Faut pas être pressé, mais j’ai fini par le terminer !!
REPORT HELLFEST 2025
Avec liens YT des différentes vidéos que j’ai filmés lors de cette édition.
Jeudi (10 concerts)
Résumé
Résumé de mon marathon Clissonais durant 4 jours. 58 concerts complets, encore beaucoup de souvenirs engrangés, peu de déceptions et beaucoup de découvertes.
Ce texte est juste un instantané de mon ressenti devant les concerts, pas un jugement de valeur sur les groupes ou d’analyses précises et techniques des prestations.
Je suis « bon public », j’ai toujours tendance à voir ce qu’il va plutôt que ce qu’il ne va pas, d’où ma propension à apprécier les concerts auxquels j’assiste.
« On the road again »
Arrivé largement en avance pour passer la Cathédrale je ne regrette pas mon choix car il y avait pas mal de monde et je rentre sur site à peine 10 minutes avant le début du 1er concert.
Comme je n’en suis pas à mon 1er Hellfest, on ne me la fait pas à moi, je suis un habitué, je me dirige d’un pas décidé vers la Valley pour assister à la prestation de Skindred… pour me rendre compte, arrivée devant la scène, que le concert a lieu sur la Mainstage 1. Oui, je sais, je suis un gros boulet !!!
Faut me comprendre aussi, je n’ai eu que 3 mois (depuis le dévoilemement du Running Order) pour préparer ce 1er concert, c’est un peu juste !
Skindred
Pas vraiment le style que je préfère, mais j’ai toujours eu un petit faible pour ce groupe américain, c’est groovy et festif (pourtant je n’aime pas trop la musique festive) et ils savent envoyer les guitares quand il le faut.
Un petit reproche tout de même, Benji est trop bavard et le set a tendance à partir un peu dans tous les sens par moment. Je pense qu’avec juste 40 minutes de disponible en festival il devrait un peu plus concentrer leurs efforts sur de vrais titres au lieu de s’éparpiller. Opinion personnelle, même si les mini-repises de titres connus ont obtenu une belle réaction de la part du public.
https://www.youtube.com/watch?v=WH0JhANUk-A
Misþyrming
Second concert et déjà un groupe que je ne voulais surtout pas manquer sous la Temple. Le black metal des islandais est assez violent mais ils arrivent toujours à placer des petites touches mélodiques qui vous emportent loin des terres clissonaises. Aussi bien live que sur album. Un grand « petit groupe » qui arrive bien trop tôt dans la journée.
Par contre on ne remerciera jamais assez les mecs qui slamment pendant les concerts de black et qui en plus s’accrochent à vous car ils ont peur de tomber. Franchement, super les mecs, continuez comme ça vous êtes parfait !
https://www.youtube.com/watch?v=t9z0wR2tPDg
Mental Cruelty
Petit déplacement vers la gauche pour le show de Mental Cruelty sous l’Altar. Les allemands proposent un mélange de Death, Black mais on sent aussi les influences Metalcore. Pas le groupe pour lequel je ferai 150km mais ils ont fait le job et plutôt de belle manière, sans s’économiser, proposant 40 minutes intense et sans temps mort. Rien à dire, le public a vraiment apprécié.
https://www.youtube.com/watch?v=vqEKfvd9_74
Thy Cataflaque
Je reste sous les tentes (comme c’est très souvent le cas lors de mes week-ends Hellfest) pour Thy Catafalque. Je ne sais pas si c’est une constante mais le dernier groupe hongrois qui m’avait marqué sous la Temple : Dirty Shirt, était une vingtaine sur scène, pour un concert des plus jouissifs, en 2022.
Thy Catafalque n’a pas un line-up aussi impressionnant mais ils sont quand même 8 sur les planches quand la formation se présente au complet. 2 guitaristes, 1 bassiste, 1 batteur, rien de très original, mais 2 chanteurs et 2 chanteuses.
Le Metal Progressif, qualifié d’Avant-Gardiste, de la formation m’a tout de suite embarqué et le travail au chant n’y est pas étrangé. S’ils sont bien 4 à tenir les micros, ils ne sont pas souvent ensemble sur scène, se succédant au gré des titres pour varier les plaisirs : un chanteur et les 2 femmes, les 2 chanteurs seuls, les 2 chanteuses seules, l’autre chanteur et les 2 femmes, les 4 ensemble.
50 minutes qui ont passé bien vite, c’est toujours bon signe.
https://www.youtube.com/watch?v=t9z0wR2tPDg
Chat Pile
Retour à la Valley après ma courte incursion du début de festival pour assister à l’attendu prestation des ricains de Chat Pile et leur Sludge, Noise, Post-Hardcore sombre et inquiétant.
Busch, le chanteur, qui n’est pas du genre à s’emmerder avec les panoplies de scène, était torse nu, pieds nus avec juste son short gris lui tombant sur les hanches, déambulant sur la scène et exécutant des pas de danse pour le moins désordonnés.
En une heure les 4 musiciens ont mis tout le monde d’accord, nous venions d’assister à un des moments marquants du Festival.
https://www.youtube.com/watch?v=qyTKMpUISQc
Ihsahn
Outre le fait que je sois toujours obligé de vérifier si je n’ai pas fait de faute quand j’écris son nom, je n’arrive pas à vraiment à m’emballer pendant les concerts du musicien norvégien. Ce n’est pas que je n’aime pas sa musique, je trouve les morceaux très bien, mais il manque ce petit truc en plus qui fait que l’on sort de là avec la banane en ayant la sensation d’avoir assisté a un grand moment.
Pour l’instant je n’arrive pas à savoir à quoi c’est dû, un jour peut-être.
Pas grave, je n’ai pas non plus boudé mon plaisir et je ne me suis pas ennuyé, il ne faut pas exagérer.
https://www.youtube.com/watch?v=_FXwSLson6k
Monkey3
Je continue ma séance de running, car je ne sais pas si vous avez remarqué mais je venais de faire Temple/Valley/Temple pour retourner immédiatement dans la Valley pour le Stoner/Psychédélique des très Floydiens Monkey3.
Quand je dis Floydiens je fais bien sûr référence à Pink Floyd, le dernier album des suisses étant un hommage plus qu’appuyé à la légendaire formation anglaise, comme son titre l’indique « Welcome to the machine ».
Pas de chanteur dans le quartette helvète, vous fermez simplement les yeux en début de concert et vous vous laissez entraîner par leur musique, vers les étoiles, tout là-haut. Bon, ouvrez les régulièrement quand même car les lights étaient vraiment magnifique.
Un beau moment, un peu hors du temps, aussi rafraîchissant que le petit vent qui se levait à l’occasion pour faire remarquer aux spectateurs que les températures caniculaires de cette journée commençait à baisser.
Oui parce que je n’en ai pas parlé, mais j’ai souffert en silence ce jeudi, avec ses 36° à l’ombre et ses + de 40°, sous les tentes, devant.
https://www.youtube.com/watch?v=ouTihfkVFdM
The Hellacopters
Rock N’ Roll !!!
Pour avoir acheté le 1er album des suédois « Supershitty to the Max!" » en 1996, j’avais immédiatement pris un bon gros coup dans la gueule avec leur rock hyper énergique et leurs compos inspirées.
Près de 30 ans plus tard ils sont toujours présents, avec le retour de l’enfant prodigue, Dregen (parti fonder Backyards Babies entre temps).
Même si ce concert n’avait pas le pit le plus agité du week-end, la formation a enchaîné les classiques et autres incontournables de leur discographie, et ils en ont un sacré paquet en stock !
Alors évidement The Hellcaopters n’a plus la fougue de ses débuts et on pourrait leur reprocher un manque de folie mais j’ai néanmoins passé un excellent moment, et j’aurai bien pris 20 minutes de plus.
https://www.youtube.com/watch?v=Zth6Y7SQMsw
Whitechapel
Je prend immédiatement le chemin de l’Altar dès les dernières notes des suédois, pour être relativement bien placé pour le concert des américains, histoire de vous ramener des vidéos pas trop dégueulasses. Vous noterez la conscience professionnelle, enfin pas professionelle du tout, ça ne me rapporte pas 1 centime.
(PS : j’ai écris ça plusieurs semaines avant la polémique sur les influenceurs qui se font payer)
Le Deathcore de Whitechapel bute méchamment, vous savez que vous pouvez laissez la finesse au placard quand vous rentrez sous la tente.
Le son est énorme avec, comme souvent, une grosse caisse qui défonce tout (un peu trop à mon goût), mais je le savais déjà, à chaque fois que le mot « core » est associé à « Metal » ou « Death » on a le droit a un son de double grosse caisse d’un niveau délirant, sans compter le pad de batterie qui déclenche les infra-basse !
Ecoutez la vidéo que j’ai filmée, vous comprendrez de quoi je veux parler.
Le pit était bien énervé et des slammeurs s’en sont donné à cœur joie. Rien de plus à ajouter, un concert de Whitechapel quoi.
https://www.youtube.com/watch?v=0vpkYHLpYRQ&pp
Alcest
Dernier concert de cette première journée, sous la Temple avec le blackgaze d’Alcest et sa musique lumineuse et subtil… Bon ça c’est en pratique, parce que le son n’était ni lumineux ni subtil, on entendait à peine la voix de neige, noyé sous un brouhaha de guitare mal réglé et d’une grosse caisse ridiculement forte par rapport au reste. Et les mecs, c’est pas du Deathcore que vous sonorisé, c’est Alcest !!
J’ai tenu 3 ou 4 morceaux en espérant que cela s’améliore, mais il n’y avait pas de grande différence, en désespoir de cause j’ai reculé au milieu de la Temple, mais le résultat était à peu près le même. J’ai reculé encore un peu et dans le fond on entendait moins la grosse caisse, mais ça m’avait saoulé, donc je suis sorti de la Temple pour partir, et arrivé dehors je me suis aperçu que ceux qui regardaient le concert sur l’écran exterieure de la Temple et les enceintes externes avait un son qui était de bien meilleure qualité !
Un rien énervant quand même, ça m’avait pris la tête je suis parti quand même, de toute façon on approchait de la fin du concert.
Pas de vidéo, j’ai commencé à filmer au début du concert mais devant le naufrage sonore j’ai fini par laisser tomber.
Vendredi (16 concerts)
Résumé
Wormsand
Levé tôt, petit-déjeuné sans perdre trop de temps pour arriver sur site un peu avant 10h30 et assister au début des hostilités dans la Valley avec Wormsand. Trois sur scène pour du stoner lorgnant vers le sludge. Il fait déjà bien chaud, ce qui ne doit pas déranger le trio qui vient de Menton, près de la frontière italienne : ils sont habitués à la chaleur, pas moi. Trente minutes bien remplies par le groupe qui se donne à fond, sans temps morts.
Bon petit concert pour lancer la journée. Les musiciens ont fait honneur à la chance qui leur était accordée de jouer au Hellfest, car même si c’est en milieu de matinée il ne faut pas oublier qu’ils ont présenté leur musique devant au moins 500 personnes (je n’ai pas le chiffre exacte, c’est une estimation au pif) et je ne pense pas que cela doit leur arrivr toutes les semaines.
https://www.youtube.com/watch?v=UfSinBgJZA8
Morgaten (ou presque)
Retour dans mon antre que sont l’Altar et la Temple. C’est justement sous cette tente que se produisent les suisses de Morgaten. Malgré la chaleur déjà présente je me poste dans les premiers rangs. Les musiciens entre en scène et attaque le premier morceau, le son semble bon jusqu’à ce que tout partent en cacahuète !
Certains instruments semblent disparaître, tout part en vrille, difficile de dire ce que l’on entend bien, mais une chose est certaine, ça ne va pas du tout.
Les musiciens arrêtent, le guitariste se dirige vers l’ordinateur que gère le batteur, tripote des boutons et revient deux minutes plus tard, s’excuse pour la gène occasionnée et recommence le même titre au début.
Plus de peur que de mal, le son est nickel… jusqu’a ce que tout foire de nouveau. Nouvel arrêt, nouveau tour vers l’ordinateur, nouveau redémarrage, nouveau replantage… vous connaissez le déroulez des évènements.
Au début le batteur et l’autre guitariste ont bien essayé de faire patienter le public avec un petit bœuf improvisé, mais cela ne changera rien au désastre à cause d’un ordinateur qui a surchauffé (explication du chanteur/guitariste dans une interview)
20 bonnes minutes de galère, jusqu’à ce que le groupe déclare forfait, la mort dans l’âme.
Quelle tristesse pour le groupe qui se faisait une joie de participer au Hellfest.
Le public les a soutenus dans leurs malheurs mais j’imagine à peine leur déception une fois arrivé dans leur loge.
Ils méritent une deuxième chance. L’année prochaine ?
Hexecutor
L’avantage avec les rennais c’est que l’on sait immédiatement où l’on met les pieds : dans le bon vieux thrash avec tous les clichés visuels inhérent au style : c’est le paradis de la ceinture à balles, du cuir et du cheveux longs. Pas grand-chose à ajouter, à part quelques hésitations guitaristiques de Jey Deflagratör (comme au Courts Of Chaos 2023).
Hexecutor a fait du Hexecutor, c’est ce qu’on leur demande.
https://www.youtube.com/watch?v=C_Q-0YMCHZo
Belore
Après la déconvenue de Morgaten, nous allions savoir si la scène de la Temple était maudite pour les groupes affiliés à la scène black metal puisque c’était au tour de Belore d’investir la tente.
La réponse est arrivée rapidement : non !
Le projet du chanteur/guitariste Aleevok nous a offert une prestation majestueuse, alliant la finesse de la flûte, la puissance des guitares et des nappes de synthés qui apporte beaucoup niveau mélodies comme sur le magnifique dernier titre Battle for Therallas.
Mais bon sang, qu’1/2 heure c’est frustrant quand on aime un concert, cela passe tellement vite, surtout quand un groupe a des morceaux qui font au minimum 6 minutes.
À revoir d’urgence pour une prestation plus longue.
https://www.youtube.com/watch?v=o3xZemIW4Cc
The Night Eternal
Changement de tente pour voir le groupe allemand, que j’avais choisi un peu par défaut, les autres propositons : Amira Elfeky en Mainstage et Dirty Sound Magnet (Valley) me branchant encore moins.
Ça joue bien, le chanteur à une très bonne présence sur scène et se donne à fond mais le style était peut-être un peu trop classique (et trop calme) pour moi.
Pas désagréable mais il a manqué le petit je ne sais quoi qui fait que vous accrochez vraiment à un concert.
Le public présent a semblé apprécier, c’est le principal.
https://www.youtube.com/watch?v=OZxnsC0j3Q8
Le repos du guerrier
La première pause de mon Hellfest était prévue depuis longtemps car le choix Last Train / Frustration / Skiltron me laissait complètement de marbre et en plus je commençais à avoir la dalle. Donc petit tour chez Mémé Patate pour mon habituel box, patate/lardon/crème fraîche que j’ai été mangé tranquillement en attendant la suite.
Sandrider
Le stoner n’étant ma musique favorite et ayant tendance à me lasser rapidement c’est toujours avec un peu d’appréhension que je me pointe dans la Valley. Cette fois-ci c’était pour assister au show des américains de Sandrider. Doutes vite dissipés car le stoner de Sandrider c’est du lourd, du très lourd, bien énergique, pas celui qui vous laisse planer tranquillement. Les 45 minutes sont passées vite, ça envoie comme il faut et les musiciens on bien fait monter la température, ce qui n’était pas vraiment une bonne idée avec les 36/38° et le soleil en pleine poire. On les pardonne.
https://www.youtube.com/watch?v=cErHfVHbNnM
Lion’s Law
Du street punk (ou de la Oï si vous préférez) avec le groupe parisien et ses refrains à reprendre en chœur, son énergie, ses titres qui mettent l’accent sur les mélodies facilement mémorisable. Tiens, je me demande si je ne viens pas de donner la recette d’un bon concert.
Là aussi, malgré la chaleur écrasante, la Warzone a su se mettre en mouvement pour répondre aux sollicitation du chanteur.
La Oï, quand elle est bien faite, est bougrement efficace, même si elle n’est pas très variée et que les morceaux ont tendance à se ressembler tous un peu (ça me rappelle un célébre sketch des Nuls avec les skins dans la bagnole qui change de chanson et c’est toujours la même).
C’est un reproche que l’on retrouve souvent quand un style ne plait pas : oui, le death (vous pouvez avantageusement remplacer par black, thrash, punk rock, hard-rock…) c’est nul, tous les morceaux se ressemblent.
https://www.youtube.com/watch?v=-gvewLpIyNU
Mon concert suivant était Nervosa sous l’Altar. Les ayant déjà vus à Morlaix au cours de la première date du Warm-up du Hellfest, je décide d’aller me poser, juste à côté, sous la Temple, en prévision des 9 concerts non-stop qui m’attendent jusqu’à la fin de la journée.
Ce n’est pas dans mes habitudes de faire 2 pauses en si peu de temps, mais j’avais déjà 7 concerts dans les pattes depuis le matin et la chaleur n’aidant pas, je joue la carte du "qui veut aller loin ménage sa monture ses pieds.
La ½ heure m’ayant fait du bien dans la très relative fraîcheur du fond de la Temple (quand il ne fait que 34° avec quelques petits courants d’air, on trouve qu’il fait frais par rapport au 38° du dehors et 45° de devant la scène, tout est relatif !), je vais me placer pour assister au prochain concert.
Manegarm
S’il y en a qui savent mettre l’ambiance sous une tente ce sont bien les musiciens de Manegarm. Difficile d’être insensible à leurs titres car il y a tout : puissance, mélodies, côté folk. Difficile de résister à un titre comme Blodörn. On a eu le droit à la traditionnelle séance de rameur dans le public, mais tellement moins importante que celle de 2019 !
Il faut croire que tout le monde n’a pas compris le principe ou n’a pas voulu jouer le jeu.
https://www.youtube.com/watch?v=rviAuyHQqZQ
3 Inches Blood
France (Lion’s law), Suède (Manegarm) et un petit tour au Canada pour la prestation old school des pas encore tout à fait anciens de 3 Inches Blood, même si l’année de création du groupe commence par un « 1 » (1999).
La formation est revenue à la vie en 2023, après un break de 8 ans, et il faut croire qu’ils ont bien fait quand on constate l’énergie qu’ils déploient sur les planches de l’Altar avec leur thrash/heavy qui fait pas mal d’émules dans le pit devant le milieu de la scène. Mission accomplie pour 3 Inches Blood.
https://www.youtube.com/watch?v=8zXXxcygVYY
The Cult
Une de mes très rares incursions devant la Mainstage 1 pour voir The Cult à l’œuvre. J’ai un peu lâché la discographie du groupe ces dernières années, il faut dire qu’avec 2 albums au compteur depuis 2012 il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mais que j’ai adoré la période de la deuxième moitié des années 80 ou les anglais ont sorti coup sur coup Love (1985), Electric (1987) et Sonic Temple (1989) !
Je descends donc vers la MS1 pour apercevoir de loin ce que je déteste par-dessus tout, l’avancée de scène. Je hais ce truc à peu près inutile qui coupe le public en deux, le repousse à des dizaines de mètres de la scène et flingue l’ambiance tout cela pour qu’un groupe en fin de soirée puisse en profiter pour « être plus près de son public » Mec, si tu veux être plus près de ton public, dégage cette avancée de scène de 30 mètres de long !
À part ça, The Cult a un peu perdu l’énergie de ses débuts, on s’en doutait, mais la classe est toujours là, la voix de Ian Astbury aussi et Billy Dufffy nous balance toujours ses riffs inspirés.
Un des rares concerts où je n’ai pas ramené de vidéo, je n’étais pas très bien placé et l’avancée de scène fait que de toute façon même en étant prêt on est loin !
Tankard
Les anciens du thrash s’amusent comme des petits fous sur scène, surtout Andreas Geremia, très décontracté qui a passé la moitié du concert à « jouer » avec un des caméramans, inviter une fille du staff technique du Hellfest à faire quelques pas de danse avec lui pendant l’intro de « Chemical invasion » et à discuter avec le public en leur annonçant par exemple que le morceau suivant est le seul (ou pas !!) dans la carrière du groupe qui contient le mot « bière » dans les paroles.
Les mecs sont heureux d’être là, ça se sent, c’est communicatif et ne se prennent pas au sérieux en déclarant : « …we are old, fat and ugly ».
Quand en plus ils vous balancent des perles comme « Die with a beer in your hand » on peut se dire qu’ils ont encore donné un bon concert.
https://www.youtube.com/watch?v=_wo_aXboHuE
Trollfest
On ne va pas se mentir, la Temple est devenu le temps d’un concert une sorte de Foire à la saucisse. Je ne vais pas dire que je suis surpris, c’était Trollfest sur scène, et les 7 musiciens ont déboulé en jupe et collant, avec un bec sur la tête, tous en rose, déguisé en flamants.
On a eu le droit à tous ce qui fait un concert de Trollfest : slammeurs, circle pit, wall of death et bien sûr l’inégalable chenille.
Vous avez le droit de détester, j’étais un peu là par défaut, les Garçons Bouchers ne me branchant pas trop et j’avais un peu peur de tomber sur la grosse foule face au concert de The Hu devant la MS2, si c’est pour voir un concert à 100 mètres, ça ne m’intéresse pas.
Au final j’aurais bien sûr préféré un groupe de Black sous la Temple, mais il faut reconnaître un talent certain aux allemands pour mettre de l’ambiance devant une scène, il faut juste ne pas être trop regardant sur le précédé.
https://www.youtube.com/watch?v=YJ2rpvmhWWU
Pentagram
Beaucoup de monde devant Pentagram qui outre le fait d’être un excellent groupe a sans doute bénéficié auprès de ceux qui ne les connaissaient pas précédemment, de l’effet pub du meme de Bobby Liebling quelques semaines avant le Hellfest.
Eh bien le Bobby il a toujours la forme sur scène malgré son physique de momie ambulante. Les 3 musiciens autour de lui font le job, c’est le moins que l’on puisse dire et la voix du septuagénaire tient toujours la route.
Le son était excellent et mettait en valeur les riffs de guitare bien lourds de Griffin.
Pentagram est là et bien là, faudra attendre encore un peu pour les enterrer.
https://www.youtube.com/watch?v=trii-sn1rbM
The Damned
Début du défilé de légendes en cette fin de journée sur la scène de la Warzone.
Captain Sensible >guitare et Dave Vanian> chant étaient des débuts du groupe en 1976, 49 ans après les mecs sont toujours là avec un Dave très classe, arborant un look de crooner de Las Vegas des années 80, avec le micro vintage pour parfaire la panoplie.
Une heure de rock/punk rock qui, si elle n’a pas enflammé la Warzone comme peuvent le faire certains groupes de furieux n’en a pas moins reçu un bel accueil, le public présent sachant rendre hommage à des musiciens qui ont fait l’histoire du mouvement punk.
https://www.youtube.com/watch?v=ZO78SzOqdi8
Hermano
Mes habituels déplacements durant le Hellfest se faisant le plus souvent de l’Altar vers la Temple et inversement, je change un peu mes habitudes pour un Valley/Warzone/Valley pour assister à la très attendue prestation d’Hermano. Le groupe de stoner s’étant fait très rare ces 10 dernières années, autant vous dire que certains avaient coché la date de ce concert depuis de nombreux mois.
Malgré quelques problèmes de matériels du guitariste David Angstrom (à gauche sur scène), les 5 ricains ont mis les choses au point rapidement : si vous cherchiez les boss parmi les formations de stoner, vous pouviez arrêter vos investigations. Ce sont eux !
John Garcia (Kyuss), impérial devant le micro, a mené la barque pendant l’heure qui leur était accordée, enchaînant les classiques de leur discographie.
https://youtu.be/akxT7MlF0ZU?si=8ZCIAO59vEEL7iEQ
Sex Pistols & Frank Carter
Suite du défilé de légende dans la Warzone avec le trio Steve Jones, Glen Matlock, Paul Cook.
Si quelqu’un m’avait dit en 1977 que je verrais les Sex Pistols en concert en 2025, je ne suis pas certain que je l’aurai cru, je suis même certain du contraire !!
Grosse foule dans la Warzone qui a été carrément prise d’assaut pour un des gros événements de cette édition 2025.
Étant parti très rapidement dès la fin du concert d’Hermano, je réussis à me faufiler pour arriver environ à 20 mètre de la scène, un peu sur la droite (j’aurai pu m’approcher plus mais je ne suis pas du genre à bousculer tout le monde pour gagner 10 mètres).
Dès la premiere salve, la Warzone est devenu un pogo géant et 2 titres plus tard je n’étais plus qu’à 10 mètres de la scène, pour finir au 2ème rang au morceau suivant. Ne me demandez pas comment j’ai fait, ça m’a rappelé cette chanson d’Edith Piaf « Emporté par la foule » 
Une fois devant, par contre, je n’ai pas décollé de là jusqu’à la fin du concert avec l’impression d’être dans une machine à laver en mode essorage.
J’ai l’habitude de ramener des vidéos des concerts ou je vais, mais là j’ai assez vite abandonné l’idée de sortir mon téléphone pour ne pas finir comme le gars regardant par terre, essayant d’écarter les gens pour retrouver le sien qui était tombé au sol. RIP le téléphone.
Le seul moment un peu calme du concert étant le début de « My way », la reprise de Claude Fançois immortalisé par Sid Vicious dans une vidéo bien délirante en 1979.
Franck Carter quant à lui, à jouer le rôle de détonateur avec sa fougue habituelle et son incursion au milieu du pit sous le regard inquiet des mecs de la sécurité auquel il répétait que tout allait bien, pendant qu’un circle pit se mettait en place autour de lui.
En résumé, les Sex Pistols ont mis le feu dans la Warzone pour ce qui restera, là aussi, un des événements important du week-end.
Fin de cette 2ᵉ journée et ses 16 concerts. Il est temps d’aller se coucher !
Samedi (17 concerts)
Résumé
De bonne heure et de bonne humeur, c’était un peu le leimotiv de cette édition 2025 puisque je suis arrivé pour 10h30 sur site le vendredi, samedi et dimanche.
Journée facile pour moi en ce samedi 21 juin : des tentes, des tentes, des tentes… puisque je vais passer ma journée entre l’Altar et la Temple avec une seul petite incursion dans la Valley.
C’est simple pourtant, quand la programmation de la Temple est uniquement composé de groupe de Black Metal il y a peu de chance que vous me voyez ailleurs et pourtant il y avait du très solide dans la Warzone avec Pest Control, Nasty, Stick To Your Guns, Terror et Turnstile. Mais il faut faire des choix, on ne peut pas être partout, hélas.
Vestige
10h30, Vestige, le groupe français investit l’Altar pour son mélange de Metal Progressif/Shoegaze.
Le groupe ne met pas l’accent sur la vitesse mais plutôt sur les ambiances avec une musique planante mais qui n’oublie pas de devenir bien lourde et puissante. Le set est passé bien vite, ce qui est généralement bon signe.
Encore un groupe à redécouvrir dans une petite salle pour les voir dans de meilleures conditions, bien que le son de leur prestation était tout à fait satisfaisant.
https://youtu.be/O69A7n--4uY?si=REFKPCB6GMwtwWCP
Lunar Tombfields
Ayant déjà vu le groupe à Querrien (29) en décembre 2024 avec les canadiens de Miserere Luminis et Givre je savais à quoi m’attendre : du Black Metal Atmosphérique. Pour ceux qui ne connaissent pas bien cet univers, le terme Atmosphérique ne signifie pas du tout de la musique douce et planante qui va permettre de vous aérer l’esprit en fumant un joint (enfin ça peut, mais pas là !).
Parce qu’il y a aussi le terme Black Metal qu’il ne faut pas oublier. Les nantais vous chopent à la gorge d’entrée et ne vous lâchent plus jusqu’à la fin du concert, les mélodies sont bien présentes mais la force de frappe aussi. Ils savent embarquer les auditeurs et spectateurs dans le cas présent, dans leur monde sombre tout en les brossant dans le sens du poils (du cheveux) avec de magnifiques parties de guitares.
Bref, j’ai passé un super moment, bien que trop court, avec un groupe de chez LADLO.
https://www.youtube.com/watch?v=r-sauAd1Vgc&pp
Je m’en vais à la fin du concert et après une longue marche de près de 20 mètres, sans me perdre, j’arrive dans l’Altar, qui bonne surprise est toujours là. Dès fois qu’ils l’aient démonté pendant le concert des nantais, on ne sait jamais.
SYK
Ne connaisant absolument rien de ce groupe et ayant écouté à peine 30 secondes d’une de leurss chansons, mais suffisament pour me rendre compte que je préfère leur musique à celle de Majestica (MS2) et The Midnight Ghost Train (Valley), je débarque dans l’Altar pour assister à la fin des balances, avec un mec, et une fille, plutôt charmante, en petite jupette argentée en train de s’époumoner dans un micro.
Ayant un peu peur de la caution « fille qui est là pour faire bien », (si, si, ça arrive, incroyable n’est-ce-pas !), j’attends pour voir ce qu’il en sera vraiment quand le concert commencera.
Les musicos reviennent sur scène et nous balancent une sorte de Death Metal que l’on pourra qualifier de progressif, assez syncopé, avec certains moments qui me font un peu penser à Meshuggah (en beaucoup moins compliqué).
Le guitariste a un chant assez torturé qui convient parfaitement au style.
Et la jupette argentée alors ? C’est joli de teaser, mais faut donner des réponses !
Et bien cette fille, Dalida Kayros (également le nom de son projet solo), et qui apparaît comme guest sur le dernier album des italiens, à une présence incroyable sur scène et a elle aussi une voix assez impressionante.
Je reste un peu sur le cul devant leur show, car je ne m’attendais pas du tout à un tel niveau.
Une des bonnes surprises que ce concert de Syk, je n’avais aucune idée ou je mettais les pieds et cela va rester dans mon top 10 ou 15 du Hellfest 2025.
Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences.
https://youtu.be/WZIJeXMBE5w?si=B8JXxJaOszaL55DZ
Witch Club Satan
Retour sous la Temple pour du Black Metal. Parfait, c’est pour moi ça. Là encore je n’ai pratiquement rien écouté de ce que produit le groupe. Je sais juste que ce sont 3 femmes sur scène.
Elles déboulent avec des espèces de cornes de boucs en laine sur la tête et une sorte de haut de vêtement blanc avec une ouverture qui laisse apparaître leurs poitrines ??
Ok, on a déjà eu les flamants roses de Trollfest hier, après tout pourquoi pas. Comment je disais déjà : il ne faut pas se fier aux apparences ?
Le problème c’est que cette fois çi les apparences étaient au niveau de leur musique.
Je suis passé complètement à travers, le côté exhibition gratuite n’arrangeant en rien mon impression de groupe qui mise un peu trop sur le look et pas assez sur les compos.
Un vieux pain de la guitariste à la fin du 3ème morceau ne faisant que confirmer mon sentiment. Vraiment pas terrible.
Si vous avez aimé ce concert tant mieux pour vous.
Résultat je suis allé me prendre un truc à bouffer au Hellsnack qui se trouve juste devant les tentes et j’ai continué à écouter le concert d’une oreille distraite en me baladant entre l’Altar et la Temple et en mangeant mes grignottes de poulet. C’est pas extra mais ça cale bien, c’est pas cher et on est servi extrêment rapidement (style 10 secondes entre le moment ou j’arrive et je repars avec mon pochon de bouffe).
J’ai quand même assisté au changement de tenues des musiciennes qui sont revenues avec un pantalon rouge et rien au-dessus !
Je m’en fous, j’ai filmé un titre du concert de Witch Club Satan pour mettre, comme tous les autres groupes, un extrait sur ma chaîne YouTube. Et bien vous savez quoi ? Trois semaines plus tard la vidéo totalise plus de vues que celle de Pentagram, The Damned et Thy Cataflaque réunis !
https://www.youtube.com/watch?v=UGxRVKfkHf4
Urne
Après ce qui reste le concert qui m’a le moins accroché du Hellfest 2025 (comme tout ce Report c’est juste un avis personnel), je continue mes va-et-vient Altar/Temple pour les anglais d’Urne et à l’inverse du show précédent : pas de fioriture, pas de mise en scène, juste des musiciens qui débarquent sur une scène et vous envoie leur Metal, à tendance progressive, dans la face pendant 40 minutes
Le son est bon, lourd et le trio gardera la même intensité durant toute leur prestation.
Simple et bougrement efficace, on comprend mieux pourquoi ils sont devenus les protégés de Joe Duplantier (Gojira) qui a produit leur dernier album.
https://www.youtube.com/watch?v=9iTYvQ78pXY
Tryglav
Retour dans la fournaise de la Temple (ente 40° et 45° minimum, devant la scène), bon ce n’est pas qu’il faisait moins chaud dans l’Altar mais j’ai l’impression qu’il y avait un petit peu plus de courant d’air grâce à une bâche ouvert sur le côté gauche.
Excellente prestation de Tryglav, malgré un son pour le moins brouillon en partie dû à une double grosse caisse réglée à un volume débile et qui couvrait les autres instruments. Tous les ans c’est la même chose, tous les ans on se plaint du même problème et l’année suivante ça recommence. Un peu pénible à la longue, et ce n’est hélas pas propre au Hellfest, dans les autres fest c’est régulièrement la même chose.
À part cela les croates ont assuré, leur Black Mélodique fait le job et le fait très bien.
À revoir en tête d’affiche d’une soirée pour pouvoir en profiter plus longtemps.
https://www.youtube.com/watch?v=fkLt2fdK3yI
Vulture Industries
Quand le chanteur a déboulé sur scène avec son accoutrement classe (costard noir, cravate rouge, sa canne et son chapeau), mais un peu bizarre pour un concert de Metal, il m’a tout de suite fait penser (physiquement) à Reuno, le chanteur de Lofofora, ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça et puis c’est tout.
Le Metal un brin progressif des norvégiens ne m’a pas emballé, je ne suis jamais vraiment rentré dans ce concert. Ce n’est pas que j’ai trouvé cela déplaisant mais un peu plat et la voix du chanteur ne m’a pas vraiment transcendé non plus. Ce dernier souffrant visiblement de la chaleur, en même temps on ne l’oblige pas à porter un costard par plus de 40°.
Je ne m’étendrais pas car je n’ai pas grand-chose à dire de plus, je n’étais ni pour ni contre, bien au contraire (pour paraphraser un humoriste célèbre).
https://www.youtube.com/watch?v=rks2iGWj4Io
Agriculture
Un des groupes incontournable de mon Hellfest 2025. Je suis les californiens depuis la parution de leur 1er EP en 2022 et de cette vidéo un peu étrange (avec un cochon) du magnifique titre « The circle chant ».
Le groupe arrive sur scène et niveau look, si on ne connait pas les ricains on parierait sur n’importe quel style sauf du Black.
Le guitariste de gauche arbore une très belle chemise à fleur et le batteur des rouflaquettes. Ce n’est pas très Black Metal ça ma bonne dame !
Musicalement par contre, fini la rigolade, ça envoie du lourd, malgré la structure et le style des morceaux qui sont assez atypiques. C’est sûrement ce qui fait le charme de ce groupe, ils ne sont pas comme les autres.
Les morceaux oscillent entre des passages et peu tordus/déstructurés ou le public ne sait pas trop comment réagir à des moments planants de beautés intenses suivies par les solos inspirés de Richard Chowenhill (dit « chemise à fleur »).
La chanteuse/bassiste met la touche finale à ce tableau avec son style agressif et une voix à l’avenant.
J’attendais beaucoup de cette prestation et j’ai eu exactement ce que j’espérais.
Ce groupe est un peu à part dans l’univers Metal et ça fait du bien de sortir des sentiers battu surtout quand c’est fait avec autant de talent.
https://www.youtube.com/watch?v=H3kIEPyJsfk
Persefone
Série de pas chassés sur la gauche pour retourner une fois de plus sous l’Altar (oui j’aime bien me déplacer en pas chassés, ça me rappelle les cours de gym quand j’étais en primaire et les entraînement de mon club de basket plus tard).
Un groupe de la principauté d’Andorre au Hellfest, je ne crois pas me tromper beaucoup en disant que ça n’arrive pas tous les ans. Persefone propose un death progressif plutôt technique (c’est souvent le cas quand il y a « progressif » dans le descriptif d’un groupe).
Malgré cela n’allez pas croire que les titres sont de longue oeuvres interminables. S’ils en ont qui dépassent les 10 minutes la majeur partie sont des morceaux qui oscillent entre 3 et 6 ou 7 minutes. Assez standard donc. Et si vous "rentrez dans leur « trip » vous allez passer un très bon concert. C’est ce qui m’est arrivé : gros son, bonne présence du chanteur, bonnes mélodies, c’est amplement suffisant pour moi.
https://www.youtube.com/watch?v=tM9yvuVuppM
Spectral Wound
Suite de cette formidable journée passée sous le signe du Black Metal dans la Temple, avec Spectral Wound.
Je m’installe devant la scène pour assister à la prestation des canadiens. On ne dira jamais assez de bien de la scène Black canadienne.
Le livret du Hellfest présentait ainsi le groupe « Aussi glacial que le grand froid québecois… », bon je dois avouer qu’avec environ 45° devant les barrières je n’ai pas vraiment senti le « grand froid québecois » !!
Qu’importe, le quintette a livré un show de grande qualité. Une voix bien black d’écorché vif, des titres qui ne retombent jamais en intensité. Les canadiens bénéficiaient d’une plage horaire de 50 minutes, la première de la journée.
Les plage horaires du samedi se repartissant comme suit sous les tentes et sur Warzone/Valley :
4 de 30 minutes,
2 de 40 minutes,
3 de 45minutes,
3 de 50 minutes
6 de 1 heure
En dehors des MS ou les têtes d’affcihes jouent jusqu’à 1h30.
50 minutes étant largement suffisant pour présenter son œuvre, même si j’aurai été partant pour 10 ou 20 minutes de plus tant le concert de Spectral Wound m’a plu.
Vers la fin du concert je recule d’une quinzaine de mètres pour profiter d’une température un peu plus clémente et d’un petit filet d’air qui passait par là. Quand je dis plus clémente c’était quand même largement au-dessus des 36/38°.
https://www.youtube.com/watch?v=zqr52Y2_KcQ
La triplette suivante Peyton Parrish, My Sleeping Karma et Wheel ne m’emballant pas plus que cela et parce qu’avec ces températures il faut savoir un peu s’économiser, je décide de prendre ma seule pause de la journée, pour m’assoir contre une barrière dans le fond de la tente, parce que mine de rien, même si j’ai déjà vu 10 concerts non-stop, il en reste encore 7 à venir avant la fin de la journée et pas des moindres à commencer par une des grosses attentes du week-end :
Grima
Même si les conditions d’une énorme tente comme la Temple, en plein jour, sous plus de 40°, n’étaient pas optimums, le show des russes fut en tout point sublime en dépit d’une double grosse caisse là encore réglé beaucoup trop fort (il me semble que j’ai déjà évoqué le problème !).
Sombre, inquiétant avec leurs tenues et leurs masques, le groupe des frangins Sysoev sait poser les ambiances comme avec la chute de flocons de neige pendant « Enisey » et sa mélodies envoutante. Effet simple mais tellement efficace. Que dire de l’arrivée sur scène du chanteur avec son sceptre, ses avant-bras en branches et toujours son masque en bois sur « Siberian sorrow ».
Grima enfonçant le clou avec « The shrouded in darkness » dont les 4 dernières minutes sont juste exceptionnelles.
Un grand concert des Sibériens, un grand moment du festival.
Petit message aux mecs qui ont trouvé le moyen de slammer pendant un concert de Grima : « Allez bien vous faire cuire le cul !! »
https://www.youtube.com/watch?v=Qnad4-624-I
The Ocean
Du Black sous la temple et une belle série de pointures du Metal progressif sous l’Altar avec Persefone//The Ocean/VOLA et Leprous. Pas mal non ?
Ce sont les allemands qui nous intéressent pour le moment avec une prestation plutôt attendue si l’on en juge par le monde qui avait investi la tente. Au chant, Loïc Rossetti, toujours aussi à l’aise et qui n’a pas perdu de temps puisque dès le 1ᵉʳ morceau il slammait, pour finir debout, porté par le public, tout en continuant à chanter et même à prendre le téléphone d’un spectateur pour faire un petit film souvenir. Pas trop de surprise pour moi, lors de leur prestation de 2019 dans la Valley, c’est vers moi qu’il s’était précipité (j’étais à la barrière) pour se jeter dans le public.
Le post metal progressif de The Ocean a recueilli une belle ovation. C’est mérité, le talent du groupe n’est plus à démontrer que ce soit sur disque ou en live. Une valeur sûre de la scène Metal.
https://www.youtube.com/watch?v=N7JNot_zx4M
Deafheaven
Encore une grosse attente de ma part. La programmation de ce samedi était vraiment faite pour moi.
Les ricains ayant sorti un album pour le moins convaincant, l’attente là encore était grande.
Une nouvelle fois je n’ai pas été déçu, mieux, je place même ce concert parmi les grosses réussites de l’édition 2025.
Les titres sont longs, souvent plus de 7 minutes et ne retombent que très rarement en intensité, et le plus souvent c’est pour repartir encore plus fort.
Le groupe vous embarque dans son Blackgaze, par moment, il suffit juste de fermer les yeux et si vous vous laissez transporter, cela peut vous mener très loin.
C’est ce qui m’est arrivé au fur et à mesure du show. Chaque nouveau titre ajoutant l’impression que j’étais en train d’assister à un super concert.
https://www.youtube.com/watch?v=b7ovZ5puQn4&pp
VOLA
Toujours eu un petit faible pour ce groupe danois, notamment grâce à leurs 2 premiers albums : Inmazes (2015) et Applause of a distant crowd (2018). Il y a un je ne sais quoi de classieux chez cette formation et la voix du chanteur Asger Mygind y est sans doute pour quelque chose.
VOLA à fait ce qu’ils font le mieux, un metal progressif très mélodique, j’ai dit mélodique pas mou, et malgré le fait que les albums que je préfère se soit retrouvés être les parents pauvres (très pauvres même) de leur setlist, le résultat final était amplement satisfaisant à mes yeux (enfin oreilles surtout).
https://www.youtube.com/watch?v=Fx_2LJ0CgoA
C’est donc le cœur léger, youpi youplala, mais les jambes lourdes que je me dirige vers l’antépénultième concert de la journée :
Abbath « Doom Occulta »
3ᵉ participation au Hellfest pour le fantasque Abbath, mais cette fois çi pour une prestation qui reposait entièrement sur des titres de son ancien groupe : Immortal.
D’abord les lights : c’était tout rouge, après c’était tout bleu, après c’était tout blanc, c’est redevenu tout rouge avant de redevenir tout bleu…, le tout avec beaucoup de fumigène et les spots étant bien sûr dirigés vers la gueule des spectateurs, des fois que l’on ait réussi à apercevoir autre chose que des ombres chinoises.
J’avoue que ça me saoule de plus en plus cette manière de procédé.
Pas assez toutefois pour me gâcher le plaisir du concert, parce qu’Abbath qui reprend du Immortal ça envoie du bois. Le set était violent, sans temps mort ni bla bla inutile et le final « The sun no longer rises » + « Stand the fall of time » a achevé tout le monde.
Respect.
https://www.youtube.com/watch?v=h3waOSEm4KI
Russian Circles
Ma 1ʳᵉ et seule incartade de la journée hors des tentes pour assister au show de Russian Circles dans la Valley. J’aurais pu rester et voir Leprous, mais j’avais déjà vu les norvégiens en 2022 et jamais les américains. Ah, oui, ils ne sont pas vraiment russes, contrairement à Grima. Je choisis donc la nouveauté (pour moi).
Le temps de faire le trajet, il y avait déjà énormément de monde dans la Valley, qui avec sa scène sur la gauche quand on arrive est toujours aussi mal foutu. Ça fait 3 ans que ça dure, il va réellement falloir la positionner face à la Warzone, ou au fond quand on arrive pour ceux qui ne situent pas bien le truc.
J’arrive à m’approcher suffisamment pour avoir une vue acceptable, mais pas assez pour prendre une vidéo dans de bonnes conditions, et comme je ne lève jamais mon tél au-dessus de ma tête pour filmer, et bien tant pis, on fera sans le petit souvenir.
Le groupe de Chicago est un trio instrumental, ce qui peut vite devenir casse-gueule comme exercice, certains s’ennuyant assez rapidement quand il n’y a pas de frontman.
Ce n’est pas vraiment mon cas si toutefois le groupe occupe l’espace sonore pour ne pas que l’on sente le vide occasionné par l’absence de chanteur, ce que fait très bien Russian Circle. Même si je ne ferai pas 200km pour les revoir en concert.
La setlist est suffisamment étoffée et variée pour que l’on ne trouve pas le temps trop long.
Blood Fire Death
Un hommage à Quorthon/Bathory par des anciens membres et des pointures de la scène black metal : Gaahl (Gaalh’s Wyrd), Erik Danielson (Watain), Apollyon (Aura Noir) et Grutle (Enslaved) qui se succèdent au chant, on a fait pire comme line-up !
Et le résultat était à la hauteur des espérances, un son satisfaisant, une setlist solide et un public qui semblait être plutôt de connaisseur (du moins dans les premiers rangs, plus loin je ne sais pas).
À noter au quinze/vingtième rang (environ) une personne qui a tenu, pendant tout le concert, au bout d’une tige de 3 mètres de haut, un drapeau représentant l’arc-en-ciel du mouvement LGBT.
Je ne sais pas si c’était pour embêter Faust, le batteur du groupe, emprisonner pour le meurtre d’un gay en 1992 et qui a purgé sa peine de prison, ou pour saluer Gaalh’s, ouvertement homosexuel, et qui a reçu le soutien de Faust quand il a fait son coming out. Les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires (même s’il s’agit de Black Metal).
Situation étrange, mais pas sympa pour ceux qui se trouvaient derrière et qui ont eu une partie de la scène cachée à cause du drapeau. Quel que soit le drapeau, c’est toujours une mauvaise idée d’en brandir un pendant un concert, il ne faut pas être égoïste et penser à ceux à qui vous bouchez la vue (il m’est arrivé la même chose durant le concert de Vola avec une fille qui brandissait un drapeau ukrainien (je crois), juste dans l’axe de la scène.
Parfait comme concert de la fin d’une journée placée sous le signe du black metal.
https://www.youtube.com/watch?v=ewgRjqO6E1o&pp
Dimanche (15 concerts)
Résumé
Un groupe breton ouvrant le dimanche dans la Valley, je me devais d’être présent à fortiori quand ce groupe est Black Bile, et même si je les avais déjà vus à Brest en 1ʳᵉ partie de Céleste en juin 2024. Le problème c’est que les 2 autres groupes jouant au même instant était The Chainsaw Motel et TSAR. Deux groupes eux aussi bretons. C’est moche le Hellfest de me faire un coup pareil !!
Black Bile
Les morbihannais ne disposaient que de 30 minutes pour montrer leur talent. Sachant que leurs morceaux font souvent 7 à 9 minutes, on comprend facilement qu’ils n’avaient pas intérêt à se tromper en établissant leur setlist.
En regardant la liste des festivals auxquels Black Bile a participé depuis août 2024 : Motocultor, Tyrant Fest, Rock In Bourlon, Frozen Fest, Rituel Noir et donc Hellfest on se dit que ce n’est pas ça qui doit leur poser de problèmes.
Le quintette a assuré, dans une Valley plutôt bien remplie si l’on tient compte de l’heure extrêmement matinale pour un 4ᵉ jour d’un festival frappé par la canicule.
Succès mérité pour les lorientais même si un concert en plein soleil avant midi n’est pas ce que l’on peut rêver de mieux pour eux.
https://www.youtube.com/watch?v=6TFr_2Knftc
Calcine
Une chanteuse après une chanteuse avec toutefois un style et un look totalement différent.
Le HxC énervé des parisiens a prouvé son efficacité, provoquant une belle scéance de gymnastique dans le pit, avec 2 dinosaures qui passaient par là, en prime.
25 minutes seulement, mais à fond.
https://www.youtube.com/watch?v=rW5Id1-48hk
Guineapig
Quoi de mieux qu’un concert de grindcore après un de HxC et tout ça avant midi.
Les italiens de Guineapig (Cochon d’Indes, après tout pourquoi pas) on fait le taf avec leur grindcore puissant et pourtant, il m’a manqué un truc pour que le concert décolle vraiment. Je ne saurai dire quoi exactement, peut-être un set trop linéaire, les titres se ressemblant tous un peu. Je les trouve bien plus percutant sur album.
https://www.youtube.com/watch?v=xTEE_r8zqrQ
Gouge Away
Retour dans la Warzone pour le second des 7 shows auxquels je vais assister ce dimanche dans l’antre du punk/HxC.
Encore une frontwoman, Christina, dont le groupe à donner un très bon concert, mélange de HxC, post-hardcore, c’est entraînant, mélodique, la voix et la prestation de la chanteuse sont des atouts indéniables.
À voir et revoir parce que ça passe tout seul et les 30 minutes ont filé bien trop vite. Même si vous ne serez pas sûr de les voir jouer plus longtemps dans une salle.
https://www.youtube.com/watch?v=h_dovHJmkYw
Une Misere
Retraversée du site et retour sous l’Altar pour assister à la prestation d’un groupe islandais qui aurait très bien pu jouer sur une autre scène, leur style étant en adéquation avec la ligne directrice de la « Zone de guerre ».
Un mélange bien vénère de Metal et de HxC qui explose bien la tronche, à l’image du chanteur qui défonce la sienne à coups de micro dans le front (voir vidéo).
Une Misère a mis tout le monde d’accord, tout en puissance. Du Metal, du vrai, du beau, sous une tente très bien rempli.
Une des belles découvertes de cette édition, malgré l’absence de leur bassiste.
https://www.youtube.com/watch?v=DZq6Z86h29o
Pain Of Truth
Retour en Warzone (j’ai pas mal voyagé ce dimanche), et je découvre dans la place un chien gonflable géant qui trône dans le coin gauche de la scène. Il doit bien faire 4 mètres de haut et autant en longueur. Impossible de le louper. Ce clébard est bien sûr celui qui orne la pochette du EP « No Blame…Just Facts » (2020) des américains.
Malgré de gros problèmes techniques du bassiste (voir vidéo) qui se sont répété par intermittences durant deux ou trois chansons, le groupe a envoyé du bon gros HxC « in your face ». Le public ne s’y est pas trompé, le pit étant bien rempli et bien agité malgré le soleil qui tapait fort à ce moment de la journée.
https://www.youtube.com/watch?v=CrlB_5QFMwE&pp=0gcJCccJAYcqIYzv
Parce que se fader 16 concerts de rang un quatrième jour de festival est quand même un peu épuisant, je décide de m’accorder « ma » pause de la journée (oui, je sais, je suis faible).
En fait c’est surtout que la trilogie : Poppy, Prayers et Signs Of The Swarm proposé à ce moment de la journée ne m’inspirait vraiment pas du tout ! Et qu’en plus je commençais à avoir sérieusement faim (il était quand même 14h20) et il me restait 9 concerts à voir, il était temps de reprendre quelques forces.
Guilt Trip
Une fois sustenté, je retourne en Warzone pour un nouveau concert de HxC, le style étant vraiment à l’honneur en ce dimanche avec une programmation très consistante.
Est-ce que Guilt Trip a réussi à mettre le feu à la Warzone ? Oui ! Une bonne partie du devant de scène s’est transformé en un énorme pit avec wall of death, un gros circle pit et un bon paquet de slammeurs.
À 15h30 il y en a quelques-uns qui ont dû prendre une belle suée.
Belle démonstration du groupe anglais, avec une fille à la basse. More women on stage.
https://www.youtube.com/watch?v=CZp7VZF-ZGc
Messa
On passe en Italie, avec Messa et Sara, dont la présence est sans conteste un atout avec son chant doux et aérien. Le groupe propose un doom plutôt planant qui va faire quelques excursions en terre jazzy et un guitariste qui joue en slide le temps d’un titre (voir vidéo).
Beau succès, les italiens ont sûrement gagné des fans durant ces 45 minutes.
Un peu calme pour moi mais je n’avais jamais vu le groupe et en face c’était Gutalax (que j’allais voir au Motocultor) et Lorna Shore en MS, mais venant de la Warzone et retournant à la Warzone j’ai essayé d’optimiser les déplacements pour limiter la fatigue lors de cette journée à 15 concerts.
https://www.youtube.com/watch?v=bZAS9LmK91I
Gorilla Biscuits
Des légendes, pour un de mes derniers concerts dans la Warzone. Le HxC des américains est plutôt « gentil » et mélodique par rapport aux quelques furieux qui se sont succédé sur cette scène au cours de la journée mais contrairement aux autres Gorilla Biscuits a eu l’honneur du fameux « lancer de poireaux », qui a lieu tous les ans devant la scène punk/HxC (je ne sais pas en quelle année cela a réellement débuté ?). C’est sympa, ça ne fait de mal à personne et ça fait marrer tout le monde, y compris les mecs du groupe.
Pas le meilleur concert du week-end mais les mecs sont toujours bien présent et en forme.
https://www.youtube.com/watch?v=i6D2c9nrDG0
Kylesa
Encore une femme sur le devant de la scène avec le groupe suivant : Kylesa mais pas dans le même style que la délicate chanteuse de Messa.
Là ce sont des riffs bien gras, du sludge lourdingue qui vous enfonce plus bas que terre. Les américains se font plutôt rares et leur concert au Hellfest après une pause de plus de 8 entre 2016 et 2024 est une aubaine pour les fans.
Laura Pleasants la guitariste/chanteuse à une grosse présence et son chant apporte énormément par sa rage et sa détermination. À noter qu’à la batterie on retrouve Roy Mayorga (Ministry, Sepultura, Ozzy, Crisis, Jerry Cantrell…).
50 minutes sans concession et un beau retour en terre Clissonaise après 11 ans d’absence.
https://www.youtube.com/watch?v=MMecLbk3Kq4
Refused
Je n’avais pas remis les pieds sur une des Mainstages depuis le concert de The Cult, le vendredi à 18h35.
48 heures plus tard je repointe mes chaussures de randonnée (je n’ai rien trouvé de mieux ni de plus étanche/confortable) sur le parvis pour assister aux adieux de Refused, pour ceux qui comme moi n’auront pas l’occasion de les revoir avant qu’ils arrêtent leur carrière fin 2025.
Problème, venant de la Valley j’ai tout le site à traverser en diagonale le dimanche à 18h40, autant vous dire que pour accéder près de la scène c’est mission impossible… et bien non, je suis arrivé comme une fleur, avant le début du concert, sans bousculer personnes, au 6 ou 7ᵉ rang, j’aurai même pu aller sans soucis au 2 ou 3ᵉ rang devant les barrières mais je n’avais pas envie de déranger les gens devant moi.
Il y avait toujours cette foutue avancée de scène que je déteste par-dessus tout.
L’ambiance a mis un peu de temps à s’installer, du moins à droite de l’avancée de scène puisque que de l’autre côté on ne voyait absolument pas ce qui se passait, mais au bout de 20 minutes cela a commencé à bien bouger, il y avait d’ailleurs pas mal de fans de groupe à l’endroit où je me trouvais.
En résumé un bon set des suédois et un groupe que l’on ne verra hélas plus.
À noter un bel amorti de la poitrine, du micro, de la part du chanteur. Un geste technique que l’on trouve plutôt dans le football et visible sur ma vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=5OXt7WhxG58
Unleashed
Retour dans mon antre (Altar/Temple) pour le death metal d’Unleashed.
J’aurais pu passer plus de temps sous les tentes mais j’avais, un peu plus tôt, choisi Kylesa, que je n’avais jamais vu, à la place des italiens de Fleshgod Apocalypse puisque que j’étais sûr de les revoir au Motocultor. J’aime bien privilégier les groupes que je n’ai jamais vus live même si le style me plaît un peu moins.
Rien d’original dans la prestation du quartette suédois, mais ce qu’ils font, ils le font très bien. C’est carré, efficace en diable (petits doigts de metal), et ils confirment leur statue de valeur sûre du death metal old school.
Une référence avec laquelle on a peu de chance d’être déçu.
https://www.youtube.com/watch?v=L5_Ln2P7izs&pp=0gcJCccJAYcqIYzv
The Kovenant
Que de souvenirs avec ce groupe, d’abord nommé Covenant pour ses 2 premiers albums, dont Nexus Polaris, une des grosses sorties de l’année 1997. Pratiquement 30 ans plus tard ils participent au Hellfest et leur black metal symphonique n’a pas trop vieilli.
J’ai pourtant eu un peu de mal à entrer dans le concert, mais au fur et à mesure les mélodies familières se sont rappelés à mon esprit (fatigué l’esprit). Ils nous ont aussi gratifié du titre « New world order », bien différent de ce que faisait le groupe à ses débuts mais à la mélodie assez imparable (un petit air de Samel version symphonique).
Au final un bon moment avec les norvégiens et un petit retour dans le passé toujours agréable bien que je ne sois pas vraiment nostalgique et partisan du « c’était mieux avant ».
https://www.youtube.com/watch?v=r2TXBTmg7xg
Dethklok
Le set des allemands était formidable musicalement mais vraiment pénible visuellement. Peut-être que la fatigue des 56 concerts que j’avais déjà dans les pattes (les oreilles et les yeux) y sont pour quelque chose, mais j’ai très rapidement trouvé que les images animés derrière les musiciens, que l’on ne voyait qu’en ombre chinoise du début à la fin, devenaient vite insupportables. Et impossible d’y échapper, l’écran derrière eux étant vraiment géant.
Par contre ça joue, vite, fort et très bien, les mecs sont des machines et techniquement c’est parfait.
Impression bizarre donc, vu que j’ai passé un bon pourcentage du concert les yeux fermés, baissés ou avec les rebords de mon chapeau en protection pour cacher au maximum l’écran car c’était un peu comme prendre un stroboscope dans la tronche pendant 60 minutes. Pas tellement agréable.
https://www.youtube.com/watch?v=L-6r74DoMhs&pp=0gcJCccJAYcqIYzv
Knocked Loose
Pour bien faire, en dernier concert d’un Hellfest ont choisi un truc qui va marquer la mémoire, avec si possible une grosse ambiance et vu que ce sont les groupes les plus connus, en général cela fonctionne.
Pour Knocked Loose cela a particulièrement bien fonctionné parce que la Warzone était à feu et à sang (bon j’exagère un peu mais par moment un sacré putain de folie s’est emparée du pit).
Étant situé comme pratiquement toujours un peu à droite de la scène de la Warzone pour diverses raisons pratiques : un peu moins de furieux qu’aux barrières du milieu, pour avoir l’occasion de sortir son tél et faire des vidéos potables et un angle favorable pour pouvoir filmer toute la scène d’un seul tenant sans avoir à balayer de droite à gauche (je me place assez rarement en plein milieu pour cette raison).
Néanmoins, côté droit ou pas, ça bougeait dans tous les sens et les slammeurs débarquaient par vague de 2 ou 3.
Knocked Loose a prouvé sa capacité à tenir une scène et a mérité sa place de tête d’affiche.
https://www.youtube.com/watch?v=NKaAOsqtpFc
Encore une édition bourrée de découvertes, de confirmations, de rares déceptions et de fatigue intense au bout de 4 jours de concert pratiquement non-stop.
That’s all folks !