HF 2022-2 : Reports musicaux et ressentis

Allez Hop ! J’ouvre le Topic Reports pour le Round 2.
A vos claviers !

En direct du train et sur téléphone… Tant que les souvenirs ne sont pas trop flous. Il y aura peut-être des coquilles (et des balises foirées), désolay :smiley:

Jeudi :

Crown +1 : entrée en matière du second weekend agréable.

The Ruins of Beverast 0 : je n’ai pas détesté, je n’ai pas aimé ++, passé un moment sympa mais aucun souvenir impérissable.

Slomosa +1 : stoner sympa, bien accroché à la voix du chanteur même si faiblesse parfois, à voir comment cela évolue !

Zeal & Ardor +2 : beaucoup de monde. Set prenant et enflammé, j’avoue avoir été parfois happée par la prestation d’un des deux choristes (je pense pas avoir besoin de préciser lequel). En fait, je trouve juste très légèrement dommage (…), bien que je comprenne le désir d’extérioriser sa joie, ou sa dévotion au Démon, le nombre de slams en pagaille sur certains morceaux qui ne s’y prêtent franchement carrément pas (Gravedigger’s chant, vraiment ? Meh), voire sur le set entier, en réalité. A titre perso, un concert comme ça, une musique comme celle-là, je les ressens, de tout mon être, en gros. J’intériorise énormément, puis à un moment ça sort mais c’est en chant/cri/applaudissement voire danse mais bref, c’est en moi et pour moi. Le défilé des slameur-ses (sourire aux lèvres, tant mieux si ces personnes profitent à leur manière hein) revenant dans le « pit » m’a parfois complètement sortie de mon état, sans compter que rien à foutre des gens bousculés hein, YOLO on y repart… Donc bon, excellent set, mais être sortie de la « communion » de temps à autres m’a sur le moment fait câbler.

Heilung +2 : placée à la régie pour mieux entendre notamment suite à leur dernier passage (je m’étais retrouvée derrière de joyeux lurons avinés qui avaient passé leur temps à chanter et danser… sur d’autres airs). J’ai bien vu, bien entendu, et je ne suis point déçue ! Et beaucoup de monde sous la Temple… Le folk rameute.

Jerry Cantrell +2 : j’ai eu ma dose de folk pour le journée, et puis Jerry Cantrell quoi. Je m’étais un peu spoilé la setlist en préparant mon RO mais je n’ai pas été déçue bien au contraire. Un bon mélange entre les morceaux récents et les « anciens » AIC qui rallumaient à chaque fois les yeux (et les voix) du public. C’était vraiment un très bon set.

Vendredi :

Neige Morte -1 : groupe que je n’avais pas mis sur le RO (écoute non concluante) mais je me suis levée plus tôt que prévu donc pourquoi pas… Pardon mais je n’ai pas accroché du tout, la cerise sur le gâteau étant le dernier morceau avec un autre chanteur (le « premier »?) qui arrive pleine balle (trop c’est trop) et a un chant moins agréable à mes oreilles que l’autre chanteur, bref. Non.

As A New Revolt +2 : 2 bonhommes, un petit Mac, une batterie et un bon flow et c’est parti… Excellent pour non seulement commencer la journée mais également oublier le set précédent… :whistle: Franchement une bonne énergie qui fout la patate et fait bouger dès le matin c’est un grand oui.

Portrayal of Guilt 0 : pas prévu d’aller les voir après les écoutes « studio », mais comme j’avais un petit créneau à combler j’y suis allée… C’est pas mal, sans casser des briques. J’ai trouvé ça un peu « jeune », je ne saurais dire autrement.

Pour les deux sets suivants on est sur un bon moment passé, mais sans pour autant être marquant.
Okkultokrati +1
Gaerea +1

Blues Pills +1: une de mes rares escapades en mainstage pour voir ce groupe que j’aime beaucoup. Vraiment apprécié la performance, la chanteuse était à fond, avec une putain de voix, sous les éclaircies c’était nickel ça a fait le job.

Pause déjeuner côté Warzone pour mastiquer en cadence le burger végé devant Pogo Car Crash Control. Je les avais vus dans le cadre d’un autre festival il y quelques années, ça a grandi, c’est péchu, vraiment pas mal du tout !

Human Impact +2 : ils avaient l’air heureux d’être là, surtout le frontman, avec le sourire malgré les petits soucis techniques. Un petit set bien sympa, bien vener également, de quoi échauffer les cervicales :smiley:

La pause qui s’impose pour se doucher et se reposer un peu… et on repart avec:

Godflesh +1 : encore 2 bonhommes et une machine mais c’est du lourd, c’est du bon, c’était chouette.

Je reste sous la Valley car pas tentée par les groupes jouant sur cette tranche horaire.

Earth +2 : encore du problème technique sous la Valley (pour les 2 messieurs!)… mais ça n’a pas empêché le groupe de délivrer un très bon concert que j’ai personnellement vraiment aimé. C’est totalement planant, c’est le genre de concert dont je souhaiterais que la durée soit prolongée tellement je suis prise dedans. C’était vraiment bien

Marduk +1: mais que de monde sous le Temple ! Des adorateurs ? Nan… juste des gens souhaitant échapper au déluge, mais bizarrement même malgré la pluie certains ont vite décampé… Bref, déluge dehors et musique pour l’accompagner dedans. C’est carré, propre, fort, je valide.

Nine Inch Nails +2 : je suis certaine que d’autres seront plus prolixes donc je me contenterai d’un « wow <3 ». NIN est un groupe qui a marqué mon adolescence mais que je n’avais jamais encore vu. Le son, les lumières, la voix du sieur Reznor, j’ai tout aimé, et me suis régalée durant cette heure et demi, qui aurait pu durer encore…

Samedi :

La grosse journée en terme de nombre de concerts à voir pour moi sur ce second weekend, j’ai dû faire des choix pour les pauses…

Je ne suis arrivée qu’à la fin du ser des Chants de Nihil et n’ai pu écouter qu’un morceau entier, que j’ai apprécié.

Nero Di Marte +1: la mise en bouche du matin qui fait du bien, on valide.

Autarkh +1 : la batterie me manque tellement sur ce genre de presta… ! C’était tout de même sympa.

Pause écoute passive de Humanity’s Last Breath, pas mal, et le début de Fejd #pouetpouet, du mal avec la voix (déjà sur disque, je n’avais pas prévu de les voir même en live) donc courage fuyons et allons nous placer pour Hällas.

Hällas +2 : 0 objectivité (en même temps, qui en fait réellement preuve lors d’un report, en dehors des professionnel-les hein), j’adore ce groupe, déjà vu en live à plusieurs reprises. C’est toujours un régal, j’aime beaucoup la voix particulière de Tommy Alexandersson, un peu moins les envolées lyriques parfois foireuses mais je lui pardonne ]:smiley: Le groupe donne, on reçoit, on renvoie, et le concert est déjà fini oui c’est bien trop court, merde.

Déplacement de dernière minute de Conjurer que je voulais voir, pour finalement que le groupe se retrouve face à Converge. Merdum, tant pis… Direction la bonne douche avant de revenir requinquée pour…

Slift +1: mais ouii. Bon gros son comme je l’aime.

Pause graille, il faut bien tenir!

Villagers of Ioaninna City +1 : là encore ça fait plaisir aux oreilles, un bon set.

Touché Amoré +2 : seule vraie visite de la Warzone sur les deux éditions, pas ma scène de prédilection, mais je ne voulais pas rater cette presta. C’était vraiment prenant, touchant, Jeremy Bolm donnant tout ce qu’il a, tout en ayant le sourire à chaque moment de répit, bref j’ai été touchée, amore (#badumtss)

Monkey3 +2 : on repart pour un voyage loin de tout, et loin du temps… Un grand oui, et ça aurait pu durer des heures…

Myrkur +1 : alors qu’on a encore quelques soucis techniques en vue… la Temple fait décidément « salle comble » dès qu’on balance du pagan/folk/pouetpouet… Néanmoins cette petite pause nature et douceur offerte par Myrkur fait du bien.

Kadavar +2 : comme pour Hällas, 0 objectivité. J’adore ce groupe, et chacun de leurs concerts auxquels j’ai pu assister était excellent. Ils sont énergiques, en place, généreux dans leur performance… Bref c’est un grand oui, ils ont fait bouger la Valley, pour la partie épargnée par la boue !

Converge +2 : malgré les quelques problèmes de son (notamment lorsqu’il y a plusieurs chanteurs… toujours une voix plus faible que l’autre), c’était beau, et fort.

Dimanche :

Début de journée sans groupe sélectionné à aller voir, sortie d’un débardeur « finisher » → let’s go to the Merch ! J’ai tout de même entendu de loin ce qui sortait des mainstages… bon, en ce qui me concerne ça peut y rester ]:D, c’est pas mon truc.

Nytt Land +1 : ah bah ça faisait longtemps ! On repart pour un peu de folk ah ah c’est qu’il faut la piqûre quotidienne maintenant qu’on est habitué-es à en avoir sous la Temple… plutôt sympathique, mais je dois dire que je préfère l’écoute studio…

Year of no light +2 : première baffe de la journée. Je ne peux pas décrire avec les mots le ressenti lors de ce concert et de celui qui suit, c’est juste une grosse claque dans la poire, et ça m’a « envahie », point barre.

RLHT vs Hangman’s Chair +2 : j’avais fait l’impasse sur Hangman’s Chair le jeudi car déjà vus, et je savais que je n’allais pas rater ce set-là. Je suis restée à la barrière, me suis placée plus vers le centre que d’habitude afin de mieux appréhender le son… j’ai bien fait! J’ai trouvé ce dernier excellent (de la faiblesse parfois toujours avec l’alternance au chant, mais c’était vite réglé), et je m’en suis pris plein les oreilles, les yeux et le corps (coucou le massage intégral grâce aux basses). Je suis sortie de cette trop courte performance complètement sonnée, et quelque peu vidée. C’était assez spécial comme sensation mais c’était une putain de claque et parmi l’un des meilleurs moments jamais passés au Hellfest pour ma part depuis que je viens.

Midnight +2 : bon bah c’est pas tout mais faut redescendre madame… je suis entrée sonnée sous la Temple et GG à Midnight qui m’a balancé un autre type de claque, on est plutôt dans la mandale dans la trogne pour bien réveiller :smiley: Black’n’roll ultra efficace, groupe très énergique, bonne ambiance sous la Temple, bref un très bon moment.

Ufomammut +2 : c’est-à-dire qu’on change encore complément de style mais YOLO, je suis adepte du changement en ce sens, et de la musique délivrée par le groupe. Encore un très bon moment, je suis « partie » à plusieurs reprises, totalement emportée.

Cult of Fire +1: deux salles, deux ambiances… 2 tentes, 4 ambiances enchaînées! Déjà merci l’encens, ça a permis de couvrir l’odeur de pisse légèrement prenante, rien que pour ça c’est +1. Mais trève de plaisanterie, Cult of Fire est l’un des groupes dont j’apprécie énormément les disques, et je n’avais jamais pu les voir avant donc j’étais aux anges. L’ambiance et le décor particuliers attirent toujours bien entendu, donc la Temple était à nouveau bien garnie, ça fait plaisir. Après, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose… sans doute est-ce dû aux conditions dans lesquelles la performance a eu lieu (plein jour + festival). Donc j’ai aimé, oui, mais pas au point d’être entièrement transportée…

Ah, si on mangeait ? C’est parti, pendant Thou que je n’ai entendu que de loin du coup. Puis direction les mainstages, ou plutôt quelque part par là mais plus loin parce qu’il y a un peu de monde, je sais pas pourquoi… bref. Je n’ai jamais été emballée par Avatar, mais ayant réécouté leurs albums avant le festival et ayant lu les bons retours de leurs lives je me suis dit pourquoi pas… bon. J’ai tenu un morceau, j’ai trouvé le son dégueulasse de là où je me trouvais, et la musique en elle-même ne m’emballait vraiment pas. Essayé mais pas approuvé donc.

La pause douche quotidienne, le repos avant de repartir.

Je ne reviens que pour les derniers morceaux de Pentagram, cela avait l’air énorme, tant pis ! J’ai pu profiter d’un tout petit bout du concert.

Mercyful Fate +1 : j’ai joint l’utile à l’agréable. Je commençais à me les geler un peu et me suis donc dit, tiens, pourquoi pas voir le King puisque jamais vu Mercyful Fate et bien apprécié sur disque? Bingo ! C’était un bon show, très visuel bien sûr, mais franchement agréable, avec un bon son (c’est dingue qu’il faille le préciser désormais), bonne ambiance.

Orange Goblin +2 : lorsque je me dirige vers la Valley après Mercyful Fate, elle est loin d’être remplie. Cela a finalement dû se faire par la suite, vu l’ambiance, mais je ne voyais pas, j’étais devant ah ah Quelle ambiance, et quelle générosité « générale », j’ai jamais autant crié sur un concert, ni applaudi ni rien, je crois qu’au début c’était pour compenser un peu cette Valley trop vide à mon goût pour ce groupe, mais quel pied durant le set. Ca bouge, ça saute, ça circle pite (balek du néologisme), ça chante, c’était vraiment un très très bon moment !

J’avais au départ prévu de voir les derniers morceaux des Mets après une partie de Triptykon et puis… Bah finalement ce ne sera aucun morceau. Non seulement je n’ai même pas eu envie de tenter, trop de monde (j’ai été passablement agacée la journée par certains comportements, je crois que j’aurais fini devenir méchante), mais en plus j’ai été happée (et happy) par le set suivant.

Triptykon +1: c’est donc sous une Temple presque vide que je me dirige, et je ne crois pas qu’il y ait eu beaucoup plus de monde pendant le set… on se serait cru un dimanche matin sous n’importe quelle tente lors d’une édition précédente… bref j’ai eu un petit pincement au coeur pour le groupe en voyant ça, heureusement les présents ont donné de la voix (ou du cri). Bon, mention spéciale à la demoiselle qui a tapé un…slam (WTF). Sur Triptykon. Ok. Cela a fait sourire les gars de la sécu qui se demandaient aussi ce qu’elle foutait là. Bref. Revenons à la musique, on a eu notamment droit à du très vieux, et expérimental! Mais c’était un très bon set pour clôturer cette édition particulière, sur le plan musical bien entendu (coucou feu d’artifice). Mais encore une fois c’est fort dommage de voir une Temple si vide.

De très bonnes prestations sur ce second weekend, avec néanmoins toujours des soucis de son, dommage. Et une ambiance/atmosphère différentes du premier weekend également, je trouve. Peut-être est-ce dû à la fatigue, ou peut-être que le bouchon a bien été poussé trop loin par certains individus…

Et c’est parti pour les reports concerts du deuxième week-end :

Jeudi :

PHIL CAMPBELL & THE BASTARDS SONS : Toujours un plaisir de revoir Phil sur scène entouré des fistons. C’est sans surprise, et parfait pour démarrer la journée. En plus, on est d’accord pour dire que Phil, c’est la vrai tête d’affiche du week-end. Ben oui, c’est le seul à jouer sans personne en face, même Metallica n’a pas eu droit à pareille faveur. Deux bémols cependant : Pour moi, leur vrai terrain de jeu, c’est quand même les scènes moins monumentales ; Et pour un set très court ils se sont un peu trop appuyé sur les classiques de Motorhead alors qu’ils ont largement de quoi trouver 40 minutes dans leur propre répertoire.

THUNDER : Pas grand-chose à dire, agréable mais sans plus.

THE LAST INTERNATIONALE : Première grosse attente du week-end, j’avais complétement craqué sur une captation live de je-ne-sais-plus-où, où le groupe en mode Power Trio envoyait un rock sans fioriture, avec une chanteuse/bassiste assez fascinante. Dès leur entrée sur scène, première surprise en voyant la basse assurée par un autre musicien, et la chanteuse dont le look (oui finalement ça compte un peu) et l’attitude très pop tranchaient complétement avec le propos. Enfin, au bout de 3 chansons elle s’arme enfin de sa jolie basse bleue pour LE bon moment du set, mais je suis parti juste après, voyant mon enthousiasme retomber comme un soufflé. Dommage, vraiment dommage.

SLOMOSA et LOWRIDER : Pourquoi faire un même report pour les 2 groupes ? Tout simplement parce que je n’ai plus de souvenir précis de ces sets, mais qu’il s’agissait de solides prestations ; de celles, efficaces et faisant passer d’excellents moments, qui font partie de ce que la Valley peut offrir de meilleur.

SÒLSTAFIR : Après une prestation unique (stratosphérique ?) sous cette même tente en 2018, qu’allaient nous réserver nos cow-boys préférés ? Et bien, cette année, ambiance très différente, avec une set-list plus axée sur l’énergie que sur le voyage introspectif. Le groupe sait créer une très belle osmose avec le public. Un concert magnifique, mais un poil en dessous de celui de 2018.

SCORPIONS : Vu une seule fois à Lyon au début des années 90, le choix de retourner les voir tenait autant de la nostalgie que de la curiosité de voir ce qu’ils sont devenus. Déjà ils ont tous 30 ans de plus, ce qui commence à faire beaucoup, mais cela permet également de faire plein de tournées d’adieu, c’est l’avantage. Ensuite, ils ont bien simplifié leur production par rapport à celle de Lyon, mais ceci est peut-être un effet festival. Enfin, et bien… C’est quand même pas mal ! La voix est toujours là, le groupe s’amuse bien, et Mickey Dee a bien donné le coup de jeune nécessaire. Des tubes à la pelle, des nouveaux titres qui passent très bien (excellent dernier album), un Wind Of Change aux couleurs de l’Ukraine, et au final un très bon moment, sans surprise bien sûr mais vraiment sympa. Mention spéciale à l’hommage à Lemmy avec Phil et Mickey, leur speech et la petite vidéo derrière étaient très émouvants. Lemmy is not dead !

Vendredi :

SONS OF O FLAHERTY : Mesdames et messieurs, nous sommes réunis aujourd’hui pour parler du cas de la famille O’Flaherty. Doivent-ils oui ou non passer dans la classe supérieure, avec un meilleur horaire et un plus long temps d’expression ? La réponse est clairement OUI ! Bravo les bretons, c’était excellent, félicitation du jury et obtention haut la main du diplôme.

THE BABOON SHOW : Ultra-festif, une front-woman comment dire… expressive, et donc un excellent moment de fun. Je recommande, en club ça doit être assez terrible.

CRISIX : Concert totalement improbable. Il faut dire que jouer du thrash sans batteur c’est pas simple. Celui-ci étant aux abonnés CANAL COVID +, il a été remplacé au pied levé par le batteur de Tagada (2 titres) et celui de Gama Bomb. Entre les deux, le bassiste est allé derrière les futs, la basse étant alors assurée par le chanteur. Bref c’était le bordel… Mais force et honneur les gars pour ne pas avoir lâché. Sinon, thrash classique et ultra efficace.

STÖNER : Oliveri et Bjork sur une même scène, un met de choix pour tout amateur de stoner qui se respecte. Un menu aux petits oignons, ne manquait que la voix de Garcia comme cerise sur le gâteau sablé. Par contre, très peu d’interaction avec le public, qui semblait pourtant ne demander que ça. Très bien.

DANKO JONES : Retour sur les mainstage pour du bon gros rock. Et vous savez quoi ? C’était du bon gros rock. Bonne énergie, bonnes vibrations, c’était vraiment chouette.

A.A. WILLIAMS : Je me demande encore comment ce concert s’est retrouvé dans ma sélection. 2 titres et direction ailleurs. Lent, mou, pas intéressant, pas pour moi, erreur de casting, plus gros fail de ces 2 week-ends, bref vous avez compris.

CELKILT : Un groupe français remplaçant de la dernière heure, ce n’est franchement pas le genre à remplir la Warzone, surtout sur cet horaire. Typiquement le genre de concert ou tu viens 30 secondes avant le début et t’es quand même aux crash-barrière. Hop ! Hop ! Hop ! Tout doux… c’est une Warzone ultra-blindax et en folie qui accueille le groupe. Quelle surprise, moi qui n’en n’avait jamais entendu parler. Et c’est parti pour une grande fête celtique, à base de cornemuses et de kilt porté comme la tradition l’exige. Un super moment, une super ambiance, une super prestation. Super !

MILLENCOLIN : Beaucoup moins de monde que pour Celkilt, pour une bonne prestation. Rien d’exceptionnel cependant. Bien, sans plus.

ALICE COOPER : N’ayant jamais vu l’Alice Circus, et la pluie ayant bien nettoyé devant les MS, je me suis dit : Allez, c’est l’occasion ou jamais. Bien m’en a pris. Je me suis retrouvé entouré d’un petit groupe de fans bien sympa, et je me suis laissé prendre au jeu. Une scénographie à l’ancienne à base de carton-pâte, une théâtralité grand-guignolesque de bon aloi, une musique efficace, c’est tout bon. De toute façon, si ça marche depuis si longtemps, c’est que c’est bien fait non ? Et voir l’ami Vincent se faire décapiter, franchement c’est drôle. J’imagine que pour les habitués c’est la routine, mais que voulez-vous, le plaisir de la découverte, c’est unique non ?

Samedi :

DIRTY HONEY : Très joli logo. Pour une prestation de début de journée, dans un style Classic Hard Rock, c’est de bonne facture, ça passe tout seul.

DÄTCHA MANDALA : Une belle présence sur scène. Le trio vit bien sa musique, et transmet son plaisir au public. Donc bon concert.

MARTYRDÖD : Le problème avec le Crust, c’est que j’ai l’impression d’entendre le même morceau du début à la fin. Le peu de temps de jeu accordé, si c’est souvent un défaut quand on apprécie le concert, devient là un avantage. 40 minutes, c’est largement suffisant. Mais c’est 40 minutes intenses, avec un chanteur dont j’ai du mal à définir le style : C’est pas un chant clair, c’est pas un chant growlé, c’est pas un chant hurlé, et c’est assez rauque. Un moment plaisant, en marge de mes canons habituels.

AYRON JONES : Quelle surprise de voir du rock-blues programmé au Hellfest. Après Martyrdöd, on passe d’un extrême à l’autre. Une très belle prestation pleine de feeling et de groove.

HÄLLAS : Un bon moment de stoner suédois. Le petit plus, ce sont ces jolies capes noires, qui font ressembler leurs porteurs, aux choix selon l’angle de vue, soit à des corbeaux, soit à des chauves-souris.

MYLES KENNEDY AND COMPANY : (Gros clash avec les Rumjacks). J’ai adoré toutes ses prestations auxquelles j’ai assisté, que ce soit avec Slash ou avec Alter Bridge. Là, dans un registre plus calme, c’est moins ma came, bien qu’il reste un p****n de chanteur. Et pour le coup, magnifique réinterprétation de World On Fire à la guitare « bayou » (je ne connais pas le vrai nom, c’est la guitare qu’on voit souvent dans le blues, genre John Lee Hooker)

AIRBOURNE : Est-ce que un mauvais concert d’Airbourne ça existe ?

GUNS N’ ROSES : Est-ce que un mauvais concert des Guns N’ Roses ça existe ?
Bon, allons-y de notre petit avis. C’était pour ma part mon 3ème concert des GN’R, avec à chaque fois un avis plutôt mitigé, en tout cas sans la fougue qui fait basculer l’esprit dans un autre univers. Cette fois-ci, on fait l’effort pour être bien placé et on espère…
Espoir au 2/3 réalisé. Duff et Slash font le boulot, mais Rose… Tellement peu en voix que j’ai eu du mal à le reconnaitre au début. Puis d’une qualité très inégale, allant du correct à limite dérangeant. Il n’est clairement plus capable de monter dans les aigus, c’était pourtant ce qui faisait sa force. L’envie est encore là bien sûr, mais est-ce suffisant ? Tellement moins bon qu’en 2017 au Stade de France (où on n’était clairement pas bien placé).
Donc pour conclure : Oui bien sûr un bon concert des Guns N’ Roses ça existe. Mais pour moi ça reste encore un peu une licorne, je dirais un mix entre le SDF et le Hellfest. Un concert en deux temps, voilà qui est original.

Dimanche : Finisher peut-être, mais l’overdose est proche.

MOLYBARON : Bonne petite entrée en matière. A revoir à l’occasion dans une petite salle.

CLOWNS : Clowns, ça déboite ! Un chanteur en folie de la première à la dernière seconde, des musiciens qui ne sont pas en reste, ça part dans tous les sens, c’était nawak ! Comme y avait très peu de monde, j’ai vraiment pu apprécier la proximité avec le groupe. Au Top !

THE ATOMIC BITCHWAX : Bonne prestation, mais un peu en deçà de ce que j’attendais

BOKASSA : Bof, ça ne m’a pas trop intéressé.

ALIEN WEAPONRY : Pareil que pour Bokassa, je les ai trouvé totalement perdus sur cette grande scène.

ANGELUS APATRIDA : Alors là je suis oui ! Ultra énergique, prenant bien le public à la gorge, et, contrairement à Alien Weaponery, occupant bien toute la scène y compris l’avancée, une magistrale leçon de thrash, comme celui-ci devrait toujours être.

HEADCHARGER : Bonne prestation pour un groupe que j’apprécie beaucoup.

Il est 15h35, soit plus de 7 (Sept !) heures avant le concert de Metallica, et c’est là où j’ai compris que ça allait (vraiment) être tendu devant les MS. Je vais donc chroniquer pour la première fois de ma vie un concert que je n’ai pas vu :

METALLICA : Le prix à payer pour les voir dans de bonnes conditions était trop cher pour nous en termes de temps d’attente, de foule et de tension grandissante à supporter. Après avoir fait une tentative pendant 2 heures, et réalisant qu’il restait encore 5 heures, nous avons lâché l’histoire et nous sommes sortis des MS. Dommage pour Avatar et surtout BLS, mais trop c’est trop. Tant pis, ce sera pour une autre fois dans de meilleures conditions.
Metallica : Clairement, de toute ma vie, c’est le meilleur concert que je n’ai pas vu.

COMEBACK KID et ORANGE GOBLIN : L’overdose est là, on est plus trop dans le coup, bref c’est la loose. Donc deux mots pour finir : Comeback Kid à revoir, j’ai trouvé ça pas mal et très énergique ; Et mention spéciale à Orange Goblin, qui a fait le boulot dans une Valley quasi déserte.

Rideau !

Oui, comme au Hellfest 2015 où ils ont joué sans son pendant les 10 premières minutes du set. C’est ce qui m’avait fait lâcher l’affaire. Je tiens à préciser que cette année j’ai apprécié la dernière demi - heure que j’ai vu avant Nightwish.

Exact, mais pour le coup, ce n’était pas la faute du groupe, et ils avaient largement rattrapé le coup par la suite.

Salut !

Mon 2ème WE n’a commencé que le vendredi à 23h, faute de pouvoir me libérer avant.

Je vais essayer de faire bref car il y a beaucoup à lire en ce moment, même si personnellement je me régale avec les longs reports déjà publiés.

Vendredi

[color=#0022ff]NINE INCH NAILS[/color] : un groupe que je connais assez peu. Je serais curieux de connaître l’avis des fans et de ceux qui les ont déjà vus en concert, et en particulier de Poulain. A ma grande surprise, en passant par la MS2 et entre des rangs clairsemés (l’averse ?), j’étais bien placé devant la scène. J’ai passé un bon, voire un très bon moment, mais il y avait toujours un morceau qui me sortait du concert parce que a) plus lent b) moins à mon goût. Par contre, Head like a hole m’a gratté le cerveau à un endroit qui n’avait jamais été gratté. En me demandant pourquoi, je me suis dit que c’est peut-être parce que ce morceau était au point d’intersection parfait entre une tuerie qui se danse et une tuerie qui se headbangue.

Un petit tour sympa du côté de [color=#7dadff]ENSLAVED[/color] pour les 2 derniers morceaux, et je finis (déjà) par [color=#961400]DECAPITATED[/color] sous l’Altar. Un style de musique que je n’écoute jamais et pourtant un très bon moment : en choisissant de me focaliser parfois sur le travail d’un seul instrument (souvent la batterie, d’ailleurs, que j’ai trouvée complexe et intéressante - mais j’avoue que je n’y connais rien) j’ai réussi à bien « partir » par moments.

Samedi

[color=#6a097d]UNTITLED WITH DRUMS[/color] : bien à Fourvière en 1ère partie des Deftones, très bien sous la Valley car toujours aussi planant mais bien plus puissant.

[color=#7dadff]LES CHANTS DE NIHIL[/color] : un bon concert de black, agressif et mélodieux.

[color=#961400]NERO DI MARTE[/color] : bien, mais un tout petit peu déçu car j’avais bien aimé au casque à la maison.

[color=#7dadff]AUTARKH[/color] : le contraire ! Impossible à écouter à la maison, bien la pêche sous la Temple, pour les 4 morceaux où je suis resté.

[color=#7dadff]FEJD[/color] : impeccable pour une petite sieste réparatrice allongé en bordure de la Temple.

[color=#6a097d]HÄLLAS[/color] : 1ère fois que je les vois devant un « grand » public après 2 concerts en « petite » salle. La puissance du son m’a permis de mesurer qu’ils ont certainement l’étoffe et le style d’un futur grand groupe, et le guitariste lead en particulier, avec son look de barde heavy.

[color=#0022ff]GARY CLARK JR.[/color] : vu à la place de Conjurer, décalé. Je ne vois pas en quoi cela correspond à la programmation d’un festival de musique extrême mais après tout, ZZ Top et Lynyrd Skynyrd non plus, et ce sont pourtant de grands plaisirs. Un bon moment.

[color=#0022ff]ELUVEITIE[/color] : j’avais bien aimé au Sylak, là je suis parti au bout de 2 ou 3 morceaux. Impression de fake ! J’avais souvent les yeux rivés sur la chanteuse principale, et je me suis vite convaincu qu’il n’y avait pas un seul de ses gestes, de ses déplacements et de ses regards qui n’étaient pas le résultat d’une leçon soigneusement récitée à l’identique concert après concert. Besoin de spontanéité, de sincérité. Je suis donc allé sous la Valley revoir…

[color=#6a097d]SLIFT[/color] : … et c’est la 3ème fois cette année. Pas aussi dément qu’à Anvers (où le son était aussi clair que puissant) mais un bon moment.

La déception Eluveitie me convainc de ne pas aller voir Epica (même si ce n’est pas le même style. Je n’ai donc toujours pas franchi le Rubicon, Iko :wink: ) et je retourne voir [color=#6a097d]VILLAGERS OF IONNINA CITY[/color] : un peu en-deçà par rapport au Desertfest. Les nombreux passages midtempo ne m’ont pas permis de lâcher les chevaux. Plus agréable à la maison, en ce qui me concerne.

Un petit passage par la Warzone pour 4 morceaux de [color=#7c8505]TOUCHE AMORE[/color] (pas fan du chant crié), puis [color=#961400]DRACONIAN[/color] à la barrière : un bon moment, avec les 2 chanteuses (l’actuelle et l’ancienne qui sera aussi la future) sur la scène. Le contraste entre le chant masculin death et le chant féminin m’a foutu les poils sur une chanson, Pale tortured blue, très ying, très yang et très sexuelle pour moi, mais je n’ai pas pu me délester de cette impression d’être parfois à la limite du… kitsch (en tout cas de ma définition du kitsch).

Coup de fatigue ? Je renonce à aller voir Discharge sous la Warzone pour aller écouter les sombres folkesanges de [color=#7dadff]MYRKUR[/color] sous la Temple. Un bon moment malgré quelques problèmes techniques, et un peu de douceur au coeur de cette journée.

[color=#961400]CONVICTION[/color] : les remplaçants de My Dying Bride m’ont offert mon meilleur concert de la journée, lourd, long, puissant ! J’ai trouvé que les parties chantées étaient plus réussies que sur l’album. Quel beau groupe, et dommage que le public eût été si clairsemé !

[color=#0022ff]GUNS N’ ROSES[/color] : pour 5 ou 6 morceaux au milieu du set. Je me souviens avoir pensé que Axl Rose avait dû déclaré forfait et être remplacé par un autre chanteur, puis de m’être dit que le remplaçant était probablement Daffy Duck. Je suis content de les avoir vus en 2017 à Werchter pour un concert qui était excellent de bout en bout.

Anecdote : je m’étais positionné dans une flaque de boue lisse et d’un pourpre psychédélique, et j’ai remarqué que le type avec qui j’étais épaule contre épaule n’arrêtait pas de se tourner vers moi et de me jeter des regards nerveux. Il ressemblait vaguement à un Léo Ferré très carencé en fer et sortant de prison (un Léo déferré ?) ou au croisement entre un oiseau décharné et un vieux chat stressé. Au bout d’un moment je me suis dit qu’il me disait quelque chose, ce type… J’ai donc regardé les Guns à côté de Bobby Liebling de Pentagram. J’ai eu l’impression qu’il n’était pas tout seul dans sa tête - avec moi nous étions probablement dix-huit.

[color=#6a097d]CONVERGE : BLOODMOON[/color] pour terminer la journée, près de la barrière. Bon concert pour moi, mais pas la grosse claque que j’espérais. Je dois avouer que j’aime bien l’album mais que je ne suis pas un fan transi. J’aurais aimé mieux entendre la voix de Chelsea Wolfe. Jacob Bannon est fascinant à observer. Est-il toujours comme ça ? Très beau dernier morceau, Blood moon, puis petit laïus essentiel de Mme Loupe sur le thème de My body, my choice. Aucun droit n’est acquis.

PS Je t’ai bien cherché, TBC, avant et après le concert, sans te trouver.

En résumé, un samedi sympa mais pas inoubliable, contrairement à la journée de dimanche qui sera…

Je vais paraphraser Valhalla Tsoin-tsoin : ce concert était une tuerie !
C’était mon 14ième de NIN et dans mon classement cardiaque, il atteint la deuxième place. La moitié de la setlist était issue de ses disques les plus « metal », à savoir le chef d’oeuvre The Downward Spiral et l’EP Broken, composé dans les 90’s qui est sa meilleure période selon moi. Il a donc joué essentiellement des grands classiques et des titres bien bourrins si on ajoute en plus Burn (extrait de la BO de Tueurs Nés) et Letting You (le plus noise de l’album The Slip) - ce qui était loin d’être couru d’avance au regard de ses derniers shows. Pour ma part, c’était la première fois que j’entendais Mr Self Destruct en live (le titre qui a ouvert le concert et qui ouvre TDS) et j’ai encore eu le droit à Last, mon titre studio préféré qui n’est hélas pas aussi efficace en live et qu’il joue d’ailleurs assez peu. En exclusivité mondiale, il a aussi joué pour la première fois cette chanson composée en duo avec Health, qui n’est pas folichonne mais qui marque le coup + il a changé de veste par rapport à toutes les autres dates de la tournée, au profit d’un look plus rock’n’roll tel qu’on a pu le voir dans la dernière saison de Twin Peaks. Bref, il a fait du fan service en délivrant ce qu’on attendait de lui, ce qui n’est pas dans ses habitudes, et je m’en réjouit !!! :smiley:

Merci Poulain.

J’ai oublié de dire que j’ai beaucoup aimé la captation live en noir et blanc sales et saturés, qui collaient parfaitement avec la musique.

Mon second week-end aura été assez compliqué : je n’avais pas bien récupéré en raison d’une crève qui se préparait gentiment dans mon corps, le mercredi sur la route j’ai compris que ce deuxième hellfest serait très difficile. Ce n’était finalement pas le Covid mais une vilaine grosse bronchite-like qui aura culminé vendredi avec un 39,3° de fièvre (le HF1 et sa Valley sauna n’y est sans doute pas pour rien, le tout avec un soupçon de miasme récupéré à la crèche de ma fille je suppose…) J’ai malgré tout réussi à faire le week-end à peu près en entier.
Je remercie tout de même ma condition de malade de m’avoir fait découvrir que je pouvais passer un excellent week-end avec très peu d’alcool et un historique cashless essentiellement composé de café. Du coup le budget de Hellfest sera bien entamé, ne comptez pas sur de grosses TA l’an prochain.

Jeudi : Meilleur groupe sans conteste, Doliprane, je suis allé les voir 5 fois dans la journée et j’en suis chaque fois ressorti en pleine forme ! Merci à eux, ils m’ont permis de voir les autres groupes dans de bonnes conditions.

  • Lili Refrain : loupée au Roadburn je n’aurais manqué sa prestation pour rien au monde. J’ai adoré cette proposition très maîtrisée et pleine d’influences notamment le morceaux phare du dernier album, Travelers qui démarre par un thème synthé à la Goblin et se termine par un chant dans le style d’Anna von Hauswolff, on a des notes de tribal et aussi un soupçon de Dead can dance. L’artiste réussi à rendre les choses très visuelles. Le seul reproche qu’on peut adresser à ce type de dispositif à base de boucles (propres au one man/woman band) c’est que, forcément, c’est répétitif dans les rythmiques.
  • J’ai ensuite fait un détour par Crown auquel je n’ai vraiment pas accroché. Ruins of Beverast : malgré un son un peu crade qui empêchait de distinguer toutes les nappes sonores, ils ont réussi à me garder sur place, il y avait un truc assez envoûtant.
  • Slomosa : à la barrière avec tous les Lords galvanisés par le guitariste qui arborait nos couleurs, j’ai forcément vécu un concert ultra-vitaminé, bien-sûr qu’on ne revivra jamais la folie du Desertfest mais Slomosa c’est toujours une grosse dose de joie.
  • Slope : super punchy, j’ai dû quitter le concert avant la fin pour ma pause doliprane, mais les deux-tiers / trois-quart vus étaient percutants et assez dansants.
  • Lowrider : très gros concert, même si ce n’est pas mon genre de prédilection, y avait rien à redire.
  • Sòlstafir : sur album c’est vraiment pas un groupe qui m’accroche, mais j’avoue que sur ce set ils m’ont embarqué, il y a beaucoup d’émotion qui se dégage de leur musique en live. Si j’ai l’occasion de les revoir en pleine possession de mes moyens ce sera avec plaisir pour confirmer cette belle impression (je ne les avais jamais vus auparavant)
  • Hangman’s Chair : ah je les adore sur album et en live…BOUUUUUUUM…ah bah non pas cette fois, son pourri je me casse après le premier morceau. Je les ai vus deux fois et c’était parfait avec un son ciselé et tranchant, là j’ai de suite repensé à Marty dans Retour vers le futur, j’avais jamais reçu un blast aussi déséquilibré de basses depuis Oranssi Pazuzu sur ce même festival. C’était désagréable et annonciateur des problèmes récurrents de balances (surtout grosse caisse) de ce second week-end. Je suis donc allé me placer sur Heilung (et valait mieux)
  • Heilung : troisième fois que je les voyais, dans une Temple pleine à craquer, comme d’habitude j’ai totalement lâché prise et je suis parti en transe. Je regrette le probable playback des guerriers (on les entend à capella sans micro et le morceau suivant leur voix est décuplée sans qu’aucun micro ne soit décelable). Ça n’enlève rien à la prestation huilée, par contre je pense que ce type de « concept » va commencer à perdre de son aura, je suis pas sûr de retourner les voir une 4ème fois sans réelle évolution.
  • Wardruna : La grande claque du jour et un de mes plus beaux concerts du week-end. Jamais vus, je connaissais très peu leur musique, j’avais juste une vague idée de musique médiévale plus raffinée qu’Heilung. J’ai trouvé leurs compositions stratosphériques, des voix de toute beauté, une immense profondeur musicale et probablement la plus belle mise en scène et en image de la mainstage à laquelle j’aie pu assister. C’était absolument classieux de A à Z.

Vendredi : alors c’est simple je suis arrivé en retard car fatigué et je suis reparti tôt pour mesurer mes 39 de fièvre et dormir 12h. Heureusement c’était la journée qui m’intéressait le moins.
Portrayal of Guilt : un des groupes que j’attendais impatiemment, et au même titre qu’un Gatecreeper, j’ai pris une belle claque, du moins une demi claque car j’ai manqué la première moitié. J’aime beaucoup toute cette jeune école américaine que j’espère voir encore plus présente dans le futur (Undeath et Chat Pile notamment)
Okkultokrati : assez déçu, j’attendais mieux.
Youth Code : c’était ma mini-tête d’affiche personnelle du jour tant je me suis chauffé à blanc sur leurs albums et le live au Saint-Vitus. Bon. Ce fut compliqué : il pleuvait, ils étaient sur la mainstage en plein jour alors que leur prestation est bien mieux adapté à une petite salle, le vent a probablement conduit la régie son à pousser à mort les basses écrasant du même coup tout le reste des sons qui sortaient des platines, enfin ils n’ont pas interprété leur meilleur morceau « the dust of fallen Rome ». Mais Sara a mis toute son énergie, sa voix était d’une puissance incroyable face à des éléments contraires. Bon concert mais pas au bon moment et pas au bon endroit.
Health : bonne surprise pour ce groupe assez emblématique, j’ai pas surkiffé mais j’ai beaucoup apprécié et puis Sara Taylor est venu faire un split musclé sur le final. Bien
Ensuite je me suis effondré, je ne voulais qu’une chose du silence et dormir…ce que j’ai fait pendant 12h.

Samedi La fièvre est tombée et me voilà (presque) refait
J’arrive sur la fin des Chants de Nihil, pas assez pour juger la prestation du groupe, suffisamment pour voir que les nazis sont de sortie, plusieurs patchs plus ou moins larges de KPN. Qu’ils crèvent d’une mort lente et douloureuse.
Nero di Marte : intrigué par cette formation, le live n’a pas été fabuleux à l’exception d’un Sysiphos final très bon. C’est assez technique et complexe, en live ça ne souffre pas le moindre brouillon sur la gestion du son. Là c’était pas parfait.
Autarkh : autre formation estampillée Roadburn, vraiment pas emballé. Là encore des balances moyennes et surtout un chanteur par destination dont la voix sans relief dessert le projet. En instrumental pur je pense que le groupe gagnerait en qualité.
Humanity’s last breath : dans un premier temps j’avais suivi mes camarades sur My own private alaska, mais d’une part passé le premier morceau j’ai trouvé ça assez factice (dispositif attention émotion qui ne me piège absolument pas) et d’autre part j’avais en tête les accusations portées à l’encontre du chanteur, ne sachant pas s’il avait quitté cette formation, je ne me sentais pas à l’aise. Je suis donc parti. Bien m’en a pris car la prestation d’Humanity’s last breath était canon. Je vais jeter une oreille aux albums.
Hällas : j’ai adoré, entre le look et les sonorités, il y avait quelque chose de so eighties, un côté « le prisonnier »…un style indéfinissable, je me suis régalé.
Xibalba : par dépit suite au déplacement de Conjurer (que je ne verrai pas puisqu’ils ont atterri en face de Converge…mauvais pioche) je suis allé en warzone. Belle consolation, Xibalba c’est énorme, une pluie de béton armé qui vous tombe dessus.
Arcturus : « on se risque sur le bizarre ? ». Je ne sais pas si le contenu de la bouteille du chanteur avait goût de pomme mais j’ai vécu un concert « à part », ni bon ni mauvais, j’ai pensé à Bandits, bandits en les voyant…c’est foutraque.
Villagers of Ioannina city : confirmation de la bonne impression éprouvée au Desertfest, c’est un groupe très intéressant et l’utilisation des instruments à vent apporte beaucoup même si malheureusement il fallait bien tendre l’oreille.
Igorrr : quand y a clash on fait des choix, là j’ai choisi Igorrr, déjà vus deux fois, contre Touché Amoré. Mauvais choix. Je passe sur le quart d’heure de retard et sur la temple pleine à craquer. Enfin non cet état de fait dit quelque chose : j’ai découvert Igorrr grâce au « Jeannette » de Dumont (que je considère comme le plus grand réalisateur français actuel), c’était un ovni, un truc jamais vu ou entendu. Désormais, 5 ans plus tard, Igorrr est une institution, un groupe qu’on doit avoir vu et qui fait « le club », la nouvelle chanteuse chante merveilleusement bien…trop bien ? La voix de Laure le Prunenec était plus rocailleuse, plus fragile aussi. La magie s’est envolée pour moi, j’ai écouté attentivement, rien à redire sur la qualité du concert, c’est impeccable mais ça m’a traversé sans que j’aie jamais la moindre envie de bouger. Adieu Igorrr, c’était quand même bien sympa.
Monkey3 : « Quelque chose s’est levé qui ne retombera pas ! », Ségolène l’a rêvé, Monkey3 l’a fait. J’attends par contre encore la navette qui me ramènera sur terre. Énorme.
Myrkur : moment suspendu où le public s’est étonnement bien tenu, quelques sonorités de Kulning qui vous transpercent, beaucoup de douceur et de mélancolie. C’est pas chichiteux. Malheureusement c’est avant tout à voir en salle car nous avons entendu tout le long l’écho des MS puis les balances de l’altar. Mais très très belle surprise.
Conviction : fallait la tenir cette Altar pleine de vide, fallait avoir du cran pour remplacer My Dying Bride au pied levé. Ils l’ont fait, c’était vachement bien. Bravo les gars.
Converge : Bloodmoon : le concert que j’attendais le plus de ce week-end et sans doute des deux week-end réunis. Pas totalement emballé par l’album, totalement chaviré par les lives de Wretched world, j’attendais à la barrière un peu anxieux. Alors évacuons de suite le négatif : comment peut-on passer une heure à régler les balances et au final ne pas s’apercevoir pendant les deux tiers du concert que la voix de Chelsea Wolfe n’est pas au niveau sonore nécessaire ? (il paraît que c’était pire derrière, mes potes m’ont dit qu’ils ne l’entendaient pas du tout). Quel gâchis. Aux barrières je l’ai entendue tout le long mais le début fut vraiment compliqué. Pour le reste…concert extraordinaire, qui a reçu le label « larmichette », le final sur Wretched World et Blood Moon c’était d’une puissance, non de non.

Un samedi donc bien employé : 12 concerts

Dimanche : retour de la fatigue mais on s’accroche.
20 seconds falling man : très bonne entrée en matière, j’ai beaucoup aimé.
Sordide : j’ai pas compris ce qui s’est passé, sur album j’avais souvenir d’un truc incisif et en live c’était d’un mou, aucune patate, aucun tranchant. Ils semblaient totalement ailleurs. Grosse déception. Ça s’est ressenti sous la tente.
The Atomic Bitchwax : rien à redire sur les musiciens, ils mettent de la joie et de la folie, mais j’ai le sentiment d’avoir entendu ces rythmes et sonorités cent fois. Ça fait le job on est dans ce bar du grand ouest américain où des motards viennent casser des queues de billard sur la tête des routiers, tout ça dans la joie.
Nytt Land : l’escroquerie du jour, le Heilung du clodo. J’étais pourtant motivé, et quand j’ai vu qu’ils étaient que deux, ça ma paru bizarrement en décalage de mes souvenirs d’écoute (je me souvenais d’un clip avec plusieurs musiciens et plusieurs instruments). Et là la chanteuse a tapé sur son tambourin un pauvre coup et comme par magie un orchestre entier s’est réveillé, elle a continué comme ça à taper avec nonchalance en binaire en ternaire, on s’en balek parce que la bande son playback fait ce qu’elle veut…parce que le secret de Nytt land se cache à côté du monsieur assis, derrière un drap élégamment dressé, sous la forme je suppose d’une console et d’un pc ou mac qui balance la sauce. De toute façon le morceau entendu était sans intérêt, bye bye.
Year of no light : mais pourquoi 30 mins ? Pourquoi ? C’est un crime, j’exige une heure ! Génial
Blood Incantation : encore un groupe qui marque le renouveau du Death, c’était génial malgré une guitare un peu juste et une Altar honteusement clairsemée (c’est quelque chose que j’évoquerai si je fais un bilan sur le fest).
Incendiary : très bon hardcore, politiquement engagé comme souvent sur la warzone, j’ai aimé alors que je ne suis pas un immense fan de hardcore.
Ufommamut : Quand j’avais vu Sunn O))) j’avais pensé à la musique du big bang, Ufomammut c’est un peu la seconde d’après quand la création apprend un peu à swinguer, j’avais jamais écouté une supernova, c’est chouette. Bien meilleur que leur concert de 2017.
THOU : ma tête d’affiche du jour. Donc barrière. Je les adore et j’adore encore plus le fait que mes copains barbus de la valley s’émeuvent de leurs moues boudeuses. J’ai pété le reste de mes cervicales, ils confirment tout le bien que j’en pensais depuis le Roadburn. Meilleur concert du dimanche.
Eyehategod : encore jamais vus, c’était chouette, décalé, à part et trèèèss puissant.
Napalm Death : il était temps de corriger un truc dans ma biographie : comment peut-on connaître par coeur les paroles de Suffer the Children, avoir acheté à peu près tous leurs albums, avoir porté leurs t-shirts et ne les avoir jamais vus en live ??? Comme ce concert m’a fait du bien, par son délire, par son énergie et par ses engagement.
Mercyful Fate : le temps de quelques morceaux pour constater qu’au profit de la foule massée à attendre Metallica, la circulation près des tentes était ce qu’elle devrait toujours être, fluide, respirante. Mercyful Fate a envoyé du lourd, pas ma came mais je dois reconnaître que le morceau de show auquel j’ai assisté le temps d’un quart d’heure était impressionnant.
Carcass : je me rends compte que je connais par coeur seulement deux albums : Descanting the insalubrious et Heartwork, donc quand ils entament Incarnated Solvent abuse et This Mortal Coil je suis en extase, même si comme en 2019 je trouve le son très crade (un peu mieux qu’en 2019), mais arrivés à la moitié ou un plus du concert, j’ai pas compris : peut-être la peur de perdre le public, mais Walker s’est pris pour Ozzy et a activé le mode clapping (ma fille de deux ans apprend la même chose à la crèche) « et tu tapes tapes tapes c’est ta façon d’aimer »…et quand les spectateurs arrêtaient il les arranguait « faut pas que ça s’arrête »…mais on est où là ?? Carcass is the new Alestorm ? Je me suis barré. NB : par principe je ne clappe jamais, même sous la menace d’une arme, je ne clappe pas, ok ? Je hais le clapping et je hais encore plus les gens qui clappent parce qu’ils voient les autres le faire ? (j’ai vu la fin d’Orange Goblin, quel naze, j’ai encore fait un mauvais choix, c’était une valley en feu)
Triptykon : Vu la seconde moitié, j’ai trouvé ça interminable et d’un mou. Mais j’étais extrêmement fatigué, c’est pas un état qui leur rend honneur. Et ils avaient un gros truc à affronter en face. La temple était naturellement moitié déserte.

Et Metallica ? J’aurais aimé, vraiment, d’autant que les échos sont bons. Mais le prix à payer (Sabaton) et compte tenu de mon état général, c’était trop.

Bilan de week-end éprouvant : 34 concerts a priori complets ou quasi (et 31 ou 32 sur le premier week-end), soit 66 sur les deux fests, avec ce vendredi amputé qui en aurait largement ajouté 6 ou 7. C’est quand même un bon gros gâvage.
Meilleurs concerts : Converge Bloodmoon, Thou, Wardruna et Monkey3 (Portrayal aurait figuré en bonne place si j’avais pu y assister sur toute sa durée)

J’ai fait très peu attention aux écrans, j’étais devant et j’avais pas assez de recul. Je les ai juste aperçu 2x :stuck_out_tongue:
Alors ça reste dans l’esprit de sa dernière tournée américaine de 2018 baptisée Cold and Black and Infinite Tour. Trent avait aussi donné son accord à certains festivals pour les laisser diffuser publiquement la captation du concert mais seulement en N&B. Puis des fans ont aussi pondu des DVDs live en N&B, comme [url=https://www.youtube.com/watch?v=wg2v5vjz_H8]ICI.

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Mon HF2 a aussi commencé sur le tard suite à divers retard d’installation.

vendredi

Arrivé sur site un peu avant 17h donc je vais au plus près pour [color=#2e1fff]A.A. Williams[/color] déja vu lors de ce fameux concert du Trianon de fin 2019 en premiere partie de cult of luna. J’ai trouvé la qualité du son plutôt inégale ce qui l’a un peu gâché le plaisir de les retrouver…
Du coup direction les MS pour voire la fin du set des improbables [color=#c812ff]Dragonforce[/color] et même si j’écoute tres peu de power métal j’ai su apprécier le show et le professionalisme du groupe - plutôt un bon moment donc. Derrière on enchaine avec [color=#ff0a33]Killing Joke[/color] en étant pas loin du stage et même si j’ai eu du mal à reconnaitres certains morceaux j’ai trouvé la set list bien choisie et bien punchy donc tres bonne surprise pour moi qui les avait jamais vu avant. Derriere il s’est mis serieusement à dracher donc direction le metal corner où on a passé un moment à manger, boire et discuter avec plein de gens en recherche d’abri (bref ça fait aussi parti des moments sympa du HF). Petite éclaircie ? vite allons voire Al Jourgensen et la fin du set de [color=#0fa7ff]Ministry [/color] avec un Al jourgensen qui avait l’air plus en forme que ce que je pensais (dommage donc). Derriere ça se gate de nouveaux mais pas grave ce sera [color=#45040d]Marduk [/color](vu deja 5 fois) au lieu de Alice Cooper: jamais vu une temple aussi pleine alors qu’on a droit a un set particulierement brutal à base de 99% de blast beat et sans morceaux mid-tempo plus dancefloor à la « blonde beast ». Bref ça s’est bien passé mais je me demande si c’est le cas pour tout le monde sous la tente ]:smiley: . Alleluia, la pluie se tarie pile le temps de se placer assez facilement devant la MS1 pour [color=#1a5199]NIN [/color] qui, faut pas se mentir, etait la principale raison de mon choix du HF2 au detriment du prmeier. Deja degouté d’avoir raté Health plus tôt, j’etais tres heureux de les voir pour le duo tant attendu sur « Isnt everyone ». Le reste du show etait comme prévu super, tres pro, avec set list de festival tres efficace, plein d’emotion et avec un light show à la hauteur du reste. Bref j’espere plus me louper pour leur prochaines passage en France. Derriere j’ecoute les 5 prmeieres minutes de Megadeth mais autant rester sur une excellente note donc direction dodo.

Samedi

bon à la base je voulais pas specialement venir ce jour là car c’est typiquement le samedi ou ça passe du vieux punks dans la WZ du pagan pouet pouet dans la temple et des trucs psyche-hippie dans la Valley…mais bon, on est sur place ou pas trop loin et au moins ya l’apéro fofo de 12h15 pour donner une raison de se lever juste après la pluie du matin. J’ai trainé devant les MS avant de me poser à la Valley pour le set tres prenant et super efficace du trio Toulousain de [color=#12b839]Slift [/color] et ses parpaings sonores. Gros kiff. Derrriere ça enchaine avec un bout de [color=#5e563f]Arcturus[/color] mais j’ai du mal avec le style et la voix pendant plus de 15 minutes suivit d’un bout de Miles Kennedy avant d’essayer de se placer pour[color=#ebff66] Airbourne [/color] : la droite de la MS1 me rappelait la ligne 13 un lundi matin donc gros tour pour se poser devant la MS2 - un peu fatigué et coup de chaud donc j’ai moyennement apprécié le set qui est plus ou moin un copier/coller de ce qu’ils font depuis 5 ans. je me suis rappelé alors que j’aurais pu aller voire Touché Amoré :rolleyes: une fois dans le « pit » de la MS2 je suis resté histoire de pouvoir regarder [color=#ff8cf4]NightWish[/color] de près et même si j’ecoute peu de sympho j’ai un petit faible pour ce groupe donc autant en profiter vu que j’irais surement pas les voir à Bercy. Le son était plutot bien de là ou j’etais, je connaissais la moitiée des morceaux, Floor avait l’air en forme. bref ça aurait été top si ce n’est pour les slammeurs qui arrivaient de partout (j’ai rien contre les slammeurs mais j’en ai compté uen dizaine sur les 2dernieres minutes de ghost love score alors que j’attendais ce morceau en particulier). Bref set fini, decalage de 10/15 m sur la doite et je retrouve pas mal pour les [color=#ff52f9]Guns[/color] donc autant en profiter. ca commence pas mal et plus le set progresse plus je me dit que 1)Duff devrait chanter sur tout les morceaux et 2) Axl est devenu un chanteur de karoké incapable de tenir les aigus (notamment quand ya rien pour le rattraper comme dans november rain). Apres ya quand meme pas mal de longeurs et de passages inutiles. bref j’ai pas eu droit à mon paradise city et j’ai décanillé pendant Knokin on heaven doors… Pile à temps pour refaire le tour et pouvoir apprécier le super concert de [color=#13185e]Converge [/color]avec chelsea wolf qui aura plus que rattrapé ma journée.

Dimanche

c’etait un peu ma journée classique HF avec pas mal de valley sous poudrée de passages à la WZ et incursions vers la Temple.

ça demarre fort avec [color=#8682ff]Year of no light[/color] qui ont joué 30 petites intenses minutes de post metal épique de leur dernier Album Consolamentum et notammement le superbe Aletheia. Ca enchaine avec du thrash old school au combien efficace de [color=#d6580f]Angelus Apatrida[/color], grosse énergie, rien à jeter. Derriere on rejoint la foule pour le concert de [color=#3e523b] RLHT vs Hangman Chair[/color] : c’est plutot bien fait comme crossover mais jamais été emballé par les gimmicks de hangman chair donc ça me laisse un peu de froid et je me tire sur la temple un peu plus tot que prévu pour voire du sale personifié par le power trio cagoulé connu sous le nom de Midnight. C’est pas original et plutot pas tres serieux pour un sous mais ce croisement entre motohead et Venom ecrase tout ce qu’il peut. bref content de les avoir vu meme si je sais si je retenterais l’experience. Le contraste avec [color=#194a1b]UFOMMAMMUT[/color] derriere est assez saisissant tellement la lourdeur pachidermique de ces derniers te scotche par terre (c’est bien comme ça que j’ai passsé la moitié du set , à même le sol à 180 degres). Je pense qu’ils ont du jouer 4 morceaux mais je suis meme pas sur tellement j’etais ailleurs. On prend l’air et on va se detendre dans le pit de la WZ pour [color=#355669]Terror[/color] : excellent son, super energie qui me fait regretter de pas etre venu plus tot dans la journée voire incendiary par exemple. Bon derriere j’ai écouté le sludge de [color=#a19a62]Thou[/color] de plus loin mais besoin de souffler donc repos et rafraichissement histoire d’etre en forme pour … [color=#463363]MGLA[/color] , vu ya un tout juste un mois à Paris, je partais pas en terrain inconnu mais je suis toujours impressioné par la maitrise et professionalisme du groupe, la virtuosité du batteur dans ses changements de rythme, le côté hypnotique de certains morceaux. Le son etait globalement correct et j’ai pu me passer de bouchon. Flemme d’aller voire Pentagram donc ça va manger dans une WZ qui commençait à se vider serieusement et on attaque l’avant dernier concert avec [color=#6bb5ff]COMEBACK KID[/color]. Un chouia plus mélo que Terror, CBK delivre quand même son lot de breakdown et gros riff pour ambiancer le pit. J’ai fini comme 95% des gens devant [color=#ff63bc]Metallica[/color] et j’ai pas grand chose d’interessant à écrire à part que j’ai aimé la set list (merci pour Seek and Destroy), j’etais bien sûr mal placé (maisbalek), le son etait tres moyen au fond a gauche coté MS2 (un peu meilleur cote MS1), certains morceaux comme harvester of sorrow donnent l’impression d’avoir été joué plus lentement et que j’aurais surement du aller voire le gobelin orange pour garder un meilleur souvenir de Metallica.

me manque peut etre un ou 2 groupes mais flemme de relire. a++

Tiens.
Tu parles du groupe ou de quelques gus dans le public pour les patchs KPN ?
Je les avais vu en première partie de RLHT à Nantes cet automne, j’avais été assez gêné par leur prestation, avec les mecs du groupe qui arborent de gros brassards rouges.
Je m’étais renseigné un peu sur le groupe par la suite, je n’avais rien trouvé de probant, et je ne pense pas que RLHT aurait accepté de tourner avec un groupe pareil parce que je ne pense pas qu’ils soient dans ce délire là, mais bon…

Hellfest Week-end II : Après la canicule, le déluge.

JEUDI

Craignant un joyeux bordel pour accéder au site j’arrive vers 12:00 sur le parking ouest et constate qu’en fait, l’impressionnante queue pour la navette avance vite. 5 blondes au camping blanc plus tard, j’entre pour la première fois depuis 7 ans, dans un site silencieux (ou presque). L’occasion de voir des groupes qui portent leur propre tee-shirt sur scène.

[color=#bfbfbf]PHIL CAMPBELL AND THE BASTARD SONS +1 [/color]: Le concert sonne tout comme Motorhead et fini par une reprise d’Ace Of Spades. Dans un moment de poésie suspendu une coccinelle vient se poser sur le ventre dénudée d’une pote avant qu’elle ne se lance dans le (moins) poétique premier Wall of death de ce 2sd week-end. Le guitariste laisse planer le doute sur ses convictions religieuses puisque la croix chrétienne qu’il porte autour du coup se balance contre la sangle de sa guitare orné d’un savoureux « Welsh wanker ». Le chanteur utilise les entre chansons pour placer les indispensables : « come on motherfuckers », « Fuck yeah » et autres « Crazy out there » . Les hostilités sont lancés pour ces 4 jours sous le patronage de Lemmy et c’est très bien comme ça.

[color=#0078e0]LILI REFRAIN +0[/color] : Un nouvel OVNI comme seules Temple et Valley savent nous en proposer. La chanteuse aux long cheveux bruns est habillée de noir et son visage est barrée d’un bandeau de maquillage rouge carmin : l’hommage à Jeanne Mas me parait évident. Sur la scène sont disposée en demi cercle une guitare, une basse, un tambour et un synthétiseur mais la chanteuse / performeuse sera seule sur scène. Du coup les morceaux se construisent en direct via une loop station, instrument par instrument. C’est long et la 2e chanson fini après plus de 30min. Rajouter à cela des soucis techniques et le show ne prendra jamais son envol.

[color=#9c722a]LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL +1[/color] avec un nom pareil et des chansons en anglais vous ne serez pas surpris par leurs origines : ils sont alsaciens. La scénographie est particulièrement travaillée puisque sur scène l’écran diffuse des plans aériens de forêts, de montagnes et même de station spatiale à faire pâlir d’envie les travellings néozélandais de Peter Jackson. On a aussi droit à de gros plans sur le bleu profond des yeux d’un acteur pour illustrer un gros stoner agrémenté de plusieurs titres franchement pêchus. Le chanteur réclame d’ailleurs un circle pit sous la valley à un public qui ne se fait pas prier. Le concert ne m’a pas laissé un souvenir marquant et je ne suis pas le seul puisqu’il y avait dans le public plus d’arrivées et de départs que sur l’A6 un week-end d’août.

[color=#9c722a]SLOMOSA +3[/color] : Au départ j’avais un doute. UFO passe sur la main stage, allais-je regretter de ne pas reprendre en choeur « Doctor, doctor, please. Oh, the mess I’m in »? Alors que la pluie commence à tomber, mon doute s’évapore. La configuration adoptée sur scène est étrange avec un chanteur p’ti bonhomme replet aux cheveux rasés qui s’est placé sur un côté de la scène pour la partager avec la bassiste qui regarde le public en mode cousin machin, derrière ses cheveux donc. Derrière moi un spectateur vapote allègrement. Une odeur de caramel va donc accompagner ce concert de stoner. Il y a chez ce jeune groupe aux chaussettes blanches à bandes quelque chose d’attendrissant dans les fringues mal assortis, la voix manquant de puissance du chanteur et la simplicité des arrangements. Il n’empêche que je suis complètement pris dans le concert et lorsque le chanteur lance : « Let’s go crazy », ça se met à pogoter devant moi et que je les rejoigne joyeusement. Décidément aujourd’hui, la Valley perd sa convenance.

[color=#0078e0]ZEAL & ARDOR +3[/color] Je les attendais de pied ferme suite à leur découverte surprise en 2018. A croire la densité de la Temple j’étais pas le seul. J’étais pas non plus le seul aspiré dans le vortex du mosh pit. C’était un énorme bordel d’odeur âcre et de sueur partagée et le chanteur semblait lui-même impressionné par les acclamations qui coupaient chacune de ses prises de paroles. C’était n’imp’ et de la part du responsable des vigiles aussi car ce portrait craché d’un acteur dont je n’arrive pas à me souvenir du nom de nous chauffer en réclamant d’autres slam. La vague qui suit à tôt fait de le calmer. A un moment je suis surpris par un tapotement sur l’épaule annonçant un énième slammeur. V’la t’y pas que c’est un pote perdu dans la matinée ! Le Hellfest est plein de ces petites surprises. Pour Zeal & Ardor ce n’en était pas vraiment une, ce qui ne m’a pas empêché d’être bluffé.

[color=#0078e0]SOLSTAFIR +4[/color] : Leur concert de 2018 reste le plus marquant que j’ai jamais vécu et je dois avouer que cette année la setlist n’était pas aussi bonne (comment peuvent-ils se passer de l’intensité d’un Kold ?). Il n’empêche que leur son composé de couches qui s’ajoutent et se superposent dans des crescendos interminables est unique et provoque chez moi des effets physiques tout aussi inédits (« FMJ » !). Mais puisqu’un concert c’est très subjectif je dois avouer qu’arrivé à son terme j’entends mon voisin lui aussi fraichement sorti de transe demander à son pote ce qu’il en a pensé : « c’était sympa ». Bon, on peut dire ça en sortant d’un Courtepaille ou après un épisode de BigBangTheory mais un concert de Solstafir non. Le qualificatif est trop neutre, trop inapproprié et ne peux se comprendre que par la qualité première du metalleux: il est courtois. Trop pour livrer le fond de sa pensée que je vous détaille ici « ben c’était long, y connaissent que 5 chansons ? Nan parce qu’ils ont joué une heure quand même, pis pourquoi les chansons c’est 5 fois le même mouvement ? Y connaissent pas d’autres accords ? Moi je me suis bien fait chier pendant que tu te balançais les yeux fermés comme un demeuré ».

[color=#bfbfbf]SCORPION +3[/color] : Après avoir rejoint ma femme près de la sono, je suis frappé en découvrant Klaus Meine : il a pris un sacré coup de vieux depuis 2015, la peau est parcheminée et ses déplacements rigides. Heureusement la voix semble préservée (à mon oreille profane). Le show reste agréable malgré le besoin de repos du chanteur qui oblige à saucissonner le concert par des morceaux instrumentaux toutes les 3 chansons. Pas l’idéal mais vu son âge on lui pardonne, comme la technique consistant à nous faire chanter l’aigu de « Send me an Angel ». Le final est particulièrement réussi avec un enchainement de tubes imparables dont la bonne idée du couplet tout neuf ajouté à Wind of Change en l’honneur de l’Ukraine et dont les paroles sont affichées sur les écrans géants. L’intro de I’m Still loving you commence à résonner : j’ai ma femme dans mes bras mais ce n’est pas à un(e) amoureu(se) que cette chanson s’adresse ce soir. Il suffit de voir ce frêle bonhomme de 74 ans donner tout ce qu’il a encore dans le bide avec de grands sourire pour se dire que ce qui le fait encore se lever, se bouger, celui à qui est destiné le morceau : c’est le public. Ce soir encore il lui a bien rendu

En clôture, le nouveau batteur de Scorpion (et ancien de Motorhead) Mikkey Dee a expliqué aller déposer une partie des cendres de Lemmy aux pieds de sa nouvelle statue avant un hommage diapositives / musique un poil longuet. Il était accompagné de Phil Campbell (ancien guitariste de Motorhead) pour ceux qui suivent c’est lui qui a ouvert ce matin le second week-end. La boucle est bouclée et l’orga au top comme d’hab.

[color=#bfbfbf]WARDRUNA +0[/color] C’est complètement ma came mais je n’en avais pas avec moi pour tenir et étais trop défoncé physiquement pour apprécier.

VENDREDI

[color=#bfbfbf]CRISIX +2[/color] Le show commence par un moment d’intimité. Les membres du groupe sont enlacés en cercle en coulisse… mais tout de même devant 20 000 personnes (j’ai compté) grâce à une caméra indiscrète. Le moment est tendre et on pourrait presque les croire intimidés. Au vu de ce qu’ils ont l’habitude d’envoyer, on en doute. Et à raison puisqu’ils déboulent et matraquent sévère immédiatement, battant le record du circle pit le plus rapide du week-end. Le chanteur prend ensuite la parole pour nous expliquer que leur batteur a le COVID et qu’il a donc fallu être inventif. Le concert devient en effet rapidement un putain de jeu de chaise musicale puisqu’à la batterie se succède le batteur de Tagada Jones puis de Magma Bomb, avant que le bassiste ne s’y mette (remettant son propre instrument au chanteur). C’est un peu du n’importe quoi (un mec avec un costume slipknotien de The Mask vient même faire quelques pirouettes sur scène) mais leur « ultra trash » assume son nom et sa violence. On a même droit à une reprise d’Antisocial se concluant par « Merci beaucoup fuck you ! » Le prix de la rime improbable du week-est end pour le trasheux.

[color=#0a6300]DIRTY FONZY +0[/color] : Pas franchement mon style. Les chansons ont des constructions très répétitives en plus d’être ponctuées par d’innombrables « hoho », « come on », « get ready » ou « let’s go » à reprendre en chœur. La pluie qui nous aguichait peureusement se décide finalement à nous faire du rentre-dedans et le chanteur se risque à un discours sur « la France profonde où on se fait chier » mais de laquelle « on peut se sortir si on se bouge le cul » on a connu discours kepon moins à droite. En tout cas le groupe prend un plaisir visible à être là et malgré la pluie déjà présente, la fosse continue de l’invoquer dans une danse continue.

[color=#bfbfbf]BLUES PILLS +1[/color] : Le concert n’a pas débuté et Elin Larsson en bottes blanches et combinaison rouge « ABBAienne » semble partager notre impatience en venant faire de petits coucou à la (petite) foule amassée devant la MS 2. Le concert débute par de grands sourires et puisqu’on est entre nous : y’a pas que le sourire hein ? alors les hommes sont ravis, les féministes aussi car le set commence par « Proud woman » et au final tout le monde est content jusqu’à la DDE puisque guitariste et bassiste font des plots très convaincants. La chanteuse porte le groupe sur ses épaules avec sa voix rauque (ce qui est très technique faut le noter) et on ne voit pas passer le concert.

[color=#bfbfbf]DANKO JONES +2[/color] Un groupe taillé pour la MainStage (comprendre rock qui tache avec refrain entraînant) et un chanteur qui réalise le tour de force de combiner rage et mélodie. Comme son rock, la prestation est honnête, tellement que Danko nous avoue qu’il ne se souvient pas quelle est la prochaine chanson. Heureusement que la setlist est scotchée au sol et qu’elle nous offre une reprise en choeur de « Oh baby, you’re my little rock’n roll », il m’en fallait pas plus.

[color=#9c722a]A.A. WILLIAMS +3[/color] : Nous arrivons bien hydratée « dans la valley hoho » dans le même état d’esprit que cette vanne pourrie et il nous faut allumer l’accessoire standard des concerts dans cette tente pour rentrer dans le concert. Les tee-shirts Solstafir autour de nous me confirment que je suis en terrain ami et notre patience est récompensée car l’intensité croit jusqu’à un final sur Melt qui sera ni plus ni moins qu’un des plus beaux moments du festival. Vous noterez qu’un spectateur moins attentionné aurait tenté le « le titre Melt nous fait fondre », je vous l’épargne

[color=#0078e0]IHSAHN +0[/color] : c’est toujours dans un état second que nous nous dirigeons chez nos voisins de la Temple où on me propose un troc pas très légal. Concernant le concert et alors que je m’envolais sur A.A Williams, ici c’est plutôt en spectateur perché, à l’écart que j’assiste au show. Au chanteur qui nous demande « Should we go in heavier ? » une copine répond avec la classe qui la caractérise : « T’as pas commencé à taper dedans mon grand », et il faut admettre qu’on sera jamais emporté par l’expérience. La faute aussi à une seconde partie de concert absolument improbable dans laquelle un mec tournant visiblement à la coke déboule juste devant nous pour nous offrir un show de air-guitare / air-batterie / air-chant / air-on-sait-pas-trop-quoi avec une intensité irrésistible. Il se crée rapidement un espace privé de 2M² (on est sous la Temple même à 18:00 c’est pas un problème) et gesticule dans tous les sens nous offrant un énorme fou rire complètement antagonique au concert en cours. Mec, si tu lis ces lignes, merci

Le concert s’achève sur un pipi aux pissotieres. Je me tourne vers mon voisin pour lui glisser : « j’espère qu’il pleut ». C’était bien de la bruine (même si les bretons savent que la bruine c’est pas vraiment pleuvoir) et je décide d’en profiter pour faire une « mini sieste » au camping.

LA PLUIE +0 : Un concert « musique du monde » très confort, allongé, au sec et avec petits gâteaux à portée de main. Le son est d’une richesse et d’une variété indescriptible à l’oreille tout en étant un poil répétitif. L’ensemble des spectateurs présents s’accorde néanmoins sur un constat : c’était trop long.

[color=#9c722a]THE BLOODY BEETROOTS +2[/color] : A mon retour du camping je suis passablement navré de ne pas m’être réveillé à temps pour NIN et éberlué de la transformation du site en 4 heures. Les barbes sont trempés et la gadoue maculent les chaussures (et vice et versa). Et en plus, pas de bol je me dirige vers la seule tente non bitumée. La prestation est sans surprise et ne convaincra pas les métalleux que l’électro « c’est du boum boum répétitif » ni que ce groupe a grand chose à foutre au Hellfest. Le DJ a l’honnêteté de ne pas rester derrière ses platines prétendre faire des arrangements et réalise la même choré à chaque crescendo : un grand saut jambes écartées sur la scène depuis sa table de mixage. Notre cabri fou est visiblement inspirant puisqu’une festivalière près de moi entre subitement en régression et commence à « danser » en multipliant des montées / descentes de genoux qui envoient de la boue partout. Un espace vide se crée rapidement autour d’elle mais ma sympathie à son égard s’accroit sensiblement lorsqu’elle va faire chier un mec qui, tout juste arrivé, initie un live du concert avec son téléphone. Le mec ne renonce qu’après quelques minutes, vaincu par la stérilité de sa recherche de popularité, son application lui indiquant " 2 " en nombre d’internautes connectés au live. Il me permet aussi de renforcer ma théorie sur le fait que les utilisateurs de téléphone en concert sont en fait ceux qui se font chier car il fini par… regarder le cours de ses actions en bourse ! Il se casse finalement et je rentre enfin dans le concert à l’image d’une Valley qui fini survoltée.

SAMEDI

[color=#0a6300]THE RUMJACKS +2[/color] : Nous retournons au Hellfest marécage chaussé de sacs plastiques mais l’orga a déversé des tonnes de copaux et le site s’est réhabilité aussi vite qu’il est parti en live (haha). Au vu de la foule (à nouveau) présente sur la Warzone on se dit qu’il est moins facile d’écouter les Rumjacks au Hellfest que dans n’importe quel Pub irlandais dont ils partagent invariablement la playlist avec les Dropkick et les Flogging Molly. Peu de surprise ou de suspense dans ce concert aussi énervé qu’entrainant si ce n’est le dessous des slammeurs en kilt. On passe un super moment sous un soleil qui nous tape (presque) autant que les Goudales descendues au camping. Quand on pense que tout à commencé grâce à un mec frustré de son cours de flute. Pour une fois merci Blanquer !

[color=#9c722a]VILLAGERS OF IOANNINA CITY +0[/color] : Suis pas rentré dedans du tout et ai abandonné les grecs pour me placer près des australiens à venir.

[color=#bfbfbf]AIRBOURNE +2 :[/color] On enchaine les festivités avec ceux qui sont passés de « pff des copieurs d’ACDC » à « ce serait pas mieux qu’ACDC ? ». Le set débute sur un « Ready To Rock » qui lance, sous le soleil, une pluie de slammers nous obligeant à regarder autant devant que derrière vu ce qui descend vers la MS1. Nous sommes gentiment bousculé par des fans à qui j’indique obligeamment que « la bagarre c’est devant ». Ils nous doublent avec un « pardon » : la jeune génération a besoin d’être guidée. A côté de nous un festivalier gras du bide mais pas que, arbore une casquette rouge « Make America Great Again ». Jugement hâtif au faciès : c’est pas du second degré. Le show est très bon, comme d’hab avec eux, le chanteur se fracasse une bière sur la tête comme d’hab avec lui et l’orga a même réussi à ramener le soleil. Bref, on est au Hellfest avec du bon son et une pinte à la main. Heureux

[color=#0078e0]MYRKUR FEATURING LARSEN +0[/color] : La dame tout en blanc tient des bois de cerfs dans les mains, gère des problèmes techniques, nous remercie d’être là « même si on est venu au Hellfest pour headbanger » et nous explique le contexte de chaque chanson (alors qu’on comprend rien aux paroles). Pour moi la magie n’opère pas, notamment parce qu’avec un style aussi pur et lyrique le son doit être irréprochable et on en était très, très loin. La faute à un larsen persistant et à un volume tellement faible qu’on entendait même les essais de l’Altar à côté (véridique). J’ai d’ailleurs été à peine surpris vu la mollesse du concert que sur le « Test, test, one, two, one two » les gens commencent à taper dans leurs mains en cadence (moins véridique). J’avais pourtant beaucoup aimé cette découverte à la maison. Un vrai gâchis.

[color=#bfbfbf]GUNS N’ ROSES +0[/color] : La bonne nouvelle c’est que ma femme m’avait promis un karaoké de 2H30 et qu’il n’en a rien été. La faute à la mauvaise nouvelle… le concert lui même. Après 40min un pote me dit « mais c’est pas Axel Rose en fait ? » Ben si même si ça fait mal au cœur de l’écrire car ce soir on a pas eu plus de Rose que de Guns tant le concert manquait d’énergie et d’âme. Faut m’expliquer l’intérêt de proposer 2H30 de show alors que le chanteur ne peut aligner 3 chansons à la suite, surtout si c’est pour y inclure du AC/DC et du Stooges. Franchement le moment où les 3 guitaristes nous font un bœuf assis collés serrés au centre de la scène c’était limite gênant, on se serait cru devant 3 papys dans le métro. Ca ronronne tellement que le chanteur s’en rend lui-même compte « Enough of that slow shit », « let’s go crazy ». On m’a raconté qu’à ce moment Slash le mec le moins expressif du monde a souri mais j’en doute. En tout cas 2 chansons plus tard nos papys légendaires finissaient sans rappel. Pas le pire concert du week-end mais clairement la plus grosse déception.

DIMANCHE

[color=#bfbfbf]TAGADA JONES +1[/color] : Ce matin (ça tire en fin de festival car en fait il est 15H30) la Main Stage rassemble tous les gauchiasses avides de gueuler du métal en français. Et il y en a pas mal pour reprendre en choeur le « La lalalala lalalalalala » (Mort aux cons pour ceux qui l’ont pas). Entre les titres, les mots du chanteurs à base de « merci », de « on vous retrouve enfin » et de « on est un groupe indépendant et alternatif » s’entremêlent un peu dans sa bouche mais le message est touchant. Merci à eux de nous avoir mis la fraise pour la matinée (elle était facile).

[color=#bfbfbf]UGLY KID JOE +1[/color] : Je ne connaissais absolument pas et ai passé un bon moment. Faut dire que le fond d’écran, une statue de la liberté qui fait des fucks avait un charme certain, tout comme la guitare visiblement usagée du musicien. Le chanteur a une classe et un savoir faire indéniable nous faisant réciter toute la gamme du bon spectateur entre applaudissement en cadence, reprise des choeurs, cri en 3 temps par zone et vague latérale des bras. Il avait par contre sous estimé son accent car son petit texte préparé en français était largement incompréhensible tout comme il avait surestimé notre niveau de chat qu’expire puisque personne n’a compris le « when I lean make noise ».

[color=#bfbfbf]AVATAR +3[/color] : Et l’oscar du meilleur dialogue revient à … « Avatar ! » pour « We gonna sing we gonna dance and we gonna have a jolly good time… Are you ready to BLEEED ? » Le showman qui tient lieu de chanteur au groupe est un mix entre le Joker, Marylin Manson et Jeanne Mas et ses prises de paroles sont toutes excellentes, tantôt drôle tantôt touchante parfois les deux: « You make us feel so special up here, even though I checked this morning and there is nothing special down here ». Le mec n’a pas volé son statut de freak et il aurait bien besoin d’(au moins une) des prières de la bible Métal qu’on m’a distribué le matin (ma favorite étant celle dédié à la perversion sexuelle). Les chansons énervées s’enchainent regonflées par les arrêts carburant du chanteur et malgré quelques problèmes de micro, c’est tellement réussi qu’on espère qu’une chose : qu’ils ne soient pas les meilleurs aujourd’hui. Car le meilleur, il nous attend.

[color=#bfbfbf]BLACK LABEL SOCIETY +0[/color] : La foule de musiciens pointus et puristes fan de solos interminables est immense pour accueillir ce groupe d’initiés. Etonnamment la plupart préfère profiter du concert assis voir allongés. Dommage ils ne profiteront pas du manche micro « Crucifix + chaines » dont le message est plus ambigu que la branche d’arbre de Myrkur ou la femme aux seins rebondis du micro de Korn. Les spectateurs les plus nombreux arrivent en fin de set, d’autres préfèrent entonner le « We’re not gonna take it » de Twisted Sister entre chaque morceau et un spectateur lance : « Y zont pas fini de se branler sur leurs guitares ? ». Bref, tout le monde (ou presque) attend Metallica.

[color=#bfbfbf]SABATON +2[/color]: Entre ceux qui leur voue un culte et ceux qui jugent que les fans ont 5ans à l’image du gamin à la pancarte aux barrières il y a un entre deux dans lequel je m’inscris. Les obsédés des casques à pointes ne font pas partis de mes playlists mais il faut bien avouer qu’en concert les mecs ont une énergie, une générosité et des titres accrocheurs à revendre. Et comme leur histoire avec le Hellfest a une saveur Manowaresque particulière, la rencontre groupe / public est franche, virile et même émouvante.

[color=#bfbfbf]METALLICA +3[/color] : 27 juin 2022, 00:05. Après 3 heures d’attente devant la MS, 7 jours d’enfer, 2 ans de pandémie, 6 éditions et 15 ans de Hellfest, cette fois on y est. On peut même remonter plus loin. Quand j’étais gamin, on allait pas aux concerts et je n’imaginais même pas le faire un jour. C’était un autre monde auquel on appartenait pas et les groupes étaient aussi mythiques, iréelles que Tintin ou le T-Rex de Jurassic Park. Et puis un jour de 2002 à Saint Nolff devant Noirdez la barrière s’est brisée et la musique a cessé d’être une expérience immatérielle. Quelques années plus tard je chantais avec Dolores O’Riordan des Cranberries des chansons que j’avais auparavant écouté seul 1 000 fois et plus. Il y a tout de même là quelque chose d’assez magique. Metallica c’est un peu l’aboutissement de ce processus. De par leur rareté, leur notoriété et leur statut inégalé dans mon monde musical, le Métal. Pour autant je ne suis pas un fan hardcore et pour les voir de relativement près il a fallu, outre l’attente, sacrifier Mercyful Fate, se restreindre sur la bière pour des raisons de logistiques et accepter un dimanche dans lequel le festivalier dégueule du site par tous les bords. Un lourd tribut à payer qui accroit les attentes. On espère que le concert ne se réduira pas à sa fonction de prestige social, pouvoir dire : « Metallica ? Ouais je les ai vu ». Spoiler : heureusement non.

Après le retard dont ne se départissent jamais les vedettes, le groupe déboule dans une scénographie unique basée sur des écrans tuilés à 45° (+ ou - hein) et superposés sur l’écran du fond de la MS. La configuration de la scène avec une avancée en Snake Pit promet une proximité avec les stars mais aussi un enfer de téléphones portables brandis en continu aux VIP et autres guests qui y ont été invités. Ce qui frappe dès le départ c’est que tout semble avoir monté un cran : le son est plus net et rend bien ce rêche, ce rapeux propre aux riffs du groupe, Hetfield chante indifféremment sur des micros disposés jusque devant l’écran central, les écrans semblent plus HD qu’auparavant et la réalisation propose des angles de caméras inédits. Il me faudra 3 chansons pour m’apercevoir qu’il n’y a en fait aucun caméraman sur scène. Tout est contrôlé à distance y compris la caméra suspendue derrière la batterie. Elle nous offre des plans iconiques sur le site du festival. La set list précipite l’arrivée de « Enter Sandman » et « Nothing Else Matters » ce qui amuse Hetfield qui se demande ce qu’ils vont jouer maintenant que « les meilleurs chansons sont passées ». En tout cas pas The Unforgiven ce que ma femme ne leur pardonnera pas. Ceux qui ont vu « Some kind of Monster » ne seront pas surpris mais pour les autres entendre Hetfield, ce monstre sacré, millionaire, tatoué comme un néozélandais et baraqué comme un rugbyman (et inversement) aborder la problématique du suicide avec une voix devenue sensible, fragile même a quelque chose d’assez surréaliste. Pareil lorsqu’il lance en pointant le site du Hellfest, puis ses tempes : « So this is Hell ? It’s a lot different the Hell I live in. This one is beautiful ». Le show bat son plein même si je suis surpris par le calme de la fosse et la quasi absence de slammeur. Les musiciens quittent la scène un poil en avance sur l’horaire prévue mais revienne pour un triple rappel qui les voit finir sur « One » et « Master of Puppets » avant de « trainer » sur scène avec une décontraction et une générosité étonnante. Ils nous quittent sur un « see you soon » de Lars qui peut s’entendre de différentes manières mais qui pour les 60 000 festivaliers du soir ne peut sonner que comme une promesse de retour.

Pour conclure l’orga nous avait préparé une double surprise puisqu’après la divulgation (pas évidente tout de même) de groupes pour l’an prochain et un feu d’artifice, ce n’est pas moins qu’une pluie de météorites qui s’abat sur Clisson. Barbaud avait promis du mythique. Pari tenu

Le public :wink:

@Cdric: merci pour ton compte rendu, vraiment sympa à lire :slight_smile:
Tu m’as remémoré le passage de la météorite dans le ciel de Clisson vers 2h du matin après Metallica. J’avais oublié ce moment poétique que je n’ai pas vécu comme il se doit: je l’ai juste regardé d’un œil au niveau du rond point de la Gibson car je venais à peine de sortir du site après avoir piétiné péniblement, pendant près de 40 minutes, dans le goulot d’étranglement qu’était la sortie à ce moment là, la vessie pleine qui réclamait urgemment une vidange contre une palissade, le dos en vrac et les pieds détruits par les ampoules.

Je ferai peut être un live report demain.

Merci à tous ceux qui prennent le temps de rédiger un report pour notre plus grand plaisir, avec une mention spéciale pour le talent littéraire de Cdric (il y en a eu d’autres aussi qui ont une inspiration riche).

Alors merci pour le report Cdric, mais je ne peux pas laisser passer ces inepties:

SCORPIONS: ne pas oublier le S :wink:

Et que dire pour Ultra THrash: c’était en plus marqué en grand sur le backdrop :mad: :mad:
Pour le remplacement du batteur, c’est Paul Caffrey de Gama Bomb (et non Magma Bomb :wink: ) pour la fin du set :wink:

14 concerts de NIN, waouh. Sans en être là je les ai vus un paquet de fois et donc, question :

la première fois que tu les as vus c’était en quelle année ?

Parce que, de mon côté, je reste très nostalgique du NIN des années 90 et tout début 2000 après la sortie de « The fragile ». Leurs concerts étaient alors sauvages, sales et méchants et bien que le groupe reste une référence en live je trouve qu’ils se sont quand-même bien embourgeoisés au point de devenir un peu lisses. Attention, NIN reste une super référence, un groupe formidable auteur d’excellents concerts mais je trouve leur prestation trop « propre ». Quand ils déboulaient sur scène dans les années 90 en treillis, recouverts de boue, il y avait un côté sombre, extrêmement violent qui a, en partie, disparu je trouve.

Après, bien-sûr, il y a aussi la personnalité de Trent Reznor qui n’est plus la même. Le gars a été totalement dépressif, malade, drogué, suicidaire et ses disques étaient habités parce mal-être ce qui engendrait des lives complètement fous. Aujourd’hui le gars est un auteur compositeur reconnu mondialement, qu’on vient chercher pour composer des musiques de films, Oscarisé, respecté, bodybuildé. Ce n’est tout simplement plus le même homme et, bien-sûr, tant mieux pour lui. Mais la noirceur des années 90 s’est envolée et ses concerts depuis une dizaine d’années me passionnent moins qu’avant.

Un peu la même chose pour Ministry d’ailleurs : les gars dans les années 90 étaient fous. L’héroïne, l’alcool, leur état mental engendraient des sets complètement dingues, fascinants alors qu’aujourd’hui Ministry … bon …

Merci pour ce très beau compte-rendu

Concernant Metallica, c’est un peu l’inverse de NIN à mon sens : je les trouve meilleurs aujourd’hui qu’il y a 30 ans quand je les voyais pour la 1ere fois. Le groupe a cessé de se faire la guerre ce qui se répercute instantanément sur la qualité de leurs concerts.

Je me souviens avoir vu notamment - ça devait être à la fin des années 90 - un concert de Metallica et les 4 membres étaient arrivés chacun de leur côté, ne s’adressaient pas la parole, ne jouaient pas « ensemble » et la qualité de leurs sets semblait être le cadet de leur souci (dépression, alcool, etc). A l’époque le bassiste était Jason Newsted et ça se passait mal entre lui et les 2 leaders Ulrich/Hetfield qui, eux-mêmes, ne pouvaient plus se supporter. Bref tout ça pour dire que leurs concerts à cette période, après le black album, oscillaient entre le bien et le très moyen. Le groupe était en plus divisé concernant sa trajectoire artistique. Ulrich adorait que Metallica soit devenu l’un des plus grands groupes du Monde, passe à la radio et vende des millions de disques quand Hetfield vivait assez mal ce succès et regrettait de voir déferler à leurs concerts des nouveaux fans adorateurs du black album qui ne connaissaient même pas les titres de Kill’Em all.

Dans les années 2000 le groupe a fait sa révolution pour aboutir aux concerts que l’on voit depuis quelques années avec - en ce qui me concerne - le meilleur concert que j’ai vu d’eux lors de leur tournée 2017 après la sortie de Hardwired, album très sous-estimé à mon avis.

Du coup voir Metallica aujourd’hui c’est comme boire une bonne bouteille de vin qu’on a mise de côté depuis 25 ans. Le groupe se renforce avec l’âge et je suis très content qu’ils aient enfin bouger un peu leur setlist même si je la trouve encore trop « facile ». Je rêve de les voir écarter « sad but true » ou « enter sandman » par exemple qu’on a entendus 3000 fois pour aller vers des titres comme « To live is to die », « phantom lord », Orion" ou « and justice for all » que le groupe ne joue presque jamais ce qui est à mon sens incompréhensible.

J’ai pas compris non plus la place accordée à « Dirty Window » titre médiocre qui plombe un peu le milieu du set.

Pour le reste, en terme d’énergie, de puissance, de son, et en tenant compte du fait que le groupe est devenu sympa avec le temps : concert fantastique.