Chroniques d’albums

chronique

Hangman’s Chair-Hope / / / Dope / / / Rope

album

Drôle de paradoxe. Est-ce que l’annonce du hiatus indéfini d’Hangman’s Chair, qui serait vécu par tout amateur de groupe comme un déchirement, ne serait point en fait une façon de combler encore plus leur audience atrabilaire ? Après avoir pondu un solide Saddiction, l’annulation de la tournée puis l’arrêt du groupe a de quoi nourrir cette addiction.

Car oui le groupe sait donner dans le mélancolique. En témoigne cet album à la couverture douteuse et au blase stylé. On est sur une version brute du son urbain typique du groupe, moins de finesse et plus direct que leurs dernières sorties. On gagne cependant en cohérence, l’album me paraît bien plus court que ses 52 minutes.

Un doom lancinant en 7 tableaux, avec mon point d’orgue sur le troisième, December, balade mélancolique qui s’étire comme un hiver sans fin pour vous lessiver de l’intérieur. Enchaîne ensuite A Scar To Remember, son intro en larsen bientôt rejoint par une caisse claire qui ouvre un des meilleurs titres du groupe, au nom évocateur et au refrain imparable.

Bref j’avais envie de vous parler de cet album qui m’accompagne souvent en hiver.

Valley

Artiste désormais absent

8 « J'aime »

Merci pour cette chronique ! Je ne pensais pas que tu appréciais autant Hangman’s Chair !

Concernant leur hiatus, c’est rassurant qu’ils en parlent comme quelque chose de temporaire. Certains groupes sont en quelques sortes en Hiatus sans jamais l’annoncer. Là au moins, c’est clair.

Qu’est-ce que j’aime Hangman’s Chair ! L’annulation de leur tournée m’a bien rendu triste…
Tout à fait d’accord que Saddiction est d’excellente facture, en espèrent que ça se passe bien pour la suite. Affaire à suivre !

1 « J'aime »

chronique

BORE-FERAL

album

Bore est un groupe de la scène East Coast du hardcore créé en 2018. Il intègre des éléments mathcore et metal alternatif dans sa musique.

Fort de 2 EP, le quatuor se lance dans un long processus d’écriture qui durera de 2020 à 2022. Le quatuor s’enferme en studio avec leur producteur pour une expérience de composition qui selon eux est une des meilleures parties de leur vie de musiciens. Un fil conducteur se fait autour de l’orientation des titres, sous l’égide des 2 membres fondateurs du groupe (guitariste et chanteur), le bassiste et le batteur restent toutefois libres dans leurs propositions autour des riffs, des thèmes et du chant apportés initialement. Le groupe prend son temps, il est méticuleux et patient, multiplie les couches, met tous les ingrédients qu’ils peut et veut pour obtenir ce qu’il souhaite. Le rendu est lourd et percutant. S’ensuivent 2 ans de galère pour trouver un label capable de distribuer leur œuvre. Silent Pendulum accepte. La galette sort fin 2025.

Les thèmes abordés dans Feral sont la déshumanisation tant physique que psychologique, la perte d’identité et la métamorphose en animal féroce. La pochette de l’album le suggère avec l’homme et l’ours qui y figurent.

D’ailleurs certains titres reprennent des éléments animaliers avec « serpents » sur le premier titre et leur mue, leur transformation. des éléments anatomiques figurent aussi dans certains noms de chansons : Teeth ou Limb.
Unmarked, Unnoticed se réfère à la perte d’identité. Deadbed aborde tout simplement la mort de la personne.
Enfin, le titre final, Feral, est certainement, malgré sa place sur le disque, la pièce centrale et maitresse.
Le titre se veut calme au début, avec des relents post, atmosphériques, quasiment progressifs, puis vient un chaos organisé mais d’une extrême violence. Le protagoniste de l’album semble refuser sa transformation, mais celle-ci est inéluctable. L’individu a beau se débattre, la musique fait un parallèle avec ce qui ressemble à la mort puis le silence. Quelques secondes et de nouveau la violence : la renaissance sous forme de métamorphose bestiale et féroce est complètement achevée.

FERAL est un album qui ne se contente pas de reprendre les codes d’un hardcore basique, c’est bien plus que cela. Le mathcore et les inspirations diverses et variées des musiciens qui composent Bore font que l’album n’est pas un simple disque à breakdowns. C’est quelque chose de bestial, vivant, habité et viscéral qui a vu le jour un certain 7 novembre 2025.

Warzone

Artiste non présent en 2025

7 « J'aime »

Album vraiment génial, merci beaucoup pour ta chronique !

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chronique

Muse-The Wow! Signal

album

C’est le retour de Muse ! Quatre ans après le très décrié Will of the People, les trois natifs de Teignmouth dans le Devon reviennent avec The Wow! Signal (non, rien à voir avec World of Warcraft, je vous ai vus venir bande de geeks).

L’album avait déjà été un peu teasé à travers le morceau Unravelling qui introduisait d’ailleurs leur set au Hellfest en juin 2025. Mais depuis cette annonce, peu de nouvelles, et c’est fin 2025 que les trois compères sont entrés en studio pour enregistrer leur nouvel opus. Nouveauté, le groupe confie la production de son album à Dan Lancaster, musicien de leur tournée depuis 2022 mais aussi producteur/mixeur de Bring Me The Horizon et Three Days Grace, ce qui insuffle une énergie un peu différente à cet album. Décorticage, piste par piste.

La thématique de l’album ? L’espace et toutes ses composantes. Le « Wow! Signal » est d’ailleurs un signal radio puissant capté le 15 août 1977 par le radiotélescope de l’université d’État de l’Ohio surnommé The Big Ear. D’origine inexpliquée, celui-ci, perçu pendant 72 secondes et qui n’a plus été détecté depuis, a fait l’objet d’une attention significative de la part des médias et de toutes les théories complotistes dont Muse raffole.

Cet opus débute avec The Dark Forest ; on y retrouve tout ce qui a fait qu’on aime (ou qu’on déteste Muse, selon le point de vue). Le morceau est grandiloquent et la guitare rappelle à certains moments Stockholm Syndrome, mais emprunte énormément à ce style très opéra-rock qu’on retrouvait dans Knights of Cydonia. Il s’inspire de la « théorie de la forêt sombre » (une réponse au paradoxe de Fermi stipulant que les civilisations se cachent dans l’univers pour ne pas être détruites).

La piste suivante, qui fait un peu office de lead single pour cet album, est pour moi ratée. Nightshift Superstar emprunte au disco et au funk et fait la part belle au brillant jeu de basse de Chris Wolstenholme, mais ce n’est pas le genre de compositions que j’aime le plus dans Muse. Surtout, étonnamment, la voix de Matt Bellamy paraît fatiguée ici ; son falsetto semble abîmé et manquer de souffle. C’est un single pour les radios, upbeat, presque de la pop sucrée.

L’album est quand même très varié, et semble manquer de fil conducteur. Shimmering Scars en est l’exemple : cette ballade rock, atmosphérique et éthérée, plutôt réussie, contraste énormément avec la pop qu’on vient d’entendre. Le piano de Matt Bellamy, tout en gamme mineure, reflète bien cette thématique de la guérison et des cicatrices émotionnelles. Bellamy y file la métaphore des débris spatiaux (space debris) qui se disloquent sous l’effet de la gravité pour illustrer l’effondrement de sa vie personnelle. C’est une chanson sûrement écrite suite à sa rupture avec sa femme (en fait Matthew Bellamy c’est le Taylor Swift du rock, il écrit un texte à chaque fois qu’il se fait larguer). L’ambiance orchestrale renvoie directement à la noblesse symphonique d’Exogenesis de l’album The Resistance. L’utilisation d’un orgue d’église sur ce morceau est ancrée dans l’ADN de Muse depuis Megalomania dans Origin of Symmetry et apporte cette touche mystique bien plaisante.

Le rythme s’accélère sur Cryogen grâce à un jeu à la batterie bien complexe dont Dom Howard a le secret sur le premier couplet. Les paroles font référence à la froideur extrême (la cryogénisation) et la méfiance qui s’installent à la fin d’une relation amoureuse. Cette piste emprunte largement au metal alternatif et au hard rock ; certains la décrivent même comme du « gothic space rock » (si tant est que ça signifie quelque chose). C’est un morceau lourd, mené par des prouesses vocales impressionnantes de Bellamy, qui pousse sa voix à l’extrême (belting) sur les refrains. À cet égard, Cryogen rappelle par certains aspects Plug In Baby, surtout sur le riff de guitare. La composition possède d’ailleurs une outro bien lourde à la guitare et à la basse, calibrée pour les concerts. Un retour aux sources plaisant et réussi ?

Be With You commence comme une ode religieuse à l’amour, interprétée par Matthew Bellamy sur l’instrument d’une église de Los Angeles. Après cette introduction, la deuxième partie de la chanson est très pop, empruntant largement à la synthwave et aux années 80 dans la lignée de Something Human de l’album Simulation Theory ou Invincible issu de Black Holes and Revelations (2006), mais d’une manière beaucoup plus mature. Enfin, la troisième partie explose dans un élan « guitar rock ».

La grandiloquence de Muse et son côté space opera sautent aux yeux avec Hexagons. Massif et grandiose, le morceau est lourdement propulsé par des synthétiseurs, fusionnant des sonorités rétro avec un rock de stade. C’est la synthèse parfaite entre les synthés d’Algorithm et l’intensité classique de Space Dementia. L’œuvre porte indéniablement l’ADN de Black Holes and Revelations avec ses arpèges au synthétiseur qui rappellent fortement Knights of Cydonia. Un peu déconstruit et limite décousu, il emprunte largement à la structure de l’opéra, et nous rappelle que Muse peut encore nous surprendre. La conclusion est épique ! Sûrement l’effet recherché pour coller à cette thématique. Et étonnamment, la piste s’enchaîne avec la suivante (les applaudissements finaux se prolongeant sur l’intro d’après).

The Sickness In You & I n’est pas la plus réussie. Guidée par un riff de basse redoutable et « funky » de Chris Wolstenholme, qui s’autorise même des solos saturés sur le pont, cette rythmique dansante est un retour direct au son de Supermassive Black Hole et Panic Station. Et à nouveau, sur le pont, on entend déjà les chœurs d’Unravelling, le morceau suivant. Cette volonté de permettre aux pistes de s’enchaîner, comme si l’album constituait un tout cohérent, est assez surprenante, tant les chansons entre elles ne semblent pas intrinsèquement se répondre ou se succéder de manière logique.

Unravelling a été la première plongée dans cet opus dédié aux mystères de l’espace. Son thème est l’effondrement pur et simple. Le morceau (dont la pochette affiche le mot japonais « Hōkai » signifiant effondrement) parle du besoin de se couper du brouhaha du monde extérieur pour affronter son propre chaos intérieur. La musique débute par des bourdonnements numériques et une tension palpable avant d’exploser dans un déchaînement saturé de riffs.

Tandis que la critique le décrit comme un croisement entre le heavy metal, l’EDM, le metal progressif, le djent et le space rock, le groupe s’aventure ici dans un univers plus sombre. C’est un mélange intense de metalcore et de musique électronique, sur lequel s’envole le chant presque opératique de Bellamy. Des similitudes ont été notées avec des groupes comme Meshuggah et Sleep Token, liées notamment à la production de Lancaster et à l’utilisation d’une guitare à huit cordes — une grande première dans l’histoire de Muse. Malgré ces nouvelles influences, le tout sonne indéniablement comme du Muse. Il combine l’approche des synthétiseurs de The 2nd Law (2012) et Simulation Theory (2018), avec la lourdeur des riffs emblématiques d’albums comme Origin of Symmetry, Absolution et Drones.

Hush est la première composition intégrant une collaboration sur un album de Muse (un duo avec Mylène Farmer dédié au marché français est bien sorti en 2022, mais n’était sur aucun album) et l’invitée est la pop star britannique Ellie Goulding, qui enregistrait en fait dans le studio d’à côté. L’œuvre a été co-écrite par les trois membres de Muse, Dan Lancaster, Theo Hutchcraft (du duo Hurts), Nicholas James Gale (Digital Farm Animals) et Richard Boardman. Décrite par le Financial Times comme une « power ballad hard-rock », la piste s’avère très dépouillée au départ. Le magazine Clash l’a saluée en la qualifiant de « remarquablement efficace, fusionnant une europop stellaire avec l’un des meilleurs refrains du trio ». Cette nouvelle incartade du côté obscur de la pop est réussie mais n’est pas le terrain de jeu sur lequel j’attendais Muse. Ils avaient parlé d’un retour aux origines, ce n’est clairement pas le cas ici.

Pour terminer, Space Debris est un final atmosphérique qui étire les métaphores de l’album sur l’apesanteur et les choses qui se brisent dans l’espace, laissant l’auditeur flotter après l’intensité émotionnelle du projet comme le faisaient Exogenesis sur The Resistance ou l’éponyme The 2nd Law, tout en rappelant aussi Blackout sur Absolution.

Verdict ?

Inégal, surprenant, à la fois positivement et négativement. On retient The Dark Forest, Cryogen, Hexagons et Unravelling qui savent piocher dans ce que Muse fait de meilleur. On retrouve avec un plaisir coupable ce côté grandiose teinté d’une touche d’opéra et un peu surfait dans Shimmering Scars et Be With You, et on oublie la pop rock calibrée pour la radio que sont The Sickness In You & I, Nightshift Superstar et Hush. Le génie de Muse est toujours là, il faut juste savoir aller le trouver.

Liste des pistes :

No Titre Durée
1. The Dark Forest 5:16
2. Nightshift Superstar 4:07
3. Shimmering Scars 4:28
4. Cryogen 5:02
5. Be with You 3:35
6. Hexagons 5:27
7. The Sickness In You & I 4:17
8. Unravelling 3:58
9. Hush (feat. Ellie Goulding) 3:56
10. Space Debris 5:23

MainStage 1

Artiste présent en 2025 le vendredi

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Nouvel album de dArtagnan pour fêter leur 10ans Helden X Hymnen !

Je ne vais pas faire doublon en recopiant ma chronique ici, vous pourrez la trouver dans le topic dédié Odin’s Temple :sign_of_the_horns:

4 « J'aime »

SKID ROW " Salve To The Grind " ( 1991 )

1991.. Que des grosses sorties cette année là ! Le Black Album des Mets , Les Uses Yours Illusions des Guns , le Nevermind de Nirvana ( qui va rebattre toutes les cartes ! ), Ten le premier album de Pearl jam et le Blood Sugar Sex Magic des Red Hot ! ( c’était vraiment cool d’être ado à cette époque :slight_smile: )

Et le Slave To The Grind de Skid Row donc !

Le gang , sous le saint patronage de Jon " Permanente " Bon Jovi, à déjà sorti un album éponyme 1989. Album qui arrivera à se classer au 6eme rangs des classement US notamment grâce aux singles " 18 and Life " et " I Remember You ".

Avec Slave To Grind , le groupe revient avec un album beaucoup plus agressif . Blindés de riffs , faisant le lien entre le heavy et le trash , servit par une production soignée, ce disque n’est composés que de tubes ! Que ce soit les énervés " Slave To The Grind " ou "Monkey Business" , le punkysant " Riot Act " ou les ballades " Quicksand Jesus " ou " In a Darkened Room " tout les morceaux font mouches. Lors de sa sortie , l’album se classera numero 1 du Billboard U.S

Et que dire de la performance vocale de ce grand échalas de Sebastian Bach, à l’aise dans tout les registres , que ce soit sur les morceaux heavy ou les plus mélancoliques .

Bref, un grand album de heavy-metal qui n’a pas vieillit , et que je ré-ecoute régulièrement , toujours avec plaisir 35 ans plus tard …

11 « J'aime »

Help !

Pour habiller cette chronique, je n’arrive pas à récupérer les données Spotify. Je vais sur l’album dans Spotify, puis dans Partager et Copier le lien, mais ne récupère rien… J’ai pourtant lu et relu 150 fois le tutoriel de @Diatribes !

Quelqu’un a-t-il un conseil svp ? :folded_hands:

(Merci @Jakal et @Skyblues pour votre :heart: en avance… !)

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C’est probablement lié à la mise à jour du forum qui a eu lieu récemment.
Ça a fait bouger quelques choses, Olivier est au courant et s’en occupera quand il aura du temps.

Je crois que @Mythrandil avait réussi à bidouillant ?

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Le problème que décrit @Ride_One_Hell_Of_A semble plus lié à Spotify lui même (ou son téléphone, ou son ordinateur) qu’au forum en l’occurrence.

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Pour une fois où ça m’écrivait pas les phrases à l’envers… :cry:

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chronique

Boris-Secrets

album

J’ai eu le plaisir de voir Boris, ce printemps, au Roadburn, alors qu’ils interprétaient Pink de bout en

Pour information, Boris est un groupe de stoner / doom - expérimental parfois, japonais toujours - qui a une trentaine d’albums à son actif, ainsi qu’un nombre incalculable de

Au Roadburn, je m’étais dit que ce concert pouvait donner une idée de comment aurait sonné Jimi Hendrix s’il avait joué du heavy psych, ce qui

Quelle ne fut pas ma joie de découvrir, en ce début d’été, qu’un nouvel

En réalité, Secrets n’est pas une nouveauté, mais la réédition numérique d’un album surprise et très bancal que le groupe distribuait gratuitement aux fans venus lors du concert-événement qui, en 2018, célébrait leur 25ème

La particularité de Secrets est qu’il n’est pas composé de morceaux entiers - ce que j’ai découvert à mes - mais de riffs, d’extraits, de brouillons et d’idées qui sont parfois collées ensemble, juxtaposées, ou qui même s’arrêtent soudainement alors même que

La plupart des extraits sont souvent coupés en plein milieu et nous laissent

Le tout semble décousu, et si l’enthousiasme s’installe comme, en ce qui me concerne, avec les premiers extraits, le ressenti devient vite ce que vous devez éprouver à la lecture de cette consternante et laborieuse chronique qui

En résumé, c’est surtout la frustration, l’étonnement voire l’incompréhension que je

Étrange album, donc, et une proposition surprenante, qu’à l’arrivée je ne

Valley

Artiste non présent en 2025

:upside_down_face:

Un très, très grand merci à @Mythrandil pour son aide technique et pour le temps qu’il a consacré à tenter de résoudre mes problèmes techniques ! :folded_hands::folded_hands::folded_hands:

8 « J'aime »

Il manque des bouts de phrase de mon côté… :sob:

Y’a eu un problème lors de la mise en page je pense

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Mon petit doigt me dit que c’est voulu :wink:

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Ce serait une chronique dans le style de Cortazar (certes, il ne l’a fait que sur une unique nouvelle, fascinante à lire) ?

Cortazar ? :hushed_face: De quelle nouvelle s’agit-il @Sarugaku ?

Elle s’intitule « On déplore la »

Parue initialement dans ce qui semble être un livre d’art tiré à quelques exemplaires, le texte court sur les pages au milieu d’impressions sur bois. C’est assez étrange à parcourir, déstabilisant, mais au final franchement intéressant. Je l’ai lue dans un recueil compilant l’ensemble des nouvelles de l’auteur (en collection Quarto), je ne sais pas si on peut le trouver ailleurs en français (c’est d’ailleurs un texte écrit directement en français, quand Cortazar habitait Paris, au milieu des années 60).

Le récit d’une soirée pleine de non dits, matérialisés par ces phrases volontairement interrompues, sans pour autant rendre l’ensemble inintelligible.

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chronique

Ragana-Desolation’s Flower

album

« Tu verras tout ce qu’on peut faire si on est deux ». Cette phrase est tirée d’une chanson bien connue d’un artiste pas mal dans la lumière ces derniers temps… :sweat_smile:
Ce que je sais, c’est qu’à 2, on peut faire de la bonne musique, et l’un de mes exemples favori est Ragana.

Maria et Noel sont originaires d’Olympia, l’état de Washington, qui a notamment vu naître Wolves In The Throne Room, les fers de lance du cascadian black metal, inspirés par les grands espaces naturels de leurs terres. Après 2 albums ainsi que des EP dont un avec Thou qui leur permet de se révéler dans la scène et de signer chez The Flenser en 2022 ( label qui a engagé de nombreuses pépites comme Agriculture, Bosse De Nage, Chat Pile… ), les deux jeunes femmes publient Desolation’s Flower
en octobre 2023.

Dès les premières notes, le voyage commence. Leur musique est à la fois aérienne grâce aux belles atmosphère et aux lignes de guitares mélodiques, mais aussi vachement pesante émotionnellement avec cette voix écorchée qu’a Noel, qui prend aux tripes. J’aime l’alternance entre ces passages colériques et les petites douceurs comme Pain, morceau très éthéré avec Maria et sa voix claire qui contraste clairement avec celle de sa camarde depuis le début de l’album. J’adore cette texture de son, un peu granuleuse, brumeuse, chaleureuse, qui renforce la beauté et la sincérité de leur musique.
Mais la base même de leur musique, c’est leurs convictions et leur engagement politique. Engagement assez explicite dans DTA où elle crie :
« Death to America and everything you’ve done
I can’t feel anything I am numb »

A travers leur musique on pourrait ressentir de la tristesse, mais c’est avant tout une forme de colère qui traverse les deux musiciennes, révoltées par l’oppression des minorités.
Petite anecdote sympathique pour finir, elles échangent leurs postes à la batterie et à la guitare durant les concerts !!

Temple

Artiste non présent en 2026

Elles tournent en août à Lyon et Paris en France donc foncez y si vous aimez !!

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Merci @Skyblues pour cette mise en lumière d’un groupe essentiel, viscéral, que j’ai vu au Roadburn en compagnie d’ @Enufsed, épaule contre épaule, et que j’aurais aimé voir à Lyon dans quelques jours, dans une salle idéale pour ça (Grrnd Zero, lieu auto-géré), si un trajet long (Beaujolais->Île de Ré) dès le lendemain matin et dès l’aurore, ne s’était interposé. Ce groupe vous prend aux tripes et ces fleurs de la désolation, épines et fragrance (parce que vous le valez bien), ne peuvent laisser indifférent. :folded_hands:

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