Loisirs

Comme promis, voici mon report sur Clair Obscur : Expedition 33 garanti sans spoil !

J’avais déjà terminé le jeu à sa sortie en me concentrant uniquement sur l’histoire principale. Je l’ai récemment refait et terminé à 100 %, et je me suis vite rendu compte que sans le end game, on passe à côté d’une énorme partie du lore et de la profondeur de l’univers.
Pour ceux qui suivent un peu l’actualité JV, impossible de passer à côté, surtout en France : développé par Sandfall Interactive, un petit studio français ; cocorico !

Clair Obscur, c’est quoi ?

C’est un JRPG à la croisée de Final Fantasy et Persona, avec une particularité : un système de combat hybride mêlant tour par tour et actions en temps réel (parades, esquives…) façon Dark Souls.
Ce mélange donne un gameplay à la fois stratégique et nerveux, très satisfaisant manette en main !

L’aventure se déroule dans Lumière, une version post-apo et fantasmée de Paris, inspirée de la Belle Époque.
Là où le jeu se démarque vraiment, c’est dans sa direction artistique : environnements somptueux, ambiance unique, chara-design travaillé… Quand on sait que tout ça a été produit par une équipe d’une trentaine de personnes le résultat est encore plus impressionnant. Les zones sont variées et visuellement marquantes.


Impossible de parler du jeu sans évoquer son OST.
Composée par Lorien Testard, totalement inconnu avant, il a été repéré via SoundCloud sur un obscur forum de musiques de JV. La bande-son est un véritable exploit : 9 heures de compositions avec des morceaux orchestraux magnifiques, sublimées par la voix d’Alice Duport-Mercier.
Honnêtement, c’est déjà un classique du genre. Foncez écouter ça si ce n’est pas déjà fait.

L’histoire est dense, remplie de symboles, et volontairement floue, ce qui pousse à s’investir pour interpréter ce qu’il se passe réellement.
Le pitch de départ est simple mais efficace : chaque année, une entité mystique appelée la Peintresse peint un chiffre sur un monolithe. Toutes les personnes ayant cet âge ou plus sont “gommées”.
Lumière envoie donc chaque année une expédition pour tenter de mettre fin au cycle.
Nous incarnons l’Expédition 33, qui va se nourrir des enseignements laissés par les anciennes expéditions afin de mieux progresser.

L’écriture réserve de nombreux moments d’émotion, et je ne vais pas mentir : j’ai versé plus d’une (en vrai, beaucoup) larme. La mise en scène et la musique n’aident pas à rester de marbre.
Franchement si vous pleurez pas, vous avez pas de coeur.

Au fil du périple, les relations entre les membres de l’expédition se développent et gagnent en profondeur.
Et comme je le disais plus haut, c’est dans le end game que tout s’enrichit encore davantage : on en apprend énormément sur eux, ce qui les rend particulièrement attachants. Pour éviter tout spoil, je m’arrête là.

Pour ceux qui aiment pleurer des larmes de sang, en difficulté maximale le jeu devient redoutable.
Surtout pour le boss ultime : si on maitrise pas parfaitement les parades et que notre build n’est pas parfaitement optimisé, c’est presque infaisable.

Heureusement, il existe aussi un mode “histoire”, plus accessible : les ennemis moins résistants, le timing des parades et esquives est élargi. C’est cool pour profiter du jeu sans être en sueur à chaque boss.

Il y a quelques défauts malgré tout, rien de dramatique, mais il faut les noter :

  • les menus ne sont pas intuitifs, on s’y perd facilement
  • le système de pictos / lumina devient un peu brouillon en fin de jeu, tant on accumule d’options et d’items.

Bref, Clair Obscur m’a vraiment marqué, au point d’entrer sans hésitation dans mon top 5 des meilleurs jeux de ma vie.
C’est beau, bien écrit, incroyablement mis en musique, poétique, drôle, émouvant…
Je le dis sans détour : quel chef-d’œuvre.

Si ce jeu ne remporte pas la récompense du jeu de l’année, je ne comprends pas… vraiment !

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