Bien plus que du bruit!

Vice et râle, ça lui ressemble bien oui :rofl:

Merci d’avoir écouté !
Pour le coup, de mon côté, j’ai trouvé que c’était justement moins « intellectuel » et plus « naturel » que pas mal de choses que j’ai pu écouter récemment et qui pourraient s’apparenter au même registre musical. Belle découverte pour ma part, je vais aller creuser leurs autres albums.

Signet mis (un de plus, oui, je sais…)
Dès que j’ai fini la chappe de béton, la peinture, le ponçage et autres joyeusetés et que je retrouve un peu de temps libre, je mets ça en écoute !
Vous êtes mignons avec @karajuju à prendre soin de nous et à nous proposer des nouveautés sans qu’on ait besoin de chercher, vous êtes trop choupinoux !

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J’irai jeter une oreille rapidement mais là j’ai eu une trop grosse journée et pas eu le temps.

Je ne sais pas tout à fait où poster cet album. C’est le genre d’objet musical non identifié qui pourrait passer en Valley, et certains des FFO (For Fan Of) associés sont déja passé en Valley (notamment Mr.Bungle), donc je vais le poster ici.

Il s’agit ici d’un projet de One Man Band de Ian Debeerst, qui touche ici à plein de sous genres du rock / metal pour un mélange qui peut déstabiliser à la première écoute. Je suis tombé dessus en consultant Metalorgie. L’album sort demain mais le site l’a déja mis à disposition en avant première (Merci à eux). J’ai trouvé ça plutôt bien fait, même si j’ai quelques réserves concernant certains passages en chant clair un peu trop « mielleux » pour me plaire complètement. Mais l’ensemble est tout de même plaisant et j’en suis à ma troisième écoute.

https://www.metalorgie.com/news/177958-vous-aimez-ne-pas-savoir-ou-va-un-morceau

Peut-être par ici ??

En tous cas, ça m’a donné envie d’y jeter une oreille !!

Ah mais oui ! Bien vu ! Merci !

Edit : Merci Iko pour le déplacement du topic !

chronique

Painkiller-Samsara

album

Le Samsara est un concept complexe qui décrit le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance, marqué par la souffrance et l’illusion. Il est central dans la compréhension de la condition humaine et de la quête de libération (Moksha) dans le bouddhisme, où l’objectif est de transcender ce cycle pour atteindre l’état de Nirvana, la cessation de la souffrance et l’éveil.

Une renaissance audacieuse du trio légendaire

Painkiller, le trio emblématique formé en 1991 par John Zorn (saxophone alto), Bill Laswell (basse) et Mick Harris (batterie, désormais électronique), revient avec Samsara, leur premier album studio en près de trente ans.

Painkiller naît de la volonté de John Zorn, saxophoniste avant-gardiste influent, de combiner l’énergie brute du grindcore avec l’improvisation libre du jazz.
Il s’associe à Bill Laswell, bassiste et producteur prolifique, et à Mick Harris, ancien batteur du groupe grindcore Napalm Death et inventeur du blast beat.

Leur premier EP, Guts of a Virgin (1991), est un choc sonore mêlant chaos et virtuosité.
Suivi en 1992 par Buried Secrets, il consolide leur réputation dans les cercles avant-gardistes.
En 1993, ils enregistrent Rituals: Live in Japan, un album live qui capture leur énergie scénique unique.
L’année suivante, Execution Ground explore des territoires plus ambiants et dub, montrant une évolution vers des sonorités plus atmosphériques. Cependant, en 1995, Mick Harris quitte le groupe pour se consacrer à la musique électronique.

Après le départ de Harris, Zorn et Laswell continuent sporadiquement Painkiller avec d’autres musiciens.

Un peu moins de trente ans plus tard cet immense trio nous défriche un nouveau pan musical qui sera je n’en doute pas exploré plus avant pendant des années.

  • Mike Harris lâche ses fûts et se concentre sur l’électronique, comme il le fait avec Scorn chez Ohm Resistance.
  • Laswell est malade depuis des années mais utilise toujours sa basse comme personne en apportant des lignes de basse profondes et résonnantes, bien qu’un peu en retrait dans le mix.
  • Le saxophone alto de Zorn est au cœur de l’album. Il oscille entre des improvisations frénétiques et des passages plus introspectifs.

L’album se compose de huit pistes numérotées (Samsara I à Samsara VIII), chacune proposant une exploration sonore unique. Ces morceaux naviguent entre chaos contrôlé et moments de calme inquiétant, évoquant une méditation sur la cyclicité de la vie sans chercher à reproduire les exploits passés du groupe mais à ouvrir de nouvelles voies. Rien d’étonnant pour qui a suivi leurs carrière, a ce qu’ils innovent plutôt que de s’enfermer dans leur héritage.

Cet album exige une écoute attentive pour être pleinement apprécié.
Il ne cherche pas à plaire immédiatement mais invite à une immersion progressive dans son univers sonore unique, force créative majeure dans le paysage musical.

Pour les amateurs d’avant-garde, de musique extrême ou simplement d’expériences sonores hors normes, Samsara est une œuvre incontournable qui témoigne du génie collectif de Zorn, Laswell et Harris.
Jetez-y une oreille, ne serait-ce que pour savoir que ça existe :wink:

Les collaborations: Attention il y a du beau monde !
  • Yamatsuka Eye (Boredoms) : voix gutturales sur plusieurs morceaux live.
  • Mike Patton : chanteur invité sur 50th Birthday Celebration Volume Twelve et lors du concert parisien de 2008.
  • Fred Frith : guitariste avant-gardiste présent lors du même concert.
  • Keiji Haino : guitariste et vocaliste japonais légendaire sur Rituals: Live in Japan.
  • Justin Broadrick et G.C. Green (Godflesh) : contributions sur Buried Secrets.
  • Buckethead : guitariste virtuose sur certaines performances.
  • Tatsuya Yoshida (Ruins) : batteur lors des reformations des années 1990.
  • Hamid Drake : batteur de jazz légendaire pour des performances live.

Valley

Artiste non présent en 2025

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Belle chronique, que dis-je, hommage à ce groupe que je n’ai toujours pas écouté (mais j’ai bien pris note de tes conseils de l’essayer à l’occasion). Un grand merci pour cette chronique :slight_smile:

Faut absolument tout écouter de Painkiller, t’as pas idée de comment ce groupe à modifier mon approche de la musique, c’est violent, lancinant, tout en t’offrant des plages d’extases et de respirations, une alchimie précise qui t’ouvre des horizons inimaginés !

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Je suis dans un mood à expérimenter des choses en ce moment (musicalement j’entends). Hier soir, déjà, je me suis endormi après avoir écouté un album de Sunn O))), allongé dans mon lit, dans le noir, les yeux fermés.

Donc, je vais essayer ça rapidement. En temporalité, disons… Soon ? :smiley:

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Merci @PeteBondurant pour cette chronique essentielle d’un album et d’une œuvre uniques. Je ne l’ai pas encore écouté à travers le prisme du bouddhisme (philosophie qui m’est chère, mais un peu moins que le taoisme), mais je le note dans un coin de ma tête.

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Brass Against

Ace of spades

Aucune idée de l’endroit approprié où coller ça, la Valley fera l’affaire.
En tout cas, ça joue :+1:

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Vous cherchiez une preuve que la réincarnation existe ? Comment ça, non ?

Que vous le vouliez ou pas, en voici une : l’esprit du génial Lee Scratch Perry, disparu en 2021, a migré vers celui des auteurs de cet album, investissant le drone, l’expérimental, la noise, le dark psyche, la dissonance, la musique répétitive.

Le groupe s’appelle Black Arches, quand le studio du grand Upsetter se nommait… Black Ark.

Dalida Kayros

Susneula

Là encore je ne sais pas trop où poster ce morceau.
Dalida Kayros est la chanteuse « guest » qui a accompagné le groupe de death italien SYK sur scène, lors de leur concert dans l’Altar le samedi 21 juin >https://www.youtube.com/watch?v=WZIJeXMBE5w
Cette fille avait une voix assez marquante lors du concert mais elle a aussi un projet sous son nom qui pourrait plaire à certains d’entre vous.

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La première minute on se croirait dans la BO de Dune!

Merci pour la découverte en tout cas!! :wink:

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Mais dites-moi donc, ça fait longtemps qu’on a pas fait vivre ce sympathique canal de toutes les déviances auditives !
Mais v’la t’y pas que notre défricheur de contrées musicales inconnues @Ride_One_Hell_Of_A nous a ramené une pépite qui a toute sa place ici (il y en a eu plein d’autres, mais celle-là est toute fraîche dans ma mémoire et pour une fois j’ai le temps)
Maruja vient de sortir leur nouvel album Pain to Power
Entre pulsions metal, chant hip-hop, digressions de sax qui peignent l’arrière-plan ou viennent hurler avec la trompette en première ligne. J’y ai senti du Yakuza, du Sleepers, du Hint, du Oxbow et plein d’autres trucs. en tous cas, ça m’a donné envie d’y revenir.

Et j’ai découvert un chouette morceau à la radio en revenant du taf cette semaine sur notre infatigable Radio Béton ! Un truc construit autour d’un riff répétitif et bancal comme du Tool, mais avec une batterie beaucoup plus « droite » et moins en avant, et des cuivres qui prennent la parole, tour à tour, contemplatifs, aériens, puis volubiles, criards, dansant l’un autour de l’autre… Sauf que le morceau durait des plombes, j’espérais tellement avoir quelques infos dessus avant d’arriver chez moi, mais paf, le morceau se termine et ça enchaîne sur le générique de l’émission d’après sans un seul bout d’info à me mettre sous la dent…
Oui avec shazam ou un truc du genre j’avais 20 fois le temps de trouver qui c’était, me direz-vous… Mais je me dois de vous rappeler que je n’ai pas de smartphone et n’ai toujours pas l’envie d’y céder, malgré les quelques avantages pratiques qu’il pourrait m’offrir en échange de mon âme, comme par exemple ici le nom du groupe recherché.
Mais qu’à cela ne tienne, on est au XXIe siècle, malgré ce que m’affirme mon fidèle Nokia, et les radios sont aussi sur le net et certains animateurs de radios associatives sont assez zélés pour diffuser les playlists de ce qu’ils ont passé. Après quelques recherches je finis par trouver mon suspect, je dois avoir de la chance : il s’appelle BØL.
Ils viennent visiblement de Toulouse et viennent de sortir un nouvel album en Mai qui s’intitule Where Glitter Goes, d’où est extrait ce morceau qui m’a attrapé les oreilles et qui se nomme End
Riffs épileptiques et monomaniaques, lentes montées de claviers, ruptures brutales, polyrythmes qui se courent l’un après l’autre pour mieux se rejoindre.
Après une première écoute c’est hypnotique, groovy et dansant, construit en boucles transes traversées de jazz, ça m’aura fait penser par moment à Julien Loureau, à Sun Râ, à Édredon Sensible, à Guillaume Peret, ou Ibrahim Maalouf, même si je n’ai pu m’enlever de la tête la filiation évident avec le metal (prog en tête) de Tool ou de Leprous.
Mais ça m’a tellement fait bouger mon popotin, moi qui suis d’habitude allergique à la moindre grosse caisse continue, que mon ménage était bien trop vite terminé.
Ils ont quelques autres morceaux bien cools, dont l’excellent Bagharr et je me prends à rêver de les voir clôturer un festival au milieu de la foule, les yeux fermés, porté par le beat hypnotique et emporté par la transe organique des corps, la rigueur mathématique des polyrythmies sinueuses et les excursions improvisées.
Pour l’instant, je ne voit malheureusement qu’une date à l’horizon, au Rex de la lointaine Toulouse… Pas de bol…

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Bien moins que du bruit ?

Sorti aujourd’hui, un bel album instru, contemplatif, entre du Sunn O))) light (du Sunn à l’O ?) et du Anna Von Hausswolf : orgue et drone / drogue morne.

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Rien à voir avec la musique du HF, mais un bel album de rock bancal et parfois dissonant, du groupe mexicain Demencia Infantil (quel nom !). Cela pourrait plaire aux oreilles aventureuses du forum, et me rappelle - en plus vif - le charme du premier Trupa Trupa que j’avais écouté après un achat au hasard, sur la seule foi de la pochette et du nom de groupe. Un petit quelque chose de Pascal Comelade, des Stones qui auraient désappris à jouer, des Doors qui se seraient claqué La Porte sur les doigts, et l’esprit (mais pas le son) de Devo qui rôde.

Je n’oublie pas de mentionner la fascinante pochette de l’artiste polonais Adam Kozicki.

J’adore

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