d’électro indus. Dans cet album Perturbator nous pose la question ; Que se passe t’il quand l’humain accepte de devenir une machine ? Cela donne un album sombre froid, déshumanisé, sans aucun chant.
Pépites de l’album : Tactical Precision Disarray, God Complex
4- The Uncanny Valley (2016)
Pour beaucoup l’un des meilleurs albums de darksynth qui existe. Car là on est en plein dedans, un bon exemple de ce qu’est la darksynth. Le titre de l’album fait référence à la vallée de l’étrange, concept psychologique lorsque qu’un robot ressemble presque parfaite à un humain, mais que ses légères imperfections donne une impression d’horreur. Dans cet album Perturbator nous parle justement de ça, quand est-ce que les machines vont finir par devenir « humaines ». C’est l’album à recommander pour rentrer dans l’univers de Perturbator.
Pépites de l’album : Neo Tokyo, Death Squad, Venger (feat Greta Link)
5- Dangerous Days (2014)
Le plus gros succès de Perturbator à ce jour, oeuvre centrale de son univers. Cet album est construit comme une OST d’un film cyberpunk imaginaire. Dans cet oeuvre, la technologie à dominé le monde, les machines et les technologies sont devenues tellement avancées qu’elles sont comparables à des humains. Une question se pose : Si les machines pouvaient ressentir comme nous, croiraient elles en un dieu ?
Pépites de l’album : Future Club, Humans Are Such Easy Prey, Complete Domination (feat Carpenter Brut)
6- Sexualizer (2013)
C’est l’EP qui a fait connaitre Perturbator d’une certaine manière, cet EP sort après le jeu Hotline Miami, chef d’oeuvre du shooter 2D avec une OST entièrement synthwave inspiré des années 80. OST dont Perturbator à participé avec notamment le titre Miami Disco. Cet EP sort donc pour donner du contexte à ce titre et le sortir de manière officielle dans sa discographie.
Pépites de l’EP : Miami Disco, Sexualizer
7- I Am the Night (2012)
Cet album est très important car c’est celui de la naissance de l’univers Cyberpunk de Perturbator, cet album montre ce que Perturbator va devenir, la darksynth commence à s’affirmer, l’album est plus sombre. On a des grosses basses synthéthiques, un rythme plus rapide, une atmosphère cyberpunk. Certains morceau de cet album ont aussi été utilisés dans l’OST de Hotline Miami et a donc participé à sa visibilité.
Pépites de l’album : I Am the Night, Technoir, Lilith
8- Nocturne City (2012)
Ici on a un EP particulièrement important pour comprendre son univers. Cet EP pose les bases de la darksynth, il développe davantage la ville nocturne et le cyberpunk. On y trouve notamment Welcome to Nocturne City, qui pose littéralement le décor.
Pépites de l’EP : Welcome to Nocturne City, Night Business
9- Terror 404 (2012)
Le tout premier album de Perturbator. Il représente parfaitement la période où Perturbator construit son identité musicale autour de la science-fiction rétro, de l’horreur et des films de série B. Ici on a plus une identité film d’horreur, inspirée notamment de John Carpenter. L’album sonne très retro très brut.
Pépites de l’album : Payback Pursuit, The Darkest Alleys
10- Night Driving Avenger (2012)
Pas grand chose à dire, c’est le premier EP de Perturbator, de la synthwave très classique. Clairement pas très marquant.
Pépite de l’EP : Electric Dreams
Inclassable : Final Light (2022)
Cet album est particulier, car ce n’est pas un album solo de Perturbator, mais une collab avec Johannes Persson, chanteur de Cult of Luna. Ici on a un album très lourd, c’est un beau mélange entre darksynth, electro indus et post metal. C’est l’album le plus lourd que Perturbator à signé. Si vous aimez Cult Of Luna foncez écouter cet album est une véritable pépite.
Pépites de l’album : TOUT l’album.
