Tout à fait ! Excellent groupe de scène mais avec le chanteur qui n’était clairement pas en voix !
Tu y retournerais ? Même si on ne revivra probablement plus ce merveilleux moment sur la Marquise…
@nomnomnom Ride plaisante ![]()
cf Concerts - Annonces & Reports - #3385 par Ride_One_Hell_Of_A
Oui, c’était un clin d’œil adressé à @Steppe après leur concert incroyable en janvier (et oui, j’aimerais les revoir. Je me demande d’ailleurs dans quelle salle ce sera).
Merci à ceux qui ont répondu, c’était vraiment sympa de votre part. ![]()
FIREMASTER 24 et 25/10/25
C’est parti pour le report de la journée du samedi !
Samedi 25/10
Il faut savoir qu’avec Monsieur, plein de bonnes volontés que nous sommes, nous avions prévu de monter notre échafaudage en fin de matinée ou début d’après midi et de partir pas trop tard pour Issoudun pour profiter un peu plus des stands et des animations.
Bon le manque de courage a pris le dessus et pour couronner le tout un bel évier bouché nous a retardé.
Bon résultat on a pris la route à 18h comme la veille ![]()
Cette fois on a mangé au Macdo histoire d’avoir un peu plus qu’un tout petit hotdog et ô agréable surprise, on a mangé chaud. Je ne sais pas par chez vous mais en règle générale, cela relève plutôt d’un exploit dans ce genre d’enseigne.
Du coup on a loupé le set de Kamala qui ne jouait que 30min. Ce n’était pas pour déplaire à Monsieur qui n’était pas très emballé, moi j’aurais bien aimé voir mais tant pis !
The Chris Slade Timeline 
C’est la formation de l’ancien batteur d’AC/DC. Ils reprennent donc des tubes d’AC/DC mais aussi d’autres artistes qu’il a pu accompagner dans sa carrière. Je trouve ça impressionnant d’assurer une heure à presque 80ans; même si bien sur on sent bien que ce n’est plus la même énergie. Ce sont des titres qu’on prend plaisir à voir interpréter en live, un Highway to Hell ; Back in Black…c’est universel. Les chanteurs assurent et le guitariste aussi. C’est un joli moment
Les Tambours du Bronx 
La scène se prépare, les bidons arrivent un par un. De nouveau, comme pour Shaarghot la veille, ça se remplit fort. Je pense que c’est quasiment le set du weekend qui a attiré le plus de monde et ça se comprend. L’énergie est communicative. Les chanteurs de Kamala et Locomuerte sont invités sur scène le temps d’un titre. Le P.E.P.S.I. vibre au rythme des percussions, c’est envoutant.
SUN 
Je dois bien avouer que c’est un moment que j’attendais car je l’aime bien. Les temps de mise en place entre les artistes ont pour effet de vider la salle et j’en profite pour me rapprocher de la scène. Elle arrive et commence par Fast Car, on a aussi le droit à ses reprises de Survivor et I Follow Rivers, des titres un peu plus anciens comme John & I; Higher Fire mais aussi du nouvel album sorti cette année comme Free Your Soul ; Warrior Riot Grrrl ; Krystal Metal
C’est une chouette setlist et je passe vraiment un excellent moment; je crois que cela explique en grande partie mon manque de voix le lendemain !
C’est ainsi que s’achève le Firemaster 2025. On a passé deux bonnes soirées et on y retournera probablement l’année prochaine si l’affiche est intéressante.
Je ne jugerais pas des animations en journée et des conférences car on y a pas participé mais le concept est plutôt cool
Et pour une fois j’étais ravie de gagner une heure de sommeil grâce au changement d’heure puisque le lendemain à 8h on était dehors en train de faire de l’enduit sur notre garage. Faut être fou moi je vous le dis ![]()
La tournée de Psychonaut a été annoncée pour le printemps 2026, avec 4 dates Françaises pour le moment (ils ont dit « 1er batch »).
Si je ne vais pas au HF ( j’ai pas pris de pass en attente de la prog ) j’irais peut-être revoir TA en juin
( Par contre je suis pas fan de cette salle le trabendo )
Yeeeeeah, bon je vais encore devoir me taper 1h40 de route pour aller à Nancy…
Les concerts à Strasbourg depuis que le laiterie est en travaux c’est d’une tristesse, soit on a des salles trop petites soit ce Zénith complétement naze et trop gros…
La semaine prochaine est riche en concerts pour les Franciliens :
03 Novembre il y aura HOLLS, le groupe Français de post-blackish qui jouera au Klub avec deux autres groupes (inconnus chez moi) : OAKS et MANGROVE.
Le 05 Novembre il y a bien sûr PËRL à la Péniche Antipode.
Le 06 Novembre il y a les incroyables Mauvaise Foi avec HILLDALE Au Zorba à Paris. Malheureusement je devrais sûrement faire l’impasse pour ne pas abuser.
Lee 07 Novembre Psychonaut avec Dragunov bien sûr.
Je pense que ça va aller mais attend pas un mois non plus (un tiers des billets vendus)
Billet pris en fosse pour ma part ![]()
J’ai pris ma place tout à l’heure, histoire d’être sûre.
Garmonbonzia ont publié il y a quelques minutes : 35% des tickets déjà vendus!
J’avais vu OAKS en première partie de Alcest l’année dernière j’avais trouvé vraiment cool, et on est aller boire un coup avec les membres du groupes après, des gars super sympa !!
Annonce du retour de Nordjevel avec un 4e album (fini d’enregistré) et une tournée (en guest de Aeternus, avec Phantom Fire et The Black Moriah) !
Malheureusement aucune date en France mais, n’ayant jamais eu la chance de les voir en live, j’espère tellement les voir au Hellfest ![]()
SUNN O))) au Sucre, Lyon, hier soir.
Troisième rendez-vous avec Sunn O))), après le choc de la découverte au HF 2016, et la catharsis inoubliable d’un concert en salle en 2019.
Je retrouve avec grand plaisir la salle du Sucre, dans laquelle j’avais assisté à un concert inoubliable de Nika Son (noise techno) en 2019 aussi, dans le cadre des Nuits Sonores, où j’étais seul au début du set (!), avant qu’une deuxième personne n’arrive en cours de route et que nous ne finissions à sept. Un concert d’ambient noise où j’avais rapidement fermé les yeux et eu la sensation d’être enfermé dans la salle des machines d’un puissant vaisseau spatial, en route pour le très) très)) très))) lointain.
Il m’est impossible de penser à Sunn O))) sans penser aux peintres Pierre Soulages et Yves Klein, auteurs de monochrones. Avec eux, pas de figuration, pas de représentation, pas de récit sous une forme classique. Avec Klein et Soulages, il s’agit de matière, de lumière et de texture. L’expérience est profonde, complexe, exigeante. Et avec Sunn O))), le monochrome est un monodrone dont il s’agit d’explorer les nuances, les convulsions, les soubresauts, les différences de niveau, l’évolution dans le temps (les morceaux sont longs). Cela revient à se placer dans l’œil d’un cyclone, à la différence que les bourrasques, bien qu’atmosphériques, sont sonores.
avant le concert )
Sur la terrasse du Sucre - ex bâtiment industriel - en surplomb d’une Saône nocturne, des rires, une ambiance fébrile. Certains se demandent à quel volume ils seront mangés. Quasiment aucun tish metal ; seul le visage blafard de Jane Doe (Converge) nous interroge. Est-ce l’effet Nuits Sonores ? À l’écart, un type lit Camus (La chute). Prémonition ?
Dans la salle, des silhouettes vêtues de noir patientent dans une musique d’orgue. Un demi-cercle de 36 enceintes solennelles))) nous attend. Je ne sais pas encore que je vais y perdre une oreille.
La lumière s’éteint, la fumée envahit la scène (l’artiste Anne Weckström est créditée par un pannonceau près de la table du merch’) et, pendant de longues minutes, un programme inattendu nous est proposé : il s’agit d’un concert de Venom dont on a enlevé les parties musicales et gardé les interventions du chanteur. Étrange.
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début du concert ))
Sunn O))) se produit ce soir en mode Shoshin Duo (L’esprit du débutant). Les deux membres fondateurs - Stephen O’Malley et Greg Anderson - entrent sur scène, vêtus d’une longue robe noire encapuchonnée, et saluent.
Au premier accord, le corps sursaute - un corps / accords s’ensuit - et le cerveau reptilien semble refuser le volume sonore. Pulsion de fuite. L’air vibre sur mes avant-bras et sur ma nuque. C’est exactement comme s’il y avait des courants d’air - sans courants d’air. Je perçois le son comme une falaise abrupte, monolithique, monumentale, que je ne pourrai ni escalader ni affronter. Quelque chose - un fourmillement - se déplace jusqu’à la base de mon crâne, juste au-dessus de la 1ère vertèbre. J’entre dans Sunn O))) comme dans une eau))) d’ondes sonores.
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pendant le concert )))
Régulièrement, des voûtes de fumée encadrent les musiciens, face à face, qui ressemblent à des officiants aux gestes lents, menant une messe extrême - où une extrême ponction nous est offerte. Le plus souvent, la fumée tend entre eux et nous un fin rideau dont les volutes semblent évoquer des crânes, des spectres, des pensées vite envolées. Ils ont probablement joué quelques morceaux de leur répertoire, mais ni l’écoute ni la setlist ne me renseigneront à ce sujet : ce sera un long drone évolutif, pris de soubresauts, de vagues inlassables, sans interruption. Au bout d’une heure et quinze minutes de fascination, d’adhésion souvent, de répulsion parfois, à la faveur de fréquences encore plus basses - tout vibre en moi, des jambes à la mâchoire, des poumons à la gorge où je suis littéralement pris - je connais un abandon absolu, une béatitude violente (pour oxymorer l’instant). De nombreuses personnes dans le public ferment les yeux, d’autres (j’imagine) serrent les fesses ; certains lèvent les bras au ciel comme pour supplier un Dieu au poids écrasant.
après le concert )
À la fin du set, en enlevant mes bouchons, je m’aperçois que je n’entends plus vraiment d’une oreille, qui est comme bouchée. Des acouphènes accompagnement certains sons - la radio, ma propre voix parfois. Pas d’amélioration franche ce matin. Parmi ceux qui m’accompagnaient, deux autres personnes souffrent des mêmes symptômes. Je profite d’un rendez-vous chez le généraliste pour me faire prescrire de la cortisone. Quand je demande à mon médecin s’il est raisonnable d’aller à un concert ce soir - Castle Rat, j’ai déjà mon billet - elle me regarde comme si j’étais un huluberlu. Je suis un huluberlu. Et si vous avez des conseils pour récupérer mon audition, si vous êtes déjà passé par là : je suis… à moitié toute ouïe. ![]()
CASTLE RAT aux Subsistances, Lyon, ce soir.
Contre l’avis de ma femme, contre l’avis du médecin de famille, contre les recommandations de mon directeur de conscience et contre l’Univers Entier, je succombe à l’appel de la Reine des Rats, je secoue mes acou-flemmes et je me rends aux Subsistances, ce sublime couvent du 17ème siècle reconverti (déconverti) en lieu culturel. Je me souviens, il y a quelques années de ça, y avoir croisé la figure de Philippe Djian - écrivain - qui fut comme Dieu le Père pour moi, ou plutôt Dieu l’Impair - ou, plus exactement encore, le fragment d’un bout de morceau du squelette du doigt de Dieu l’Impair - celui qui tenait le stylo de préférence - quand il écrivait ses textes rock et désenchantés avant le siècle. Ah, vénéré et Maudit manège !
Une fois n’est pas coutume, je zappe la 1ère partie (Hermetic, un groupe lyonnais) pour protéger ce qu’il me reste de mon oreille gauche, et je déguste une excellente blonde dans la sublime cour du couvent, entouré de créatures maléfiques et souriantes, d’une laideur sensuelle et travaillée : c’est Halloween.
21h15 : je me faufile à travers les douves du couvent et me rends dans la salle d’apparat où cohabitent moultes pucelles et moults puceaux (enfin, je suppute) qui cohabitent de manière byen peu chrestienne. Certains se font même des bysoux. Il règne une chaleur d’Enfer, moins Halloween que chaudement Hallogène. Je me place loin des enceintes - d’où la photo en forme de timbre-poste qui suit, je m’en excuse - enfonce mes protections auditives jusqu’aux trompes d’Eustache et me coiffe d’un casque anti-bruit, manœuvre prophylactique que mes jeunes voisins acou-feignent de ne pas voir.
Une histoire nous est visiblement racontée par les saltimbanques et ménestrels, venus en frégate volante de la Nouvelle York. De ce que j’en ai compris, un rat en peluche a fauché une faux qui avait l’air fausse (sceptique - suis-je sceptique ?) et la Reine des Rats qui, pour une raison qui m’échappe encore, est vêtue d’un bikini à paillettes et vit dans un palais violet, convoque ses animaux de compagnie - serpents, dragons, phénix et hommes à pectoraux - avant de trucider un loup blanc (probablement connu, et venu danser effrontément devant l’assemblée) - avec une grande épée ou une dague-dague - puis de décréter que le temps et l’espace n’existent pas. J’ai levé le doigt pour demander si les acouphènes aussi étaient annulés, mais je n’ai pas eu de réponse (ou je n’ai pas entendu). Pas de chance, le rat en peluche est revenu en agitant sa faux géante, la métaphore du communisme m’est apparue clairement et je me suis demandé si Phoenix (la chanson, pas le chat - vous me suivez ?) n’était pas une métaphore de la taxe Zucman (« Zut, man ! »), toujours renaissante et toujours cramée. Me méfie de Lecornu, moi (avec un nom pareil !).
Bref.
Les puceaux et les pucelles étaient excités comme des… puces, jusqu’à ce qu’un Cry for me ne vienne calmer ces graines de démocrates. Pas de panique de mon côté : j’ai fait preuve d’acou-flegme et je suis allé caresser ce pantin de tympan dans le sens du poil - ou plutôt des cellules ciliées - en allant boire une deuxième bière - du doux nom de Licorne, si raccord avec cette soirée - et commandée en mimant une licorne devant une serveuse interloquée (il y avait du bruit, elle était déguisée en sorcière, on n’était pas fées pour s’entendre) dans la cour où discutaient Hagrid, Mercredi et une chauve-souris sexy en porte-jarret’ailes.
C’était un bon concert - pour ce que j’en ai entendu - et ce mélange de jeunisme (le public) et de classicisme (le classic doom metal du groupe, ou ce qu’ils appellent eux-mêmes du medieval fantasy heavy metal) donne un cocktail intéressant, quoique hors du temps (même s’il n’existe pas) en ce qu’il n’aborde pas directement les sujets contemporains. Cependant, le public, particulièrement jeune, enthousiaste et inclusif, apprécie ce va-et-vient (expression sataniste s’il en est) et Castle Rat est probablement un terreau fertile pour les métaleux de demain.
Je repars des Subsistances avec une belle affiche, un tympan préservé (sinon : tympanpan cul-cul à la maison) tandis qu’un aftershow débute avec une DJ et une drag-queen qui danse avec un lustre dix (Irène) carats. Un peu de route, des araignées-Tuc à déguster et confectionnés par mes filles, et une bonne nuit où j’espère dormir de ma seule oreille. Ainsi s’achève mon marathon des 9 concerts d’octobre : avec une oreille cassée, mi-chien Milou, mais sans être Tintin.
Toujours un grand plaisir à te lire! C’ est une dégustation… ![]()
Ça va mieux l’ oreille " cassée" ?
Merci @emerswordmontei ! Et concernant la perte d’audition, j’étais optimiste ce matin car je pense avoir l’oreille à moitié débouchée. Mais l’arrivée d’acouphènes stridents pendant l’écoute de musique cette après-midi m’a franchement déprimé…
@Ride_One_Hell_Of_A , encore merci pour tes report . C’est vraiment du miel ![]()
Pour tes oreilles , ménages les un peu prochainement . J’ai souffert d’un sifflement intempestifs pendant presque 6 mois.( Concert Nashville pussy , méga fort , ,son pourri et tête dans les enceintes …ah quand on est jeune ).
Je te souhaites que tout cela rentre rapidement en ordre ![]()
@Ride_One_Hell_Of_A il faut tu trouves du bruit blanc à écouter au casque à volume faible, ne pas utiliser de casque ou écouteur chez soi ou dans la rue, utiliser un sonomètre sur le smartphone afin de limiter le volume sonore à 70 db en écoute sur hifi
Petit retour en retard de Sylvaine le 8 octobre au confort moderne à Poitiers.
Première partie : Naya Mö
Groupe originaire de Bordeaux, dans un style rock Indé habité, avec seulement la chanteuse/guitariste et un batteur.
Ça fait vraiment bien le taff et malgré le jeune âge de la dame, on sent vraiment qu’elle vit sa musique dans sa prestation !
Sylvaine : Je connaissais assez peu Sylvaine avant de prendre ma place, hormis 2 ou 3 chansons et je voulais me garder la surprise du set.
Je n’ai pas été déçu, je me suis mis littéralement en face d’elle et j’ai été hypnotisé pendant toute la durée du concert, c’était magique, une prestation que je n’oublier pas de sitôt, dans une toute petite salle c’était magique!
TRISTWCH Y FENYWOD + MALÉORE au Sonic, Lyon, hier soir.
Qu’un rendez-vous avec la tristesse des femmes se fasse pour le plus grand plaisir des hommes n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.
Une ligne de basse à la Cure, une batterie électronique, une double cithare dont les deux parties sont accordées différemment et trois présences féminines ou queer, à la fois incarnées et désincarnées. L’univers de Tristwch y Fenywod (La tristesse des femmes) s’ouvre, comme une porte sur un monde inclusif, archaïque et moderne. Ce trio, qui chante en gallois, s’est donné pour mission de construire une passerelle entre un héritage, une langue, des traditions, et les cultures underground du monde actuel.
Cure, donc, les Dead Can Dance et tous les potes en os de farandoles, une assemblée de sorcières, un atelier DIY couplé à un projet folk moderne : tous ces qualificatifs se retrouvent dans les articles concernant le groupe, et je ne saurais en ajouter.
Mais auparavant, une pinte à la main, un bon pas derrière une assemblée très bien garnie pour un lundi soir (même si la péniche est petite, c’est 5 ou 6 fois plus que pour Maud The Moth, la communauté trans / gay / lesbienne ayant répondu à l’invitation), je découvre Maléore, duo lyonnais que je qualifierais de bien barré - impossible de deviner, en écoutant un passage, où l’on sera la minute suivante - en tout cas pas là où on l’imaginait - mélangeant la chanson à textes, les boucles de voix parfois (probablement) maladroites, de petits rythmes indus’, des nappes de synthé, des plans tous simples à la guitare, des montées de noise qui ne te cherchent pas trop des noises, des incantations répétitives, des descentes de droninet (un petit drone - que les parisiens nomment Titi et droninet), des passages à la Einstürzende Neubauten muni de Mécano, et la scancion d’un tambourin tribal. Des Mohicans d’ici, donc, qui se sortent les tripes à la mode de Caen, et pas les derniers : des Mohi-Caen. Je ne sais pas si ce groupe ira loin, même si je sais qu’il y est déjà.
Avec Tristwch Y Fenywod, l’ambiance est plus mélancolique : les cordes des cithares, comme des gouttes de pluie, viennent ensemencer une lande minimaliste, que la basse réchauffe et que la batterie électronique refroidit. On a le froid du doute et le feu de tourbe dans le même foyer. Le rideau rouge, derrière le groupe, est Shakespearien, et quelque Macbeth - ou Macbeth en Lady Macbeth - semble pouvoir en sortir à tout moment pour nous donner l’accolade ou nous égorger, tandis que le sol, éclairé par des néons bleu pâle, paraît de glace. Le côté lent, répétitif des morceaux finit par ensorceler. Sur un morceau, on entend clairement des os s’entrechoquer tandis qu’un brouillard de scène se répand. Le dernier titre est une marche tribale, solennelle, qui nous amène du passé au présent, et au futur peut-être, en nous faisant passer sur une ligne de crête entre folk, punk et goth dénudé, et en finissant, pas si tard pour un concert un peu court (mais à 8 €) - par un solo de cithare.
Ainsi va la tristesse des femmes : une mélancolie, une joie, des personnes très différentes réunies sous un même ciel nuageux. Et des fantômes que l’on prend par la main, et que l’on invite à danser.










