Super idée de topic, j’ai quelques groupes en idée, mais je tente avec un groupe de cœur pour mon enfance, dont je me suis détaché au point de ne pas y aller en juin : The Offspring
1. Smash (1994)
L’album de 1994 est un absolu classique, celui qui les a fait passer au-dessus, avec cette petite voix en intro qui incite à se poser et à écouter. Puis la sauce qui envoie, direct.
Porté par des tubes comme « Come out and play », « Gotta Get Away » ou « Self-Esteem », c’est aussi un album de punk, de pop-punk et de skate-punk qui incorpore de larges ambiances musiques du monde, qui vont se perdre petit à petit pour le groupe.
Pour moi, il est avant tout numéro 1 car c’est un album que j’ai écouté dès sa sortie (a 7 ans donc), et l’un de mes premiers albums, avec Jean-Michel Jarre et Bon Jovi. C’était aussi le premier avec une tête de mort sur la pochette et, quand on est tout minot, ce n’est pas rien.
2. Conspiracy of One (2000)
Conspiracy of One fait partie de la doublette « pop » du groupe, avec l’excellent « Americana » sorti juste avant, et traité juste après. Légèrement moins connu, il aligne pourtant le classique « Original Prankster » et « Want you bad » mais, surtout, des sonorités un peu desert rock dans Vultures et « One Fine Day », qui sentent bon la joie de vivre des années 2000 dans le format d’Andrew W.K, de CKY et de la bande à Jackass. Consîracy of One, comme Smash, réussissent l’exploit d’être clairement ancrés dans leur époque, tout en restant un peu intemporels. Ce n’est pas le cas d’Americana, qui est justement ancré dans la fin 90’s, et est une base de nostalgie plus qu’une écoute premier degré, comme peuvent l’être ces deux albums.
Album important pour moi puisqu’il s’agit d’un album d’adolescence, dans un moment ou je revenais au metal (Manson and co) et à MTV, et retrouver ainsi un groupe d’enfance fut quelque chose d’incroyable à l’époque.
3. Splinter (2003)
Splinter, sorti en 2003, tranche justement avec cette période « pop » festive de Offspring. L’aspect desert rock retrouvé en fin d’album est ici accru, et on y retrouve aussi les sonorités « world music » des débuts. Le sigle principal de l’album « Hit That », ne donne pas une vraie image de ce qu’est cet album varié mais cohérent.
4. Americana (1998)
La voici, la grosse machine, Americana. L’album de 1998 est un peu le son pop-rock de la décennie, un album identifiable, et une sorte de gros best-of à lui tout seul, au point de faire d’Offspring une caricature de lui-même.
Comme dit, on a ici affaire à un best-of, un album dont quasi la moitié est jouée à chaque concert du groupe (qui ne varie pas ou peu sa setlist). Il est donc particulièrement connu, particulièrement maitrisé, et peut, à force, fatiguer un peu. Il n’en demeure pas moins que les tubes de « Why don’t you get a job » ou « Pretty Fly » étaient important à l’époque et montraitent un rap-rcok un peu moqueur, finalement pris au premier degré. Et, surtout, « The Kid’s Aren’t Allright », hymne un peu triste, comme le « Pieces » de Sum 41 pour les Emo Kids.
- Ignition (1992)
Ignition est un album bon, rapide, puissant ou l’on retrouve les prémices de ce qui sera le son de Offspring. Néanmoins, la rage de la jeunesse est encore trop mal canalisée, même si cela demeure mieux produit que l’album éponyme.
- Ixnay of the Hombre (1997)
Un album coincé entre le culte « Smash » et l’explosion pop « Americana ». Il est clairement le lien entre les deux et comporte de très bons morceaux comme « All I Want » ou « Gone Away ». Il souffre néanmoins de cet aspect « entre deux », pour aller plus haut dans le classement, malgré ses immenses qualités.
- Days go by (2012)
Days go by est globalement passé inaperçu, alors qu’il s’agit d’une forme d’album de la maturité, un peu apaisé, comme les sonorités Jazzy de Manson qui arrivent peu à peu.
Totalement desservi par un single qui sent la reprise beauf des standards Americana (« Cruising California, Bumpin’ in my trunk »), on passe ainsi à côté de l’autre single, « Days go by », plus sympathique, et, surtout, de « Secrets from the Underground » et « The future is now », un peu plus recherchés et tout aussi efficaces.
On sent cependant que ce n’est pas direction qui sera prise par la suite.
- The Offspring (1989)
Plus une démo qu’un album, le premier Offpspring n’a également pas grand-chose à voir avec la suite. Politique, anti-guerre, globalement énervé. On est sur un punk qui aurait pu lorgner vers le hardcore. On sent également dans le son que les moyens n’étaient pas à la hauteur.
- Let the bad times Roll (2021)
On arrive ici à un tournant. L’ensemble des albums précédents étaient hiérarchisés mais je les considère tous bons. Let the bad times roll fait suite à Days Go By, une décennie avant, qui tentait autre chose.
Ici, on est plus sur un come-back pour lancer une tournée. Le groupe est en mutation, avec des départs. La production est changeante, on ne sait pas si les singles se suffisent ou annoncent un album.
Bref, un produit, non désagréable, écouté à sa sortie, oublié aussi sec à l’orée du Covid, et quasiment jamais joué en live.
- Supercharged (2024)
Exactement la même chose que celui d’avant. Pas désagréable mais profondément dispensable. Un support à tournée, oublié aussi sec.
[Edit - Corrections de quelques fautes, même s’il en reste forcément, celles-ci me piquaient les yeux ^^]