[JEU] Classer la discographie de vos groupes!

Salut, après avoir teasé ce post avec une photo de ma collection (en cours) me voilà obligé de vous pondre ce pavé. Partie 1

Pour comprendre la logique pour chaque album (antécédents, attente …) il me paraît plus logique de faire chronologiquement, ce qui aura son importance tout du long.

Sur la photo c’est justement classé dans cet ordre
Je noterai seulement les albums studios mais commenterai tout de même le reste.

Chez les Smashing Pumpkins ( SP ) on trouve une réelle volonté de faire des tas d’albums spin off !

Notamment avant le premier album, sont sortis il y a a peu :

Les Rubano tapes :

Les K7 démo d’origine sont évidemment totalement introuvables mais ces 2 disques offrent des lives de 88 à 91 enregistrés par leur pote Rubano.
Démos, versions premières, reprises … on note bien un style bien distinct de la suite immédiate du fait de l’évo du groupe avec l’arrivée de la bassiste D’arcy et du batteur Chamberlain.

Ce style de base sera un serpent de mer et permettra de répondre à certaines questions posées jusqu’à 38 ans plus tard.

Verdict : très intéressant historiquement

Les K7 démos d’origine sont introuvables forcément

Gish 91 : un premier album pour se lancer.

Un bon album, homogène avec quelques titres accrocheurs dont Rhinoceros

Note : 7,5 /10

Siamese dream (SD ) 93 : dificile à accoucher mais tellement bon, génial.

Avec cet album que j’ai découvert en 93 ( via un poto / frérot, merci à lui ) j’ai commencé à être accro.

Je suis atteint du PPQAF ( pas plus qu’à fond) : je me sens obligé de monter le volume, me courber puis aligner la gorge et passer au mode VPP ( voix pleine puissance) pour faire sortir ces sons qui prennent aux tripes et accessoirement me cramer la voix rapidement et me donner envie de me le repasser en boucle, ce que je ferai allègrement.

Rappelez vous l’époque où acquérir un CD n’était pas anodin, il passait très souvent après. Pas de streaming pour avoir tout et tout de suite. (oui je suis un dinosaure )

Avec les très bons cherub rock, quiet et Rocket on peut entre le fameux son SP qui a mis tant de tant à être travaillé durement en studio .

Today est juste hallucinante, addictive

Exactement comme l’incroyable disarm , tellement belle

Hummer commence zarbi puis tout change, de même avec geek usa chansons aux multiples facettes
In a dream
We are connected
Siamese twins
At the wrist

Soma et Mayonnaise fonctionnent pareil:calme puis changent pour finir de manière magistrale, 2 merveilles absolues dont je ne me lasse toujours pas depuis près de 33 ans ! (33 nombre important on le verra plus tard)

La fin de l’album est si belle, envoûtante ….

Verdict : 9,8 / 10 , juste wahou

Mellon Collie and the infinite sadness 95 (MCIS)

Meilleur double album de tous les temps et je reste soft.

Concept album génialissime avec 28 titres pour 28 sentiments, fragments de la vie du héros ( zero, comme moi).

Cet album est comme s’il avait été écrit pour moi, c’est ma vie décrite comme je n ‘aurai jamais pu le faire.

Quasi tous mes fonds d’écrans sont tirés de l’artwork depuis 30 ans et si un jour je devais me faire tatouer ils auraient une bonne place.

Tous les titres sont hyper différents des autres, largement reconnaissables contrairement à certains excellents albums où tout est bon mais trop homogène ( oui vous en connaissez certainement plein)

Et les paroles !

Par ex zero emptiness is loneliness, and loneliness is cleanliness and cleanliness is godliness, and god is empty just like me
Et surtout intoxicated with the madness, i’m in love with my sadness quelle définition simple de la mélancolie mais si juste ! Et pour finir i never let on, that i was on a sinking ship i never let on that i was down tellement ça !

La très fameuse Bulletdespite all my rage i am still just a rat in a cage simple, efficace et si d’actualité

Fuck you an ode to no one destroy the mind-destroy the body-but you cannot destroy the heart
and you, you make me so i need to disconnect

Et forcément mon côté anticonformiste de muzzle i fear that i am ordinary, just like everyone

Que dire de Porcelina dont le niveau sonore passe de 0 à normal en 2’05’’, c’était idéal pour se reveiller ! Intro géniale, paroles idoines …

Et sur le cd2 : Bodies love is suicide idéal quand on a des soucis « de femelle » ( j’ai bien mis des guillements pour l’expression, merci de prendre au sens premier et non d’y voir une forme de sexisme )

Je pourrai continuer des pages, voire même faire une thèse sur cet album fondateur :smiley:

Venez l’écouter à la maison, vous comprendrez !

Note : 9,98 /10

Mais pourquoi ?

Parce que l’on peut le completer avec les deux coffrets : the aeroplane flies high ( tous les singles plus faces B, démos , inédites ) et forcément le deluxe !

Ainsi paré on arrive à la perfection !

Adore , l’ovni

Après un album de la trempe de MCIS, l’attente était énorme mais pour des problèmes de batteur l’album se fera sans lui.

A la première écoute j’étais donc déçu mais au fur et à mesure (je lui ai laissé une chance, SP quoi …) j’ai appris à apprécier.

Par contre dès le début, les live de cette période ont été pour moi leurs meilleurs jamais faits !

Essayez par ex Tear au jardin botanique de Bruxelles ou Blank page au fox teater d’Atlanta, comment ils ont réussi à les magnifier, c’est hallucinant et bien sur ces deux titres sont dans mon top 3 ni plus ni moins

L’album est très personnel (décès de la mère de Billy, divorce …) et ça se ressent .

Une collègue croyait que les SP c’était du bourrin mais après quelques titres dAdore elle a trouvé ça mou … ah les à priori des gens qui ne connaissent rien en général …( je sens que ça va résonner en chacun de vous et évoquer une situation déjà vécue )

Lui aussi possède son deluxe 6 CD 1 DVD de qualité incroyable, et oui ils en font quand même des tonnes, à réserver aux fans qui veulent aller plus loin .

Je viens de le payer grâce à mon deuxième taff à côté ce qui fait qu’un presque pauvre peut se faire plaisir, et si je claque ma femme pourrait même faire une culbute dessus et ça a son importance

Note 9/10 l’album , 10 les live

Mais pourquoi ne pas avoir parlé de Pisces iscariot ?

Sorti entre SD et MCIS c’est un album compil avec faces B, prises essais …

Existe aussi en deluxe 2 CD 1 DVD

Verdict : pour méga fans

Edit: j’ai essayé sans succès de mettre de la couleur, les photos arriveront plus tard

Sur la première photo vous poouvez voir aussi :

Lull EP 91 : 4 titres dont bye june inédite

Broadcast collection 89-95 : live à la radio

The end is the beginning is the end 97 : 4 titres pour Batman, film pourri zique géniale …

Live viper room 98 : live accoustique

14 « J'aime »

Aller cette semaine je m’attaque aux albums studio de Bring Me The Horizon, un groupe qui a bercé mon adolescence ! Mais comme j’ai 28 ans ce ne sera pas les albums que vous pensez en première position !

Comme à mon habitude en plus du classement j’ai rassemblé les albums dans une tier list, parce que les tier list c’est cool.

1- Sempiternal (2013)

J’ai beaucoup hésité à mettre That’s The Spirit en premier parce que justement en 2015 quand sort cet album je suis au lycée et je prends une claque, je l’écoute en boucle ! Mais il faut être honnête Sempiternal est quand même meilleur. Y’a tout le meilleur du BMTH moderne dedans ; des riffs et des breakdown vraiment lourd, des refrains de fou, une atmosphère assez sombre et beaucoup d’émotions ! J’aime bien dans cet album le contraste couplet qui tabasse → montée atmosphérique → refrain sympa que tu garde dans la tête → retour de la violence. L’album est mine de rien assez mélancolique aussi (bon pour un ado emo mais voilà). Cet album c’est quasiment hit sur hit, quel plaisir !

Pépites de l’album : Can You Feel My Heart, Sleepwalking, Shadow Moses, Antivist.

2- That’s The Spirit (2015)

Probablement l’album de BMTH que j’ai le plus écouté. Et oui je met cet album devant Suicide Season et Count Your Blessings car même si j’adore le BMTH deathcore, cet album a beaucoup parlé à l’ado que j’étais et qui est encore là quelque part ! Ca m’a pas dérangé que BMTH s’éloignent du deathcore et fassent quelque chose de plus pop metal. Les chansons marchent bien, les refrains sont excellents. Les morceaux construisent progressivement leur intensité, et ça donne envie de chanter ! Je sais que c’est hyper important pour toi @Mythrandil de pouvoir chanter en concert, bah je pense que cet album représente très bien ça ! Donc oui j’accepte le côté pop de BMTH tant qu’il reste une certaine tension derrière. Et oui les musiques de « fragile » comme Drown et Follow You j’adore.

Pépites de l’album : Doomed, Throne, Follow You, Run, Drown.

3- Suicide Season (2008)

Souvent l’album préférés des premiers fan de BMTH, il mérite sa place sur le podium. Ouais j’ai quand même un amour pour la violence. J’aime que BMTH soit brutal, mais pas forcément tout le temps. Mais Suicide Season possède énormément d’énergie, de rage et de chaos. C’est ça que je cherche chez lui. Il y a un côté viscéral , on sent que le groupe est en train de se défouler. J’aime la violence comme une décharge émotionnelle. Y’a pas tant à analyser, faut juste laisser la violence parler et se dire « putain la je ressens quelque chose ».

Pépites de l’album : Chelsea Smile, Diamonds Aren’t Forever, It Was Written In Blood.

4- Count Your Blessings (2006)

Je suis pas nécessairement fan de deathcore, mais faut bien avouer que cet album envoie de dingue. D’ailleurs le réenregistrement qu’on a eu cette année est vraiment quali ! J’apprécies énormément l’énergie de Count Your Blessings, mais que je trouves son écriture beaucoup moins intéressante que celui des albums suivants (On sent que c’est fait pas des ado emo en tempête émotionnelle). Mais pourtant bon dieu que ça tabasse, c’est l’album le plus violent de leur disco et c’est vraiment cool qu’ils l’aient remis sur le devant de la scène.

Pépites de l’album : Pray For Plagues, For Stevie Wonder’s Eyes Only (Braille), Off the Heezay et le petit dernier de la réédition ; Dehumanized.

5- POST HUMAN: NeX GEn (2024)

Un bon album qui clairement n’est pas fait pour tout le monde. Moi j’aime bien la direction que prends BMTH, le côté un peu pop punk me dérange pas. Le côté electro ne me dérange évidemment pas. Mais y’a toujours ces passages metalcore qui tabassent et qui me font dire que l’âme des BMTH d’origine est toujours là. Nex Gen est volontairement très éclectique. Tu peux passer d’un morceau très metalcore à quelque chose de beaucoup plus pop/électronique et c’est peut être ça qui pêche un peu ; le manque de cohérence.

Pépites de l’album : Kool-Aid, Darkside, a bullet with my name on, AMen!

6- There Is a Hell, Believe Me I’ve Seen It. There Is a Heaven, Let’s Keep It a Secret. (2010)

J’ai pas mal hésité à le mettre au dessus de Post Human Nex Gen, mais j’ai pas assez écouté cet album enfaite. Même si il est bien plus vénère que nex gen, je le trouve moins impactant. Pourtant il est lourd, sombre agressif, je devrais l’aimer plus que ça, mais non. Je saurais pas l’expliquer vraiment C’est peut être un album qui prends son sens sur plusieurs écoute. Mais j’ai pas fait ce travail, j’ai préféré écouter Sempiternal et That’s The Spirit en boucle. Après en le ré écoutant je trouve pas mal de morceau bon. Mais dans l’ensemble ça me parle moins.

Pépites de l’album : Crucify Me, It Never Ends, Alligator Blood.

7- POST HUMAN: Survival Horror (2020)

Trop de feat tue le feat. C’est vraiment ça le seul et unique reproche que j’ai à faire à cet album, je suis vraiment pas fan des feat de l’album, c’est con c’est 50% de l’album. Et les 50% restant c’est vraiment bien en plus c’est ça qu’est dommage, c’est du metalcore qui alterne bien phases agressives et phases plus posés, j’aime bien ce côté là de BMTH. Mais les feat j’y arrive pas là.

Pépites de l’album : Dear Diary, Parasite Eve, Teardrops.

8- amo (2019)

J’acceptes énormément de choses chez BMTH ; Le Deathcore ? Oui. Le Metalcore ? Oui. Le Rock alternatif ? Oui. L’Electro ? Oui. La Pop ? Oui. Mais amo c’est non. Non pas que le problème soit que l’album est trop pop ; je veux dire j’ai mis That’s The Spirit numéro 2. Enfaite chez BMTH derrière la mélodie j’ai envie de ressentir quelque chose de sombre. Il me faut cette atmosphère. J’aime certains morceaux de l’album indépendamment, mais le tout ne me fait rien ressentir.

Pépites de l’album : Mantra, nihilist blues.

10 « J'aime »

Et voici enfin mon classement …

J’ai grandi avec un père fan de musique, et en particulier de guitare avec dans la discographie d’aussi loin que je me souvienne, les albums de Dire Straits, des Shadows, de Led Zep, de Deep Purple et donc de Pink Floyd (en plus de toute la musique classique qui était écouté à la maison car plus au goût de ma maman). Mes premiers souvenirs d’écoutes musicales sont donc constitués de Wish You Were Here et de Dark Side Of The Moon. Mon oreille a grandi avec la guitare de Gilmour, le clavier de Wright, la basse de Waters et la batterie de Mason.

J’ai même souvenir d’avoir choisi ce groupe pour un exposé en cours de musique, en 6ème, en 1986.

L’univers “Floydien” s’est étendu petit à petit à leur discographie complète et j’ai également eu la chance et le bonheur de les voir à Chantilly en 1994 (et Gilmour en solo une dizaine de fois ensuite et jusqu’en 2016).

Pink Floyd reste (et je pense restera) de loin mon groupe préféré, comme certaines l’ont dit avant moi, mon doudou. Après, je ne peux pas cacher que certains albums sont encore compliqués à ré-écouter de part les souvenirs associés plus ou moins douloureux.

J’ai donc eu un peu de mal à me replonger dans la discographie pour établir ce classement mais je m’y suis astreint ces derniers jours / semaines avec plus ou moins d’efforts. En revanche, mon approche a été la suivante : le classement brut a été effectué avant les nouvelles écoutes et donc sur la base de mes souvenirs de 45 ans d’écoutes plus ou moins régulières des albums du groupe. Par la suite, j’ai balayé à nouveau l’intégralité de la discographie pour écrire mes commentaires.

Je ne pense pas que nous soyons nombreux à classer cet album tout en haut de la discographie de PF. Pour moi, cela tient en un titre, “Echoes”. Il ne s’agit pas de l’album que j’ai écouté en premier, loin de là. Mais il contient pour moi le morceau de rock prog le plus réussi et le plus abouti de l’histoire, à savoir Echoes. Les claviers de Wright sont magnifiquement mis en avant, Gilmour se lâche et improvise à la guitare, la basse de Waters propose un groove de fou au milieu du morceau… Tout cela est parti d’une note de “piano” (clavier) jouée par Wright sur laquelle le reste du groupe a improvisé la suite du morceau. Ce morceau a accompagné mes débuts de nuit pendant 4/5 années … tous les soirs j’avais une petite liste de lecture avec China Girl de Bowie, La musique de Il était une fois dans l’Ouest et pour terminer Echoes… Le film Live at Pompéi met en lumière la beauté de ce morceau et de cet album qui contient aussi One of these Days ainsi que Seamus avec les vocalises d’un chien, Fearless (avec le “you never walk alone” de Liverpool). Cet album s’ouvre sur une pièce instrumentale jouée de très nombres fois par les Floyds et même Gilmour en solo qui ravira les fans de basse, One of These Days (I’m going to cut you into little pieces). Un des morceaux les plus “rocks” de l’aire “pré-punk” de Pink Floyd

Pépite cachée : Fearless (parce que les chants de “you never walk alone”)

Nous sommes en 1975, année de ma naissance… Les Floyds se remettent difficilement du succès de l’album précédent et de la visite de Syd … L’album est radicalement différent du précédent et aborde les thèmes liés à la machine musicale et au succès (Welcome to The Machine, Have a Cigar) et à l’absence de Syd et sa déchéance (Shine on you Crazy Diamond, Wish You Were Here). Cet album se base sur des titres joués pendant la tournée de 1974.

Petit aparté : les Floyds ont eu cette habitude de jouer des morceaux d’albums à venir dans des concerts précédents la sortie de l’album avec parfois des versions bien différentes (ils l’ont fait en particulier pour DSOTM, pour Wish et pour Animals)

Cet album est pour moi l’album de l’ami perdu, de la vie “insouciante” disparue … Les Floyds ont grandi, ils n’aiment pas ce qu’ils sont devenus, ils le disent haut et fort…

Shine on est une pièce de musique exceptionnelle avec probablement un des solos de Gilmour que j’aime le plus. Une des très nombreuses versions “bootleg” (live pirate) que j’ai eu la chance d’acquérir lorsque j’habitais aux USA contient une version de Shine On (part 2) avec sur la fin un solo joué à deux guitares note pour note par Gilmour et Snowy White (guitariste de tournée des Floyds) qui me met le frisson à chaque écoute (depuis 2015, ce concert est écouté “religieusement” et systématiquement, la veille du premier jour du HellFest)

Pépite cachée : Have a Cigar (morceau très rock chanté par un “extérieur” au groupe, Roy Harper)

Que dire sur cet album qui n’ait été déjà dit … Classique, 3ème album vendu de tous les temps, album resté dans les charts le plus longtemps (736 semaines d’affilée et 958 semaines au total).. pochette emblématique avec le prisme …

Pour moi il s’agit surtout de l’album qui m’a fait découvrir le groupe et que j’ai sûrement le plus écouté (avec The Wall, Meddle et Wish) de ma vie… Album concept par excellence, il est difficile d’en extraire certains morceaux plus que d’autres mais je mettrais quand même l’accent sur Time qui résonne de plus en plus avec ma propre vie de part les thèmes abordés (dont la mort), l’âge y contribuant fortement et forcément … et qui par certains côtés devrait être le morceau que j’aime le moins de part un petit côté “reggae” de la rythmique.

Une partie du Live à Pompéi mentionné précédemment est consacrée à l’enregistrement de cet album, une raison supplémentaire pour regarder cette vidéo. On y voit entre autres Syd faire une brève visite dans le studio d’enregistrement, tellement changé physiquement que ses camarades d’enfance peinent à le reconnaître dans un premier temps.

Side note : J’ai eu la chance d’assister à un concert en région parisienne en 2013 où le groupe de musique (français) a repris l’album dans son intégralité mais en le jouant avec les instruments, machines et techniques de l’époque. Thierry Balasse était à l’origine de ce projet. Un véritable “eye opener” sur le comment et le pourquoi de cet album (musicalement) ainsi qu’une séance de questions/réponses très instructive après le concert.

Pépite cachée : Brain Damage et Any Color you like

1977, nous sommes au moment de l’émergence du Punk au Royaume Uni (année de parution du premier album des Clashs) et du règne de Margaret T … Cet album se démarque donc des précédents par son côté critique politique acerbe, son côté sombre et plus rock. Il marque aussi les premiers désaccords dans le groupe (deux ans plus tard, Wright quittera même la formation pour ne revenir officiellement que sur The Division Bell - et non officiellement sur A Momentary Lapse of Reason)

Gilmour est pour moi à son apogée en termes de technique et les compositions sont toutes excellentes, avec une inspiration tirée de la Ferme des Animaux de Orwell.

Pour la petite histoire, la tournée s’arrêtera après que Waters ait plusieurs fois “pété un cable sur scène” pour finir par insulter et cracher sur un spectateur…

Il se refermera sur lui-même et composera (à peu de chose près par lui-même The Wall)

Que dire de la pochette, elle aussi mondialement célèbre du cochon volant au-dessus d’une Centrale électrique à charbon à Londres)

Pépite cachée : Dogs (pour moi le meilleur morceau de l’album et la compo de Gilmour la plus réussie) Pigs on the Wing (chanson “d’amour” acoustique à l’opposée du reste de l’album)

Comme dit précédemment, les Floyds ont atteint leur point de rupture pendant la tournée qui supportera la sortie de Animals. Waters en est le principal artisan, Gilmour apportant sa contribution sur quelques morceaux. Il s’agit d’un double album qu’on pourrait qualifier “d’opéra-rock” (à classer avec les Tommy des Who et autres Ziggy Stardust de David Bowie) qui verra son adaptation en concert tellement compliquée et onéreuse que la tournée sera stoppée court et un film (réalisé par Alan Parker) créé pour raconter son histoire sur Grand Écran.

Autant le dire tout de suite, ce film a été une des plus monumentales claques de ma vie … Regardé pour la première fois jeune adolescent, après avoir écouté l’album des dizaines de fois sans forcément tout comprendre des paroles, les thèmes abordés ont eu pour certains une vrai résonance en moi (en particulier l’isolement et le replis sur soi à cette période de ma vie)

Cet album (pochette encore inoubliable et célèbre du mur) aborde les thèmes de l’isolement, de la maladie mentale avec Waters qui s’inspire de son histoire personnelle dont la disparition de son père pendant la seconde guerre mondiale. Il décrit la vie d’un rockeur fictif “Pink” dont l’enfance est faite d’abus et d’échecs scolaires, de relation compliquée (voir étouffante et surprotectrice) avec sa mère, et sa trajectoire qui peut s’apparenter à celle de Syd entre succès et célébrité puis déchéance faite d’abus de tous genres et de maladie mentale…

Pépites cachées : Mother (le cri poignant d’un adulte qui se perd et demande la protection de sa mère et la mère surprotectrice qui empire l’état de son enfant… ) One of My Turns (une relation amoureuse sur le déclin), The Trial (morceau qui tend vers l’Opéra avec une des paroles qui m’a le plus marqué de ma vie : There must have been a door there in the wall when I came in …)

Cet album est un ovni. Il marque la frontière entre la musique psychédélique de leurs débuts et le rock progressif qui caractérisera la suite de leur carrière. L’album ouvre sur une pièce instrumentale de plus de 23 minutes qui en plus des instruments du groupe introduit des instruments classiques d’un orchestre philharmonique tels que des cuivres, des violons et des cœurs. A savoir d’ailleurs que ce morceau est un des rares qui a été coécrit avec un membre extérieur au groupe pour les parties “classiques”. Ce morceau a été et reste un de mes morceaux préférés de Pink Floyd. Il est particulier et je ne peux pas l’écouter en toute circonstance déjà parce qu’il me demande une concentration de chaque instant tellement il est “touffu” et complexe.

J’aurais pu le classer plus haut mais voilà il y a d’autres albums des Floyds que j’aime encore plus

Pépite cachée : Fat Old Sun qui est composé par Gilmour et qu’il a joué en live sur ces dernières tournées (7ème morceau le plus joué sur ses tournées). Je recommande d’ailleurs la version jouée sur le live enregistré à Rome en 2024.

Pour moi, il s’agit du dernier “vrai” album des Floyds (le suivant étant un amalgame de bouts d’enregistrements plus ou aboutis) avec Gilmour, Mason et Wright officiellement aux crédits. Encore un album réussi qui aborde le sujet de la communication (à opposer avec The Wall) et donc plus optimiste que les précédents. On y sent la patte de Polly Samson, l’épouse de David, à l’écriture. David y glissera des références à des albums précédents comme Meddle ou Animals par petites touches.

Cet album précédera une tournée gigantesque dont le passage à Chantilly en date du 30 juillet 1994 m’aura permis de les voir pour la première et dernière fois.

Pépite cachée : Keep Talking (sur l’apparition de la parole en tant que moyen de communication chez l’Homme)

Pour Waters, les Floyds ne peuvent exister sans lui. La justice finit par lui donner tort et Gilmour et Mason reprennent le flambeau pour sortir (avec l’ajout de Rick Wright en “special guest”) cet album plutôt réussi à mes yeux en particulier par la présence de deux morceaux magnifiques mais aussi tristes et mélancoliques : On the Turning away et Sorrow. Il marque tout de même une vraie rupture n’étant pas un album-concept mais une succession de chansons sans thème ni fil conducteur.

Pépite cachée : Terminal Frost (composition instrumentale avec un solo de saxo final que j’ai toujours beaucoup aimé)

Premier album du groupe après la sortie de plusieurs “simples” les années précédentes, il s’agit du seul album sans David Gilmour . L’album ouvre avec un des titres encore joué par les FLoyds lors de leurs dernières tournées et par Gilmour également ensuite: Astronomy Domine. Cet album est la “quintessence” de la musique Psychédélique des années 1970 comme on pouvait en écouter “à la pelle” dans l’UFO Club à Londres à cette époque là.

C’est un album que je n’écoute pas si souvent mais qui a l’avantage d’être le premier et représenter la nouveauté dans le paysage musical de l’époque qui était principalement occupé par les Beattles, les Roling Stones, Cream, Jimi Hendrix …

Pépite cachée : The Scarecrow et Interstellar Overdrive

Premier album des Floyds” avec David Gilmour, appelé “au chevet” de son ami d’enfance Syd Barrett avec l’espoir (vain) que la présence de David le canaliserait. Un album dans la veine du précédent qui ne marque pas de vrai rupture de style tout en introduisant les compositions de Waters et Wright remplaçant petit à petit l’influence de Syd. Il a également l’avantage de contenir le magnifique “Set the Controls for the Heart of the Sun” qui est joué très souvent en concert par les Floyds jusqu’en 1973 et d’être jouée sur Live at Pompéi.

Le morceau dont est tiré le nom de l’album dure 12 min et préfigure des “pièces” à venir dans les albums suivants.

Pépite cachée : See-Saw composée et chantée par Wright qui donne un bon aperçu de ce que sera la musique du groupe dans les années à venir

Rick Wright est parti (renvoyé pendant l’enregistrement de The Wall plus exactement), les Floyds ne sont plus qu’une extension de Waters. David et Roger passent leur temps à se disputer… Cet album a été beaucoup été ignoré ou sous-coté mais il reste surtout à mes yeux une extension de The Wall.

Pépite cachée : Two Suns in the Sunset (chanson pessimiste s’il en ait qui dépend l’explosion d’une bombe atomique

Album de la Bande Originale de La Vallée (même réalisateur sur More). Cet album est pour moi plus “écoutable” et plus réussi que l’album More. Les morceaux sont un peu plus rock et moins psychédéliques (s’inscrivant toujours dans la même évolution globale du style musical du groupe). Il n’est reste pas moins un des albums les moins écoutés de la disco (même si j’ai beaucoup aimé le réécouter pour cet exercice).

Pépite cachée : Free Four

Double album dont le premier disque est un Live de morceaux d’albums précédents et le deuxième est enregistré en studio et composé de pièces inédites. J’ai toujours eu du mal à accrocher à cet album et même cette nouvelle écoute après des dizaines années de “boycottage” ne me réconcilie pas avec … je pense que la raison principale tient au fait que les Floyds aient décidé (suite à une idée de Wright) de chacun composer et écrire “une moitié de face” du 33 tours. On y perd donc la synergie et le génie créatif commun qui fait tout ce qui donne Pink Floyd. Je trouve que ça se ressent quand même beaucoup.

Pépite cachée : rien ne sort du lot (je ne parle que de la partie enregistrée et inédite bien entendu) à part peut-être The Narrow Way (mais surement parce que composée par Gilmour)

Album écrit pour la bande originale du film homonyme sur l’histoire d’un jeune allemand qui découvre la drogue à Ibiza en pleine période Hippie grâce à une jeune américaine.

C’est un album qui, comme toute BO de ce nom, présente un assez grande variété de genres musicaux mais sur lequel on retrouve assez facilement la “patte” du groupe.

Pépite cachée : Cymbaline qui se rappelle les premiers 45 tours des Floyds à leurs débuts.

Voici donc le tout dernier album du groupe (chronologiquement et dans mon classement). Je ne le considère donc pas comme un projet abouti mais plutôt une volonté de Gilmour de publier les derniers enregistrements et moments passés avec son ami Rick Wright avant son décès d’un cancer en 2008. Cet album est principalement instrumental, même si Gilmour y ajoutera un enregistrement vocal sur une chanson. Il fait la part belle aux enregistrements non retenus pour The Division Bell. Il se veut comme une symphonie rock en 4 parties.

Pépite cachée : Louder than Words dont les paroles ont été écrites par l’épouse de David, Polly.

19 « J'aime »

Bien, chose promis chose due, je me lance dans l’exercice sur le plus grand groupe de l’univers et au-delà. Alors, déjà, je calme les plus impétueux, il est bien évident que cette appellation est un gimmick de ma part, que j’utilise à droite et à gauche, le fait que cela soit mon groupe préféré à moi, cela ne regarde que moi, et j’ai tout à fait conscience que certain n’adhéreront pas, trouverons cela chiant, voir totalement nul, et ça me va, vive la diversité :blush:

Une fois ce préambule passé, on parle d’un groupe qui a pas mal de bouteille quand même (ouais je sais, il faut trop écouter les trucs récents, arrêtez avec votre passéisme de merde, toussa : bin moi, j’écoute beaucoup de trucs récents, mais j’ai aussi mes attaches, ce qui a forgé ma culture musicale actuelle, et j’ai besoin de ces rochers de manière ponctuelle, pour m’y accrocher, et me remémorer des souvenirs forts, souvent liés à la musique). Le groupe en question a vu ces prémices en 1979, où déjà 2 des membres du trio seront présents, avant d’être rapidement rejoint par le troisième membre, alors pour former un quatuor, avant de devenir le trio définitif, qui ne bougera plus jamais, en l’an de grâce 1983. Le groupe abordera son nom définitif en 1985, il est temps pour moi de vous parler de King’s X. Et du coup je vais classer selon mon propre jugement les 13 albums studios produits par le Groupe. Il m’a fallu ré écouter une partie de la discographie, parce que s’il y a une évidence totale en ce qui me concerne sur le haut du tableau, ça sera moins évident pour la suite. Et comme j’aime l’excellence, nous irons de l’album que j’apprécie le moins au plus grand album de tous les temps. L’une de particularité de King’s X c’est que chacun des membres du trio chante, avec un timbre fort reconnaissable, et de magnifiques harmonies vocales (le lien avec un Groupe comme les Beatles est évident en ce qui me concerne), et c’est une force incroyable dans la discographie. Alors que Doug a une voix inspirée clairement par le Gospel, Ty et Jerry on des approches plus classiques, mais de manière à chaque fois parfaite. Ajoutez à cela un groove de dingue, et des musiciens hyper doués. Le Groupe est je pense passé à deux doigts de la consécration, il a été adulé par tous les magazines de l’époque, a été encensé par de nombreux musiciens de milieu Metal, a jammé avec les plus grands, et pour finir n’a jamais connu un succès énorme. Cela les rend encore plus précieux à mes yeux, et je suis absolument admiratif de les voir toujours debout, toujours aussi complices, après ces décennies. Du coup, vous êtes prêt ? Alors attachez vos ceintures, et embarquez dans ce magnifique roller coster.

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13 - Manic Moonlight (2001)

Il n’y aura aucune hésitation pour ma part sur ce dernier du classement, nous sommes face à un album bien en deçà du reste (mais le reste est d’un tel niveau aussi). Le son du Groupe est toujours pourtant bien présent, notamment ce son de guitare si reconnaissable, même si parfois on s’éloigne beaucoup du son d’origine. Les morceaux sont enchainés avec des interludes au clavier qui ne sont pas du meilleur effet pour moi, et j’ai souvent l’impression d’entendre des chutes de répètes, genre on a trouvé tel ou tel plan, et on en fait un morceau. Ça m’ennuie de parler de mon Groupe de cœur comme ceci, mais nous sommes sur le seul album auquel je trouverais assez peu d’intérêt (malgré des morceaux comme Yeah, Static ou Vegetable qui sorte du lot sans non plus pour moi atteindre des sommets)

12 – Black Light Sunday (2003)

Sur ce dernier nous sommes beaucoup plus proche de la version du Groupe que j’aime, le son est absolument celui des premiers albums (avec une production plus actuelle bien sûr), mais nous sommes sur un album qui est sorti à une époque où je m’étais éloigné de mes premiers amours Metal, et je suis passé totalement à travers sa sortie. De ce fait je maitrise très peu ce dernier, et j’ai dû le ré écouter attentivement pour le mettre dans mon classement. Il est d’un niveau indéniablement supérieur à Manic Moonlight, et on retrouve des riffs hyper accrocheurs, et ces arrangements vocaux qui me font vibrer, avec ce groove et ce son de basse de Doug si reconnaissable. Les morceaux notoires en ce qui me concerne : Danger Zone et Finished

11 – XV (2008)

Un autre album que je maitrise moins que ceux qui vont suivre, mais toujours cette marque de fabrique si reconnaissable, ce groove qui marque chaque morceau, et du coup une production avec un très gros son. Il suffit d’écouter le morceau d’ouverture, Pray, pour s’en rendre compte, accompagnée de cette voix si reconnaissable de Doug Pinnick. Le morceau Repeating Myself et ses arpèges répétitifs et lancinant, accompagnés de la voix de Ty Tabor et des cœurs du reste du trio est un pur joyau. La balade Julie rappelle les grands moments du Groupe, accompagné cette fois de la voix de Jerry Gaskill (la preuve que la force d’un album du Groupe reste le partage des voix), avant d’enchainer avec Alright et son refrain qui ne peut que faire secouer la tête en rythme. Move et son intro à la basse, qui se fait rattraper par la Guitare, le tout maintenu par une batterie simple mais efficace, est un exemple parfait du groove que peut transpirer le Groupe, Nous ne sommes pas encore à la totale perfection, mais nous sommes déjà à un album de très haute facture à mes oreilles (et il en reste 10)

10 – Tape Head (1998)

Un album que j’aurais mis du temps à apprécier. Mais après ré écoute de la discographie complète, il est clairement à sa place ici. Déjà le morceau d’introduction, Groove Machine, est énorme et cela fait des années que le Groupe commence ses concerts avec lui (les paroles du refrain les représentant parfaitement : Welcome To The Groove Machine). Les morceaux s’enchainent avec quasi zéro faute, avec forcément des points d’orgues comme Over and Over, Cupid ou Mr. Evil. Dix ans après son premier album, le groupe montre qu’il est toujours capable de produire des albums de haute qualité, et cela même si sa reconnaissance (même si elle n’a jamais à la hauteur de ce qu’ils méritent) est déjà loin derrière.

9 – Ogre Tone (2005)

Comme pour Black Like Sunday et XV, c’est un album que je découvrirais tardivement, et que j’ai donc forcément moins écouté que ceux plus haut dans mon classement. Même s’il est un peu inégal en termes de composition, il vaut déjà une écoute ne serait-ce que pour les deux merveilles que sont Hurricane et le monumental Bebop, ou la très touchante balade Honestly qui aurait tout à fait pu se trouver sur les albums du trio de tête de mon classement. Et en parlant de ce classement, il y a sur Ogre Tone une version ré enregistré du cultissime Goldilox. Un très bon cru.

8 - Dogman (1994)

Nous sommes ici face un album qui est extrêmement apprécié par les fans du Groupe, et pourtant, même s’il reste très bon, il est loin de faire partie de mes préférées, d’où cette position dans mon classement. Je ne saurais pas comment l’expliciter, peut-être la production, l’album est le premier qui ne sera pas produit par Sam Taylor. Il y a par ailleurs une rupture dans l’approche musicale par rapport aux 4 initiaux. Le disque comporte le classique morceau éponyme Dogman qui est quasi systématique dans les lives du Groupe, les parties de voix harmonisées sur Shoes sont superbes, avec par-dessus cela un très bon Groove, j’aime énormément le morceau Complain, il y a même un morceau quasi punk de 51 secondes Go To Hell. Bref, même s’il manque pour moi une petite étincelle, nous sommes face à un album de haute facture.

7 – Three Sides Of One (2022)

Cela fait un moment que je pense le Groupe éteint, chaque membre ayant des side projects. Il y a bien une sorte d’arlésienne qui tourne, faisant écho à un potentiel album à venir, mais rien n’est sorti depuis 2010 (à part un live), je n’y crois plus. Et finalement les miracles arrivent. En septembre 2022 déboule Three Sides Of One, premier album en 12 ans. Et quel album ! Après une si longue hibernation j’avoue avoir de sérieux doutes, qui seront effacés à la première écoute. Le Groupe revient en très Grande forme, avec une réelle répartition des voix sur les différents morceaux. J’aurais beaucoup écouté l’album à sa sortie (et encore maintenant). Le morceau d’intro Let In Rain est juste énorme, et on atteint des sommets sur des morceaux comme Nothing But The Truth (cette reprise en solo à la fin :heart_eyes:), All God’s Children ou encore le prodigieux Take The Time. Même si le Groupe tourne encore au US, je ne sais pas s’ils ressortiront un jour un album, mais si c’est ici leur chant du cygne, il est de toute beauté.

6 – King’s X (1992)

Le quatrième album du Groupe voit aussi les premières tensions avec leur producteur historique Sam Taylor. Les compositions s’en ressentent et les musiques sont plus sombres. Ce sera d’ailleurs le dernier album produit par Taylor. On est un cran en dessous des trois premiers intouchables opus, mais cela reste un très grand disque. Le morceau The Big Picture me fout des frissons à chaque écoute tellement je le trouve parfait, Not Juste For The Dead avec cette signature vocale si caractéristique. L’album fera moins parler que ces prédécesseurs, il y en a encore 5 au-dessus de mon classement, ça n’est pas celui que j’écoute le plus, mais il reste une pierre angulaire dans la discographie du Groupe.

5- Please Come Home… Mr Bulbous (2000)

Alors, il s’agit bien d’un classement personnel. Nombreux fans de King’s X me prendrait pour un hérétique de classer cet album en 5ème position, devant King’s X ou Dogman. Cet album a beaucoup été décrié du fait de son son et de sa production (un peu comme Diabolus In Musica de Slayer, qui est pourtant pour moi le meilleur album qu’ils aient fait post Seasons In The Abyss, et de loin). Cet album est le dernier que je ne considérerais pas comme un chef-d’œuvre absolu total, mais il s’en approche dangereusement. Le morceau d’intro Fish Bowl Man met tout de suite les points sur les i, avec cette basse ronflante, et au bout de quelques secondes ce riff puissant et massif, et toujours ces vocaux parfaits. En tant que gratteux à mes heures perdues, le riff d’intro (qui revient plusieurs fois) de Marsh Mellow Field est clairement l’exemple de ce que j’aurais adoré savoir composé, simple et hyper efficace, avec ses parties slidées. Charlie Sheen est l’un de mes morceaux préférés du Groupe, avec ces arpèges juste parfaits, et ce travail à trois voix qui restera jamais la marque de fabrique principale et la force du Groupe. La traditionnelle balade qui fout les poils Bitter Sweet, avant d’enchainer sur les deux derniers morceaux qui sont en en continuité (part 1 et 2) . Un très grand album, le Groupe quasi au sommet de sont art. Quasi car on va aborder maintenant les époques où le trio à juste atteint le divin et le Graal absolu.

Il est temps de rentrer pour moi dans ce que je considère comme les chefs-d’œuvre absolu du Groupe :hugs:

4 – Ear Candy (1996)

Nous sommes dans mes années d’école d’ingé, à Orléans, je passe quasi toutes les semaines à la FNAC pour voir un peu les nouveautés (ouais, pas de Métalorgie à l’époque). Et je tombe un jour sur l’album (je n’avais vu nulle part l’annonce de sa sortie). Je rentre dans ma chambre chez l’habitant, pose la galette sur mon poste lecteur CD, et c’est le choc. Je retrouve tout ce qui me plait dans le Groupe, et que j’avais un peu perdu depuis 2 albums. Le son est là, les chœurs, la diversité des compositions. Cet album reste une pépite absolue à ce jour. Malgré la teneur globale de l’album, si on devait extraire les moments qui me touchent le plus, je dirais la magnifique balade A Box ses arpèges magnifiques, la voix de Doug très posée et les chœurs sur le refrain, Looking For Love et son groove absolu, Missisipi Moon, avec toujours ces arpèges slidés et ce coup ci la voix de Ty, et le morceau qui clôture l’album qui reste à ce jour l’un de mes préférés du Groupe, Life Going By de nouveau avec Ty Tabor au chant principal, que ce soit la musique, les paroles, ce morceau est une merveille sans nom qui conclu un album parfait.

3 – Gretchen goes to Nebraska (1989)

Nous arrivons enfin à la divine trinité, l’intouchable, le très rarement égalé en ce qui me concerne. Nous sommes sur un concept album, basé sur une courte histoire écrit par Jerry Gaskill, et mis en musique par le Groupe. Et en terme de concept-album, on est dans le haut du panier. L’album commence par un morceau qui porte le nom du premier album (Out Of The Silent Planet), intro ave un son de cithare, et un refrain totalement envoutant que ce soit par le riff ou les chœurs (qui sont présents sur tout l’album) et il va nous emmener dans un voyage absolu pendant plus de 50 minutes, appuyé par la production de Sam Taylor qui sera aux manettes des 4 premiers albums. S’en suit le cultissime Over My Head, qui est repris systématiquement dans chaque concert. Summerland qui enchaine ensuite est l’un des morceaux les plus emblématiques du Groupe, ces arpèges sont magnifiques (et pas des plus simples à passer aussi proprement). Je ne vais pas énumérer tous les titres mêmes s’ils sont tous d’un niveau exceptionnel, mais je me dois tout de même de citer la parfaite balade quasi acoustique The Difference, le riff assassin de Fall On Me. Le divin est définitivement à portée de main, et on le touche avec cet album sans faille, malgré ces plus de 35 ans au compteur.

2 – Out Of The Silent Planet (1988)

Très difficile à départager avec Gretchen pour moi, mais une légère préférence pour ce premier album de King’s X. Je me souviens ado, j’écoutais tous les dimanche aprèm la radio FM locale (Radio Canut 102.2) et son émission dédiés au Metal (Première Descente Aux Enfers Par La Face Rock). Le jingle de lancement de l’émission se clôturait par le riff absolument énorme de fin du morceau qui clôture l’album (Visions). J’ai découvert l’album 3-4 ans après sa sortie, mais j’imagine le choc que cela a été pour ceux qui l’ont acheté en 1988, et qui ont découvert cet OVNI absolu. L’introduction avec In The New Age**,** et cet intro en douceur avec ces sons tous azimuts, ce loop façon hélicoptère après plus d’une minute, avant l’arrivée de ce riff d’une lourdeur et d’un son improbable pour l’époque, enchainant sur des arpèges, et la découverte de ce chant en trio dont je fait les louanges depuis le début de cette chronique. Et encore une fois, il n’y aura rien à jeter dans cet album, et je ne vais pas commenter à nouveau tous les morceaux, mais les points d’orgues qui sont nombreux. On y trouvera la version originale de Goldilox, point d’orgue de tous les concerte qui est systématiquement reprise par le public qui chante religieusement l’intégralité des paroles, avec le Groupe qui joue en sourdine (j’en ait des frissons rien que d’en parler), Power Of Love avec une intro portée par la basse, et ce refrain accrocheur comme jamais, What Is This avec de nouveau une très gros son, et ce refrain juste énorme, arpèges à la King’s X, la puissance de la voix de Doug, qui sera appuyé sur la fin du morceau par des chœurs d’une beauté absolue, Shot Of Love avec un aspect plus pop, toujours le son si reconnaissable de la gratte de Ty et la basse de Doug, et ce refrain à trois voix qui me renverse systématiquement, et enfin le Visions préalablement cité, son riff d’une lourdeur absolu au début, les deux passages qui partent totalement en vrille (ceux du jingle sus cités), le solo de Ty (je ne l’ai pas dit encore dans ces lignes, mais ce dernier est un putain de gratteux de ouf). Je viens de me réécouter une partie de l’album pour mettre des mots sur ces morceaux, et je suis en trance, 37 balais et l’album n’a pris aucune rides.

1 – Faith Hope Love (1990)

Il est temps de terminer ces longues lignes (avec mes excuses pour la prose) pour revenir au commencement. 24 décembre 1990, nous sommes le soir du réveillon. Je me rappelle parfaitement que ce denier ce tenait chez ma tante et mon oncle et parrain, un homme qui a été essentiel dans ma vie (et bordel qu’il me manque après toutes ces années, c’était un roc, une montagne pour moi, du haut de ses 1m85, ceinture noir de judo – j’ai moi-même fait du judo pendant plusieurs années parce que c’était un modèle et que je voulais lui ressembler. Putain de crabe, c’est tout ce que j’ai à dire à ce sujet). Grosse tablée lyonnaise, avec les anecdotes de chacun sur la vie d’avant dans cette belle ville qui m’ont toujours subjuguées. Je suis du côté des jeunes, et en face du nouveau petit copain de ma cousine, qui est très branché musique et Metal en particulier. On aborde le nom du Groupe que j’ai beaucoup vu passer dans les magazines, et il est dithyrambique, pour lui c’est un des plus grand Groupe actuel. 25 décembre 1990, on est en famille avec mes parents et mon frère, et la tradition est toujours d’ouvrir les cadeaux ensemble devant le sapin. J’ouvre le cadeau fait par mon frère : il s’agit de Faith Hope Love sorti deux mois auparavant. On se met dans ma chambre où se trouve la chaine, on met le CD sur la platine, et plus rien ne sera jamais comme avant. Il est probable que le fait que je considère cet album comme le plus grand de tous les temps soit en partie lié à ces souvenirs. Mais bordel combien de fois je l’ai écouté, et combien de fois je l’écouterais encore, toujours aussi religieusement. Le morceau d’intro, We Are Finding Who We Are, ce court riff, puis cette basse et cette batterie, et ce chant qui commence directement à trois voix harmonisées, sur fond d’arpèges, avant le refrain et cette voix caractéristique de Doug, appuyée par des reprises de ses deux compères. Je pense que le summum de ce qu’on peut entendre en terme de voix chez King’s X est clairement atteint sur cet album. It’s Love qui reste un des plus grand succès du Groupe enchaine ensuite. La puissance de Mister Wilson m’éblouit toujours autant, la folie de Moan Jam, et ce solo de malade. Et puis il y a pour moi le plus beau morceau de King’s X de toute leur carrière, Six Broken Soldier, son ton lancinant sur 3 temps avec ces arpèges, ces paroles, on est sur la perfection absolue. We Were Born To Be Love, son rythme bien cassé, reste un moment énorme aussi du disque. Le très long morceau éponyme Faith Hope Love quasi psychédélique, et cette balade à tirer les larmes des yeux qui clôture l’album, Legal Kill. 25 décembre 1990, le disque s’achève, on est encore en pyjama dans ma chambre, bien au chaud alors que l’hiver est bien présent dehors, je regarde mon frère, et nous n’avons pas besoin de parler, nous savons tous deux que nous avons vécu un moment essentiel et absolu, et que King’s X sera présent pendant fort longtemps au milieu de notre culture musicales qui continuera à s’accroitre.

J’ai eu la chance de voir une seule fois le groupe en concert, et je garde ce souvenir bien au chaud auprès de mon cœur tellement ils sont assez rares en Europe. Je les cite toujours dans mes souhaits au Hellfest même si je sais que c’est définitivement plié hélas (il y a encore quelques années ils étaient en Europe dans un festival le même weekend que le Hellfest, c’était le moment pour les avoir, et ça n’a pas eu lieu). J’ai failli les revoir mais ils ont dû annuler pour des soucis de santé du batteur. Ça n’est pas grave, il me reste cette discographie absolue qui m’accompagnera encore et toujours, vers l’infini et au delà

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Partie 2 : la mort, la renaissance, les projets solos et parallèles .Cette partie sera éditée après.

On commence par l’ep commercial Still Becoming Apart qui contient entre autres Mayonnaise en accoustique et Eye tiré de la BO de lost highway ( beaucoup de NIN dans cette BO, film zarbi mais pas mal )

Machina 1 : the machines of god ou le concept album d’une rockstar

Le retour du batteur, la perte de la bassiste remplacée par Auf der maur ( Billy a participé au superbe Celibrity skin de Hole, un album culte très clean et une Courtney Love au top de sa forme . Reasons to be beautiful, dying, northern star … Wawwww )

Un son pas très affiné mais pourtant de très bons titres dont Stand inside your love , the everlasting gaze …et surtout Glass and the ghost children que je trouve vraiment prenante , un must ! Longue mais pas assez ( oui je radote, je suis vieux ! ) , plusieurs changements de rythme dont un passage central très lent.

Un bon album homogène nécessitant un remaster, la suite 25 ans après !

Dernier album physique avant l’arrêt de la formation pendant presque 7 ans avec un artwork magnifique, sombre et beau. Le livret est comme un parchemin et on se délecte de le feuilleter, du vrai travail pas juste un truc pour habiller la pochette.

Donc Machina 2 The Friends & Enemies of Modern Music : le bordel

Devait sortir mais n’a pu se faire, diffusé en mp3 pas top ce qui dessert nombre de titres vraiment bien faits sur les 25 (encore 25 ! )! 3 EP plus 1 LP

Beaucoup de morceaux calmes très beaux qui auraient vraiment mérité un support physique, en tout cas pour moi ça m’a freiné.Let me give the world, Home, Saturnine , If there is a god ( deux versions, celle au piano est plus longue ) ,speed kills ….

Dross sonne très SP.

Ils ont même joué quelques un de ces morceaux avant séparation.

Pour beaucoup de fans l’histoire s’arrête là et pourtant …

Note : 8,8 /10

Mais au fait : et ce coffret Machina Aranea alba editio deluxe alors ? RDV épisode 3 spécial ! (j’attends d’avoir un peu de temps pour l’ouvrir dans de bonnes conditions )

Dernier titre : Untitled , visible sur la première photo. EP 3 chansons

A noter que James Iha avait sorti son solo Let it come down en 98 juste avant Adore( le titre go sur machina 2 aurait pu avoir sa place dans cet album ), tandis que Billy sort le sien The future embrace en 2005 .

Homogène mais juste sympa

Par contre Jimmy et Billy accompagnés d’autres « copains » ont formé Zwan dont l’unique album Mary star of the sea est plutôt agréable et est sauvé par la chanson éponyme qui est un pur diamant, oui !

Tadaaaaaaaaaaa le retour : enfin presque puisque un Best Of et earphoria sont sortis en 2002 …

Zeitgeist en juillet 2007

Album beaucoup plus énergique que M2, franchement j’ai apprécié contrairement à certains fans peut être trop puristes ?

Il fallait un retour, il fallait un album et …un groupe : il ne restera que Jimmy et Billy de la formation initiale !

Je ne peux conseiller de morceau en particulier, ils ont tous leur place ici

Vus en live à Colmar, j’étais forcément conquis et madame plus objective un peu moins …j’aurai du les voir en 98 plutôt !

On y avait croisé un gars qui suivait toutes les dates ! Il connaissait par cœur nombre de chansons et continuait à apprendre dans la queue ! Impressionnant.

Le cadre était sympa c’était pendant la foire au vin, je fais un peu de pub au passage. On avait aussi été voir Placebo. Le son par contre n’était pas au top mais tant pis j’avais enfin pu voir « mes Smashing » comme disait une ancienne personne très proche.

Note : 7,5 /10

Et là retour sur leur ancien style avec l’EP 4 titres American Gothic , belle ambiance.

C’est quand on a écouté leurs toutes premières compos que l’on comprend ce retour régulier à ce style et donc d’où l’intérêt de faire chronologiquement.

Ce qui introduit un serpent de mer, le fameux projet Teargarden by Kaleidyscope qui aurait dû être 11 ( et oui encore ! ) EP de 4 titres.

Projet trop ambitieux mais tellement attendu des fans qui débouchera sur :

Vol. 1: Songs for a Sailor

Quelle chanson justement song for a sailor, absolument magique ! (bon ok je l’adore et ça se voit) Combien de fois ai-je pu la gueuler dans la voiture pour aller loin pour des taffs pourris ? Et autres (plusieurs taffs à la fois …. vdm)

Stitch in time , Fellowship vraiment originales et valent le détour aussi .

Note : 9/10

Vol. 2: The Solstice Bare

Très bon mais moins que le 1 pour moi, et juste pour moi.

Le coffret est magnifique avec picture disque.

Et ça s’arrête là en fait, le projet n’ira pas à son terme mais Corgan est si prolifique qu’il leur restera de quoi faire la suite.

Note : 8/10

Oceania

Enterre Teargarden mais permet d’avoir un très bel album mélodique, un peu électro, éthéré … Celestials, violet rays , pale horse … beaucoup proposent une belle ambiance .

Sa version live 2 cd est franchement valable, cet album faisait espérer un retour aux sources salvateur

C’est franchement un album à prendre d’une traite, ne jetez rien mais en contrepartie les coups de cœur seront sûrement moins nombreux

Note : 8,5 /10

Et là on arrive sur que j’ai essayé d’écouter plein de fois mais je n’y reviens pas instinctivement, il me manque un truc .Monuments to an Elegy

Lors de mon WE Pumpkins durant lequel vous pourriez venir squatter notre immense manoir :smiley: , je le passerai encore et peut être que rétrospectivement la magie opérera comme cela l’a fait pour Adore très longtemps après sa sortie. C’est tout le mal que je lui souhaite à cet album qui mérite plus que la note susceptible de changer que je vais lui mettre.

Je pense qu’après Oceania j’espérai voir l’autre face des Pumpkins, nous faire un SD bis ou carrément un post MCIS ou faire comme les Foo Fighters avec In your honour avec « one loud. One not so loud » avec par exemple des titres de la trempe de Zero, Through the eyes of ruby, Cherub rock , Everlasting gaze , XYU …

Je craignais qu’ils ne fassent une Silverchair, le fameux syndrome du premier album culte puis deux autres de très haut vol et puis paf la pastèque un truc insipide. Remarque 30seconds to mars a fait pareil dans le genre.Et que dire de Coldplay avec deuxp remiers albums si beaux, poignants, hyper chargés émotionnellement et puis la suite on connaît à partir du 5 iéme …

C’est pas mauvais mais pas addictif non plus, à écouter à nouveau et qui sait ….

Note : 6/10 (beaucoup de critiques étaient autour de 4/10 )

Parenthèse solo pour Corgan, appelé WPC pour William Patrick ( Billy quoi ! ) Ogilala

Attention chef d’œuvre ! Beaucoup de pinao , accoustique … album très intimiste mais sacrément bien ficelé, une pépite qui commence fort avec Zowie que nos oreilles réclament plus fort . Rhaaaaaa !

Le reste est vraiment soft et déroule tout seul et demande à être repassé souvent

Verdict : non noté car projet solo mais top

Enfin un album de très grande qualité : Shiny and Oh So Bright - Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun .

son imperfection est d’être beaucoup trop court, 32 minutes très bonnes mais trop peu nombreuses. A voir presque comme un maxi, ce qu’il aurait du être ?

Tous les morceaux matchent bien notamment Silvery sometimes , en fait tout se déroule très vite

Autre défaut ? Etre sorti la même année qu’un album hyper marquant pour moi, que j’écoutais absolument tous les jours comme j’avais la chance de bosser très loin pour une misère.


(indice ce n’est pas Minnie :grinning_face_with_smiling_eyes:)

A écouter d’une traite ! Note 9,2 / 10

Encore un solo de WPC mais très différent : Cotillions

Non je ne l’ai pas en support physique, dur à trouver.

Très folk limite country , ça fleure bon l’Amérique profonde. Ça change franchement.

Verdict : et pourquoi pas ?

En entendant un vol 1 si bon ( shiny) , un vrai retour au son qui les a fait connaître et populariser dans le bon sens , je me suis dit qu’il serait judicieux d’acheter la suite
!
CYR en précommande ; erreur !

Les critiques se sont vraiment défoulées sur eux à ce moment et pourtant quand on connaît leurs débuts, teargarden … pourquoi ne pas faire un vol 2 bien moins énergique pour être la face opposée au vol 1 ? ça pouvait prendre sens vu ainsi .

Vous pouvez essayer de l’écouter par curiosité, en fait je plaçais beaucoup trop d’espoirs en cet opus , un peu comme quand on vous survend un film au ciné tant et si bien que s’il est correct on va le trouver naze du fait du décalage entre les espoirs et la réalité.

Je pense donc que mon spectre de perception est ici biaisé tout comme le fait de lui laisser sa chance car appartenant à la discographie des SP qui ont tant fait pour moi .

Mais c’est quoi cette nouvelle façon mièvre de chanter ,limite niaise ?

Note : 4/10

Mais il y avait toujours de l’espoir avec Atum , disque de (33 en 3 fois 11 et oui double encore) qui devait être un concept album dans la lignée de MCIS et les Machina, rien que ça : genre on place la barre excessivement haut avant la sortie, il fallait faire aussi bien que parfait .

Et l’Everest accoucha d’une souris naine albinos…

Je dirai poliment qu’il me faudra encore quelques écoutes pour m’y faire et je dois aussi creuser les paroles car c’est peut être génial en fait et en continuité de leurs débuts (vous voyez maintenant l’intérêt chronologique, ça peut leur donner une excuse.)

Mais autant we only comme out at night sur MCIS faisait mignonne mais bien ficelée autant Hooray fait encore très niaise avec une voix qu’il ne pousse plus du tout, j’espère qu’il va encore pouvoir chanter normalement et refaire un jour un disque qui prend à nouveau aux trippes !

Note : 2 ,5/10 ce qui est déjà beaucoup mieux que de nombreuses critiques qui avaient mis entre 0,5 et 2 , à écouter si vous êtres totalement addict à absolument tout le reste.

Peut être finirai-je par l’aimer et le revendiquer et pourquoi pas sous peu en le passant lors d’une soirée sympa ? Je ne demande qu’à accroître cette note si peu flatteuse, je ne cherche pas à faire du « c était mieux avant » ou autre mais en même temps « il est dur d ‘être quand on a été » ou le syndrome des sportifs sur le déclin.

Zodeon at Crystal Hall est le vol 3 de la série Shiny , on y retrouve toujours la même voix nouvellement étrange mais a été conçu direct après CYR bien que sorti longtemps après .

Et honnêtement soit on finit par s’habituer soit c’est mieux fait mais je le note beaucoup mieux que Cyr et Atum. Ils décrivent le style comme influencé par le psyché de 65 -66 ceci explique peut être cela car c’était effectivement ce qu’ils aimaient à leurs début.

Note 6/10

Remarque finale : il me manque des bouts, par exemple les Peel sessions mais j’ai tous leurs titres sur d’autres albums.

Corgan est si prolifique et le groupe a fait tant et tant de versions alternatives, démos, faces B … qu’il est très dur de suivre, j’ai commencé un fichier excel genre :

Starla (2011 mix)
gish deluxe
Pisces iscariot

91
Siva (Peel Session) *
gish deluxe
gish

91
Honeyspider (Reel Time Demos / 2011 mix)
gish deluxe

91
Crush « Hippy Trippy » (Crush Music Box demo)
gish deluxe
gish

Je ne l’ai pas fini, je m’aidais d’un site bien fait mais que je n’arrive plus à y accéder, la dernière mise à jour rend impossible la visite, j’espère qu’ils corrigeront ça .

Je n’ai pas encore écouté, classé tous les solos de Jimmy, il me reste du taff !

Je n’ai pas non plus creusé la piste des DVD et encore quelques live genre Japon 92 ou solo de Billy mais reprenant de tout!

Deuxième remarque finale : Vont-ils redresser la forte pente et nous refaire du bon son comme ils savaient encore le faire en 2018 ?

Ne serait-ce qu’un album final en apothéose. D’accord ils ne referont jamais de MCIS2 ou SD2 mais il leur reste peut être encore de bonnes choses, Billy est un génie musical et le nouveau line up tient bien la route alors Shiny 1 chant du cygne / pépite sans suite ou alors la période suivante ne serait au final qu’une parenthèse ouverte mais bientôt refermée , un peu comme quand on fait des conneries et on apprend de ses erreurs puis celles-ci deviennent des références ???

Classement final : ouf il fallait bien, sans prendre en compte les live , deluxe, maxi, solos …

15. Sans surprise ATUM

14. idem pour CYR

12 et 13. Zodeon et Monuments

11.Zeigeist

10.Gish

9.Teargarden 2

8.Oceania

7.Machina 2

6.Teargarden 1

5.Shiny 1

4.Machina 1

3,Adore

2.SD

1.MCIS

Et comme le disait @Pierrottingchrist on a les premiers albums en haut de classement mais j’aimerai que cela change, on croise les doigts !

Au fait : pourquoi acheter un best of quand on a quasiment tous les albums ?

Pour avoir les fameuses inédites dont la lancinante Soot and stars que je chéris !Pas de refrain ni autre classicisme, juste un flux de paroles sur un rythme très lent :poétique, gothique, mélancolique bref la quintessence de ce que j’attends d’eux

Encore la méthode SP : des prises différentes, des inédites … toujours et encore , un site de référence parle de 591 chansons juste pour SP donc ajoutez le reste ( que j’ai évoqué tout du long) et c’est énorme

11 « J'aime »

La souris est encore un peu grosse.

Tu l’avais : l’Everest à accouché d’un Atom

Merci pour ton classement qui m’a replongé dans leur atmosphère.

Et m’a permis de me remémorer les titres que j’ai eu la chance de chanter, à l’époque, avec mon groupe…entre autres, gros kiff sur « to forgive » :folded_hands:

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Je continue les classements des discographies de mes groupes favoris, dans l’ordre. Ainsi, après Nightwish et In Extremo, il était temps de m’attaquer à la discographie du géant du neofolk allemand : Faun.

Avant tout, il est toujours important de poser un peu de contexte, pour bien appréhender mon rapport avec ce groupe, conditionnant toujours les préférences vis à vis de tel ou tel album. J’ai découvert Faun en 2018, avec le best of XV (pour les 15ans du groupe). Je suis donc entrer dans leur univers par ses versions réengistrées, magnifiquement produites et dépoussiérées. Autrement dit, cela a façonné une grille de lecture très différente que celle d’un fan de la première heure. Quid d’ailleurs des débuts de Faun ? J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer les racines du neofolk depuis le black metal à travers ma retrospective du genre dans notre chère Odin’s Temple. Pourtant, dans le cas de Faun, la genèse du groupe va plutôt naitre dans le sillage de la Darkwave et du mouvement gothique (avec des pionniers comme Qntal ou Helium Vola). Ce lien avec le milieu gothique est d’ailleurs toujours présent avec Faun, malgré leur éloignement depuis longtemps des standards du genre. Ainsi, pour les premiers albums, on note une présence très importante des synthé de Niel Mitra. Pour le Faun d’alors, utiliser des nappes de synthétiseur froids et des boîtes à rythmes était alors un choix esthétique assumé. Il permettait également de jouer les « cache misère » technique. En effet, enregistrer et mixer des instruments « anciens » (vielle à roue, cornemuse, nyckelharpa, bouzouki irlandais) est toujours un exercice technique périlleux. Les conditions très « home studio » et précaires de production des premiers albums, combinées à un manque d’expérience du groupe, conduisaient donc à faire combler le manque de puissance des prises acoustiques par le synthé. Et c’est, à mon goût, un rendu qui a terriblement mal vieilli, et que je trouve un peu kitsch. Ainsi, pour moi, la découverte des premiers enregistrements de Faun m’avait fait, à l’époque, un effet de douche froide. Comment pouvais je passer d’un tel coup de foudre instantané à des albums que je n’appréciais guère ? C’était la première fois que je découvrais que l’on pouvait aimer profondément un groupe mais pas nécessairement l’intégralité de sa discographie. Car je n’ai jamais autant aimé Faun que lorsque le synthé s’efface pour redevenir une simple nappe atmosphérique ou une sub-basse discrète en fond de spectre.

Pourtant, Faun reste pour moi un groupe ayant eu une influence considérable dans mon univers musical et dans ma vie. Avec Wardruna, ils ont été ma véritable porte d’entrée dans le neofolk et ce monde qui est, aujourd’hui, une part importante de mon identité. Plus que Faun, Oliver « Satyr » Pade, fondateur, leader, chanteur et véritable cœur battant du groupe, est devenu une idole pour moi. Certains ont eu Slash, Kurt Corbain, James Hetfield ou Roger Waters comme modèle musicale, moi c’est Oliver Pade qui a joué ce rôle. Son charisme, sa prestance, sa voix, même sa philosophie de vie, tout en lui résonnait en moi. J’ai appris à jouer du bouzouki irlandais ? Oliver Pade. Quand j’ai débuté, j’ai d’ailleurs tenté de le contacter pour connaitre son accordage et avoir des conseils, si il en avait. Altruiste, il avait alors pris le temps de me répondre de manière détaillée. Pour les anecdotes, j’ai eu l’honneur de le rencontrer deux fois. La première fois c’est déroulée au marché médiévale du festival Echos et Merveilles. Il faisait alors un tour du marché, avec Niel Mitra. L’ayant apperçu, je n’osais alors plus l’aborder. C’est encouragé par ma femme que je suis finalement allé le voir. Et, ceux me connaissant un peu en seront surpris, je fus sans voix. Impossible de sortir une phrase correcte. Au final, avec gentillesse, il prit une photo avec moi. La même journée, j’ai également pu rencontrer la chanteuse Laura Fella, qu’adore ma petite soeur, pour lui demander si elle pouvait prendre une photo avec, chose qu’elle accepta avec aussi beaucoup de bienveillance.

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La deuxième fois, fut au concert de Faun à Lyon l’an dernier. Alors que jouait la première partie Pettersson & Fredriksson, Oliver Pade, accompagnait de Stephan Groth, le joueur de vielle à roue du groupe, s’étaient incrustés au fond de la salle pour assister au concert. A leur sortie, je pris mon courage à deux mains pour remercier spécialement Oliver Pade de ses conseils et de ce que la musique de Faun m’avait apporté. On put discuter quelques minutes dans l’escalier avant qu’ils aillent se préparer pour le concert. Il m’envoya ensuite un message pour s’excuser d’avoir du écourter notre conversation pour leur préparation.
Ne rencontrer pas vos héros qu’on dit…

Allez, trêves de mièvreries, place au classement, forcément subjectif de la discographie du groupe !

Voici mon classement des 12 albums studio du groupe.

12 - Licht (2003)

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La croisée des chemins entre le darkwave et le neofolk. C’est l’album de l’arrivée de Niel Mitra et celui où l’embouteillage sonore entre les nappes électroniques froides et les instruments à cordes ou à vent est le plus frappant. La juxtaposition des boîtes à rythmes rigides et de la vielle à roue crée un contraste que je trouve un peu bancal. C’est d’autant plus frustrant que le matériel mélodique est excellent : les brillants titres Andro et Wind & Geige trouveront d’ailleurs un nouveau souffle, une fois libérée des encombrants synthés, avec leurs version Andro II et Wind & Geige XV disponibles respectivement sur l’album Von Der Elben et sur le best of XV.
Dans l’ensemble, c’est pour moi un album où j’ai beaucoup de mal avec le mixage et un équilibre synthé / instruments traditionnels mauvais. Cependant, c’est sur cet album qu’on trouve quand même les prémices de ce que va devenir le groupe en terme de composition et c’est un album très apprécié pour ceux qui aimaient cette vibe influence darkwave.

11 - Zaubersprüche (2002)

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Le tout premier essai. Un album qui sonne comme résolument medieval. Les chants sont très peu présents dans cet album acoustique. Niel Mitra ne faisant pas encore partie du groupe, aucun synthé n’est encore dans le groupe, le rendant assez singulier dans le début de carrière de Faun. Pourtant, cela reste un album très ambiant, ce qui est caractéristique des premiers morceaux de Faun. Ici, hormis Rani, on trouve peu de titres très rythmés donnant envie de danser, comme cela sera régulièrement le cas dans la suite de l’oeuvre du groupe. Très joli album bien que peu de titres se détachent réellement même si l’ensemble est extrêmement agréable et apaisant.

10 - Totem (2007)

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Dernier album à forte influence darkwave du groupe, Totem est un album plus sombre, plus hypnotique, quasi mystique. Tout comme l’album Renaissance, la balance entre acoustique et synthé est plus équilibrée que pour Licht et on trouve même nombre de morceaux où le synthé s’efface totalement. Si le mixage est encore assez pénible sur certains morceaux (notamment Tinta et 2 Falken qui sont pourtant de très beaux titres), cet album a une vraie identité qui lui est propre, représentée par le mélancolique et magnifique titre November.

9 - FAUN Acoustic — Buch der Balladen (2009)

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Un album singulier dans la discographie du groupe. Épuisé par l’enrobage électronique et conscient des limites de leurs premiers disques, Oliver Satyr prend une décision radicale : sortir un album 100 % acoustique, sans aucun beat numérique ni le moindre synthétiseur. L’objectif était de revenir à la pureté des instruments anciens (harpe, nyckelharpa, luth) et de prouver que leurs compositions tenaient debout de manière totalement organique. Le pari artistique est réussi, la poésie des ballades est magnifique, mais il manque à cet album la puissance, la lourdeur et l’énergie qui font la force de leurs grands albums. C’est un album mineur dans la discographie de Faun mais qui n’en reste pas moins un très bon album qui saura ravir quiconque serait sensible aux musiques médiévales

8 - Von den Elben (2013)

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L’album du séisme. En signant chez Universal Music et en accueillant Katja Moslehner au chant, Faun change subitement de dimension. Le succès est colossal en Allemagne, mais la communauté des fans de la première heure hurle à la trahison, les accusant de s’être « vendus » et même de faire du Schlager… La polémique prend une telle ampleur qu’Oliver Pade doit publier une lettre ouverte sur le compte Facebook du groupe pour rassurer son public. Certes ce n’est pas le meilleur album du groupe, et bien sûr qu’on passe d’une influence darkwave à quelque chose de plus « pop », mais Von den Elben ne justifie absolument pas la vague de haine qu’il a suscité de la part de « fans » se sentant volés de leur groupe, qui, en prenant une autre dimension, se mit à passer à la tv et la radio (quelle honte le succès, vraiment…). Avec le recul, c’est un très bon album de « folk pop médiévale », dans lequel on trouve de très bons titres tel que Diese Kalt Nacht, Wenn wir uns wiedersehen ou Andro II, même si il me manque ce côté plus mystique qui convient parfaitement à Faun et qui doit contrebalancer les ballades et les chansons rythmées pour avoir le parfait cocktail qui fait un excellent album de Faun.

7 - Märchen & Mythen (2019)

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Premier album avec Laura Fella au chant, qui vient remplacer Katja Moslehner. Dédié aux contes de fées et aux légendes germaniques, cet album sera le dernier de l’ère Universal. Si l’interprétation de Laura Fella apporte une fraîcheur immédiate, et qu’elle n’a aucun mal à prendre la place de meilleure chanteuse de l’histoire du groupe, l’album semble un peu trop tourner sur sa voix, comme si tout l’album avait été pensé dans le seul but d’introduire la chanteuse et sa belle tessiture cristalline. C’est très propre, tout beau, accessible, presque impossible à ne pas aimer. Mais voilà, tout semble un peu trop convenu dans un album qui perd tout mysticisme et n’offre aucun titre vraiment percutant. Rarement Faun semble avoir été aussi peu libre dans la composition d’un album et ce n’est pas un hasard si ce Märchen & Mythen marque la fin d’une ère avant le début de la renaissance totale du groupe. Mais ca vous le verrez tout en haut du classement…

6 - Renaissance (2005)

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Bien mieux maitrisé que Licht, Renaissance est un album avec beaucoup d’énergie. Bien que le groupe soit encore dans un registre plus medieval que pagan, cet album comprend quand même déjà bon nombre d’éléments qui feront le succès du groupe : titres accrocheurs, morceaux entrainants et belles ballades…
Oliver Pade trouve enfin une place plus importante au chant, notamment sur le très beau titre Rosmarin. Rhiannon, lui, est toujours à ce jour l’un des titres les plus énergique du groupe, un de ceux qui vous donne instantanément envie de danser.
Le synthé commence à être mieux utilisé que sur Licht bien que l’équilibre ne soit pas encore parfait, en particulier sur un titre comme Satyros, qui, curieusement, lance l’album avec un mixage similaire aux chansons de l’album précédent, alors que les morceaux suivants ont moins ce problème.
Bien qu’il s’agisse du troisième album du groupe, c’est pour moi l’album fondateur de Faun dans ce qu’il représente musicalement.

5 - Eden (2011)

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Le sommet de leur ère indépendante, juste avant le grand saut chez Universal. Eden est le premier album s’éloignant du monde medieval pour se tourner vers des thèmes plus mystiques, mythologiques et pagan. La production franchit un cap immense par rapport aux premiers opus : les instruments trad’ respirent enfin, les voix sont magnifiquement mises en valeur et l’électronique est enfin reléguée à son juste rôle de soutien atmosphérique. Un très bon album, fluide et poétique, qui posait les bases parfaites pour l’explosion du groupe auprès du grand public.
C’est pour moi le premier album parfait du groupe. Absolument aucun titre n’est à jeter et Eden comporte même parmi les meilleurs morceaux du groupe avec Iduna, Hymn to Pan, Alba (même si je lui préfère sa version acoustique Alba II de l’album Midgard) ou la perle méconnue Adam Lay Ybounden. En plus d’être, de loin, la plus belle jaquette du groupe, on entre ici dans le très très haut du panier de la discographie du groupe et du neofolk de manière générale tant le fossé entre Eden et les albums le précédent dans le classement est grand. A noter que l’on commence aussi à trouver des titres à forte inspiration orientale, comme Pearl, qui sera toujours une culture et une influence musicale qui attirera Faun par la suite.

4 - Luna (2014)

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L’album de la revanche, et quel album ! Stephan Groth rejoint le groupe comme membre à part entière à la vielle à roue et apporte une deuxième voix masculine essentielle. Luna est un album conceptuel magnifique dédié à la nuit, la lune et très inspiré par la mythologie greco-romaine. Cet album, qui fait suite à Von den Elben et toute la polémique de la signature de Faun chez Universal, possède un titre, Buntes Volk, à l’histoire un peu particulière. Pour les plus assidus, vous vous souvenez certainement de l’histoire de l’album Sängerkrieg de In Extremo, que j’ai détaillé dans le classement de discographie leur étant dédié. Pour rappel, In Extremo avait décidé de répondre à toutes les critiques des « trves » de la musique médieval en sortant un album les asseyant définitivement comme les numéro 1 incontestable du genre en Allemagne. Devant la vague de haine qu’avait engendré l’album Von den Elben et la signature à Universal, Micha Rhein de In Extremo a alors proposé à Faun de venir collaborer sur un morceau, pour les légitimer, les adouber. De cette preuve d’amitié forte, qui perdure d’ailleurs encore, avec de nombreuses collaborations depuis entre les deux groupes, découla le magnifique morceau Buntes Volk, titre critiquant ouvertement les gens qui ne créent rien face aux esprits libres des musiciens.
Hormis ce titre, on trouve énormément d’immanquable de la discographie de Faun dans cet album Luna : Walpurgisnacht, Hörst du die Trommeln, Hymne Der Nacht… Et Blaue Stunde. Une chanson que j’adore au texte d’une beauté absolue. C’est la toute première chanson que j’ai appris à jouer au bouzouki irlandais. Je n’ai aucune ambition en musique, mais pour mon plaisir personnel, comme une sorte d’accomplissement, j’ambitionne toujours à ce jour de réaliser un clip vidéo cover de ce titre, ayant déjà le storyboard et le découpage technique entièrement bouclés. Pour 2027 peut-être…

3 - Midgard (2016)

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Le sommet absolu de la période Universal. Centré sur la mythologie nordique, Midgard est un album solaire, festif, épique et incroyablement riche. La production atteint la perfection, le synthé n’est désormais utilisé que pour les basses ou en fond atmosphérique, en soutien et jamais vraiment au premier plan dans le mixage. Les duos vocaux entre Fiona Rüggeberg et Katja Moslehner sont somptueux et les hymnes s’enchaînent sans aucun temps mort (Federkleid, Sonnenreigen, Alba II, Nacht des Nordens, Glod & Seide, Rabenballade…).
Odin reste le titre phare de cet album avec une magnifique collaboration de Einar Selvik de Wardruna. Ce côté lancinant, le mélange des voix entre Pade et Selvik, nous voilà face à une chanson quasi incantatoire de Faun, qui bascule alors définitivement dans le pagan avant son album de 2022. Absolument envoutante, elle est à l’image de l’album : une réussite totale.

2 - Hex (2025)

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Dernier album en date de Faun et deuxième album sous leur propre label indépendant, Pagan Folk Records, Hex avait la lourde tâche de succéder au chef d’oeuvre Pagan. Toujours en restant dans la lignée des grands axes du précédent album, Hex s’enfonce encore plus dans le mysticisme avec une thématique globale autour de la magie noire, des sorcières et des rites ocultes. Un album plus sombre, plus lourd, encore plus organique.
Comme sur Pagan, le mixage est absoluement parfait, l’utilisation des différentes voix, et la répartition entre les instruments de chacun est une merveille. Si il s’agit du premier album sans Rüdiger Maul, historique percussionniste présent depuis plus de 20 ans, Axel Schulz, son remplaçant, ne souffre absolument pas de la comparaison. Cet album représente un tel bloc qualitatif qu’il est dur d’en ressortir quelques titres sans faire injure aux autres. Lament, complainte funèbre, est grandiose ; le duo avec Chelsea Wolfe, Nimue, est une magnifique vitrine de l’album ; Blot est un titre viscéral, rituel ; Zauberin est une très belle chanson où l’on peut admirer la belle voix de Stephen Groth, trop rarement mis en valeur dans le groupe. Comme pour Pagan, je pourrais détailler chacun des titres, leur histoire, pourquoi je les adore, mais cela fera peut être l’objet d’une chronique d’album ultérieure.
En résumé, si succéder à Pagan semblait impossible, Hex le fait sans rougir.

1 - Pagan (2022)

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DAS MAGNUM OPUS.
Après une histoire tumultueuse avec Univeral, et un dernier album, Marchen & Mythen, un peu décevant, Faun décide de monter son propre label indépendant, Pagan Folk Records. Pagan est ainsi le premier album sorti sous ce label et représente la liberté retrouvée et une identité enfin claire : Faun sera un groupe de neofolk aux thématiques pagan. Après des années à se chercher une identité propre, Faun débarque avec un chef d’oeuvre absolu du genre. C’est aussi l’album de la transition vocale : Fiona Rüggeberg quitte le groupe après 20 ans d’histoire et laisse sa place à Adaya, dont la voix et la polyvalence instrumentale apportent un souffle nouveau. Si ce départ a provoqué beaucoup de peine chez les fans, la complémentarité de tout les chanteurs du groupe Adaya, Laura Fella et Oliver Pade (et parfois Stephen Groth) est enfin parfaite. Tamlin, chanson en duo, à cordes et vocal, entre Oliver Pade et Adaya est d’ailleurs la plus belle ballade de la discographie du groupe. Le départ de Fiona Rüggeberg implique aussi une diminution de l’importance de la cornemuse dans les compositions, avec une part plus grande apportée à la vielle à roue ou divers autres instruments à vent.
L’album s’ouvre avec Galdra, sur laquelle la chanteuse de Wardruna Lindy-Fay Hella vient prêter son timbre de voix si particulier. Le titre pose déjà les bases de ce nouveau Faun. Fini les relectures des contes de fées. Fini les musiques médiévales. Nous voilà maintenant dans le domaine des rituels, de la nature, de la magie et d’anciennes forces. Tout les morceaux composant Pagan ont un véritable intérêt et une place importante dans la structure totale de l’album, faisant de ce dernier la nouvelle référence du genre.
Pourtant, le sommet absolu est atteint sur le titre Gwydion, enregistré en collaboration avec Chrigel Glanzmann (Eluveitie). C’est une pépite absolue d’une puissance jamais vue dans le groupe, donnant juste envie de réclamer un album entier de neofolk métal signé Faun ! Cette connexion avec Eluveitie n’est d’ailleurs pas un hasard : Oliver Pade avait lui-même participé comme musicien invité à deux albums d’Eluveitie (Evocation I: The Arcane Dominion en 2009 au bouzouki irlandais, puis Evocation II: Pantheon en 2017 à la nyckelharpa sur Epona et Cernvnnos).
Plus qu’un album ou une renaissance, Pagan synthétise tout ce que le groupe a construit en 20 ans de carrière : la puissance iconographique du neofolk, la beauté d’instruments traditionnels et de voix qui nous transportent en d’autres mondes et d’autres temps, une poésie unique et zéro compromis.

Petit point en plus pour la reprise de Liam de In Extremo en piste bonus de l’album; absolument parfaite, bien meilleure que la version de Liam acoustique sortie récemment par In Extremo (avec… Laura Fella de Faun en guest !)

Synthèse du classement :
1 - Pagan (2022)
2 - Hex (2025)
3 - Midgard (2016)
4 - Luna (2014)
5 - Eden (2011)
6 - Renaissance (2005)
7 - Märchen & Mythen (2019)
8 - Von den Elben (2013)
9 - FAUN Acoustic — Buch der Balladen (2009)
10 - Totem (2007)
11 - Zaubersprüche (2002)
12 - Licht (2003)

10 « J'aime »

Hello à tous, comme promis et avec une semaine de retard :sweat_smile:, voici mon troisième classement, et celui-là portera sur un groupe finlandais de power metal qui me tient particulièrement à cœur : Stratovarius !

Comme à chaque fois, je vous propose ce que je considère comme la perle rare de chaque album, alors n’hésitez pas à aller les découvrir​:sign_of_the_horns:

J’ai classé les 16 albums de Stratovarius, toujours en y ajoutant quelques explications ainsi que des notes pour chacun d’entre eux, en me basant sur cette échelle :

  • 10 = chef-d’œuvre absolu
  • 9,5 = presque parfait
  • 9 = excellent
  • 8,5 = excellent avec quelques petits défauts
  • 8 = super album
  • 7,5 = très bon, mais parfois irrégulier
  • 7 = bon, mais irrégulier
  • 6,5 = sympa, mais défauts importants
  • 6 = très moyen
  • 5 = album assez pauvre
  • Moins de 5 = nul, aux oubliettes

16. Stratovarius (2005) – 5/10

On commence donc avec un album parfaitement oubliable de leur discographie. La plupart des fans du groupe, dont moi, le considèrent de loin comme leur pire album, dû fait qu’il s’éloigne beaucoup trop du son caractéristique des albums de Stratovarius. Il n’y a aucune chanson vraiment excellente dessus, même si on pourrait citer « Maniac Dance » ou « The Land of Ice and Snow », parmi celles qui sont encore écoutables. J’ai vraiment l’impression que le groupe était à court d’idées, car il y a vraiment peu de grands refrains épiques comme à leur habitude… C’est bien l’album sur lequel je ferai l’impasse si je devais me faire la discographie en CD du groupe.:face_in_clouds:

  • Chansons conseillées : Maniac Dance, The Land of Ice and Snow
  • La perle cachée : ???

15. Eternal (2015) – 6,5/10

Eternal relève déjà un peu plus le niveau de composition. L’album est globalement bon et solide, mais reste un peu irrégulier. Malgré quelques très bonnes chansons comme « Shine in the Dark » et « My Eternal Dream », ou encore ma préférée du disque, « Feeding the Fire », le reste de l’album tourne un peu en rond je trouve. Ce que je veux dire, c’est que c’est du pur Stratovarius, mais avec comme un manque d’originalité, et certains titres semblent juste présents pour le remplissage. En résumé, c’est un album très agréable à écouter, mais sans être un indispensable de leur carrière.

  • Chansons conseillées : Shine in the Dark, My Eternal Dream, Lost Without a Trace
  • La perle cachée : Feeding the Fire

14. Elements Part. 2 (2003) – 7/10

Elements Part. 2, qui comme vous l’aurez compris fait suite à Elements Part. 1, est donc forcément comparé à ce dernier. Ce qui, en soi n’est pas une très bonne chose car c’est un album bien moins marquant et spectaculaire que la première partie. N’empêche que ça reste un très bon album, avec notamment la chanson « I’m Still Alive », qui est bien énergique comme on aime, ou encore « I Walk to My Own Song », qui possède un très bon refrain et un super riff. Citons également la méconnue « Liberty », qui a pourtant ce petit coté épique ! Personnellement, je le trouve un peu moins inspiré que son prédécesseur, même s’il comporte quelques bonnes mélodies.

  • Chansons conseillées : I’m Still Alive, I Walk to My Own Song, Alpha & Omega
  • La perle cachée : Liberty

13. Dreamspace (1994) – 7/10

Pour ceux qui connaissent bien les débuts du groupe, vous allez me demander pourquoi je mets Dreamspace si bas dans le classement, alors que cet album a beaucoup contribué au succès du groupe. Tout simplement parce que je n’ai jamais vraiment accroché à cet album, alors que je sais très bien qu’il est très bon. J’aime beaucoup les chansons « We Are the Future » et « Reign of Terror », et surtout la dernière piste, « Wings of Tomorrow », qui est très jolie. C’est le dernier album où le guitariste Timo Tolkki assure le chant, car oui leur chanteur actuel n’est arrivé qu’à partir de l’album suivant. Je trouve aussi que Dreamspace possède moins de chansons marquantes que l’album précédent, Twilight Time. Possible que je donne plus de crédits à cet album à l’avenir !:+1:

  • Chansons conseillées : We Are the Future, Reign of Terror, Dreamspace
  • La perle cachée : Wings of Tomorrow

12. Elysium (2011) – 7,5/10

Elysium est un album très ambitieux et très réussi, je l’aime beaucoup. Il est un peu plus progressif avec un son plus moderne pour le groupe, ce que je valide bien sûr. La chanson d’ouverture, « Darkest Hours » est juste excellente, et les riffs de « Infernal Maze » et « Event Horizon » sont un pur régal. Seulement, si je devais donner un point négatif à l’album, ça serait sûrement sa longueur, qui donne parfois l’impression d’être trop chargé (comme on peut le voir sur la chanson-titre qui dure 18 minutes !). Je pense qu’il demande plusieurs écoutes pour vraiment rentrer dedans, en tout cas ça a été le cas pour moi !

  • Chansons conseillées : Infernal Maze, Event Horizon, Darkest Hours
  • La perle cachée : Move the Mountain

11. Fright Night (1989) – 7,5/10

Premier album du groupe, Fright Night est probablement l’opus le plus brut, entre heavy metal / speed metal de Stratovarius. Avec beaucoup d’influences de groupes comme Helloween, Judas Priest ou même les débuts de Scorpions, mais aussi pas mal de néoclassique (si y’a des fans de Yngwie Malmsteen ici, vous allez adorer ce disque !). Il n’en reste pas moins un super album, avec des titres comme « Future Shock » et « Fire Dance » qui donnent déjà les bases du futur Stratovarius. On voit bien ici un groupe qui cherche encore son identité, et je vous l’accorde, la production est bien datée, mais ce n’est pas ce qui fait son charme aussi, nan ?:joy:

  • Chansons conseillées : Future Shock, Fire Dance, Fright Night
  • La perle cachée : Witch Hunt

10. Nemesis (2011) – 8/10

Allez, on rentre maintenant dans le Top 10 de leur discographie, avec Nemesis, album qui sera très important dans la direction future des Finlandais ! Je dirai que c’est sûrement l’un des albums les plus accessibles du groupe, avec une production très moderne et puissante et beaucoup de refrains plus directs et mémorables. On peut retenir le hit « Unbreakable », avec son air très accrocheur, la chanson-titre, très lourde et pesante ainsi que la ballade assez émotionnelle « If the Story Is Over ». Je me souviens que le groupe avait fait une grande tournée dans toute la France en 2013 pour promouvoir l’album, et malgré les petites salles, ce fut une vraie réussite !

  • Chansons conseillées : Unbreakable, Dragons, Nemesis
  • La perle cachée : If the Story Is Over

9. Elements Part. 1 (2003) – 8/10

Un peu plus haut, j’avais déjà évoqué Elements Part. 2, et comme quoi il n’arrivait pas à la cheville de la première partie, et je ne mentais pas ! Ce premier volet est un mélange de puissance, de mélodies et d’hymnes que l’on chante en chœurs, comme le classique « Eagleheart ». J’aime beaucoup une autre chanson aussi, « Learning to Fly » et ses refrains épiques ! Malgré les quelques chansons moins convaincantes, Elements Part. 1 reste une très bonne porte d’entrée pour les amateurs de power metal !

  • Chansons conseillées : Eagleheart, Find Your Own Voice, Soul of a Vagabond
  • La perle cachée : Learning to Fly

8. Twilight Time (1992) – 8/10

Twilight Time est un album vraiment sous-estimé de la discographie de Stratovarius, en tout cas pour moi. Je l’avais beaucoup écouté avec Visions quand j’étais en pleine écriture de chansons pour mon projet de groupe, et franchement il est vraiment génial ! Il commence en fracas avec « Break the Ice », avant de laisser la place à des chansons très heavy comme j’aime, telles que « The Hands of Time » et la chanson-titre. Mais celle qui me touche le plus, et qui est de loin ma préférée de l’album est la power ballade « Lead Us Into the Light », avec des solos de guitares puissants, une basse lourde et une voix absolument magnifique !:star_struck: Vraiment un album que je vous conseille si vous ne le connaissez pas.

  • Chansons conseillées : The Hands of Time, Break the Ice, Twilight Time
  • La perle cachée : Lead Us Into the Light

7. Polaris (2009) – 8,5/10

Un autre album que je trouve bien sous-coté ici, Polaris montre un Stratovarius au sommet de ses moyens dans les années 2000. J’ai immédiatement accroché la première fois que j’ai entendu « Deep Unknown », avec son riff tellement lourd et son refrain épique comme jamais​:fire: ! Autre super chanson, « Winter Skies », qui a un peu un côté dramatique je trouve, sans oublier la ballade légère « When Mountains Fall ». Je trouve que Polaris possède une vraie qualité d’écriture, avec beaucoup de fraîcheur.

  • Chansons conseillées : Deep Unknown, Winter Skies, Forever Is Today
  • La perle cachée : When Mountains Fall

6. Fourth Dimension (1995) – 9/10

Fourth Dimension est le premier album avec le légendaire Timo Kotipelto au chant, qui je le précise fait partie de mes chanteurs favoris, et on voit clairement la différence avec les albums d’avant ! Le groupe commence vraiment à y trouver son style et sa propre identité classique qui se stabilisera à partir des albums suivants. Cet opus regorge de pépites, comme le bien vénère « Against the Wind », et sa rythmique complètement déjantée, le très power metal « Distant Skies », sans oublier la ballade « Winter », dont je valide particulièrement son côté progressif. Enfin bref, Fourth Dimension mérite plus de reconnaissance, car il place déjà la barre très haut pour les albums d’après !:fire:

  • Chansons conseillées : Against the Wind, Winter, Distant Skies
  • La perle cachée : Nightfall

5. Episode (1996) – 9/10

Episode est sûrement l’un des albums les plus importants de Stratovarius, grâce à sa production plus riche et mélodique. C’est aussi l’album le plus néoclassique à mon avis, comme on peut l’entendre sur des titres du style « Speed of Light », « Father Time » et la méconnue « Night Time Eclipse ». Il possède cet équilibre presque parfait entre la rapidité et la mélodie.

En parlant de ça, le point culminant est de loin la magnifique ballade acoustique « Forever », dont les paroles me feront toujours lâcher une larme. C’est vrai quoi, imaginez vous chanter ça en chœurs dans une salle, comme sur les vidéos lives de la chanson, c’est wow. :heart:

  • Chansons conseillées : Forever, Speed of Light, Eternity, Father Time
  • La perle cachée : Night Time Eclipse

4. Survive (2022) – 9,5/10

ÉNORME retour en force de Stratovarius avec Survive en 2022, leur dernier album en date ! Beaucoup l’auraient classé plus bas, mais pour moi il n’y a absolument rien à jeter dessus. On commence avec la chanson-titre qui ouvre l’album : ce riff bien lourd mélangé à la voix qui n’a pas vieillie de Timo et une production massive, qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? De plus, son refrain est tellement entraînant, comme celui du single hit de l’album, « World on Fire ». Deux autres chansons pas très connues qui me font vibrer : « Demand » et son riff Power metal puissant, ainsi que « Glory Days », qui me fait énormément penser à Helloween.:sign_of_the_horns:

Mais la plus grosse surprise de l’album est sans doute « Voice of Thunder », un chef d’œuvre épique de prêt de 11 minutes, qui nous rappelle un « Destiny » ou un « Visions (Southern Cross) ». Elle commence avec de l’acoustique, pour terminer sur un final magique mêlant solo de guitare, voix grandioses et un orchestre en fond, ça m’a fasciné ! :heart_eyes:

  • Chansons conseillées : Survive, World on Fire, Demand, Glory Days
  • La perle cachée : Voice of Thunder

3. Infinite (2000) – 9,5/10

Que dire d’Infinite ? Sûrement l’album qui a fait découvrir Stratovarius à de nombreux fans dans le monde entier ! Outre le classique absolu « Hunting High and Low », dont le refrain te rentre dans la tête pendant une semaine, il est rempli de pépites comme les très speed « Phoenix » et « Millennium », ou encore le magnifique « Mother Gaia », avec son atmosphère grandiose, et presque océanique :dolphin:. Infinite est un album très riche en mélodie et en moments mémorables, avec une grande variété de compositions, très proche de la perfection ! Sûrement leur album le plus contemplatif et posé. C’est un excellent point de départ si vous n’avez jamais vraiment écouté le groupe. :+1:

  • Chansons conseillées : Hunting High and Low, Phoenix, Millennium, A Million Light Years
  • La perle cachée : Mother Gaia

2. Destiny (1998) – 10/10

Destiny a été l’album qui m’a fait découvrir Stratovarius, il y a quelques années déjà, et putain quelle bonne entrée dans la discographie d’un des monuments du power metal ! J’avais été complètement choqué de la puissance qui pouvait ressortir des chansons de cet album, par exemple dans la chanson-titre, qui est de loin ma chanson préférée du groupe. Son intro est mystérieuse avec cette voix étrange, avant qu’un riff et une rythmique de l’enfer viennent soutenir la voix intouchable de Timo ! Le pont, et surtout le final, sont pour moi la définition du mot ‘’épique’’, y’a pas d’autres mots pour la décrire ! :star_struck::star_struck:

Je pourrais également citer la chanson « S.O.S. », mais surtout la ballade très posée « 4000 Rainy Nights ». Ce son de guitare est vraiment tout ce que je recherche, c’est puissant tout au long du disque ! Il se finit sur un « Anthem of the World », un titre monumental parfait pour clore ce chef d’œuvre ! Dernier point, j’adore les couleurs utilisées pour la pochette, ce mélange de rouge et de bleu est magnifique.:ok_hand:

  • Chansons conseillées : Destiny, 4000 Rainy Nights, S.O.S, Anthem of the World
  • La perle cachée : Cold Winter Night

1. Visions (1997) – 10/10

Je ne sais pas par où commencer pour Visions. L’album ultime, l’album absolument parfait, l’album intouchable de la première à la dernière chanson ! Visions figure dans mon Top 10 des plus grands albums de tous les temps, et même devant des grands classiques comme Paranoid ou Master Of Puppets, pour vous donner une idée d’à quel point il est important :grin:

Il commence sur une ligne de basse bien lourde avec « The Kiss of Judas », pour ensuite laisser la place au chef d’œuvre du groupe : « Black Diamond » et son refrain juste légendaire ! L’intro aux claviers de cette dernière fait partie des plus cultes du power metal ! « Forever Free » est son riff déchaîné montrent un Stratovarius au top du top, tandis que « Paradise » et son refrain super accrocheur est purement taillé pour le live !

Un des points les plus marquants de l’album est la power ballade « Coming Home », dont les paroles m’ont énormément touché. Je me souviens quand je l’écoutais en boucle avec mon pote Goose, on se disait ‘’comment une chanson peut être aussi parfaite ?! ». La voix de Timo sur celle là dépasse tout ce que je pouvais imaginer :heart_eyes:! Et vient enfin, un titre de 10 minutes, « Visions (Southern Cross) », un titre du même ordre que « Voice of Thunder » et « Destiny », qui vient me provoquer une vraie sensation de voyage. En résumé, Visions justifie à lui seul la place du groupe dans l’histoire du power metal ! :100:

  • Chansons conseillées : Black Diamond, Coming Home, The Kiss of Judas, Paradise, Forever Free
  • La perle cachée : Visions (Southern Cross)

Étant donné que je suis en plein dans la carrière de Stratovarius depuis quelques temps déjà, ce classement risque encore de pas mal bougé :sweat_smile:. En tout cas c’était un réel plaisir de vous faire (re)découvrir ce groupe absolument légendaire ! :fire:

La semaine prochaine je publierai un autre classement d’albums, cet fois sur un groupe australien :eyes:

Voici le résumé de mon classement :

  1. Visions
  2. Destiny
  3. Infinite
  4. Survive
  5. Episode
  6. Fourth Dimension
  7. Polaris
  8. Twilight Time
  9. Elements Part. 1
  10. Nemesis
  11. Fright Night
  12. Elysium
  13. Dreamspace
  14. Elements Part. 2
  15. Eternal
  16. Stratovarius
10 « J'aime »

Je me prête au jeu du classement sur la discographie d’un groupe.

Enforcer est un groupe suédois de heavy/speed métal, fondé en 2005 par Olof Wikstrand. On peut considérer le groupe comme faisant partie de la Nouvelle Vague du Heavy Metal Traditionnel, NWOTHM (New Wave of Traditional Heavy Metal).

Pour information cette scène est apparue principalement au cours des années 2000, afin de faire revivre l’esprit et les sonorités du heavy métal traditionnel des années 1970 et 1980, tout en y apportant une production et une énergie plus modernes selon les groupes car certaines y apporte l’énergie mais avec une production vraiment typée 70/80.

Quelques chiffres :

  • Nombres d’album : 6
  • Nombre d’album live : 2
  • Nombre de concert (Environ) : 758
  • Nombre de membres : 4
  • Nombres d’ancien membres : 4

Je rédige la chronique dans l’ordre de sortie des albums, mais vous trouverez à la fin le classement.

4 - Into The Night (Sortie en 2008) – 9 titres – 35 minutes – Label : Heavy Artillery Records

Que dire du premier album, à part qu’il a mis tout le monde d’accord ? Cet album ne révolutionne certes pas le genre, mais tout est réalisé avec une puissance impressionnante, que ce soit au niveau des rythmes, des solos ou de l’énergie générale.

La voix d’Olof ne plaira sans doute pas à tout le monde, car elle manque peut-être de puissance par rapport à certains chanteurs du même genre. Mais cela ne gâche en rien le plaisir que je prends à réécouter cet album.

Sortir un album de heavy metal en 2008 était plutôt osé, et ils ont bien fait d’oser ! Enforcer est aujourd’hui devenu un groupe qui inspire toute une nouvelle génération, notamment en Suède. Et quand on réécoute ce premier album avec le recul, on comprend facilement pourquoi.

(Mon morceau préféré : Evil Attacker)

2 - Diamonds (Sortie en 2010) – 10 titres – 39 minutes – Label : Earache records

Ce deuxième album n’a plus rien de speed, mais marque plutôt un retour vers un heavy qui sent bon les années 80. De ce fait, cet album pourrait être moins plaisant pour moi, puisque j’ai une préférence pour le heavy « rapide ». Pourtant, la production, très fin 70 / début 80, est particulièrement réussie, sans pour autant tomber dans le piège d’un son brouillon ou peu compréhensible.

On retrouve notamment des titres comme Midnight Vice (voir le clip ci-dessous) qui, s’il était sorti dans les années 80, aurait sans aucun doute propulsé le groupe directement parmi les plus grands.

(Mon morceau préféré : Live for the Night )

5 - Death by Fire (Sortie en 2013) – 9 titres – 35 minutes – Label : Nuclear bla st

Malgré quelques morceaux efficaces comme Mesmerized by Fire et Run for Your Life, il manque à Death by Fire ce petit supplément d’âme, ce punch et surtout ces hymnes accrocheurs qui faisaient la force des deux premiers albums.

Pour autant, l’album reste de qualité. Les compositions sont bonnes, les riffs sont toujours présents et le groupe conserve cette énergie heavy/speed qui fait son identité. Mais là où Into the Night et surtout Diamonds parvenaient à proposer des morceaux immédiatement mémorisables, Death by Fire peine davantage à marquer les esprits.

L’ensemble reste donc agréable à écouter, mais il manque cette étincelle qui permettrait de placer l’album au même niveau que ses deux prédécesseurs. Un bon album d’Enforcer, certes, mais clairement en dessous des deux premiers.

(Mon morceau préféré : Mesmerized by Fire)

1 - From Beyond (Sortie en 2015) – 10 titres – 42 minutes – Label : Nuclear bla st

On arrive déjà au 4ᵉ album du groupe, et je vous présente tout simplement le meilleur album du groupe !

Il y a tout ce qu’on aime dans le Speed Metal, notamment avec les deux premiers titres. Ensuite arrive une ballade/mélodie avec From Beyond. Je trouve que leurs morceaux mélodiques et leurs ballades sont malheureusement très mal produits, mais j’en suis fan malgré tout (j’aime peut-être me faire mal).

Dans chaque morceau, on retrouve des compositions très recherchées, et la voix d’Olof est ici à son apogée.

Il n’y a vraiment rien à jeter ! Vous pouvez l’ajouter sans hésiter à vos playlists Deezer ou Spotify et écouter cet album une fois par semaine.

(Mon morceau préféré : Destroyer)

6 - Zenith (Sortie en 2019) – 10 titres – 46 minutes – Label : Nuclear blast

Enforcer est de retour quatre ans après l’excellentissime FROM BEYOND. La tâche s’annonçait difficile pour égaler, voire dépasser, cet album, et force est de constater que le pari n’est pas totalement réussi : ce nouvel opus est nettement en dessous de son prédécesseur.

Où est passée la fougue, la puissance des riffs et la déferlante de solos qui faisaient la force des précédents albums ? On retrouve heureusement quelques éclairs de cette énergie sur des titres comme Searching for You et Thunder and Hell, qui comptent parmi les morceaux les plus convaincants de l’album.

Enforcer semble avoir pris un virage avec cet album, en s’orientant vers un heavy métal plus lisse, plus accessible, voire plus grand public. One Thousand Years of Darkness en est probablement le meilleur exemple, avec une approche beaucoup moins sauvage que ce à quoi le groupe nous avait habitués.

Un changement de direction qui ne convaincra donc pas forcément les fans de la première heure, surtout après un album aussi réussi que FROM BEYOND.

(Mon morceau préféré : Searching for you)

https://youtu.be/XTOePETOcc4?si=r2_xSQJci 43alOyL

3 - Nostalgia (Sortie en 2023) – 13 titres – 41 minutes – Label : Nuclear blast

Nous arrivons au dernier album en date, et quel retour ! Enfin, nous retrouvons ce pour quoi on aime ENFORCER, avec des titres puissants comme Coming Alive et Kiss of Death, mais aussi de véritables hymnes taillés pour être chantés en live, à l’image de Unshackle Me, Heartbeats ou encore Demon.

On retrouve également une ballade avec Nostalgia (voir le clip ci-dessous) qui, comme From Beyond, n’est peut-être pas au niveau du reste de l’album, mais que j’adore malgré tout. Un morceau qui apporte une belle respiration au milieu de cette déferlante de heavy métal.

Avec cet album, le groupe prouve une nouvelle fois qu’il joue dans la cour des grands et qu’il n’a absolument rien à envier aux légendes du genre.

(Mon morceau préféré : Coming Alive)

Classement :

1 - FROM BEYOND

2 - DIAMONDS

3 - NOSTALGIA

4 - INTO THE NIGHT

5 - DEATH BY FIRE

6 - ZENITH

Si vous êtes curieux, voici ENFORCER en live :

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