Me voilà de retour pour un classement d’un groupe que j’aime d’un amour déraisonnable, mais finalement très récent.
Je ne garde pas plus longtemps la surprise, aujourd’hui, je vais parler de …KoRn!
Wow ! Je sais… vous ne vous y attendiez pas! Quelle dinguerie! 
Pour la petite histoire, KoRn, j’en ai bouffé des kilos adolescente, car l’amoureux de l’époque adorait. Moi… j’étais sévèrement allergique. Cacophonie, voix de canard, musique bordélique et charabia incompréhensible, voilà ce que ça m’évoquait. A la limite, y avait bien 3 gars que je trouvais mignons sur les 5 (je sens votre jugement, c’est moche…) mais enfin, de là à me bousiller les oreilles, il fallait pas pousser!
Pendant 20 ans, j’ai fait du refus d’obstacle! Non, KoRn, ce n’était pas pour moi! Je faisais une moue exprimant un vague « Meh… » à l’évocation du groupe.
Bref… Plus de 20 après qu’on ait fait connaissance eux et moi et que je n’ai pas donné suite à la tentative de séduction, je me surprends à me dire qu’après tout, ça ne me coûte rien de donner une nouvelle chance, et que de l’eau a coulé sous les ponts.
Et c’est comme ça qu’après 15 ans à ne plus vraiment écouter de metal, traumatisée que j’étais par l’attente interminable d’un nouvel opus de SOAD, me revoilà à nouveau folle amoureuse, et enfin prête à les aimer en acceptant leurs défauts. KoRn a mis un pansement sur mon coeur de metalleuse contrariée…
Considérant le nombre d’albums, je ferai plus court en description que pour System, sauf pour le top 3!
C’est parti pour les 14 séances de thérapie de Jonathan Davis qui vous emmènera dans les méandres de son esprit torturé!
Un classement 0% objectif, et 100% à l’émotion!
14 - The Path of Totality (2011)
Jonathan Davis veut s’essayer au dubstep car c’est son kiff. Ça n’a pas été le mien. Cet album me refroidit pas mal, mais a le mérite de tenter quelque chose. (J’essaye d’être positive). C’est KoRn version electro. C’en est un ovni que je n’ai absolument pas compris. Pour moi… un grand non.
Mes titres favoris: … Ouille… Allez, Narcissistic Cannibal s’écoute
13 - KoRn: III - Remember Who You Are (2010)
Intitulé Korn III car 3ème album produit par Robinson, qui avait produit Korn (1994) et Life is Peachy (1996), cet album nous permet ce constat: ils ne se rappelaient pas tant que ça qui ils étaient finalement… J’ai du mal avec cet opus, qui m’ennuie profondément. Premier album dont l’enregistrement de batterie est assuré par Ray Luzier, qui avait été recruté pour assurer le rôle sur la tournée européenne en 2007, et qui est le batteur du groupe depuis. Ça ne sonne pas assez sincère à mon goût, le trait est forcé, la montagne a accouché d’une souris… On est tellement loin de Life is Peachy que c’en est insolent!
Mes titres favoris: Let the Guilt Go, Are quoi Ready to Live? (Mais pas tellement sur album… en live plutôt…)
12 - The Paradigm Shift (2013)
Après 8 ans d’absence dans le groupe, le guitariste Head revient, et ça, c’est déjà un motif de réjouissance à lui tout seul! Ça n’en fait pas un album incroyable. Encore trop d’influence électro à mon goût, et l’enregistrement est laborieux, notamment du fait d’interruptions de la part de Davis, qui doit gérer en parallèle la maladie de son fils, et sa propre désintoxication aux antidépresseurs. Ça s’écoute sans enthousiasme incroyable, mais ça repose des bases un peu plus solides qui permettront 3 ans plus tard l’opus « The Serenity of Suffering », qui sera largement meilleur! Le seul vrai point fort de l’album: il y a enfin de nouveau deux guitares!!! Ça « passe ».
Mes titres favoris: Love and Meth, Prey for Me
11 - Untitled (oui… l’album n’a pas de titre) (2007)
Je suis dans l’ensemble réservée sur les albums composés pendant la période de hiatus de Head avec le groupe. Premier album également sans le batteur d’origine, David Silvera, qui aurait été mis à la porte pour des raisons de comportement. Il y a quelques titres sympathiques, mais on sent que quelque chose n’est pas pareil… C’est moins inspiré. C’est la déprime, sans la colère. C’est du KoRn qui n’est pas du KoRn…
Mes titres favoris: Hold On, Kiss
10 - Requiem (2022)
Eh oui! Moi je ne le trouve pas si mauvais que ça le dernier album! Un peu plus solaire que les autres, ça manque un peu de lourdeur et de mélodies marquantes, ça ne révolutionne rien mais c’est globalement mélodique et pas désagréable. On est encore un peu loin du KoRn qui me fout la boule au ventre et les larmes aux yeux, mais ça s’écoute sans déplaisir. C’est mid…
Mes titres favoris: Start the Healing, My Confession, Worst is on its Way
9 - The Nothing (2019)
Dans le KoRn récent, cet album se défend plutôt bien, et j’assume l’apprécier et y revenir régulièrement. On retrouve encore ce côté électro parsemé par ci par là, mais l’ensemble est plus lourd qu’à l’accoutumé si on prend les 15 dernières années en comparaison. L’album, enregistré dans la foulée des décès de la mère et de la femme de Davis aborde à nouveaux des thèmes fort joyeux, et fait office de thérapie, encore et toujours.
Mes titres favoris: You’ll Never Find Me, The Darkness is Revealing, This Loss
8 - See You On The Other Side (2005)
Premier album où James « Munky » Shaffer officie sans son alter ego « Head », tout juste converti au christianisme et un poil excessif pendant quelques années, cet album ne manque pas de qualités, mais moi, je n’aime pas quand les groupes se séparent (le metal est un bonheur en général, mais une souffrance sans nom sur ce sujet…). Je suis trop sentimentale. Un album avec un virage plus pop, moins brut, assez commercial, mais avec d’excellents singles. Et même si j’aime mieux leur son à l’ancienne, il faut accepter que sur 30 ans, on ne peut pas sortir 14 fois le même album. Toutefois, il y a de bons titres qui savent me satisfaire! Un album sympathoche!
Mes titres favoris: Coming Undone, Politics, Twisted Transistor
7- The Serenity of Suffering (2016)
Parce que le KoRn récent a de bonnes choses à proposer, contrairement à ce qu’en pensent certains, et parce que le retour de Head en 2013 a fait du bien. Un album honnête, avec ses qualités et ses défauts, mais je voulais en faire figurer un pas trop vieux dans la bonne moitié du classement! C’est accessible et ça m’a fait headbangé dans mon salon, ça garde pas trop mal l’identité du groupe. Assez mélodique mais qui ne manque pas de sons lourds. Encore un peu de rage et de sale, et on y serait presque. Il y a des titres que j’affectionne beaucoup, et des riffs efficaces. Et Jonathan growle, et c’est certainement une des techniques de chant que je préfère chez lui.
Mes titres favoris: Rotting in Vain (le clip avec Tommy Flanagan est chouette), Insane, Everything Falls Apart, Die Yet Another Night
6 - Take a Look in The Mirror (2003)
Dernier album avec le lineup d’origine, Brian « Head » Welch quittant par la suite le groupe pendant 8 ans, avant de revenir en 2013, après sa conversion surprise pour fuir ses démons, il propose un son bien plus agressif que son prédécesseur. Les tensions entre les membres du groupe se font sentir jusque dans la compo, et leurs producteur les pressent de revenir à un son plus agressif. Donc ça gueule, ça tape fort sur les percus, point de mélodie dans tous ça . Pour ceux qui aiment qu’on leur gueule dessus sans ménagement, mais sans surprise.
C’est pas fin, ça se mange sans faim!
Mes titres favoris: Right Now, Break Some Off, Did My Time, Let’s Do This Now
Là, on rentre dans mon top 5, et donc les albums que j’écoute au moins plusieurs fois dans le mois chacun…
5 - Untouchables (2002)
9ème album le plus cher de l’histoire à produire, il est certainement le plus mélodique du groupe avec Issues, tout en étant bien ancré dans leur identité. J’ai une affection particulière pour cet opus. Je lui trouve beaucoup de bons titres, dont les excellents « Here to Stay », « No One’s There » ou « Hollow Life ». L’enregistrement permet aussi au groupe d’avoir le premier album de rock utilisant la technologie Euphonix R1 Digital Hard Disk Recorder, qui donne un finish son ultra clean. Un album qui me fait chialer à coup sûr! (Cherchez pas, je suis en sucre!), peut-être un poil trop propre et rigide à chercher la perfection sonore. Mais une jolie réalisation. C’est tout beau, c’est tout bon!
Mes titres favoris: Here To Stay, Hollow Life, Wake Up Hate, No One’s There
4 - Follow The Leader (1998)
Appelé ainsi car le groupe en avait ras-le-bol d’être copié par certains (ils disent aujourd’hui avoir compris que c’était flatteur et regretter de l’avoir pris comme ça), Il contient ce qui reste parmi les plus gros bangers de la discographie de KoRn, et du nu metal, avec notamment Freak on a Leash et Got the Life. A écouter absolument pour qui veut les connaître. Mon seul reproche: album trop inégal, avec des vraies perles, et des foirades (« All in the Family » pour ne citer que ça, ils ne manquent d’ailleurs pas de dire qu’ils ont honte d’avoir sorti cette fausse Battle de rap avec Fred Durst - Limp Bizkit- qui part d’un délire en studio). Ça reste du bonheur pour moi, et il contient un de mes titres préférés du groupe (« B.B.K. »). Un subtil mélange à mi-chemin entre Life is Peachy et Issues, entre lesquels il créé une passerelle. C’est KoRn à son apogée en terme d’influence, avec MTV à leurs basques et eux dans leurs frasques. Et c’est un indispensable!
Mes titres favoris: It’s On, Freak on a Leash, Got the Life (le clip est kitschissime, et a tellement été diffusé à la demande des spectateurs sur MTV qu’ils en ont créé une règle sur la limite de diffusion d’un même clip), B.B.K.
3 - Life is Peachy (1996)
Nos amis californiens trouvant que « la vie c’est super! » (nom de l’album, vous sentez le sarcasme?), les revoilà pour un second opus encore plus crade que le premier. A la drogue, la dépression, la colère, le désespoir, vient donc s’ajouter… le sexe! Parait-il que Jon en rêve toute la journée (« A.D.I.D.A.S. »). Cet album marquera l’introduction, puis l’utilisation plus régulière par JD du scat (« Twist »), style de chant issu du jazz, composé d’onomatopées sans aucun sens, et qu’on retrouvera sur plusieurs titres de leur discographie (« Freak on a Leash », « B.B.K. », « Rotting in Vain »…), qui sera adoré par certains, et jugé insupportable par d’autres, mais qui s’inscrira durablement dans l’identité musicale du groupe.
Plus cru que son grand frère « KoRn », il est encore plus foutraque, mais certains titres pèchent un poil à mon goût. Le manque d’inspiration que Davis peut ressentir est d’ailleurs le thème du titre « Ass Itch ». A cette période, les musiciens sont sous substances en permanence. Sexe, drogues et Rock’n’Roll! Sauf qu’ils se foutent sur la tronche parce qu’ils sont à l’ouest 90% du temps, sauf sur scène où ils s’efforcent d’arriver sobres (oui… on ne dirait pas, mais je vous assure que si!)
Et ça s’entend! Encore une belle séance de thérapie rentabilisée, à grand renfort de colère notamment sur « Good God », « Chi » (titre donné en l’honneur du bassiste de Deftones), « Lost », ou encore « Kill You », gentille chanson composée par Davis pour son ancienne belle-mère maltraitante. Jonathan crie, geint, couine, on ne sait plus tellement si c’est du plaisir ou de la souffrance par moment… mais les émotions brutes parlent. Les guitares sont saturées et ça grince, Silvera toujours impeccable à la batterie.
On note l’inspiration hip-hop à nouveau, et la participation de Chino Moreno de Deftones qui vient reprendre « Wicked » de Ice Cube.
Un excellent cru. J’adore cet album, certainement le plus agressif et sale de leur discographie. Il a longtemps été mon chouchou.
Mes titres favoris: No Place to Hide, Good God, Ass Itch, Kill You
2 - Issues (1999)
Introduit par un air de cornemuse, instrument fétiche de Jonathan Davis, multi-instrumentiste, cet album commence par un pur moment de joie de vivre, dans lequel son chanteur nous explique que plus il accomplit de choses, plus il se sent mort à l’intérieur. Cette séance là s’annonce donc encore bien compliquée, et va expurger un bon gros paquet de merde! En même temps, l’album ne s’appelle pas « Happiness ». On avait déjà donc un indice.
Le premier single de l’album, « Falling away from Me », dont la promo s’est fait de manière plutôt originale via un épisode de South Park (KoRn et le mystère mystérieux, avec les membres du groupe en séance d’autodérision qui doublent leurs représentations dans la série), nous narre à nouveau les joies de l’enfance de Davis, battu par son beau-père.
A cette époque, Davis a arrêté la consommation de stupéfiants, et l’alcool, mais c’est pas la forme olympique pour autant. Globalement, le groupe est un peu rincé, tourne beaucoup, tous les membres connaissent plus ou moins des problèmes de couple, comme l’illustrent « Trash », « Make me bad » ou « Somebody Someone », et certains sont encore dans l’enfer de la drogue (qui est remplacée par la dépression pour ceux qui n’y touchent plus).
L’album est plutôt mélodique, et sera accessible à ceux qui veulent tenter l’expérience sans trop de danger, mais en ayant un aperçu net de l’identité musicale du groupe. Le chant est très régulièrement plutôt clean, et les riffs entrainants, sans perdre en noirceur. C’est du sale à apparence propre. Ça parle toujours de sujets déprimants, lourds ou torturés, mais sur des riffs globalement plus propres sans tomber dans le classique.
Et pour info, la pochette a été réalisée par un fan, et retenue par le groupe suite à un concours.
Mes titres favoris: Falling away from Me, Trash, Make me bad, Hey Daddy
1 - KoRn (1994)
Are you Readyyyyyyy?
Quand Jonathan va mal, il fait de la musique, et il nous pond avec ses meilleurs copains un premier album de 65 minutes qui ne te laisse pas le temps de respirer. Difficile à décrire tellement c’est particulier. C’est un foutoir savamment organisé, c’est de la colère, de la folie et de la détresse, de la rage qui cherche un peu de pitié. Ce n’est pas très mélodique, ce n’est pas extrêmement technique non plus.
Certains diraient que c’est de la chouinerie d’ado qui refuse de grandir. Je les inviterai sobrement à écouter « Daddy » et à souffler un grand coup quand il viendra à leur connaissance que le titre parle des abus sexuels subis par Davis enfant (pas par son père contrairement à ce que le titre laisserait supposer). Si on ajoute à cela le harcèlement et les insultes répétés dont il a été victime pendant son adolescence, et qui ont inspiré le titre « Faget », on peut commencer à se dire raisonnablement que… oui, nous aussi on aurait sûrement bien besoin d’exorciser tout ça à sa place. Lui a juste la bonne idée d’en faire de la musique.
Pour moi, cet album est un doudou, un vrai perfect, je n’ai rien à jeter.
La basse claquée de Fieldy, la batterie bien maitrisée et solide de Silvera, les riffs bien lourds et parfois grinçants des deux guitaristes Head et Munky, la voix tantôt enragée, tantôt brisée mais inimitable de Jonathan Davis, tout me rend dingue dans cette pépite qui a une identité que je n’ai jamais trouvée ailleurs. Une ambiance un peu dérangeante et malsaine, menaçante même (à l’image de la pochette qui dégage un certains malaise), qui sait me plaire.
Et pour une première séance de thérapie, JD a vraiment tout donné. Si la douleur morale et l’enfance abusée avaient une BO, ce serait cet album. Pour preuve, le titre « Shoots and Ladders » (jeu de mot sur le jeu de société « Chutes and Ladders », mieux connu chez nous comme « Serpents et échelles »), et sa légendaire intro de cornemuse qui fait gueuler la foule en live à chaque fois, reprend les paroles de comptines chantées joyeusement aux enfants alors qu’elles racontent souvent des choses abominables. Un paradoxe que Davis trouve suffisamment dérangeant pour en faire une chanson.
J’ai personnellement terminé l’album en pleurs la première fois, à cause du dernier titre (« Daddy »), que je n’écoute plus que très très rarement, car je le trouve trop dur, et la crise de nerfs et de pleurs de JD n’est juste pas possible à entendre pour moi.
Une œuvre pas forcément super abordable, vraiment particulière, on aime ou on déteste.
Parce que la musique n’est pas que notre thérapie à nous, ses auditeurs, mais aussi celle de ceux qui la jouent… et parce que cet album lance à lui tout seul le genre du nu metal qui a su attirer à nouveau l’attention sur le metal en général, il sera mon top 1. Et je n’en débattrai avec personne, je vous préviens! C’est mon dernier mot!
Mes titres favoris: Clown, Need to, Faget, Shoots and Ladders, Helmet in the Bush
Dans tous les cas, j’encourage à lire les paroles des titres de cet album pour en tirer quelque chose (et de tout ce que vous écoutez en général…)
Synthèse de mon classement :
1 - KoRn (1994)
2 - Issues (1999)
3 - Life is Peachy (1996)
4 - Follow The Leader (1998)
5 - Untouchables (2002)
6 - Take a Look in The Mirror (2003)
7- The Serenity of Suffering (2016)
8 - See You On The Other Side (2005)
9 - The Nothing (2019)
10 - Requiem (2022)
11 - Untitled (2007)
12 - The Paradigm Shift (2013)
13 - KoRn: III - Remember Who You Are (2010)
14 - The Path of Totality (2011)
Mon péché mignon: leur reprise de « Kidnap The Sandy Claws » de l’Etrange Noël de Monsieur Jack, et celle de « Word Up! » souvent la seule jugée tolérable par ceux qui n’aiment pas le groupe.
KoRn, souvent on aime ou on déteste, mais l’entre-deux est rare.
J’ai détesté longtemps, très longtemps.
Je mourrai en les aimant de tout mon petit coeur, dans lequel il y a désormais une place rien que pour eux.
Alors, à ceux qui lisent ce post, je n’ai qu’une chose à dire : s’il vous plait, redonnez une chance à un groupe que vous n’étiez pas prêts à aimer.
Parfois c’est juste une question de circonstances. Vous êtes peut-être à un cheveux du bonheur! Si mon post pouvait au moins servir à ça… j’en serais la plus heureuse. Trouvez votre petit KoRn à vous!
Je vous laisse, je dois aller allumer un cierge devant l’autel que j’ai dressé en leur honneur! 