Oyez, oyez, voyageurs silencieux et esprits d’un autre temps !
Comme je vous l’avais promis la semaine dernière, nous sommes désormais bien loin des marchés médiévaux, des champs de bataille épiques et des remparts des châteaux. L’air s’est rafraîchi. Le tumulte n’est plus. Écoutez plutôt le craquement des branches sous vos pas. Sentez l’odeur de la mousse humide, de l’encens et de la résine de pin. Éteignez vos amplis, laissez la fureur du Metal derrière vous et approchez-vous (n’ayez pas peur !) de la lueur de notre feu de camp. Asseyez vous en cercle dans cette clairière brumeuse. Le rituel est sur le point de commencer.
Bienvenue dans les sombres et mystiques contrées du Neofolk et du Pagan Folk. Aujourd’hui, nous allons convoquer des forces ancestrales dont vous avez certainement oublié l’existence. Nous allons communier avec la nature nous entourant, faire des offrandes à d’antiques divinités, le tout au son de musiques qui semblent venir d’un autre temps. Préparez vous, ce dernier voyage pourrait bien vous changer, à tout jamais.
Aux racines d’Yggdrasil : comment la musique moderne a ressuscité d’anciens dieux : l’origine du genre
Mais d’où vient cette musique qui semble pourtant exister depuis la nuit des temps ? Son histoire est passionnante car elle naît, encore une fois, d’un croisement improbable.
Dans les années 90, les groupes de Black Metal scandinaves inséraient souvent des interludes acoustiques dans leurs albums pour évoquer la mélancolie de leur environnement froid et sombre et la mythologie scandinave. C’est le groupe de Black Metal norvégien Ulver qui va pousser l’expérimentation à son paroxysme avec l’album Kveldssanger sorti en 1995. Cet album est entièrement acoustique et en voix clair, renversant ainsi les codes et offrant à la scène de l’époque une proposition aussi originale que radicale.
De nouveaux groupes, comme Ataraxia, Of the wand & the moon, vont alors emboiter le pas à Ulver, dès la fin des années 90, et paver le chemin du mouvement à venir du néo/pagan folk. Profitons de ce moment pour rendre un hommage à Andrea Haugen, décédée dans l’attentat de Kongsberg en Norvège en 2021. Véritable pionnière de ce mouvement, elle a été, notamment avec son projet Hagalaz’ Runedance et l’album The Winds That Sang of Midgard’s Fate, l’une des des toutes premières à théoriser et fusionner la spiritualité païenne, la mythologie nordique et la musique acoustique. Le but n’était alors plus de crier contre la société moderne, mais de recréer un lien perdu avec la nature et les anciennes croyances.
A la croisée des mondes : Faun
Commençons notre rituel par l’invocation d’un des plus piliers de cette scène, véritable passerelle entre les mondes du Folk Metal, du rock medieval et du pagan folk, Faun.
Mené depuis ses débuts par le très talentueux Oliver Pade (alias Oliver Satyr), ce groupe allemand est une véritable chimère musicale. Faun ne s’interdit rien et multiplie les influences : médiévales, celtiques, nordiques, et même parfois orientales, le tout soutenu par un mélange impressionnant d’instruments (bouzouki irlandais, vielle à roue, cornemuse, percussions, flutes en tout genre, nyckelharpa, lute et même synthétiseurs discrets). Poétique, envoûtant, entre musiques emmenant à la danse et d’autres appelant à la méditation, Faun est un parfait melting pot de tout ce qui se fait de mieux dans le genre. Cependant, l’histoire du groupe n’a pas été un long fleuve tranquille. Lorsqu’ils ont signé sur une major au début des années 2010 pour sortir des albums aux accents plus « pop » (Von den Elben), ils ont essuyé de violentes critiques de la part des puristes de la scène médiévale les accusant de se vendre au grand public (décidemment, les puristes du moyen âge n’ont rien à envier aux puristes du metal…). Afin d’adouber définitivement Faun, Micha Rhein de In Extremo décide alors de collaborer avec Faun sur le merveilleux morceau Buntes Volk de l’album Luna, titre critiquant ouvertement les gens qui ne créent rien face aux esprits libres des musiciens.
Depuis, Faun a fait diverses collaborations (avec Einar Selvik de Wardruna pour le titre Odin ou même Eluveitie pour l’incroyable morceau Gwydion) et s’est libéré de toutes les contraintes possibles en créant son propre label, Pagan Folk Records.
- Quel album ? Pagan (2022), le premier sous leur propre label, entre retours aux sources et totale liberté artistique, leur meilleur album. La compilation XV - Best Of est aussi une très bonne manière de découvrir tout leurs plus grands titres avant cet album Pagan.
Les passeurs de mémoire : les géants scandinaves
Le lien est désormais établi, la connexion avec ce nouveau monde est faite.
Sentez vous ce souffle glaciale ? Entendez vous l’appel d’Óðinn depuis sa demeure Valaskjálf ? Fermez vos yeux, nous allons voyager dans l’espace et le temps, de l’âge de fer au temps des scaldes.
Voici les deux titans du genre, ceux qui ont redéfini le neo/pagan folk.
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Wardruna : La figure de proue de tout le genre. Preuve vivante des forts liens entre le metal et le neofolk, ce groupe norvégien a été fondé par Einar Selvik, ancien batteur du groupe de Black Metal Gorgoroth. Omniprésent dans le groupe, on pourrait presque parler d’un one man band, avec des musiciens le suivant dans les studios et en live. Entre fabrication de leurs propres instruments historiques et enregistrement en pleine nature, sous la pluie ou dans la neige, rien est laissé au hasard pour offrir un voyage tant spirituel que musical à chacune des écoutes des musiques du groupe. Offrant des clips musicaux toujours à couper le souffle, le groupe apporte également une mise en scène merveilleuse en live. Souvent copié, mais jamais égalé, Wardruna et Einar Selvik règnent donc en maître sur le genre, trônant sur le Hlidskjalf comme le plus digne héritier de la poésie scaldique au XXIe Siècle. Ses différentes participations aux bandes originales de la série Vikings ou du jeu Assassin’s Creed Valhalla n’ont d’ailleurs fait que renforcer cette position.
Pourtant, la démarche de Wardruna n’est ni nostalgique ni passéiste. Comme Einar aime le rappeler souvent en interview, il ne fait pas cette musique parce qu’il veut vivre dans le passé et ne croit pas en cette idée romantique que tout était mieux avant. Il la fait parce qu’il y a des choses du passé qui méritent d’être ramenées dans le présent. C’est sans doute là la plus belle définition du genre.
Personnellement Wardruna a une résonnance toute particulière chez votre serviteur. Mais gardons cette histoire pour une autre fois…- Quel album ? Après trois premiers albums centrés sur le vieux futhark (premier alphabet runique) et un album allant puiser dans les origines même de la poésie scaldique (l’album Skald ne comporte quasiment que la voix de Selvik, parfois sans aucun instrument, souvent avec un seul instrument l’accompagnant), l’album Kvitravn (2021) est une claque majestueuse et sombre, le meilleur album de Wardruna à ce jour. Skugge, compris dans cet album, est une merveille à elle seule.
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Heilung : « Amplified History » (L’Histoire amplifiée). C’est ainsi qu’ils définissent leur art. Heilung (qui signifie « Guérison » en allemand) ne donne pas des concerts, ils célèbrent des rituels. Leurs costumes sont faits de peaux, de bois de cerfs et d’ossements, parfois humains. Maria Franz apporte une voix vibrante et divine, tandis que Kai Uwe Faust délivre des chants diphoniques, aux influences mongoles et tibétaines, le tout sur les rythmes de tambours martiaux. Les voir en live est une expérience de transe collective unique nous remmenant aux fondements même de l’humanité. Malheureusement, si vous souhaitez assister à l’un de leurs rituels, il va désormais falloir être patient. En effet, le groupe a annoncé entrer dans un longue pause après l’été 2025. Comme ils l’ont si ben expliqué, les chamans se retirent, parfois très longtemps, pour retrouver leur pouvoir et se recharger. S’ils travaillaient constamment, ils s’épuiseraient. Heilung s’endort, mais reviendra plus fort que jamais.
- Quel album ? Lifa Iotungard, leur dernier album live. C’est la meilleure façon de découvrir Heilung et de capter l’énergie de leur rituel.
Esprits de la Terre, Sorceleurs Slaves et Transe Sibérienne
Notre rituel nordique désormais terminé, vous avez à présent acquis le pouvoir de voyager à travers les yeux des corbeaux Munin et Hugin. Cela va nous être particulièrement efficace pour le tour d’horizon que nous nous apprêtons à faire. Alors fermez à nouveau les yeux et préparez vous au vol.
En effet, si le nord a eu une influence décisive sur le genre, le reste de l’Europe a aussi aidé à forger l’identité du Pagan Folk :
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Omnia : Impossible de parler de ce genre sans passer par les Pays-Bas. Mené par Steve Sic et sa femme Jenny, Omnia est l’un des piliers fondateurs du genre. Ce sont d’ailleurs eux qui ont popularisé (et même déposé !) le terme « PaganFolk ». Mélangeant des instruments du monde entier (didgeridoo, harpe celtique, vielle à roue, flûtes), leur musique est une véritable ode à la nature et à la liberté, à mi chemin entre influences celtiques, médiévales et scandinaves.
- Quel album ? Oublions toutes les polémiques dans lequel le groupe est désormais englué le temps de l’écoute du formidable PaganFolk (2006).
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Percival Schuttenbach : Direction la Pologne, où ce groupe fait revivre la mythologie slave de l’Europe de l’Est. Pour créer ce son unique et organique, ils utilisent de véritables instruments historiques reconstitués parmi lesquels des luths à manche long (Bağlama), des rebecs (ancêtres du violon), des gouslis et des percussions traditionnelles (bodhrán et davul). Le groupe tire directement son nom de Percival Schuttenbach, gnome et ami de Geralt de Riv dans la saga littéraire Le Sorceleur (The Witcher) d’Andrzej Sapkowski. Et comme le destin fait bien les choses, ce sont eux qui ont été choisis, 16 ans pour plus tard, pour co-composer et interpréter (aux côtés de Marcin Przybyłowicz) certaines musique de la bande-son du jeu vidéo The Witcher 3: Wild Hunt. Si les musiques de combat du jeu vous transportent directement dans cet autre monde, nulle doute que c’est leur magie slave qui est à l’œuvre !
- Quel album ? La série d’albums Slava! (dédiés aux chants slaves) ou bien sûr, l’OST de The Witcher 3.
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The Moon and the Nightspirit : Continuons notre voyage par la Hongrie pour une touche beaucoup plus éthérée. Ce duo fondé par Ágnes Tóth et Mihály Szabó tisse une musique païenne délicate, presque féerique. Ici, de nombreux instruments originaux comme la flûte slovaque fujara ou le morin khuur (vièle mongole), associés à la voix cristalline d’Ágnes nous dominent, transportent et transpercent, nous transportant dans un monde de contes anciens et du chamanisme.
- Quel album ? Rego Rejtem (2007).
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Nytt Land : Notre vol vers l’est se termine dans l’immensité glaciale de la Sibérie. Ce duo russe propose une musique plus sombre, plus oppressante, fortement inspiré par la nature hostile de la toundra avec de grandes influences provenant de la mythologie scandinave. Les chants diphoniques y sont omniprésents, mêlés aux sons si particuliers de la talharpa, des percussions et des nombreux bruits de la nature. Si Wardruna et Heilung s’associaient pour prédire une prophétie aussi sombre et cataclysmique que le Ragnarok lui-même, alors le résultat serait certainement Nytt Land.
- Quel album ? Les albums de Nytt Land se suivent et se confondent assez facilement. Torem permet de se faire une très bonne idée du reste de la discographie du groupe.
L’Appel du Nord résonne jusqu’en France
Rouvrez à présent les yeux. Nous allons faire une petite pause ici, chez nous, en Francia.
Effectivement, comme tout mouvement musical d’ampleur, le néo/pagan folk a également su conquérir nos frontières, notamment avec deux projets intimement liés mais aux philosophies très différentes :
- SKÁLD : C’est le phénomène français qui a exporté le vieux norrois dans le monde entier. Pourtant, ce groupe n’a pas toujours excellent réputation parmi les puristes. Il faut savoir que SKÁLD n’est pas un groupe fondé dans une forêt entre amis passionnés, mais une création de studio pensée et montée de toutes pièces en 2018 par le producteur et compositeur Christophe Voisin-Boisvinet. L’idée est alors de remettre au goût du jour la poésie scaldique à travers un groupe ne chantant qu’en vieux norrois des légendes scandinaves. (et de surfer sur le succès de Wardruna ? Peut être aussi). Si le succès de leur premier album a été fulgurant, le roulement incessant (et parfois brutal) des chanteurs et musiciens au fil des années rend l’attachement à la formation humaine assez compliqué pour le public et la visibilité du groupe pas toujours des plus simples. Pourtant, le groupe conserve une popularité indéniable et reste une porte d’entrée extrêmement efficace et accessible pour découvrir le genre.
- Quel album ? Vikings Chant (2019), l’album originel qui a tout lancé avec la formidable voix de Justine Galmiche.
- Hrafngrímr : Pour retrouver une âme plus organique, une liberté plus grande et l’énergie d’un véritable « groupe », le chanteur Mattjö Haussy quitte SKÁLD en 2019 pour fonder Hrafngrímr (« Celui qui porte le Masque du Corbeau »). Entre adaptation de poèmes en vieux norrois et textes modernes et critiques, traduits en vieux norrois, le groupe promeut une approche plus contemporaine de la musique néofolk.
- Quel album ? Après de nombreux titres sortis de façon individuels, le groupe dévoile enfin en 2024 un album entier, constitué que de titres originales, Niflheims Auga, véritable duo vocal entre Christine Roche et Mattjö Haussy.
Aux frontières du genre : Les Voix Hors du Temps
La brume s’épaissit à la lisière de notre clairière. Notre rituel s’est propagé, répendu, attirant à lui de nombreuses entités d’origines diverses.
Flirtons désormais avec les frontières du genre, avec des ombres inclassables. Ils viennent de la pop electro, du Black Metal ou de la pure musique médiévale, mais ils ont en commun de prouver que la voix humaine reste le plus puissant et le plus viscéral des instruments pour nous reconnecter au passé :
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Eivør : Originaire des terres sauvages et balayées par les vents des Îles Féroé, Eivør (Pálsdóttir de son nom complet) est une véritable chamane moderne. Inclassable, elle flirte avec maestria entre la pop, l’électronique et le folklore nordique pur. Armée de son fidèle tambour à main, elle est capable de passer d’une douceur vocale angélique à des rythmiques gutturales hypnotiques. Si sa voix éveille en vous des souvenirs épiques, c’est tout à fait normal : c’est elle qui insuffle cette ambiance si viscérale à la bande-son de la série The Last Kingdom (co-composée avec John Lunn), mais c’est aussi elle qui pose sa voix divine sur les musiques des derniers jeux vidéo God of War (composé par le génie Bear McCreary) ! Une artiste d’une grâce absolue et d’une voix inimitable qui transcende les genres et les époques.
- Quel album ? L’album Segl Live in Concert (2021) permet de faire un tour d’horizon de sa discographie et de découvrir son univers.
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Myrkur : Derrière ce one woman band (dont le nom signifie « Obscurité » en islandais) se cache la talentueuse musicienne danoise Amalie Bruun et un projet de Black Metal atmosphérique. Pourtant, en 2020, Amalie décide de laisser la distorsion de côté et de débrancher toutes ses guitares pour retourner aux racines mêmes de son héritage scandinave. S’armant d’une nyckelharpa, d’une lyre, et maîtrisant l’art ancestral du kulning (ce chant scandinave aigu, presque fantomatique, utilisé jadis par les bergères pour appeler les troupeaux dans les vallées), elle livre un projet purement acoustique : Folkesange. Le résultat est tout simplement un chef d’œuvre de pureté, d’apaisement et de douceur. Un album qui marque profondément.
- Quel album ? L’album Folkesange (2020).
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Luc Arbogast : Impossible de parler de voix mystiques sans mentionner ce ménestrel des temps modernes, qui écumait il y a quelques décennies les parvis des cathédrales (notamment celle de Strasbourg) et les marchés médiévaux français bien avant d’être découvert par le grand public à la télévision. Son arme secrète ? Sa voix de contreténor, capable de monter dans des aigus vertigineux avec une pureté cristalline. Accompagné de son bouzouki irlandais, il livre une musique d’inspiration médiévale, grégorienne et celtique qui vous transporte instantanément dans les nefs des grandes abbayes ou au bord des lacs de légendes. Son passage au HF 2025 avait aussi prouvé, lui fan de metal depuis l’enfance, qu’il pouvait offrir des sets bien plus orientés folk metal, avec une magnifique collaboration éphémère avec le chanteur de Bliss of Flesh . A quand un album complet dans ce genre ?
- Quel album ? Odysseus (2013), un immense succès populaire, triple disque de platine, qui a su imposer cette esthétique dans le paysage français.
Une dernière hydromel avant l’aube : la parenthèse légère pour les rolistes
La tension du rituel retombe, la magie s’estompe doucement et nos esprits regagnent nos corps. Avant de quitter définitivement la forêt et de clore notre aventure musicale, accordons nous un sourire autour des dernières braises. Allergiques à l’humour, passez votre chemin ! Ici le temps des musiques mystiques et de l’introspection et définitivement terminer, accueillons les bêtises et la bonne humour du Naheulband !
Si vous aussi vous avez grandi dans les années 2000, en étant un peu geek et en écoutant des sagas MP3, vous connaissez forcément le Donjon de Naheulbeuk (et j’espère Reflets d’Acide, sinon jetez vous dessus, c’est hors sujet topic mais hilarant…). Son créateur, John Lang (Pen of Chaos), a poussé le concept jusqu’à fonder un véritable groupe d’Héroïc Fantasy humoristique. Musicalement, on est dans de la pure musique de taverne aux influences médiévales et celtiques. Les paroles, elles, parlent de Nains râleurs, d’Elfes stupides, d’épées rouillées et de gobelins. C’est la version rôliste, geek et décomplexée de notre voyage, incontournable pour chanter à tue-tête avec sa guilde ! Hors sujet ? Que nenni, Naheulband est régulièrement présent dans des fests comme Motocultor, Echoes et Merveilles ou Cernunnos… A quand Naheulband en Temple et en Battle ?
- Quel album ? L’Anthologie Numerique Vol1" qui permet d’avoir tout les titres les plus délirants du groupe dans une seule compilation.
La brume se dissipe : L’épilogue de notre voyage
Levez maintenant les yeux à travers les branches. La lumière pâle de l’aube vient percer les branches des sapins, dissipant peu à peu la fumée de notre encens. Le feu de camp s’éteint doucement, et le silence reprend ses droits sur la forêt.
Notre rituel est terminé. Et avec lui, c’est notre grand voyage initiatique dans la Odin’s Temple qui s’achève. Des haches lourdes et des pits festifs du Folk Metal finlandais, en passant par les banquets et les cornemuses du Mittelalter-Rock, jusqu’aux transes chamaniques de cette nuit, nous en aurons traversé des mondes et des âges oubliés !
Vous l’avez sûrement senti lors de ce dernier voyage, ces musiques prouvent une chose magnifique : Peu importe les siècles qui nous séparent des anciens dieux, des mythes fondateurs et de nos ancêtres, ce besoin viscéral de retourner à la terre, de se retrouver autour du rythme d’un tambour et de communier ensemble coule toujours ardemment dans nos veines. Et c’est ce besoin primaire qui nous réunira toujours ici.
Reprenez vos sacs, rallumez vos amplis si le cœur vous en dit, et retournez au tumulte du monde moderne. Mais n’oubliez jamais le chemin de la clairière. Au bout, l’Odin’s Temple vous sera toujours grande ouverte, et je vous y garderais à jamais une place au chaud près des braises pour vous conter des nouvelles histoires.