You wanted the Best !
You got the Best !
The hottest band in the World…
Je me lance dans le classement des albums studios de KISS !
Ce groupe a marqué mon enfance, j’étais fasciné tout jeune (5/6 ans) par les pochettes du groupe en fouillant dans les vinyles de mon père.
La pochette de Alive II avec la photo de Gene Simmons la bouche en sang me faisait froid dans le dos (heureusement qu’il y avait le maquillage de Chat de Peter Criss pour me réconforter !
)
Puis adolescent j’ai poncé, reponcé, re-reponcé toute leur discographie, regardé le plus de lives possible, le plus d’interviews et de documentaires.
J’ai aimé ce groupe avec toute la force et la passion que l’on peut avoir adolescent et j’en connais un parmis nous qui doit bien voir de quoi je parle…
Puis je me suis petit à petit éloigné tout en gardant une immense tendresse pour eux.
Cet exercice me permet de me replonger dans leur musique, c’est comme revoir un amour de jeunesse.
Mon classement part dans tous les sens en terme de temporalité (c’est une construction à la Nolan) du coup pour les néophytes je vous propose un petit recap’ des membres du groupe !
Les originaux : Paul Stanley « StarChild » (guitare/chant); Gene Simmons « Demon » (basse/chant), Ace Frehley « Spaceman » (guitare/chant), Peter Criss « The Cat » (batterie/chant).
Autres guitaristes : Vinnie Vincent « Wizard » ; Mark St John ; Bruce Kulick ; Tommy Thayer
Autres batteurs : Eric Carr « Fox » ; Eric Singer
C’est bon ? Alors c’est partiiiiiii (comme dirait l’autre) 
20 - Monster (2012)
L’album de la fin
Fin des riffs accrocheurs, fin des mélodies imparables, fin des refrains fédérateurs, fin des cordes vocales de Paul Stanley…
« Hell or Hallelujah » est quand même cool mais on sent clairement un groupe en bout de course…
Mais merci, merci du fond du cœur pour tout 
19 - Music from the Elder (1981)
L’album incompris
1981 - Après Dynasty et Unmasked, on se demande bien où est passé le groupe de Rock’n’Roll/Hard Rock dangereux qui effrayait la ménagère quelques années au paravent ?!
Une réaction nerveuse est attendue de leur part, d’autant plus qu’en Angleterre, un nouveau courant musical commence à faire du bruit : la « New Wave of British Heavy Metal ».
KISS prendra d’ailleurs sous son aile un petit groupe de ce mouvement pour assurer la première partie des dates européennes du Unmasked Tour.
Un petit groupe répondant au nom d’Iron Maiden, qui sont à deux doigts de leur voler la vedette !
C’est dans ce contexte que le groupe sort son nouvel album : Music from the Elder
un album…
d’opéra rock ?!
WTF ?!
L’album devait être la BO d’un film qui ne verra jamais le jour.
Cela devait être le The Wall de KISS. Ce sera au final le plus grand OVNI de leur discographie, car quasiment rien dans cet album ne nous rappelle KISS.
Un rock théâtral, symphonique, vaguement progressif, avec un Paul Stanley qui chante de manière méconnaissable !
Les morceaux ne sont pas mauvais en soi, le « Dark Light » d’Ace Frehley et le « Only You » de Gene Simmons sont même plutôt bons, mais on ne retrouve clairement pas l’identité du groupe !
L’album à faire écouter à quelqu’un qui n’aime rien de KISS !
18 - Carnival of Souls (1997)
L’album grunge
L’album est enregistré entre 1995 et 1996 et doit potentiellement sortir dans la foulée, mais un événement va tout chambouler : le MTV Unplugged de 1996.
La formation du moment (Bruce Kulick, Eric Singer, Gene Simmons et Paul Stanley) est rejointe, le temps de quelques morceaux, par Ace Frehley et Peter Criss, ce qui fait naître l’idée d’une reformation des quatre super-héros originels !
Carnival of Souls est alors mis à la poubelle et Bruce Kulick et Eric Singer sont remerciés pour leurs loyaux services (ils sont virés, quoi…).
Le truc, c’est que les bandes ont fuité, les bootlegs se multiplient, ce qui pousse le groupe à sortir officiellement l’album (ça peut toujours rapporter du flouze, hein !). Mais aucune promotion n’est faite.
Du coup, ça vaut quoi, ce Carnival of Souls ?
Comme sur The Elder, on ne retrouve quasiment rien de l’identité de KISS. L’album est grunge, sombre, triste, voire morose. Ce n’est que le chant de Paul Stanley et de Gene Simmons qui nous raccroche à KISS, et c’est ça qui pêche.
Musicalement, le travail de Kulick et Singer est remarquable. Les riffs brisent des nuques et n’ont rien à envier à ceux de leurs contemporains de l’époque (Alice in Chains et Soundgarden en tête).
Les mélodies vocales sont plutôt bonnes aussi, mais autant Gene arrive à s’en sortir globalement (Hate est un morceau cool), autant Paul n’est vraiment pas un chanteur de grunge…
Quand j’écoute « Rain » ou « It Never Goes », je ne peux m’empêcher d’imaginer un Chris Cornell ou un Layne Staley derrière le micro… Le résultat aurait été tout autre !
Au final, c’est un album de grunge musicalement cool, mais chanté par des millionnaires habitués à faire des morceaux sur la fête et le rock’n’roll…
17 - Animalize (1984)
L’album de Mark St. John
1983, après le retrait du maquillage et le très bon Lick It Up, Vinnie Vincent est viré, remplacé par un nouveau soliste : Mark St. John.
Passage éphémère pour Mark, car, peu après l’enregistrement, il déclenche une maladie articulaire qui l’empêche de jouer.
Cela dit, son passage n’est pas mémorable : un jeu un peu brouillon, pas toujours bien construit, ça shredde parfois dans le vide…
Musicalement, l’album est dans la lignée de Lick It Up (à voir plus haut) : hard/heavy légèrement FM avec du très bon (Under the Gun et Thrills in the Night) et du juste « OK » (le reste).
Gene commence à être de moins en moins intéressé par la musique (business, cinéma, télévision, briser les noix…) et nous offre cet affreux « Burn Bitch Burn » au refrain catastrophique…
Un sous-Lick It Up écoutable, mais pas transcendant !
16 - Psycho Circus (1998)
L’album de la reformation
1996, suite au MTV Unplugged : le groupe d’origine se reforme !
Le Catman Peter Criss et le Spaceman Ace Frehley sont bel et bien de retour et, avec eux, les costumes, les maquillages, les crachats de sang, les guitares qui prennent feu et les tyroliennes !
Pour marquer cette reformation, le groupe retourne en studio et enregistre Psycho Circus !
Et ça vaut quoi ?
Bah, c’est mitigé…
Dans les points positifs, on appréciera le retour des voix du Catman et du Spaceman ! Après plus de dix ans centrés sur le duo Stanley/Simmons, ça fait du bien d’avoir de nouveau de la nuance ! « You Wanted the Best », où chaque membre pousse la chansonnette, est vraiment chouette.
Space Ace signe le meilleur morceau de l’album avec « Into the Void » et Paul Stanley chante encore magistralement bien !
Mais des points négatifs, il y en a…
Déjà, bien que crédités sur l’album, on apprendra plus tard que Criss et Frehley ne jouent pas sur tous les titres à cause de sombres histoires juridiques.
Gene Simmons est inexistant : son morceau « Within » n’est vraiment pas ouf…
La ballade mielleuse chantée par Peter Criss est beaucoup trop cucul…
Bref, le soufflé retombe un peu.
15 - Sonic Boom (2009)
L’album « revival KISS 70’s »
Début 2000, Peter Criss est RE-viré, Ace est RE-parti…
Mais les deux loustics, beaucoup plus friands de rock’n’roll que de business, n’ont jamais protégé leurs costumes et leurs maquillages.
Le duo Stanley/Simmons décide alors de rappeler Eric Singer pour reprendre le poste de batteur et endosser le costume du Catman, et propose à Tommy Thayer, qui gravite autour du groupe depuis plusieurs années, de devenir le nouveau Spaceman.
En 2009 sort Sonic Boom avec ce line-up !
Musicalement, on retrouve le style rock’n’roll des années 70 et c’est globalement bon ! « Modern Day Delilah » et « Danger Us » sont même très bons !
Mais pourquoi si bas dans le classement ?
Un ressenti…
Je trouve que les morceaux ressemblent trop à des cases à cocher dans un cahier des charges pour coller à l’esprit des albums 70’s.
Surtout le morceau du nouveau Spaceman (« When Lightning Strikes »), avec un Thayer qui imite la voix d’Ace…
Bref, ça ne transpire pas l’authenticité, mais l’album reste agréable à écouter !
14 - Unmasked (1980)
L’album de la trahison
Bien que Dynasty (1979) ait été un énorme succès commercial, une partie des fans de la première heure espère un retour au hard’n’roll du groupe parce que bon… les escapades disco-pop, ça va cinq minutes, oh !
Paul Stanley, lui, il s’en tape : il veut encore faire du disco-pop ! 
L’album est dans la même lignée que son prédécesseur.
On retrouve la même hétérogénéité au niveau des compositions, avec Ace qui fait office de « garantie rock ».
Paul se complaît dans la pop et le disco.
Gene, qui était peu inspiré sur Dynasty, propose un « Naked City » qui s’avère être le meilleur morceau de cet opus.
Et Peter Criss… Bah, Peter Criss, il est crédité sur l’album, mais n’a en réalité absolument pas participé à quoi que ce soit… ILS ONT VIRÉ LE CHAT ! 
Trop accro aux petites croquettes récréatives, selon Stanley/Simmons.
De manière générale, l’album s’écoute bien !
Seul « Shandi » vadrouille entre le drôle et le clairement gênant…
Pour le reste, on oscille entre le bon et le très bon (« Naked City »).
Un album hétérogène mais finalement plutôt bon d’un groupe au bord de l’implosion…
13 - Hot in the Shade (1989)
L’album des HITS
Hot in the Shade, dont l’acronyme est HITS, porte très bien son nom.
Le groupe (Stanley, Simmons, Kulick et Carr) a lâché les claviers de Crazy Nights pour se lancer dans les gros hits ROCK US faits pour être chantés en stade, avec une tonne de « Ohohohoh », « Tutututu », « Nanananana » et autres « Yeah Yeah Yeah » !
C’est rempli de refrains accrocheurs à faire pâlir Bon Jovi (« Rise to It », « Betrayed », « Hide Your Heart », « Silver Spoon »).
Le seul point noir, c’est sa longueur. Avec quelques titres en moins, ce serait devenu un pur classique de KISS.
En tout cas, ça reste un bon album qui ne mérite pas toutes les critiques qu’il a pu recevoir.
12 - Asylum (1985)
L’album des froufrous fluos
Exit Mark St. John et bonjour Bruce Kulick !
Une bête de technique et de feeling (très inspiré par Eddie Van Halen), qui a réussi, tout comme Eric Carr d’ailleurs, à trouver sa place au milieu de l’ego démesuré des deux leaders et ça… ça force le respect !
Que vaut ce premier album avec Bruce Kulick ?
Bah, il est très bon !
Musicalement, c’est l’album GLAM METAL de KISS et, même si on est loin du rock’n’roll du début, bah… ça marche !
Beaucoup de tubes et de mélodies imparables (« King of the Mountain », « Who Wants to Be Lonely », "Anyway you Slice It ", « Tears Are Falling », « I’m Alive »…),
Et du vraiment pas subtil…
Comme…
« Uh! All Night! »
…
Vraiment, les gars ?!..« Uh! All Night ?! » 
Je vous recommande chaudement d’aller voir les clips de « Who Wants to Be Lonely » et « Tears Are Falling », mais je vous préviens, ça pique les yeux !!
11 - Crazy Nights (1987)
L’album FM
Si KISS survit aux années 80, c’est essentiellement dû à Paul Stanley !
Donc si Paul veut ramener des claviers et faire du Hard FM… bah…il ramène des claviers et il fait du Hard FM ! Et il fait ça bien, le bougre !
Refrains calibrés pour la radio (« Turn On the Night », « Crazy Crazy Nights », « Bang Bang You »), prestation vocale de haute volée (« I’ll Fight Hell to Hold You », « My Way », « Reason to Live ») ; même Gene Simmons, entre deux passages au cinéma, compose de bons titres (« No No No », « Thief in the Night »).
KISS évolue avec son temps et, même si l’on n’adhère pas au style, ça reste un album de grande volée dans le genre FM !
10 - Dynasty (1979)
« I Was Made for Lovin’ You » et le virage Disco-Pop
En 1977, après la sortie de Love Gun, le groupe est au sommet du monde.
Mais des tensions internes se font de plus en plus ressentir.
Ace Frehley et Peter Criss ont des envies d’émancipation et notre Spaceman commence même à voler la vedette au Starchild et au Demon !
Et Gene Simmons, il n’est pas content, tout rouge ! 
Non mais regardez cette interview de 1979 : Ace est hilarant « actually I’m a plumber » et Gene fait la gueule…
Pour essayer de calmer les ardeurs de chacun, ils décident en 1978 de faire une pause d’un an, pendant laquelle chacun sortira un album solo.
Le résultat est que l’album d’Ace éclate les trois autres à plates coutures.
Vient alors la sortie de Dynasty, qui voit un groupe fracturé, où chaque membre propose ses compositions, son univers, dans son coin et sans réelle concertation.
Et du coup ?
Bah, c’est vachement bien !
Les compositions sont variées, on passe d’un univers à l’autre et la qualité globale est très bonne !
Paul Stanley plonge dans le disco-pop très en vogue à la radio en ces temps-là et va proposer deux titres excellents aux refrains imparables, « Magic Touch » et « Sure Know Something », ainsi que le tube mondialement connu et intemporel « I Was Made for Lovin’ You ».
Ace Frehley, la garantie rock, propose trois titres ultra-efficaces et sans concessions, dans la lignée de son album solo : « Hard Times », « Save Your Love » et la reprise des Stones, « 2,000 Man ».
Gene Simmons est peu inspiré et se demande bien comment un démon peut s’en sortir dans cet univers pailleté. Il compose un « Charisma » très moyen et un « X-Ray Eyes » qui sauve les meubles…
Et notre chat Peter Criss ? Il compose, chante et joue sur le très groovy « Dirty Livin’ », qui sera sa seule contribution sur l’album (le reste des pistes de batterie est joué par un musicien de studio) et sa dernière composition dans KISS…
Car oui… ILS ONT VIRÉ LE CHAT, CES ENFOIRÉS !!! 
Au final, malgré les tensions internes, l’album est très bon et sera un énorme succès commercial.
Le revers de la médaille, c’est que les aspects disco-pop seront vécus comme une trahison de la part des fans de la première heure…
9 - Dressed to Kill (1975)
L’album rock’n’roll préféré de ton école de danse
1975, le groupe s’est déjà fait un nom par le bouche-à-oreille grâce à ses prestations scéniques spectaculaires, mais les chiffres de vente d’albums ne suivent pas.
Il faut un tube, il faut que ça explose !
C’est dans ce contexte que sort Dressed to Kill, avec une des pochettes les plus iconiques du groupe.
L’album est très rock’n’roll, très dansant, avec un petit côté boogie à la Status Quo…
Tous les titres sont bons, voire très bons (« Room Service », « Two Timer », « Rock Bottom », « C’mon and Love Me », « She ») et l’album se clôture par le premier gros tube de KISS, « Rock and Roll All Nite ».
L’album est excellent, mais pour moi, un petit peu trop homogène. Il reste sur cette ambiance rock’n’roll/boogie et manque un peu de diversité (cela dit, l’intro acoustique de « Rock Bottom » apporte un vrai souffle d’air frais pendant l’écoute).
Les ventes sont un poil meilleures, mais toujours pas au niveau attendu.
La maison de disques est au bord du gouffre…
Le groupe va lancer une ultime tentative pour tenter de percer…
Un pari risqué…
Un double album live : ALIVE!
8 - Revenge (1992)
L’album le plus sombre
24 novembre 1991, Eric Carr décède des suites d’un rare cancer du cœur à l’âge de 41 ans.
C’est à la fin de la tournée de Hot in the Shade que le batteur commence à avoir des symptômes. Il bénéficiera d’une opération à cœur ouvert et suivra plusieurs cures de chimiothérapie.
Pendant ce temps, le groupe entre en studio pour commencer le travail sur le nouvel album avec un batteur de session : Eric Singer.
Eric Carr, entre deux cures, viendra sur le tournage du clip de « God Gave Rock ’n’ Roll to You », prévu pour être le single qui promouvra l’album, et participera, bien qu’affaibli, aux chœurs de cette même chanson.
Suite aux complications de la maladie, notre « renard » de batteur s’éteindra le même jour que Freddie Mercury. Triste journée.
C’est Eric Singer qui prendra officiellement sa place.
C’est dans ce contexte de maladie et de deuil que sort Revenge, qui sera l’album le plus sombre de KISS.
Terminé le fluo et les paillettes, retour au cuir et aux gros riffs. Gene Simmons a fini ses escapades cinématographiques et revient sérieusement à la composition et à l’investissement musical dans le groupe.
Chose rare depuis les années 70, Stanley et Simmons composent ensemble deux titres (« Spit » et « God Gave Rock ’n’ Roll to You ») qui sont parmi les meilleurs de l’album.
Comme quoi, c’est bien de partager ses idées dans un groupe !
À noter que Vinnie Vincent, viré comme un malpropre après Lick It Up, vient filer un coup de main aussi sur les compositions.
Bref, il faut un événement tragique pour que tout le monde se recentre et décide de sortir un album avec une vraie identité de groupe !
Rien à jeter sur cet opus, de l’inquiétant « Unholy » de Simmons, suite indirecte au « God of Thunder » (1976), au plus enjoué et peu subtil « I Just Wanna » de Paul, en passant par le ZZ Topesque « Domino » et les deux pépites précédemment citées…
Je pourrais clairement tous les nommer (« Heart of Chrome », « Take It Off », « Tough Love », « Thou Shalt Not »…). Même la ballade « Every Time I Look at You » est sublime.
L’album se termine par un morceau instrumental avec un solo de batterie d’Eric Carr enregistré en 1981, à son arrivée dans le groupe, comme un dernier hommage.
Clairement l’un des meilleurs albums de la période démaquillée, et le dernier grand album de KISS en date, tout simplement.
7 - Lick It Up (1983)
L’album le plus nerveux et « bas les masques »
Le groupe est revenu des profondeurs du bizarre après la trilogie Dynasty/Unmasked/The Elder avec le superbe Creatures of the Night.
Mais place au plus grand coup de com’ : la révélation de leurs vrais visages !
Fini les Starchild, Demon, Fox et Wizard place à Paul, Gene, Eric et Vinnie.
Et, comme pour prouver que sans maquillage, ils ont des choses à dire, le groupe propose le KISS le plus nerveux, dans un genre hard/heavy hargneux, avec quelques speederies (« Exciter », « Gimme More », « Fits Like a Glove ») et des mid-tempos très accrocheurs (« All Hell’s Breakin’ Loose », « Not for the Innocent »).
Gene et Paul s’arrachent vocalement sur chaque morceau, l’énergie est folle !
Un KISS démaquillé, mais un CLASSIC KISS !
6 - Destroyer (1976)
L’album culte
1975, Alive! a été un succès énorme ! Si vous voulez un best of des trois premiers albums avec une énergie live qui transcende les morceaux, il faut impérativement se jeter dessus !
KISS rentre enfin dans la cour des grands !
L’album qui suit se doit d’être aussi grand, et il le sera !
Destroyer, album culte, pochette culte, morceaux cultes.
Alors pourquoi que 6e ?
L’album est rempli de tubes intemporels (Detroit Rock City, King of the Nighttime World, God of Thunder, Shout It Out Loud, Flaming Youth) : rien à redire, ils sont tous excellents.
Mais malheureusement, il y a aussi :
-
Great Expectations, qui ne ressemble à rien à part à un délire érotomane gênant de Gene Simmons ;
-
Beth, beaucoup trop cul-cul la praline (mais j’ai adoré ce morceau plus jeune… notre Catman a vraiment une belle voix !) ;
-
Sweet Pain, peu inspiré ;
-
Do You Love Me, qui, bien que fun (« Tu aimes beaucoup ma limousine, mais est-ce que tu m’aimes, moi ? »), manque de substance.
Rajoutez à ça l’intro à rallonge et inutile de Detroit Rock City. Franchement, 1 min 30 d’un mec qui allume sa bagnole pour aller bosser ?! Ça fait perdre des places !
En plus, Bob Ezrin, le producteur de l’album, s’est pris la tête avec Ace et ON NE TOUCHE PAS AU SPACEMAN, OKAY !!!
5 - Rock and Roll Over (1976)
L’album qui assure !
Après le succès d’Alive! et de Destroyer, est-ce que KISS va continuer sa folle ascension ? Tout à fait !
Rock and Roll Over revient aux bases rock’n’roll du groupe, (c’est dans le nom), et s’éloigne des expérimentations de Destroyer.
« I Want You », « Makin’ Love », « Calling Dr. Love » ne sont pas les tubes les plus connus du groupe, mais font clairement partie de mes préférés !
Un album que je trouve plus cohérent que Destroyer et sans mauvais « filler », c’est pourquoi il passe juste devant !
4 - Creatures of the Night (1982)
L’album de la renaissance
On n’y croyait plus, mais KISS est bien de retour dans le monde du hard rock et frappe très fort avec ce Creatures of the Night.
Eric Carr, « The Fox », a officiellement pris la place du « Cat », Peter Criss, lors de la tournée d’Unmasked, mais n’a pas pu montrer toute l’étendue de son jeu avec The Elder.
Là où notre chat avait une approche plus boogie/rock’n’roll, notre renard officie dans un registre plus hard rock/heavy metal qui colle parfaitement avec ce retour bruyant de KISS.
L’album est lourd, puissant, incisif, avec des refrains percutants et un Paul Stanley qui commence à explorer le haut registre de sa voix.
Il n’y a aucun mauvais titre, mais mes préférences vont à « Creatures of the Night », « Keep Me Coming », « Danger », « War Machine » et « I Still Love You ».
Le seul bémol, c’est l’absence de solo de guitare vraiment mémorable… Bah alors, Ace ? Un coup de mou ?
Pas vraiment…
Ça en devient une habitude chez KISS, mais, bien qu’il soit crédité sur l’album et apparaisse sur la pochette, notre Spaceman a pris ses valises et a quitté le groupe. Il n’y a donc aucune piste jouée par Ace sur l’album et c’est Vinnie Vincent qui le remplacera sur la tournée sous les traits du « Wizard ».
Le dernier line-up maquillé de cette époque est donc composé du Starchild, du Demon, du Fox et du Wizard !
Malgré l’absence d’Ace, ce Creatures of the Night reste l’un des meilleurs albums de toute leur discographie.
3 - Love Gun (1977)
L’album du Spaceman
Tout roule pour le groupe après Rock and Roll Over qui assure : voici Love Gun qui enfonce le clou !
L’album le plus hard rock 70’s et surtout le premier album où Space Ace a assez confiance en lui pour se lancer derrière le micro et chanter l’une de ses compositions : « SHOCK ME ».
C’est un carton plein ! Sa voix nonchalante apporte une nouvelle dimension à l’ensemble. C’est comme si le groupe avait atteint sa forme ultime !
À côté de « Shock Me », l’album est rempli de hits : « I Stole Your Love », « Love Gun » (ce solo d’Ace tellement iconique), « Christine Sixteen » (fais chier les paroles de vieux pervers sexuel de Gene ! Parce que le morceau est cool !)…
Même les « fillers » comme « Tomorrow and Tonight » (très rock’n’roll) et « Hooligan » de Peter Criss sont très bons !
Dommage de clôturer sur un « Then She Kissed Me » en dessous du reste…
Mais QUEL ALBUM !!
2 - Hotter Than Hell (1974)
L’album crade
Seulement quelques mois après la sortie de leur premier album, le jeune groupe sort son successeur : Hotter Than Hell.
Souvent critiqué pour une production et un son jugés médiocres, je trouve au contraire que c’est l’album avec le plus de personnalité.
Ce son étouffé, presque claustrophobique, apporte une atmosphère inquiétante sur tout l’album.
Et les morceaux ?!!… Et les morceaux sont dingues !
Ils sont tous très différents, mais fonctionnent superbement ensemble.
On passe du riff destructeur d’Ace Frehley avec « Parasite » à la ballade glauquissime de Gene Simmons avec « Goin’ Blind », au hard rock dansant « Hotter Than Hell » de Paul, pour finir sur ce « Strange Ways » lourd et psychédélique signé Space Ace avec le Cat au chant !
Bref, un album très, très, trèèèèèèèèèès sous-coté selon moi !
1 - KISS (1974)
L’album de la naissance d’une légende
1973, quatre jeunes New-Yorkais fans des Beatles et de Led Zeppelin montent un groupe de rock : KISS, dont le logo sera créé par Ace Frehley.
Ils décident de se maquiller et de se créer des personnages pour pouvoir vaincre leur timidité.
Paul Stanley devient le Starchild, Gene Simmons devient le Demon, Ace Frehley le Spaceman et Peter Criss… le Chat !
Cracher du feu (quitte à se cramer les cheveux… hein, Gene ! Concert fin 1973 à New York, tu t’en souviens ?), utiliser des monte-charges pour surélever le Chat…
Tous les moyens sont bons pour proposer aux dix personnes présentes dans les petits clubs new-yorkais la plus belle expérience live.
C’est ce jeune groupe qui sort son premier album en 1974, sobrement appelé : KISS.
Et quel premier album ! C’est simple… que des tubes rock’n’roll/hard rock dont certains ont squatté les setlists pendant les 50 ans d’existence du groupe : « Strutter », « Firehouse », « Cold Gin », « Deuce », « Black Diamond », « 100,000 Years ».
Quel plaisir d’entendre les voix du Starchild, du Demon et du Cat, si différentes et en même temps si complémentaires.
« Kissin’ Time », où chacun d’entre eux chante un couplet… c’est si cool !
Même le titre instrumental « Love Theme from KISS » est génial !
Comment ils disent les jeunes ? Une Masterclass ?
Voila, c’est ça !
Petit Recap’ :
Bisous !