Avec plaisir !
Kenny c’est un straight edge, abandonne ![]()
Godet de Coca ou autre alors ! ![]()
No souci aha !
Avec plaisir !
Pris la journée de dimanche à l’alca’
Haha mais d’où me vient cette réputation ? ![]()
Je ne fume pas, je ne bois pas beaucoup, mais j’ai plaisir à prendre une bonne bière de temps en temps ! D’autant plus quand ce sont des petites bières locales servies en pression, comme au Westill !
L’enchaînement des 5 derniers concerts du Dimanche va être énorme ! ![]()
Tellement dingue cette enchaînement !
De quoi finir en beauté !
Parcontre te trompe pas quand tu va prendre la route
Ça commence le Vendredi
et se finis le Samedi
Pas de Dimanche ![]()
J’espère également que tu viendras en DeLorean, comme nous tous ! ![]()
Je suis prête à faire une entorse à mon côté straight edge s’ils servent des 25 ![]()
L’enchaînement DVNE/Elder!! ![]()
Elder nous a fait un superbe set de 45mn hier soir (4 morceaux pour les mauvaises langues), ça va être fabuleux ![]()
Je crois que Kenny est dans une faille spatio-temporelle ce week end ![]()
ROAZHON RAGE - festival anniversaire (30 ans) des enragés
Rennes jour#2 samedi 4/10
Au départ, je n’avais pas prévu d’y aller mais voyant que le fest n’était pas sold-out, il me fallait soutenir la cause. J’ai donc pris mon billet le mercredi pour le samedi ; et oui, ce genre de chose est encore possible. Par contre j’y suis allé en mode/mood « celui au fond de la classe près du radiateur ».
OPIUM DU PEUPLE
Parfait comme groupe d’ouverture : c’est frais, léger … et vite oublié.
Car hormis le medley final « Rock Connection » (d’ailleurs ce n’était pas Evil Rock Collection ni PunkRockollection, y en a un nouveau ?), rien de bien mémorable.
pause clope première (oui, je sais : « le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout ») :
je tombe sur 2 clampins que je croise habituellement au HF,
bref, on papote, on papote, au détriment de HEADKEYZ.
CELKILT
Bon, évidemment, du rock’n’kilt en terre bretonne, l’adhésion de la plèbe … euh … du public!, est gagnée d’avance. Ceci dit, j’ai plus été marqué par les bras du bassiste que par leur musique. Mais vous repassez au HF ou au festival inter-éthylique … euh … interceltique de Lorient quand vous voulez.
pause clope deuxième (oui, je sais, c’est mal) :
je tombe sur un ancien collègue pas vu depuis des années,
bref, on papote, on papote, au détriment de HOWARD.
CACHEMIRE
Le groupe pour lequel j’ai pris mon billet. Pour rappel ils sont passés au HF le vendredi à 11h05 en MS1. Comme ce fut une belle découverte, j’avais envie de les voir un peu plus que ce slot de 30 minutes en juin. La voix du chanteur a vraiment un petit quelque chose qui vous transporte et le renfort récent de la guitariste apporte un vrai plus au niveau musical. Et pour celles ou ceux qui auraient un doute : « Dans le doute doute doute doute doute … Mets le pied au plancher ! »
pause clope troisième (bouh, pas bien) :
forcément avec mon tish the Exploited, une punkette puis un punk éméché me tombent dessus,
bref, on papote, on papote, au détriment de LUCIE SUE.
ULTRA VOMIT
Les ayant déjà vu 3 fois, mon attente n’est assurément plus vraiment la même.
Certes des titres tels que « Evier Metal » ou « Kammthaar » sont toujours aussi bons pour les esgourdes. Mais pour le reste, ce fut un peu bof, bof. Notamment, que dire des chansons « Miction: Impossible (sonde de b!te) » ou « A.N.U.S » …
En fait, peut-être suis-je un peu blasé ou lassé par le côté pipi-caca. Merci en tout cas au pompier à côté de moi qui les découvrait pour la première fois : le voir hilare m’a redonné le smile.
pause clope quatrième (toussa, toussa) :
un djeun me tombe dessus pour me dire combien Ultra Vomit le fait trop trop marrer,
bref, on papote, on papote, au détriment de MIRABELLE.
TAGADA JONES
Bis repetita, les ayant déjà vu 3 fois, mon attente n’est évidemment plus la même.
Certes des titres tels que « le feu aux poudres » ou « mort aux cons » sont toujours aussi plaisants pour les conduits auditifs. Mais globalement, je ne suis pas entré dedans.
Merci en tout cas pour l’hommage aux « grands frères » qui jouaient à la salle de la cité avec la reprise de Cayenne de Parabellum.
Au final, une bonne soirée qui m’a bien vidé la tête, et c’est là le principal.
PS : et des photos ? Bah non, la phonéographie pendant les concerts c’est comme le tabac : « c’est tabou, on en viendra tous à bout ! » ![]()
Oups, désolé ![]()
@Steppe Bonne question, je ne me souviens plus s’ils servent des 25cl.
Ah ah! " le Détriment" a pas mal joué …de la langue … ![]()
Merci pour le report en tout cas…
A écouter Cachemire alors ![]()
Le Winterock Fest, ce bon petit festival à l’ambiance géniale juste à coté de chez moi, a sorti sa programmation pour son édition 2026 qui se déroulera du jeudi 19 au samedi 21 février.
Jeudi 19/02
Ultra Vomit
Lucie Sue
Vendredi 20/02
Lofofora
The Foxy Ladies
Buy Jupiter
Eve’s Bite
Samedi 21/02
Sidilarsen
Nocide
Fields of Naecluda
Trigloth
Viendez donc prendre de la bonne vibe
SOULCRUSHER
Ce weekend, les 10 et 11 Octobre s’est tenu le festival Soulcrusherà Nimègue, aux Pays-Bas. Ayant dû renoncer au Desertfest faute d’affiche qui m’intéresse, j’étais bien contente de voir tout un tas de noms que j’aime sur celle du Soulcrusher pour remplacer mon festival automnale à l’étranger.
Le festival s’est tenu dans une salle qui semble orientée vers nos genres à nous, si je m’en tiens aux différentes affiches et écrans publicitaires qui l’ornaient. A deux pas de la gare, et bien agencée, elle contient une grande salle et une petite, malheureusement avec des bars qui prennent à mon sens de la place, et un deuxième étage où l’on trouve un endroit pour se reposer, un bar et un espace merch.
Jour 1
Je débute mon festival avec Wren.
sludge tout doux athmo
Sur disque, du seul album que j’ai écouté, cela m’avait paru un peu plus épais, plus lourd et triste mais finalement, en live quelque chose m’aura manqué. Peut-être trop d’attentes ? En tous cas, j’ai senti monter une frustration où j’attendais qu’il se passe quelque chose sans que cela n’arrive. Ce n’était pas du tout mauvais, loin de là, ça restait quand même assez mélancolique dans un registre éthéré, mais juste pas suffisamment à mon goût et pour mes expectations sludgesques.
The Devil’s Trade
???
Bon, je n’aime pas ce groupe mais je m’étais quand même dit que j’allais retester. Peut-être que le contexte aiderait ? Que nenni, la musique est belle mais dès qu’il se met à chanter, tout disparaît et je me retrouve envahie par une voix que je trouve trop aigue, trop symphonique pour ce qu’ils essaient de créer comme émotion chez moi. J’attends la fin du premier morceau et déguerpis pour faire un tour au merch à l’étage.
Guiltless
sludge post-metal doom
On commence les choses sérieuses. Ce groupe que j’ai découvert grâce à l’affiche m’avait laissé une bonne impression sur album et je les attendais avec impatience aussi. Un son puissant, dévastateur et avec une dissonance que je trouve acceptable et même bienvenue. La voix est écorchée et transmet bien cette espèce de fatalité qui peut se retrouver également dans la batterie quand elle prend toute la place et harcèle mes oreilles. Mon festival a réellement commencé avec eux, première quasi-claque émotionnelle du weekend qui m’a donné envie de m’allonger par terre et me laisser rouler dessus. C’était triste, puissant et sincère. Je n’en demandais pas plus mais ce festival m’aura bien servie…
Telepathy
sludge post-metal
La surprise du weekend. Je ne me souviens même plus de ce que j’en avais écouté et je n’en attendais donc rien du tout. Je me suis installée dans la grande salle après le début (quel regret !) de ce petit groupe qui fait du 100% instrumental. C’était un tourbillon d’émotions, un tourbillon qui m’a soulevée en diffusant sur ses murs toute la tristesse que le monde pouvait contenir. Des instruments qui m’ont enveloppée, cognée, écrasée, et fait pleurer. Un pur bonheur de les avoir vus, sincères et possédés tandis qu’ils me plantaient des canifs dans le cœur et me tordaient les tripes avec leur post-metal aux relents sludgesques. Ils passent au Desertfest, allez-y ! S’ils repassent en France je me ferai un plaisir de retourner pleurer dans leur bras. Je suis ressortie de la salle me demandant comment j’allais tenir ce weekend, si un groupe si peu attendu pouvait me briser le cœur de cette manière.
Imperial Triumphant
black
Je ne sais pas qui a eu l’idée de les programmer dans la petite salle, tout ce que je sais c’est que c’était un très mauvais calcul qui a laissé plein de gens sur le carreau, dans des couloirs dégoulinants de monde. J’ai laissé tomber et suis partie me poser. Mes émotions après Telepathy méritaient que je leur laisse un peu de temps. Je renoncerai également à Darkher pour ça, et pour manger un morceau et fais l’impasse sur Master Boot Records que je n’aime pas.
Bongripper
doom stoner sludge
Je retourne dans la grande salle pour Bongripper dont je ne me souviens même plus si je les avais vus au Hellfest ou non. Quoi qu’il en soit, je me dis qu’un bon moment à errer dans le désert avec mes pensées pour compagnie ne me ferait aucun mal et j’avais bien raison. 3 morceaux, 20,30,20 minutes qui feront office de tsunamis de sable dans ma gueule. C’est lent, poisseux, lourd, archi bien fait et surtout impressionnant à mes yeux de retenir des morceaux aussi longs alors que je ne suis même pas capable de retenir 3 instructions si une 4è s’ajoute.
Igorrr
???
Le dernier concert que j’avais prévu ce jour-là, n’aimant pas Negative Blast. J’ai fait un peu moins de la moitié du concert parce que j’ai trouvé ça plat comparé aux concerts qui les ont précédés. Un peu la sensation de « been there, done that » puisque je les avais vus avec Amenra en 2023. La recette est la même et aucune émotion ne se dégageait pour moi et je ne voulais pas gâcher cette belle journée empreinte de sincérité.
Jour 2
AKA la journée que j’attendais le plus, un line-up incroyable à mes yeux et très prometteur.
Gavran
sludge doom
Alors j’ai pas mal parlé de Gavran depuis que je suis tombée sur leur premier album. Un jeune groupe fait de jeunes gens (principalement) qui promettait un beau voyage émotif de ce que j’en connaissais. Très heureuse de les voir sur le line-up, ils ont fait partie de ces groupes qui m’ont donné envie d’y assister et ils ont livré leur promesse. Début de journée en ce samedi, leur son est d’une gravité à faire trembler et qui m’a tordu le ventre, comme envahie par la peur de tout voir s’écrouler. Le chant est plutôt différent en live et transmet beaucoup plus d’émotions que sur album. Il alterne entre hurlement défaitiste et complainte invocatrice d’espoir, un beau contraste qui m’a étouffé le cœur, combiné à une musique lente et enveloppante qui laisse une sensation de chavirement. On voit que le groupe commence à peine, quelques petits couacs de live mais c’était un pur plaisir d’assister à ce concert qui m’aura livré ce que j’en espérais.
Wyatt E.
doom drone
Je suis passée les voir même si je les ai déjà vus quelques fois au cours de l’année. Un peu déçue qu’ils ne jouent pas de morceaux différents pour changer, mais c’est toujours agréable d’y assister. Le mood n’était pas celui que je recherchais et ça a presque fait tâche sur mon RO, mais j’y ai passé les ¾ du créneau avant de sortir prendre l’air.
Oryx
doom sludge
J’avais rapidement lancé quelques morceaux sans me souvenir de grand-chose et je fus prise sur un ring de boxe et en suis ressortie la gueule complètement fracassée et j’ai A-DO-RE ! Le groupe semble possédé, enragé, dévasté, émotionnellement éreinté et éreintant et d’une lourdeur qui m’a aplatie à ne plus pouvoir m’en relever. Ce n’est pas moi qui demanderai plus pour passer un très bon moment malgré leur court set. Ils sont sur l’affiche de tournée avec FORN et on comprend vraiment pourquoi tant le doom qu’ils proposent est excellent.
Throwing Bricks
#screamo sludge black
Je les attendais avec une grande impatience tant leur set au Roadburn de cette année m’aura marquée. C’était pour un projet commissionné avec un autre groupe et j’avais pris un parpaing dans la gueule au point que ça a fini dans mon top 3 de l’édition.
Ce ne fut pas différent ici. Ils portent bien leur nom, ils sont touchants par la rage qu’ils transmettent, la brutalité de leurs émotions et ce son qui donne envie de hurler à l’unisson avec pour expier tout ce que le cœur pourrait porter de lourd dans un monde quand même globalement merdique. Je n’ai pas beaucoup de mots pour décrire ce set magnifique, qui m’a fait pleurer et me tenir le cœur de tristesse. Le groupe est engagé et ne le cache pas, ce qui, en soit, n’est qu’un détail, mais un détail qui, pour moi, met en lumière la douleur dans ce qu’ils proposent comme musique. Ce fut sincère et poignant, et je m’en souviendrai encore longtemps. J’en suis ressortie sonnée mais heureuse d’avoir partagé cette douleur commune.
Predatory Void
sludge black post-metal
L’enchaînement est émotionnellement brutal. Je sens que je suis déjà bien envahie tout en étant heureuse d’en reprendre encore plus et Predatory Void, mon Dieu Predatory Void… Je suis rentrée dans la salle, je me suis plantée à la régie, et je me suis laissée rouler dessus par cette musique aux nuances black, sludge, post… de manière inattendue. Sur disque à l’époque j’avais apprécié, trouvé ça puissant mais rien ne me préparait à ce live. Au-delà d’une musique qui m’a submergée de toutes parts, c’est la voix qui a fini le travail. Cette voix sincère entre la rage, le désespoir, la fatalité, la gravité, la peur… et la mélancolie dans des sortes d’envolées vocales éthérées qui me brisaient le cœur. Si la perfection en live devait exister, ce serait ce combo d’instruments inquiétants avec cette voix. Je n’ai pas décroché une seule minute de ce set, j’ai eu l’impression d’y laisser toute mon âme (ce qu’il pouvait encore en rester après tous ces concerts…) et de n’avoir plus rien à en extraire tant Predatory Void m’auront tout pris. Je n’ai pas encore fait de classement, si tant est que ce soit possible, mais s’il devait y en avoir un, ce groupe serait tout en haut, vraiment tout en haut, au point qu’en en sortant, je ne savais plus ce que je devais faire.
FORN
doom sludge
Je me demandais comment j’allais faire, le concert précédent ne m’ayant rien laissé pour m’accrocher avant d’enchaîner. Mais quel plaisir ce fut de me laisser piétiner par ces gens de FORN, accompagnés de Otay::onii (qui me semble être en résidence au Roadburn, donc peut-être s’attendre à la présence de FORN en 2026 ?).
Tandis qu’elle dégageait de ses entrailles un hurlement aigu dégoulinant de douleur, le chanteur de FORN nous servait un chant funéraire si gras que même sans musique pour l’accompagner, il aurait fait le travail de me détruire. Ce fut un beau moment doomesque, différent du précédent, mais toujours expiateur et émotionnellement chargé. Ici, ce n’était pas tant la rage et la gravité qui se dégageaient que la douleur et la fatalité. Un rouleau qui n’a rien laissé sur son sillage avec une instru lourde et lente, qui laisse tout le temps aux notes de se poser sur moi et en moi grâce à ce doom viscéral. Avec cette nana on ne peut plus sincère quand elle s’écroulait sur scène pour ses cris tragiques, totalement possédée et qui donnait, combinée à son collègue, l’impression d’assister à l’évaporation de nos âmes torturées.
Après ça, j’ai fait une pause nécessaire pour me laisser un peu de répit et ai renoncé au set de Sijjin. C’est du death qui ne m’avait pas marquée plus que ç, j’ai donc préféré m’extirper de la foule, prendre l’air et repenser à ces sets sublimes auxquels j’ai assisté avant Pothamus, les tant attendus.
Pothamus
post-metal d’un autre monde
Ce n’était pas une nouveauté pour moi, leur concert au Roadburn fut parmi mes préférés parce qu’il m’a emportée dans un autre monde et fait assister à ce que j’ai vécu comme un rituel désespéré. Ce fut un peu moins le cas ici, un peu gâché par le public qui m’aura vraiment agacée tout le weekend. Je m’étais mise devant pour mieux rentrer dedans, j’ai quand même réussi, mais ça aurait été mieux sans les gens (comme tout). Ce fut tout de même une belle prestation bien que moins marquante, mais toujours de grande qualité et maîtrisée par les musiciens. J’y ai retrouvé ces moments en lévitation parce que ce trio est quand même fort pour m’emmener ailleurs, avec ce son unique qui reste pour moi indescriptible, vers des contrées dont on ne parle plus les langues. Moment différent de ce qui les avait précédés mais aussi rempli d’émotions. Une sorte de pause sans pause, une baisse de vitesse dans la rudesse et la brutalité de la journée sans que ce soit un vrai répit.
Après je fais l’impasse sur FANGE. La fatigue et l’impression assez plate qu’ils m’avaient laissée au WE Metal Fest ne m’ont pas aidée à y assister. J’ai préféré me préserver pour Oranssi Pazuzu.
Oranssi Pazuzu
black psychédélique
Je les avais déjà vus avec Solstafir à Paris, et loupés au Roadburn pour je ne sais quelle raison. Cette fois-ci je me suis dit que je voulais retester. L’’impression après mon premier concert allait dans tous les sens, et mon cerveau n’arrivait pas à suivre sans que j’aie trouvé ça désagréable, mais c’était peut-être dû à mon état du moment.
La meilleure décision que j’ai prise ce weekend aura été d’aller les revoir. Ce fut un set absolument monstrueux et ce qui, à l’époque, m’avait paru dissonant s’est totalement révélé à moi ce samedi soir. J’ai eu l’impression d’assister, au premier rang, à la descente dans une folie psychotique, névrosée, complètement libérée de toute règle et toute limite. J’ai fermé les yeux, et je me suis laissée embarquer dans ce qui finira par être l’un de mes « mindfucks » du weekend comme diraient les jeunes. Rien à voir avec la première expérience, tout était si clair dans cette puissante fièvre délirante, qui me faisait ressentir la gravité d’une situation sans retour, fatale et dont la seule issue était la désintégration de l’âme dans cette folie. Une folie que j’ai ressentie autant dans le chant que dans ces instruments qui m’enfonçaient, chaque seconde qui passait, un peu plus dans l’abysse sous mes pieds en allant dans tous les sens et explorant des sonorités inhabituelles pour moi. Je ne m’en remets pas.
J’ai très rapidement vu Healthyliving sur la suggestion d’une rencontre du Roadburn mais j’étais fatiguée et pas vraiment dans le mood pour ce côté un peu trop léger pour moi. J’ai fait un petit quart d’heure de leur set et suis allée prendre l’air et reposer des pieds qui ne tenaient plus debout.
Blood Incantation
death prog #psych
Je n’avais pas écouté leur album mais comme tout le monde, j’étais au courant des critiques dithyrambiques à leur sujet. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et y suis allée l’esprit ouvert. Bon, ce fut très sympa, très cool, le death est très bon mais je rejoins CORKAGE qui avait dit ici que c’était une juxtaposition de deux mondes sans trop de transition. Ce n’était pas mauvais, et j’aurais même, dans un autre contexte, sûrement fort apprécié. Mais voilà, à choisir je me serais contentée de leur death que j’ai trouvé excellent. J’ai fait ¾ du set et suis rentrée, je ne voyais pas trop l’intérêt de rester, gagnée par la fatigue et beaucoup trop chargée émotionnellement pour penser à autre chose que ce que j’aurais préféré à la place. S’ils repassent en festival, j’y retournerai pour essayer dans un autre mood.
J’ai quitté le Soulcrusher complètement dévastée tant ce festival porte bien son nom. Je me sentais épuisée et apaisée, comme si j’avais expié toutes mes émotions sur ce weekend – et surtout ce deuxième jour qui me donne l’impression de m’être répétée pour chaque concert. C’était une expérience magnifique qui aurait été parfaite si le public n’était pas rempli de crétins dont l’absence ferait du bien à mon existence. Tout le weekend il y avait des cons qui parlaient fort comme s’ils étaient seuls, d’autres qui fendaient la foule comme si la présence des autres n’était qu’une nuisance devant leur liberté. Bon heureusement d’autres étaient beaucoup plus polis, mais j’ai été choquée par la rudesse des gens, moi qui suis plutôt habituée à des gens que je trouve agréables (et dont je ne comprenais pas la réputation en France). Proximité avec l’Allemagne ou juste public différent de ce que j’avais fait ailleurs ? Aucune idée, mais ça ne m’empêchera sûrement pas d’y retourner s’ils proposent de nouveau un line up d’une aussi grande qualité.
Désolée pour la longueur du post, je ne pensais pas écrire autant et sans décrire les musiques en elles-mêmes.
Ah, non! Va pas être désolée! ![]()
Merci pour ce report, très complet…J’ ai beaucoup aimé…ça a été visiblement très, très intense…et ça fait envie d’ écouter plein de groupes! ![]()
Et d’ aller à ce Fest, même si je crois que je ne pourrais pas…enfin, ne jamais dire jamais et faut croire à ses rêves…ils se réalisent parfois.
En tout cas, tu transmets bien les émotions que tu as ressenti et ce que les groupes t’ ont donné.
Ça m’ arrive de pleurer et de sourire sur un set, tellement on reçoit de la part des musiciens, tellement ils nous donnent!
" We are alive" et tant pis si certaines personnes ne comprennent pas!
( oui, je sais ce n’est pas la 1 ere fois que je le dis…pas du radotage, juste à bien partager) ![]()
Par contre, c’est chiant les gens qui parlent tout le temps en restant devant quand on ne peut pas prendre leur place! Mais, c’est pas nouveau…
Ce qui l’est plus, en plus grand nombre c’ est certains qui foncent en bousculant tout le monde!
Enfin, sur des petits concerts y a moins cette attitude… ![]()
ne le sois pas, au contraire, merci pour ce report.
tout est dit.
Merci beaucoup @Iko pour ce très beau report d’un festival auquel j’aurais aimé me rendre. Mais bon, faut pas pousser mamie dans les brandnetels (les orties néerlandaises), paraît-il, et j’ai eu le plaisir de le vivre par procuration grâce à ce report absolument pas trop long.
Oranssi Pazuzu est un groupe fantastique. Je ne les ai vus que deux fois en concert (la 3ème se profile à l’horizon de la semaine) mais à chaque fois (ainsi qu’à l’occasion de centaines d’heures d’écoute au casque), ce fut une transe profonde. Je recommande ce groupe à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent perdre leur vernis et explorer leur âme le temps d’un concert. Très heureux qu’ils t’aient emmenée si loin.
Pour Blood Incantation, leur set c’est leur dernier album qu’ils jouent en intégralité ?
D’après setlist ils ont joué l’album entier et 2 morceaux en plus venant de deux albums.