Chroniques d’albums

chronique

Meshuggah-Destroy Erase Improve

album

Après un premier album plus que prometteur teinté de thrash chaotique et destructuré, les suédois de Meshuggah vont plus loin dans l’élaboration de leur musique et définissent enfin leur style (et par extension le djent).
Destroy Erase Improve est la base de ce que va devenir le combo suédois, de 1995 jusqu’à aujourd’hui, leur style s’affirmant et s’affinant d’album à album.
Le second album du quintet contient donc déjà tous les ingrédients de ce qui lui succédera plus tard : des rythmes frénétiques et saccadés, une violence dans les structures des morceaux (qui restent encore accessibles malgré quelques riffs ou passages dissonants) et explorent des contrées encore jamais exploitées dans le metal (comme les réalignements forcés). Les algorithmes de leur musique cassent les codes traditionnels (même si les musiciens continuent de jouer un semblant de thrash) étant plus progressifs et inspirés du jazz, menant parfois à des passages étranges, malsains et tristes malgré un déferlement de colère et d’agressivité que la batterie procure.
Tout ceci fait de Destroy Erase Improve un album plutôt homogène et ambitieux qui marquera les années 90 de son empreinte, bien loin encore de ce qui pourra paraître trop calculé et/ou aseptisé dans la suite de leur discographie.

Altar

Artiste présent en 2023 le samedi (Suède | 5ème participation (2008 – 2011 – 2015 – 2018 – 2023))

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