Je n’ai pas été voir les prix tiens mais jamais de la vie je mets ce prix ![]()
Surtout que c’est assez cheap niveau site. En revanche, bon son !
Bon, y a l’hotel mais bref… On vit une drole d’époque quand même (#vieux).
Je viens de regarder et ça ressemble fortement au logo de Tagada Jones ![]()
Demain, dans notre zone oublié de tous, on se tape enfin une p’tite soirée :
Rise Of The Northstar
Get The Shot ~ Half Me
Grosse ambiance à Toulouse Dimanche au bikini.
Physique des les premières notes de ROTNS jusqu’à la fin du set.
Et get the shot très subtil aussi ![]()
Hotel + navette + placement favorisé, c’est pas déconnant. Un pass Hellfest + logement easy camp (genre top confort) t’en as aussi pour cet ordre de prix (sans la navette, le bar chic, le placement privilégié)
Bien vu mais Tagada Jones avec Sabaton et Savatage ce serait curieux comme choix
Un lendemain d’Halloween au Westill (partie 1/2) ![]()
Mais le Westill, où est-ce-t-il ?
Eh bien à Vallet, capitale interplanétaire du muscadet , que l’on prononce « Vallette » (ne me demandez pas pourquoi), comme à Malte, la capitale, que l’on prononce comme la céréale à bières… Une histoire d’alcool en somme, mais pas des Hauts-de-France… Quoique… Bref, ils sont fous ces ligériens ! Et c’est assez contagieux… ![]()
Plus prosaïquement, cela faisait deux ou trois éditions que ce festival me faisait de l’œil, mais la période de l’année, les kilomètres à avaler, et la seule scène à disposition, m’avaient chaque fois fait renoncer. Ou alors c’était complet avant que je me décide. Et puis, que du stoner ou presque, je n’étais peut-être pas encore prêt.
Première bonne surprise en arrivant : le(s) parking(s). Puis la salle. Nickel. Avec un grand chapiteau de merch à l’extérieur ; mais aussi une grande pièce de restauration attenante avec bon nombre de places assises pour grailler bien au chaud. ![]()
Redstone
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Vainqueur du tremplin, le groupe angevin, stoner limite hardcore, ouvrait le bal. Pourtant, certains membres ont l’air d’avoir déjà pas mal de bouteille (mais pas de musc cadet à l’évidence), à l’image du frontman, au physique expérimenté. Un set bien rythmé, efficace, plutôt costaud. Une très bonne entrée en matière pour cette seconde journée.
D’autant plus que devant moi, derrière les photographes, je reconnais les tresses et le tish Dvne d’une certaine @Steppe (c’était sa description sur le fofo) et devine la présence d’un certain @kenny_pecheur à ma droite, tout de streetwear vêtu ; pour finalement faire la connaissance de @Sarugaku, en ce qui concerne les membres du forum. C’est un peu grâce à eux et ce premier contact irl avec des membres du fofo que je m’étais décidé à franchir le pas cette année. ![]()
Starmonger
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Ambiance plus technique chez le marchand d’étoiles parisien, et un peu plus psychédélique aussi, mais le trio reste tout de même dans la même veine que le groupe de la pierre rouge. J’ai notamment apprécié les deux ou trois soli de guitare plus solaires.
Un set bien solide, là aussi.
IAH
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Et bim ! L’école du micro d’Argentine m’a « maté » comme un minot ! Car s’il ne s’agit pas là de la version sous « H » du célèbre groupe de rap marseillais, je n’attendais pas, mais alors pas du tout le trio sud-américain à ce niveau-là ! Un trio influencé par tout un tas de genres allant du stoner au post-rock-metal, en passant par le psychédélique et le doom, qui nous a proposés un condensé bluffant de ces dernières !
Il faut dire que je n’avais pas été emballé par leur dernier album écouté en amont (pas plus que celui écouté en aval), trop étiré, pas assez rythmé à mon goût, mais sur ce live, rien à voir ! Soit les morceaux ont été resserrés, soit le groupe en a sélectionné des plus courts que je ne connais pas… Quoi qu’il en soit, j’ai pris une belle petite claqua !
D’autant plus que le set était très varié (cf. nombreuses influences), sans temps faibles, avec quelques jolies lumières psyché. Mention spéciale au batteur dont les nombreux contretemps ont ajouté autant d’incertitude que de maestria à ce beau moment suspendu dans les (bons) airs.
Wytch Hazel ![]()
Un peu déçu par la qualité sonore délivrée par le quatuor anglais, qui, au-delà d’un décorum et de costumes blancs 70’s/80’s immersifs, noisettes (hazels) très serrées sous collants, s’est pourtant donné à fond sur scène. Bassiste et guitariste bougent beaucoup mais le son était trop fort à mon goût ; mal équilibré en tout cas. Dommage, parce que le petit côté white Black Sabbath avait un certain charme et les compos étaient tout à fait honnêtes dans l’ensemble.
Et ce fut en quittant la salle avant la fin du set de Wytch Hazel pour prendre l’air que j’en apprendrai davantage sur le mystérieux pseudo de Sarugaku, avant d’entamer le volet têtes d’affiche de la soirée… lors du prochain épisode… sous peu (à l’oignon) en ligne…
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(Partie 2/2
Festivals - Annonces & Reports - #4066 par Pierrottingchrist)
Merci pour ce report qui donne bien envie d’aller au Westill !
« L’école du micro d’Argentine » ![]()
Merci pour le report ![]()
T’es en forme sur les jeux de mots ![]()
« Sous peu à l’oignon » ![]()
Westill Festival - Vallet - 31 Octobre au 1er Novembre
(Crédit Photo - Gaël Hervé)
Avant-propos : C’était la seconde édition du Westill pour ma part, donc je ne rentrerai pas forcément dans tous les détails concernant le déroulement du festival et son organisation. Mais je vous renvoie au report que @Steppe et moi avions rédigé lors de l’édition de l’année dernière, à lire ici
Merci à Steppe pour ses photos et ses ajouts/corrections ![]()
L’organisation générale :
Une nouvelle fois, tout s’est très bien déroulé pendant ces deux jours de festival :
- La mécanique est bien huilée et rien ne vient perturber l’expérience des festivalier(e)s. C’est très pro et on sent que tout est fait pour rendre l’expérience inoubliable ;
- Les bénévoles sont très sympathiques et facilement reconnaissables avec leurs tishs Westill couleur sable (qu’on aurait bien aimé pouvoir acheter haha) ;
- La communication en amont du festival est complète et le fait qu’elle s’étale de Avril à Novembre permet de maintenir un intérêt pour le festival tout au long de l’année. J’apprécie particulièrement l’annonce des groupes au fur et à mesure, qui se prête très bien à un festival de cette envergure ;
- Les horaires sont pratiques, que ce soit ceux de début et de fin de journée, ou le temps de changement de set / balances qui est suffisant pour aller chercher à manger ou faire un tour aux toilettes sans louper le début des concerts ;
- Le choix de bière est bluffant, dans la mesure ou en plus des 4 bières présentes durant tout le weekend, des bières éphémères étaient proposées. Sur les 6/7 pintes de bière que j’ai pu boire, toutes étaient différentes et excellentes, avec une mention particulière pour la stout. Il y a également un chouette choix de softs aussi et surtout, du café pour ma copilote @Steppe !
- Les visuels du merch sont toujours aussi stylés ! J’aurai bien aimé repartir avec un pin’s ou une broche du Westill, mais tant pis, l’offre est déjà bien suffisante !
Les nouveautés de cette année :
Coté nouveautés, on peut notamment citer :
- L’installation d’une trentaine d’urinoirs supplémentaires. C’était très pratique et ça évitait aux festivalier(e)s d’aller arroser les arbres à l’extérieur du site et de compliquer inutilement la tâche des bénévoles chargés de la sécurité (les Kanibals) ;
- Des couleurs de merch plus variées qu’à l’accoutumée ! Le Hoodie Westill était proposé dans un noir classique, mais également dans une couleur sable de toute beauté ! Coté tish, en plus du tish noir classique, un tish vert était également disponible. C’est agréable de constater que les festivals s’ouvrent de plus en plus à d’autres coloris de merch ;
- La sortie du site définitive après 21 heures. L’info était rappelée sur place, et cette nouvelle règle ne m’a pas semblé poser de problème ;
- Les nouveaux choix de plats. En plus de la traditionnelle tartiflette (et des deux food trucks extérieurs), le Westill proposait cette année une saucisse cuisinée au muscadet et servie avec des mogettes, et également une soupe à l’oignon ;
- La taille de la tente du market m’a paru plus grande que l’année dernière.
Les concerts - Jour 1
Wormsand :
Le Vendredi a débuté avec le concert que j’ai préféré sur cette journée là ! Le trio Mentonnais a ouvert le festival de la plus belle des manières, avec un son massif, lourd et hypnotisant (Daydream en live me colle des frissons, avec son riff fuzz très reconnaissable et sa progression lente et lourde). Derrière les fûts, le nouveau batteur fraichement arrivé a assuré son rôle à la perfection pour sa première date avec le groupe (et à même fini aux claviers sur le dernier titre). J’ai passé un excellent concert dans les tout premiers rangs (à quelques mètres du guitariste de Qilin venu participer au Westill en tant que festivalier), devant des musiciens très dynamiques sur scène. Une parfaite démonstration de simplicité, de lourdeur et de riffs qui restent bien en tête, une très bonne entrée en matière !
Mephistofeles :
Je n’ai malheureusement pas réussi à rentrer mentalement dans le second concert de la journée, celui des argentins de Méphistofeles. J’ai trouvé leur set assez plat et les musiciens trop statiques sur scène. Les artworks assez barrés de leurs albums m’ont peut-être induit en erreur mais je m’attendais à quelque chose de plus animé. Pas mauvais, mais pas de coup de cœur pour ma part (surtout après l’excellent concert de Wormsand juste avant).
Aparté : Juste avant le concert, j’ai pu discuter une quinzaine de minutes avec Yoann Le Nevé, autour d’une bière. Je confirme que le gars est très sympathique et parle en passionné de musique ! Pour celles et ceux qui, comme moi, étaient tristes de le voir quitter l’orga du Hellfest, vous serez rassuré(e)s d’apprendre qu’il a d’autres projets musicaux en tête (et qu’il laisse derrière lui un squelette de Valley de très bonne facture) donc qu’on risque fort bien de le revoir dans le paysage musical !
Brant Björk Trio :
Tout comme Mephistofeles, la formation de l’ex-batteur de Kyuss ne m’a pas transporté. Je suis resté un peu sur ma faim, même si je savais à l’avance que les compositions que proposent Björk (à la guitare) et ses comparses ne sont pas forcément ce qui me plait le plus en matière de Stoner (leur dernier album en date, Once Upon A Time In The Desert, ne m’a pas laissé un souvenir mémorable, malgré un artwork de toute beauté).
Monkeys on Mars :
J’attendais ce set avec curiosité, ayant préféré découvrir en live ce que propose la fusion de Monkey3 et Mars Red Sky plutôt que d’écouter leur EP trois titres tout juste sorti quelques semaines plus tôt. @Steppe me quitte pour s’avancer un peu plus, tandis que @Cygnus me rejoint au moment ou Monkey 3 ouvre le bal. Une nouvelle fois, je suis fasciné par leurs compositions à la fois puissantes et subtiles, lourdes mais accompagnées d’envolées oniriques du plus bel effet, le tout servi par une magnifique gestion de l’ambiance sur scène (avec la présence de fumée et de lumières relativement tamisées, aux couleurs psychédéliques). Le groupe est ensuite rejoint par les membres de Mars Red Sky pour un bœuf entre les batteurs des deux formations, puis un titre conjoint fort appréciable (Throught the Desert ?). Les membres de Monkey3 quittent ensuite la scène pour laisser la place à un set de 3/4 titres de Mars Red Sky. J’ai été moins emballé par ce set solo de Mars Red Sky, que j’apprécie pourtant bien en studio. Etais-je encore sous le charme des volutes hypnotiques des helvètes de Monkey3 ? Peut-être bien. Les deux groupes se retrouvent ensuite sur scène pour 3 titres, dont le titre final qui est une reprise de Strong Reflexion de Mars Red Sky. Un excellent moment hors du temps malgré la petite déception inhérente au set de Mars Red Sky, avec les musiciens des deux formations qui s’échangeaient constamment des regards et des sourires et qui avaient l’air très content de jouer ensemble.
Graveyard :
Du set des suédois de Graveyard, je garde en mémoire la bonne bière que j’ai bu en compagnie de Steppe, Noop, Sarugaku, et Lepain tout au fond de la salle. J’ai eu l’impression que les morceaux joués étaient tous identiques, tout comme les musiciens eux-mêmes d’ailleurs, derrière leurs cheveux longs et leurs moustaches foisonnantes.
Planet of Zeus :
Le Vendredi s’est terminé en beauté avec un excellent set des grecs de Planet of Zeus, dont l’énergie dégagée sur scène s’est largement transmise à un public en feu. Le pit était bien agité (mention spéciale au grand gaillard chevelu qui poussait tout le monde, à la limite d’être un peu lourdingue, mais ça n’était pas méchant). Je n’avais pas accroché lors de leur passage au Hellfest, mais dans cette salle plus intimiste, c’était un chouette concert !
(Crédit Photo - Gaël Hervé)
Les concerts - Jour 2
Après une petite nuit pluvieuse passée dans ma caisse et un passage au skate-park voisin (d’où je me suis fait virer par le gang des trottinettes), nous étions de retour dans la salle pour une seconde journée de festival.
Redstone :
Premier groupe à jouer le Samedi, je n’avais pas spécialement été conquis par la musique proposée par les angevins de Redstone en amont du Westill. Ils ont remporté un tremplin qui leur a permis d’ouvrir le Samedi, et j’avais alors préféré ce que les deux autres groupes concurrents avaient à offrir. Mais ce coup-ci, en live, j’ai trouvé ça excellent ! Une bien belle surprise pour démarrer la journée avec un groupe content d’être là, au son lourd et puissant, mélange de Stoner et de Metal Alternatif. Le public était peut-être encore un peu éteint mais je trouve qu’un pit un peu agité n’aurait pas été malvenu, tant leur musique m’a donné envie de remuer.
Starmonger :
L’un des sets que j’attendais le plus sur cette édition du Westill. J’adore les compos du trio parisien, leur univers parfois bien barré, l’état d’esprit des musiciens qui ont l’air tout aussi barrés que certains de leurs titres. Je n’ai pas été déçu par leur passage sur scène, hormis peut-être un poil du coté de la lourdeur de leurs titres en live. Je m’attendais à un son plus massif, à une basse plus lourde qui nous enveloppe davantage, mais également à un travail sur les lumières plus intimiste, avec davantage de pénombre, de volutes de fumée. Leur set gagnerait sans doute +3 en envoutement et +5 en compétences occultes. Ceci dit, je garde tout de même un excellent souvenir de ce concert, de leur bonne humeur (malgré un tout petit incident technique sur la batterie), de la setlist au top qui a fait la part belle à leur excellent dernier album en date (Occultation), mais aussi du reste de la journée où les musiciens et leur crew ont pu assister au reste des concerts depuis leur stand de merch qu’ils n’ont pas quitté de la journée. Nous avons pu les croiser à plusieurs reprises, notamment le bassiste avec qui nous avons pu échanger une dizaine de minutes et qui était très content que le set nous ait plu ainsi que de leur présence au Westill (eux qui sont habituellement du coté du public). Nous l’avons senti très sincère et très heureux d’avoir su captiver le public. Juste avant le passage d’Orange Goblin, le batteur du groupe à demandé à Harry Armstrong, bassiste d’Orange Goblin, s’il pouvait porter un T-Shirt Starmonger pendant leur set. Et c’est ce qu’il a fait, nous offrant à cette occasion une effusion de joie de la part des membres de Starmonger (voir photo ci-dessous). Je regrette de ne pas leur avoir pris davantage qu’un badge sur leur stand de merch.
En prime, je vous laisse admirer la setlist, elle aussi assez drôle.
IAH :
Pour ma part, le second groupe argentin de cette édition fait partie des claques inattendues de cette édition. Une musique envoutante, hypnotisante, qui nous capte dès les premières notes pour ne plus nous lâcher. C’est le genre de concert qui nous fait oublier un instant où l’on est, qui l’on est. On se concentre uniquement sur la musique, les yeux fermés. Et quand on les ouvre, c’est pour constater que les musiciens sont baignés dans une ambiance tout aussi envoutante, sur fond de lumières latérales et de fumée. Un excellent concert, et au regard de leur stand de merch pris d’assaut juste après le concert, j’imagine que je ne suis pas le seul à avoir été conquis !
Wytch Hazel :
Wytch Hazel est l’un des autres groupes que j’attendais fermement suite aux conseils de l’ami Rogerie au moment de l’annonce du Westill. Nous avions croisé les anglais plus tôt dans la journée, dans une allée du parc qui entoure la salle, et c’est vers 17h45 qu’on les retrouve sur scène, tout de blanc vêtus, devant leur imposant backdrop blanc et leurs amplis recouverts de draps blancs, de lierre et de bougies. Habituellement très peu intéressé par le Heavy, j’ai passé un bon moment devant ce concert qui est passé à toute vitesse. Malheureusement, je n’ai pas pu retrouver en live ce qui me plait beaucoup chez eux en studio : le coté « folk » de leurs composition, les nuances « médiévales » qui collent parfaitement à l’imagerie religieuse du groupe et qui les font sortir du lot des groupes de Heavy Revival. C’est un groupe que j’apprécie écouter au calme, avec en tête des images d’un chevalier solitaire arpentant une campagne anglaise pluvieuse de bon matin. C’est peut-être ces images que j’associe à leur musique qui sont la source de cette petite déception live (même si encore une fois, j’ai passé un bon moment pendant ce concert).
Apparté : J’ai profité de la pause après Wytch Hazel pour passer sur le stand de merch de Castle Rat. J’avais prévu de leur prendre le vinyle de l’excellent The Bestiary, mais ils ne proposaient à la vente qu’une version collector vendue 100€ ![]()
Je leur prend tout de même la version CD et je leur offre quelques douceurs d’un royaume lointain que l’on appelle Mayenne, que j’avais ramené pour l’occasion, sans banal sac en papier que j’ai décoré à la va-vite pour l’occasion.
Castle Rat :
Le concert de Castle Rat commence avec un léger retard suite à un souci technique (de là où nous étions, nous avons eu l’impression que Riley Pinkerton, la frontwoman aux cheveux de feu, n’entendait pas son retour guitare). Mais malgré ce souci technique qui semblait l’agacer légèrement, elle a réussi à rentrer parfaitement dans son personnage dès son arrivée sur scène, pour ne plus le quitter. Pour celle et ceux qui ne connaissent pas le quintet originaire de Brooklyn, Castle Rat propose un Doom Mediéval Fantastique costumé, aux fort relents de Heroes of Might and Magic et autres joyeusetés qui sentent bon les lancers de dés à 20 faces, agrémenté de scénettes théâtrales faisant le lien entre les morceaux joués par le groupe. C’est Kitsch, c’est surjoué, c’est dépassé, mais c’est complètement assumé et volontaire, et ça fonctionne parfaitement sur moi. Comme lors de leur passage au Hellfest en Juin dernier, je suis sous le charme du groupe, qui enchaine les titres faisant la part belle à l’excellent dernier album du groupe, The Bestiary. C’est donc l’occasion d’introduire le nouveau personnage du loup, qui monte sur scène à la fin du titre Wolf I. S’en suivent les traditionnels combats à l’épée entre The Rat Queen (Riley) et The Rat Reaperes (la danseuse du groupe), la mort de The Rat Queen, sa résurrection et enfin l’endoctrinement des sujets de la reine : Now is forever, IN.THIS.REALM !
Encore un excellent voyage (même si écourté) à travers ce Royaume et ses enchantements, j’ai gagné +5 en port de slip en peau de bête, je vais bientôt Level up !
DVNE :
Comme bien souvent avec les concerts qui me touchent profondément, je ne trouve pas les mots pour décrire les émotions qui me traversent, voir me transpercent dans le cas de DVNE. Devant leur magnifique backdrop, dont le visuel est utilisé sur le merch de la tournée actuelle du groupe , les écossais (et un français, venu jouer à domicile devant sa famille et ses amis) nous ont offert un set lourd, puissant, envoutant,… Le genre de set qui te fait oublier le temps qui passe et la présence des autres. Seul(e) avec la musique, on ne pense à rien d’autre qu’à cet enchainement de notes, de sons et de vibrations. On oublie les tracas des dernières semaines. Leur dernier passage au Hellfest m’avait conquis également, sur cette nouvelle Valley noyée sous un soleil rasant en début de soirée. Mais dans cette salle aux dimensions plus contenues, dans cette pénombre, les émotions étaient décuplées. Un excellent concert, qui semble avoir conquis nombre de celles et ceux présents ce soir là tant les applaudissements étaient longs et sincères.
Elder :
Je gardais un très bon souvenir de la dernière fois que j’ai vu Elder en live, au Hellfest 2022. Cependant, je ne les avais pas écouté depuis longtemps et je ne savais pas si ce qu’ils avaient à offrir en live correspondait encore à mes goûts musicaux. J’appréhendais également la longueur de leurs titres qui, joués en live, pourraient devenir lassants. Mais il n’en fût rien. Le concert des américains était excellent. C’était long, interminable, mais d’une fluidité remarquable, à tel point que c’est l’un des sets qui est passé le plus rapidement. Chaque note, chaque nuance était parfaitement audible (c’est d’ailleurs un énorme point positif du Westill). Les titres se sont enchainés, me laissant dans une transe hypnotique tout au long du set, les yeux parfois clos, parfois ouverts sur ce quatuor noyé sous des lumières tantôt vert et orange, tantôt rouge et bleu, ou bien tout simplement d’un rouge profond et inquiétant. Un très chouette concert, la troisième claque successive de la soirée !
Orange Goblin :
C’était le dernier concert du festival, mais aussi le dernier concert français de la bande à Ben Ward, ce géant massif toujours souriant. C’était un vrai plaisir de les retrouver sur scène pour la troisième fois. A l’image de leur frontman charismatique, la setlist est généreuse et nous fait voyager sur quasiment tous les albums du groupe. J’ai commencé le concert légèrement excentré sur la droite, avant d’aller rejoindre un pit assez imposant et très animé. Comme à son habitude lors des passages sans paroles, Ben part chauffer le public, un coup à gauche, un coup à droite. Jusqu’au dernières notes de Red Tide Rising, le public est en feu et ça semble plaire aux musiciens qui paraissent un peu émus à la fin du concert. Dans les premiers rangs, nous aurons droit à des poignées de main de Ben et Joe, et à un slam surprise de Harry, le bassiste (l’une des très rares fois où je vais volontiers porter un crowdsurfer haha). Le groupe semble avoir passé un excellent dernier concert français, aux cotés de leurs amis d’Elder, et d’un public qui a su répondre présent. Quatrième claque successive de la journée !
Le mot de la fin :
Cette nouvelle édition du Westill s’est encore une fois déroulée sans accros. Dès qu’on rentre sur le site, on constate le professionnalisme de l’orga et des bénévoles, leur volonté de nous faire rentrer dans un cocon verdoyant, qui sent bon les vallées de l’ouest américain. Le son est excellent quasiment partout. Seules subsistent quelques petites zones où l’on entend pas forcément bien le chant, notamment lorsque l’on est collé à la scène, légèrement excentré sur la gauche ou la droite. Mais hormis ce tout petit détail, rien ne venu perturber mon expérience de festivalier, et je constate avec plaisir toutes les améliorations (les optimisations, devrais-je dire) apportées depuis l’édition précédente. J’ai certes trouvé qu’il y avait un petit déséquilibre dans la répartition des sous-genres de Stoner sur les deux jours (avec une première journée moins équilibrée que la seconde), mais j’ai passé d’excellents concerts, entouré de passionné(e)s, de musiciens que l’on croise souvent et de bonnes bières. J’y ai retrouvé avec plaisir des têtes connues (@Sarugaku, @Cygnus, @Xazz, @Psyopus29, mais aussi @Pok que beaucoup ici connaissent), de nouveaux visages (comme @Noop et @pierrottingchrist par exemple, des gars bien sympas), et j’ai pu une nouvelle fois faire ce Westill avec les meilleurs copilotes de fest possibles : Lepain et @Steppe !
Coté public, nous avons eu droit à des festivalier(e)s réceptifs et majoritairement intéressés par ce qui se passe sur scène. Cependant, j’ai eu l’impression que les photographes étaient plus nombreux(se) au premier rang que l’année précédente, bien souvent trop statiques ou à faire des allers-retours avec leurs sacs pour trouver de nouveaux angles de prise de vue. C’est un peu dommage pour celles et ceux qui souhaitent être au premier rang et y mettre de l’ambiance, mais ça nous permet aussi d’avoir de belles photos, comme celles que je me suis permis d’emprunter à Gaël Hervé pour ce report (en plus des chouettes photos de @Steppe). Mais il ne faudrait pas qu’on en vienne à devoir installer une crash barrière donc si c’est le prix à payer pour cette proximité avec les artistes, alors aucuns soucis ![]()
Enfin, si je devais proposer une piste d’amélioration, je dirais que l’ajout d’un conteneur à déchets sur le parking à l’extérieur du site pourrait être une bonne idée car les poubelles déjà en place sont très rapidement pleines, et les déchets débordent et finissent dans la nature.
Prochaine édition du Westill : les 30 & 31 octobre 2026 !
Merci pour ce chouette report
bien drôle
! Et désolé pour la double ration de Westill, j’avais prévu de le poster plus tôt mais je n’en ai pas eu l’occasion.
Je ne trouve pas que les doublons (voire plus) soient un mal : tout ce qui touche aux émotions, aux esthétiques, aux comportements, aux références culturelles, etc. est toujours unique et intéressant !
Merci à celles et ceux qui ont partagé leurs expériences dernièrement !
PS @kenny_pecheur : c’est trop chou ton dessin pour Castle Rat ![]()
Tellement complet ton report ! Merci ! On voit ceux qui n’ont pas le poil dans la main ! ![]()
Je suis vraiment très curieux de savoir quelles étaient ces spécialités mayennaises. ![]()
Merci beaucoup pour ces deux reports que je vais m’empresser de partager à toute l’équipe. J’aurais tellement voulu vous rencontrer, mais avec mon poste de bénévole sur la scène (backliner & réception des artistes) – vous m’avez sûrement vu faire les changements de plateau avec un t-shirt Westill noir – j’ai beaucoup couru cette année et le temps ma manqué de vous chercher.
En tout cas, sachez que nos président/programmateur n’auront pas fini de vous surprendre, autant au niveau des artistes invités que des futurs aménagements. À l’année prochaine et en espérant avoir le temps d’enfin vous rencontrer !
(Juste une petite précision au niveau des places : cette année, nous nous sommes nous-mêmes impressionnés de la rapidité à laquelle nous avons été sold-out. L’année prochaine, n’hésitez pas trop longtemps !)
(Pour Castle Rat oui il y avait un problème technique, un buzz dans sont retour on a mis assez longtemps a comprendre d’où ca venait car ils sont venu avec beaucoup de matériel et c’était un câble qui nous avais servit tout les concerts d’avant qui nous a lâcher)
J’allais transmettre les liens des deux reports via Messenger, mais c’est bien gentil de le faire ! Merci à toi ! ![]()
En effet ! On a surement du te voir ! Les changements de plateau sont cool à suivre. On se croisera l’année prochaine ! (Ou au Hellfest ou ailleurs haha).
Haha c’est top si l’orga envisage déja plein de nouvelles choses ! Le fest fait déja un sans fautes pour ma part, tout aménagement serait du pur bonus ! Après, en ce qui concerne les artistes, on a forcément des noms si besoin haha
A commencer par Fàtima, et vu que Dvne et leur post-metal a été très bien accueilli cette année, ça pourrait être chouette d’envisage Përl ou Russian Circles ![]()
Merci pour ces précisions concernant le problème technique sur Castle Rat !
Haha pas grand chose, des sablés locaux au coquelicot, aux olives, à la tomate et à l’Entrammes (un fromage local) et de la pate à tartiner locale également.
Les olives une spécialité mayennaise, tu te foutrais pas un peu de notre gueule toi ?
![]()
Oui je suis au alentours de Bruxelles et fais régulièrement des concerts et des festivals (Obsidian Dust, qui a une très belle affiche et très peux ou pas de nom en commun avec le Hellfest et je vais peut être me laisser tenter par l’Alcatraz). N’hésite(z) pas a me dire si tu est dans la région
.
Pour les noms je n’en ai aucune idée de qui va venir, c’est encore un secret bien gardé mais des bruits de couloir 2026 est déjà bien remplis et je fais entièrement confiance aux deux frères qui sont passionnée par le sujet et de découvrir et faire découvrir de nouveaux groupes comme de faire venir leur groupe de rêves.





