Concerts - Annonces & Reports

Le plus décevant étant que tu as loupé l’occasion de boire un coup avec moi… vu ce que tu décris on etait pas très loin en fait.
Et puis tu as loupé Acid Bath et leur 5 merveilleux morceaux
Je n’attendais rien de SOAD seulement les voir enfin
L’ambiance dans le stade etait tout simplement incroyable.
Ils ont déroulé leur set list en y prenant visiblement du plaisir.
Je n’ai pas eu la sensation d’une arnaque et j’ai bougé mon popotin plus que de raison.
Ce fut une bonne soirée et j’´en garderai un meilleur souvenir que les red hot et Metallica en leur temps
Tu aurai vraiment du me dire que tu étais là je t’aurais balancé mes chips sur la tête et tu aurais mieux apprécié le show :joy:

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Hier soir, je suis allé voir Eight Sins, c’était 10 balles, on s’est bien marré, y avait pas beaucoup de lights et comme j’étais au premier rang, j’ai bien vu les musiciens.
Je profite du Hellfest pour voir quelques gros (Maiden à la barrière cette année, miam) sinon, il faut fuir les trucs gigantesques…

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L’an dernier, les Fatals picards dans une MJC. C’était plus sympa.
Ca aurait pu être encore mieux si @mire123 avait été là pour me jeter des chips :blush:

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Coucou ! Première fois sur ce topic et je me lance officiellement dans la critique musicale, j’ai eu mes accred en last minute hier matin pour SOAD au sdf ! Je me présente rapidement je suis activement le forum depuis plusieurs mois ayant fait le hf 26 en tant que festivalière et que dire UNE MINE d’or ce forum, un grand merci à tous. Je vous écris mon article (mon tout premier, garanti 100% sans IA) qui reste encore à peaufiner ce soir et qui devrait être publié demain dans le média Esprit Festivalier (média associatif) :

Titre : System of a Down de retour en France après presque 10 ans

Chapo : C’est dans un stade chaud bouillant que les quatre arméno-américains se sont réunis le jeudi 2 juillet 2026 pour une première date au Stade de France, qui sera suivie d’une deuxième le samedi 4 juillet. Leur dernier passage en France remontant à 2017, notamment au festival Download. Il était temps pour le groupe de nu metal de remplir la plus grande salle de France !

SOAD dans la communauté metal

System of a Down, en quelques mots, est un groupe composé de quatre musiciens arméno-américains, formé en 1994 avec seulement cinq albums studios dont le dernier remonte à … 2005. Quel groupe peut se targuer de remplir deux fois le Stade de France sans avoir sorti d’album en 21 ans ? SOAD pardi ! Entre rap, harmonies aux sonorités arméniennes, scream, grosse saturation et batterie énergique, le groupe est rapidement devenu une référence monstrueuse dans la communauté metal. Il ne se passe plus un concert de metal sans une musique d’attente du groupe, ni même un Hellfest sans qu’un groupe ne reprenne SOAD (cf Papa Roach Hellfest 2026). On notera tout de même deux chansons sortis en 2020 sur un double single : Protect the Land et Genocidal Humanoidz (absentes de la setlist du concert), dont les bénéfices ont été reversés à l’Armenia Fund, au profit des victimes de la guerre du Haut-Karabagh.

Excellence musicale - Côté scène

Musicalement, tout est parfaitement en place, pas une note à côté, les harmonies entre Serj Tankian et Daron Malakian sur Roulette sont d’une douceur majestueuse. Quant à la batterie, les baguettes de John Dolmayan sont aiguisées et martèlent les futs avec une précision déconcertante, les solos au début de Toxicity sonnent exactement comme sur album ! Concernant le bassiste Shavo Odadjian, outre sa magnifique tresse de barbe, les lignes de basses sont singulières, ce qui est fort appréciable. Habituée à rester dans la section rythmique et à simplement suivre la guitare par la note fondamentale de l’accord, la basse chez SOAD se révèle être un instrument à part entière tout autant important que la guitare. Cela est dû directement à la formation instrumentale du quatuor : sur la plupart des morceaux du show, la guitare de Daron Malakian est seule à son poste … et a effectivement besoin de la basse en renfort ! D’ailleurs parlons-en, la véritable star du concert c’est bien lui ! Il assure un bon 80 % de l’intégralité de la guitare du concert et co-chanteur principal, Serj Tankian à côté paraissait presque transparent.

Un show transpirant … et frissonant ! – Côté public

21h10, le show commence, dès les premières notes le public est survolté, et à partir de BYOB, les pogos et autres circles pit se forment par dizaine dans l’intégralité de la fosse, offrant un magnifique spectacle dansant au public des tribunes. Et malgré l’intensité physique de la fosse, les frissons se font ressentir. Dans la foule, drapeaux arméniens et slameurs, ambiance de feu, tout le monde danse, chante et se prend dans les bras, les temps morts durant ce concert n’ont pas eu leur place. Le fameux refrain de Chop Suey a résonné dans l’intégralité du stade, qui est tellement immense qu’on entendait la foule au loin avec une demi-seconde de delay ! Visuellement, nos quatre musiciens se sont contentés d’images hachées à l’enchainement et aux couleurs psychédéliques, tout en simplicité mais pour un Stade de France, on se serait attendu à un peu plus de décors et visuels. Concernant la scène en elle-même, le manque d’un couloir d’avancée de scène s’est quand même fait ressentir. De même que pour la cohésion avec le public, non pas qu’un stade se doit d’être intimiste, mais pas un mot du groupe au public ni un bonjour avant 1h de show. Résolument engagés et depuis toujours, les rares prises de paroles ont été néanmoins fortement appréciées, parlant du génocide arménien ou encore des guerres à Gaza, au Liban et en Iran.

A quand la prochaine date ?

Ce concert d’anthologie restera gravé dans les mémoires des quelques 80 000 spectateurs, pour sûr ! Les 2h de concert ont vu passer une centaine de pogos en tout genre, 28 titres emblématiques du groupe avec un set parfaitement rythmé. Et très honnêtement le manque de visuels ou d’une bonne avancée de scène ne change en rien la qualité de ces musiciens et les bons moments que les trentenaires toujours en crise d’ado présents au concert, ont passés. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’aller les voir cette semaine, n’hésitez pas à aller vous consoler au pop-up store du groupe dans le 2ème arrondissement de Paris au 23 rue Sentier et jusqu’au 5 juillet ! Maintenant, devrons-nous attendre à nouveau 10 ans pour que System of a Down se présente à nouveau en France ? Je parie que quatre arméniens se baladeront quelque part à Clisson en juin 2027 … Pour rappel, le groupe était programmé au Hellfest en 2020 et 2021, mais les éditions furent annulées à cause de la crise Covid ! SOAD n’a donc encore jamais foulé la scène de la Mainstage 1 du plus gros festival metal de France … à méditer.

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Je précise dans ma présentation que j’ai une licence ainsi qu’un master en musicologie et que je suis passionnée de musique rock et metal depuis mon adolescence ! Et que j’avais des places fosse or donc bon son et bonne visibilité, au plus près des pit haha

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Ne dit-on pas jamais 2 sans 3?

Voici mon report (depuis la fosse des pauvres) du concert de System of a Down au Stade de France.

J’arrive 45min avant le début d’Acid Bath car j’avais été hypnotisé par leur set au Hellfest.

Acid Bath commence et le son vient comme de loin (et pourtant on est pas loin de la séparation avec la fosse or). Du coup c’est très brouillon.
La différence avec ce qu’arrivent à faire les ingés au Hellfest est monstrueuse (si on compare le son Mainstage à celui du Stade de France hier).
Bon du coup son brouillon qui ne rend pas justice à Acid Bath (et notamment Venus Blue, mon énorme coup de coeur du set du Hellfest).
Set trop court mais il y a plus de gens « investis » que je ne le pensais.

Petite pause puis c’est au tour de Queens of the Stone Age. Ca commence de façon sympathique et au bout de 2-3 chansons, tout le monde se fait endormir par le groupe.
Ce n’est pas mauvais, mais on est clairement pas sur une chauffe avec System of a Down.
Tout le monde se réveille avec le tryptique: No one knows, Go with the Flow et Song for the Dead.

Le son ne s’est pas amélioré (toujours aussi brouillon) et je commence à me dire que les concerts en stade avec une séparation fosse or/fosse c’est définitivement fini pour moi.
Le seul point positif présentement c’est que je sens la fosse bouillante et que ça va être un sacré truc (d’ailleurs j’envoie ce message à mon pote à 19h02 « Alors j’ai essayé de me mettre dans une position atteignable pour toi… On avancera ensuite… Car je sens les gens très chaud pour un gros pogo »)

Nous devons attendre un peu après 21h pour le début du show. Mes intuitions étaient les bonnes, dès les premières notes ça part en pogo (c’était déjà le cas sur les 3 dernières chansons de Queens of the Stone Age mais version très light et très gentil).

Au bout de 2 chansons on croise une grappe de gens qui se font exfiltrer de la fosse. Je vais forcer un peu le trait, mais on est sur de la collégienne/lycéenne qui ne devait pas s’attendre à ce que ça parte en pogo général. Ca me provoque toujours un petit sourire intérieur (tu t’attendais à quoi?) mais je trouve ça cool que le groupe et la fosse soit multigénérationnel (en espérant que ça ne les ai pas vacciné).

Les chansons s’enchaînent (et le son est toujours aussi merdique) mais je m’éclate comme un gosse car on sent qu’on est avec des fans du groupe (le nombre de personne qui chante les paroles est hallucinant). Les pogos (et autres circle pits) sont géants, multiples et je suis vite aussi trempé que si je mettais fait arrosé par Pascal.

Moment de grâce, ils jouent Roulette (chanson que j’adore).

Moment bizarre: le concert qui se stoppe pour souhaiter l’anniversaire de la fille de Dolmayan (sympa, mais totalement what the fuck).

Au final, un excellent concert qui restera longtemps dans ma mémoire, un peu pour la musique, mais surtout pour l’ambiance de dingue.
Qu’est ce que j’aimerai les voir au Hellfest avec un son digne de se nom et faire 2h de pogo comme au Stade de France.
J’avais déjà vu System of a Down en 2013 à Rock en Seine et nous avions été hypnotisés par les pogos et autres circle pit dans la boue. A l’époque je mettais tenu à l’écart pour profiter du concert.

Conclusion de tout ça:

  • plus jamais de concert en fosse standard, sauf pour un groupe dont je suis fan absolu (et ça ne peut se résumer qu’à 2-3 groupes max) ou un événement exceptionnel (genre Back to the Begining). Trop de frustration et déjà que le concept de base me dégoûte, la réalité est plus que décevante (notamment en stade).
  • plus jamais de concert avec une fosse or hors de prix (180€ pour System, c’est INDECENT, déjà que 95€ en fosse c’est un gros tarif)
  • System of a Down, c’est une scénographie épurée (pas de pyro, pas trop d’effets sur les écrans), mais la musique parle d’elle même (et certainement la longue attente des fans aussi).
  • j’ai eu beaucoup de chances car 9 fois sur 10 ce concert aurait été un four
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Je trouve ce passage non mérité pour Serj qui a été dans tous les registres du chant et sa voix suffit à donner corps et liant à ce quatuor.
Certes Daron a été particulièrement performant vocalement hier soir mais la technique de Serj dans tous les registres Woawwwwwww
Il ne mérite pas ce traitement aussi transparent que ce que tu décris.
Désolé je ne veux rien influencer mais remettre mon église au centre du village ou du stade de France comme tu veux

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Alors, il faut avoir en tête aussi que, et cela n’explique pas tout, mais tout de même, Serj Tankian a subi une opération du dos assez lourde en 2018 il me semble, donc déjà, plus moyen pour lui d’être aussi actif sur scène comme il pouvait l’être y a 20 et quelques années.
Et question voix, il a reconnu lui-même ne peut-être pas avoir fait ce qu’il fallait pour l’entretenir au mieux.
SOAD n’est pas un groupe réputé pour ses perfs en live. Je suis déjà contente de lire que dans l’ensemble, vous y avez trouvé votre compte quand même!
En tant que fan, ça me fait plaisir!

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Vocalement il était là, mais il ne s’est pas adressé une seule seconde au public et physiquement ou en terme de charisme je l’ai trouvé totalement transparent, même émotionnellement pour l’avoir vu de près il était absent (selon moi en tout cas) … il n’y a que sur Roulette que je l’ai trouvé dedans, en cohésion avec Daron, vocalement TRÈS solide et engagé corporellement, avec une accolade à la fin !

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Chacun son avis bien sûr … tu nous proposais ton article, je me suis donc permis de donner mon avis de spectateur. Je ne fais pas d.articulet de peur d.etre trop dans mon émotion mais libre à toi de trouver et justifier ton avis

Ha oui bien sûr, de toute façon c’est de l’ordre du ressenti perso ce genre de choses ! Chacun son avis et sa vision :hugs: Très heureuse de discuter de ce concert avec vous tous dans tous les cas

A trop trainer au Hellfest on devient trop exigeant sur tout… mais c’est vrai que le son au HF est malheureusement incomparable avec de nombreux festivals ou des concerts pourtant à des prix prohibitifs.

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Au Havre le 17 et 18 juillet : Tremplin de l’ Apocalypse Metal Fest…
Une tête d affiche hors concours pour chaque soirée …( Stronghold, et Fatal) 2 que je connais …
Tremplin = petits groupes
Qui en connait?

Les Normands…certains dispos? @zitoun ou @Metalyogi ?
Normalement j irais…surtout le vendredi

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Death Council >Alençon ???

Ils sont de Rennes, ou alors ils ont un mec du groupe qui habite à Alençon et ils se localisent suivant le besoin :laughing:

Ça sera sans moi ! Même si c’est cool d’avoir ce fest dans le coin , la prog de l’Apocalypse n’est pas trop ma came …
( Et pis accessoirement je fais une petite pause niveau festivités musicales , histoire de retrouvé de la fraîcheur :wink:)

Bon, j’ai la flemme de faire un report détaillé, donc ce sera concis aujourd’hui !
​Voilà mon petit report de Acid Bath, Queen of the Stone Age, et System of a Down hier soir !
Acid Bath en première partie, c’était sympa sans plus. Le son n’était pas fou, ça ne valait clairement pas leur set en Valley.
​Très, très surpris par QOTSA. J’avais été extrêmement déçu de leur passage au Hellfest 2024 alors que je suis fan du groupe. Bah là, ils ont réussi à me réconcilier avec eux. Le set était hyper bien, Josh Homme était vraiment en forme et le son était vraiment correct !
​Enfin SOAD… C’était mon premier concert en stade, eh bah j’ai pas été déçu ! Le concert commençait à peine que c’était déjà un bordel sans nom dans la fosse.
Par contre, le son était horrible : tout le monde gueulait tellement fort que c’était impossible d’entendre quoi que ce soit. Mais c’était pas un problème, l’ambiance était tellement dingue ! J’ai tellement pogoté, c’était un plaisir. C’était un véritable karaoké géant qui a mis tout le monde d’accord !
​Très heureux d’avoir pu les voir au moins une fois dans ma vie !

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J’y vais aussi de mon petit retour sur SOAD. D’accord pour le son et le côté épuré du show, le stade de France c’est naze pour un concert (c’était ma 1ere fois là bas) et l’accès wc/bar est horrible par rapport au HF (20min pour une bière pendant qotsa). Mais putain l’ambiance dans le pit pendant SOAD c’était génial ! Je me suis retrouvé tout devant (derrière la pelouse or) et c’était survolté et bon enfant. Que des gens cool et un concert qui me restera longtemps en mémoire. Pas de HF blues cette année mais j’ai presque un SOAD blues depuis jeudi. :star_struck:

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Avec un peu de retard, presque une semaine, le report du concert de Slift et All Them Witches à l’Olympia du 29/06.

Une belle journée, ensoleillée sous une température redevenue enfin clémente, que ce lundi. Très peu de monde devant la salle au moment où j’arrive, et encore bien peu quand les portes ouvriront. La fatigue de la semaine précédente ? Le jour, en début de semaine, qui empêche la plupart des spectateurs d’arriver tôt ? Le fait est qu’à l’entrée de Slift, la salle semblera bien vide encore. Elle sera pourtant bien remplie plus tard pour l’arrivée d’All Them Witches. Un manque de discernement d’une partie des specateurs alors ? Ils ne savent pas ce qu’ils ratent, ceux qui arriveront plus tard.
Quoi qu’il en soit, cela me permettra d’aller me placer en barrière, au centre de la scène. L’occasion de prendre le frais, très frais même, puisque la clim semble poussée à fond.

Sur les planches, la batterie et les amplis de Slift attendent, en avant scène, en une configuration assez serrée. Aucun élément ne se trouve pourtant derrière, la surface est totalement dégagée jusqu’au rideau de fond.
A 20h pile, les Toulousains font leur entrée sur fond d’animation psychédélique en noir et blanc, sphère à la surface creusée d’alvéoles qui tournoie à une vitesse de plus en plus rapide. Chacun empoigne son instrument, Fantasia ouvre le bal. Jean Fossat tient sa guitare comme on se raccroche à une planche pour ne pas sombrer. Son chant hurlé, sorti du coeur, nous prend aux tripes malgré un mixage qui le rendra difficilement audible du premier rang (nul doute qu’il sera plus audible plus en arrière, effet Kadavar lors de leur dernier passage à Paris). Son frère saute partout, tandis que Canek (dont la chevelure n’aurait certainement pas manqué d’inspirer @iroenna et @LowkeyBlondie si elles avaient été là) martyrise ses fûts comme un beau diable. On se prend la déflagration en pleine face, écrasés autant que soulevés par ce son puissant, enveloppant tout.
Suivra immédiatement Corrupted Sky, dont l’intro de basse groovera, chaloupée, comme un contrepoint à la puissance brute délivrée en ouverture. En fond de scène, les projections psychédéliques se succèdent. Les trois musiciens restent confinés dans ce petit espace d’avant scène, comme un cocon, la proximité des corps renforçant la fusion des instruments. Toujours en mouvement, mais toujours rassemblés, unis les uns aux autres.
La suite se vivra en partie les yeux fermés, le corps bougeant en rythme avec la musique. Oubliée la voix difficilement décelable, qui évoluera comme une ligne secondaire en arrière des autres instruments, ce sera ce soir Slift en version instrumentale, et c’est déjà bien suffisant pour décoller. Les yeux fermés, ne recevant les projections que comme des éclats de lumière stroboscopique à travers les paupières, on sent le sol vibrer sous et derrière soi, on est à bord de cette fusée qui nous emmène dans l’inconnu, on se sent traverser les étoiles, un champ d’astéroïdes, une brusque accélération, un changement de trajectoire… En rouvrant les yeux, on voit Jean Fossat sur la pointe des pieds pendant son solo, comme si les notes sortant de sa guitare le tiraient lui aussi vers les cieux. Le voyage continue.
Les titres se succèdent, la foule qui a dû déjà commencer à se faire plus dense réagit à chaque changement de rythme, d’ambiance, le voyage semble ne pas avoir de fin et c’est ainsi qu’on le veut vivre. Et l’heure passée par le groupe sur la scène passera bien vite. On atterrit, groggys, mais heureux, retour sur terre. Avec l’envie de revenir bien vite pour un nouveau tour de ces montagnes russes émotionnelles, de ce voyage qui nous fait vivre les ambiances de la science-fiction dessinée telle que l’ont imaginée des Moebius, Druillet ou Caza (qui a justement signé plusieurs pochettes pour le groupe) et nous fait ouvrir les shakras en grand.

Petite pause le temps d’installer en fond de scène la plate-forme qui souvient batterie et claviers d’All Them Witches. En avant, un micro. Rideau noir, la sobriété est de mise. Mais n’est-ce pas l’écrin qui convient le mieux à la musique des Américains ?
Ben McLeod entame les premiers accords de Blood and Sand / Milk and Endless Waters, et la magie opère. C’est à un voyage encore que nous sommes conviés, mais totalement différent du précédent. Point d’espace étoilé ici, mais de la boue, de la magie, de la sorcellerie, celle d’un vieux bayou, d’un pays aux horizons infinis mais noyés ici par la pluie, la nuit, enveloppés d’un mystère impénétrable.
On se laisse bercer par ce chant hypnotique, mélancolique, emmener par une rythmique implacable, caresser par ce violon qui surgit, comme d’un passé pas vraiment oublié, fantôme toujours vivant et présent. La guitare plonge ses racines dans ce que le blues a de plus viscéral, ce rapport à la terre encore une fois, celle du champ, celle qui colle aux bottes, chargée de l’histoire des vies tourmentées qui l’ont foulée, cultivée, qu’elle nourrit et dont elle se nourrit.
La beauté nait ainsi.

Lorsque les lumières se rallument après 1h30, on sait qu’on vient de vivre un de ces moments de grâce musicale, non pas un, mais deux voyages, aussi différents que complémentaires, l’un tourné vers un ailleurs psychédélique de son et d’images, l’autre ancré dans la boue de cette planète dont la magie et les mystères sont loin d’avoir été épuisés.

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Salut à tous,

Retour sur le concert du 04 juillet de System of a down au stade de France.
Une Claque oui avec un C majuscule.
Après je ne suis pas un fan ultime du groupe j’aime les titres les plus connus comme beaucoup je pense.
Concert authentique sans feux artifice, sans pyro ni effet de fou. Juste le groupe, les instruments et cette voix… La puissance de certains titres suffit à soulever le public.
Une comunnuion avec les fans, pas besoin de grands discours, des petits mots par ci par là, juste la musique et une transmission des émotions, simple et efficace.
Authenticité, Partage, Musique, Puissance sont les mots pour résumer ce concert.
C’est peut-être facile oui c’est System of a down… au stade de France… mais je crois que j’ai vu un des plus beaux concerts de ma vie.

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Demain soir à Aix en Provence CAVALERA pour un set Chaos AD , j’y serais :metal:

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