HF 2025 : vos tops et flops concerts

Ça c’est à la limite du harcèlement morale heureusement que j’ai quand même adoré les autres jours :sob:
Merci et pas merci à arte qui m’ont permis d’adorer walls of jericho sur mon écran mais aussi de me dégoûter de ne pas y être allé :sob::joy:

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Et pourtant moi je voulais voir Cypress, j’ai passé un bon moment à tanner le Forum avec eux, mais quand j’ai vu qu’ils étaient venu en jeanfoutres sans basse ni guitares je suis parti en Warzone !
Et c’était la fête ! :partying_face:

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Perso, j’ai pas hésité ! WOJ ! Depuis le temps que je voulais les voir. Sur disque on fait vite le tour, mais en live la Candace à une énergie incroyable. Dans mon top 5 des concerts de cette édition :+1:

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qui est cette candace ?

Candace Puopolo, chanteuse de Walls of Jericho

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J’ai fait exactement le même choix et vu comment la warzone était blindée on était pas mal à le faire.

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Bon va falloir que je le fasse aussi mon top/flop concerts. J’ai commencé mais je nwen suis encore qu’au jeudi.

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J’ai mis du temps à venir sur ce topic car je n’arrive toujours pas à retracer tous mes concerts. Drôle de sensation mais quand même des souvenirs de grosses claques inattendues.

La première déjà URNE. Sur disque j’avais trouvé ça sympa mais sans plus. Jusqu’à ce live matinal joué par un groupe qui donnait tout sur scène. Des voix qui ont réussi à me toucher combinées à des notes qui m’ont vraiment entraînée avec eux, coup de poing dans le bide. J’y retournerai normalement en Septembre ! Merci @kenny_pecheur car j’y suis allée parce que tu aimes et je me disais qu’il fallait que je teste. Ce fut une révélation!

Je voudrais aussi remercier @Enufsed. Grâce à toi, je me suis motivée à (re)tester Heilung. Ce que tu avais proposé durant la Battle m’a permis de me rendre compte que ça allait au-delà du souvenir de cette Temple matinale en 2018 ou l’on m’avait traînée devant ce groupe inconnu en peau de bête face auquel j’ai fait un bloque.
Le live auquel j’ai assisté était tout bonnement merveilleux. Une transe d’une heure où je me forçais à ouvrir les yeux pour profiter du spectacle qu’ils nous offraient. Ils m’ont emportée et m’ont fait voyager de corps et d’esprit. Une fin parfaite à une journée qui m’avait globalement désintéressée.

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Attention tu es attendu au tournant :grin:
Hâte de voir tes reports sur Leprous, The Ocean et autre DT… :hugs:

Teaser : un de ces trois concerts fut une énorme déception

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Comme j’ai du mal à rédiger des lives reports concis pour les concerts qui m’ont marqués, je vais rédiger un post par show, en commençant par…

GRIMA (++)
Je pense faire partie du club des plus grands fans français de Grima. C’est un groupe que j’ai vénéré, dont j’ai tous les albums - y compris les lives, et que j’ai vu à chacun de ses passages à Paris (4 fois dans des salles minuscules en moins de deux ans). Et voilà qu’ils commencent à avoir du succès au moment où je trouve leur discographie déclinante. Après toute une série de chefs d’oeuvre de black métal atmosphérique, le petit dernier, Nightside, n’est vraiment pas au niveau, peu inspiré et molasson. Les trois extraits joués au Hellfest sont d’un niveau insignifiant par rapport aux pépites dont regorgent les albums précédents.

Pour en revenir au concert du Hellfest, j’ai trouvé le show superbe (les pauvres musiciens ont dû perdre 5 litres d’eau sous leurs costumes), mais la première partie de la set list, logiquement axée sur Nightside, m’a tellement insupportée que j’ai eu du mal à profiter pleinement de la suite, malgré le bol d’air glacial bienvenu dans cette tente surchauffée apporté par le merveilleux « Giant’s Eternal Sleep ». Que ce morceau est beau, je n’en reviens toujours pas. Même dans un style aussi ancien que le black metal, des moments d’anthologie comme celui-ci passent le flambeau. Je l’ai revu sur Arte Concert : j’en ai chialé tellement c’était magnifique.

Malheureusement, je n’accroche toujours pas avec « Hunger God », qui est devenu un incontournable des set lists. Dieu que c’est pompeux et méchant ! Et où sont les mélodies ?

La neige sur Enisey était totalement décalée par rapport à la température épouvantable qui régnait sous la Temple, mais nous a aidés à nous souvenir que l’hiver reviendra heureusement dans six mois !

D’un point de vue visuel, c’était, comme d’habitude, envoûtant et dépaysant.

À noter que les musiciens sont extrêmement charismatiques sous leurs masques, mais qu’ils le sont encore plus à visages découverts (quoique maquillés) dans leur autre projet, Ultar.

Tout espoir n’est pas perdu (pour un fan perturbé comme moi, en tout cas), car le concert s’est terminé avec ce morceau extraordinaire à tiroirs qu’est « The Shrouded in Darkness ».

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EISBRECHER (+++)

Quel concert spectaculaire. Pourtant j’ai vu Eisbrecher à l’Elysée Montmartre à Paris il y a quelques mois. C’était bien, mais là, en tète d’affiche sous la Temple avec le son et les lumières que cette place offre, le groupe est entré dans une nouvelle dimension. C’est juste ko-lo-ssal !

Le chanteur a un charisme incroyable et l’élégance qui manque à son compatriote Lindemann. J’ai été impressionné par sa communication avec le public, qu’un réapprentissage récent du français facilite (sa mère est française, nous a-t-il dit à Paris). Sur « FAKK », il lui suffit de faire un petit mouvement de la main pour que plusieurs milliers de personnes l’imitent. Pareil avec les bras sur « Was ist hier los ? ». Regardez la captation sur Arte Concert, c’est fascinant ! Ça m’a fait penser à l’excellent film « La Vague » sur la capacité qu’ont certaines personnes à entraîner les foules, pour leur bonheur comme ce soir, ou pour leur malheur dans d’autres contextes.

Non seulement Eisbrecher a un excellent chanteur doté d’une belle voix grave parfaitement adpatée à ce style de musique, mais en plus les riffs sont irrésistibles et les morceaux sans boursouflures, ce qui nous fait réaliser que Rammstein a depuis longtemps oublié le principe même du metal indus (et du metal tout court, d’ailleurs) : du riff, du riff et encore du riff !

C’est puissant, mais aussi fun, et parfait pour finir cette édition avec le sourire et le plein d’énergie pour clôturer ces quatre journées torrides.

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Jeudi 19 juin 2025 (33 degrés)

Beaucoup d’attente sous un soleil de plomb pour récupérer les bracelets.
C’est un peu plus rapide pour passer les portillons et la fouille.
Mais du coup, nous ratons la première série de groupes :slightly_frowning_face:

MISTHYRMING (+)
Son moyen, voix monotone, mais d’agréables mélodies de guitare.

SLOMOSA (+)
Du bon stoner, avec quelques riffs bien gras et des solos réussis, joué par des musiciens charismatiques.

THY CATAFALQUE (+)
Un Ovni musical, entre metal extrême et folk hongrois, avec des chants variés. Pas désagréable, mais pas inoubliable non plus.

AIRBOURNE (+)
Une prestation comme d’habitude très énergique, malgré l’impression de l’avoir déjà vue plein de fois, au Hellfest ou ailleurs. Heureusement, il y a un nouveau morceau assez chouette (Gutsy), et en particulier l’intro.

TILL LINDEMANN (-)
Je découvre et ai beaucoup de mal avec l’univers pipi / zizi / sodomie d’un vieux lubrique entouré de poupées Barbie « metal ». Musicalement, beaucoup de synthé, de rythmes dansants et peu de riffs. Bref, au bout de 20 minutes, je pars me promener.

MONKEY3 (+)
Ambiance psyché planante très agréable, mais c’est un peu répétitif, ce que n’arrange pas l’absence de chant. Bref, au bout de 30 minutes, je pars faire un somme sur la Warzone.

THE HELLACOPTERS (++)
Du vrai rock’n’roll, joué à fond la caisse, sans blabla, sans intros et finaux interminables, et avec des solos de malades par les deux guitaristes. Pendant la même durée de concert, The Hellacopters a probablement joué deux fois plus de titres qu’Airbourne.

TURBONEGRO (++)
Très bien, comme d’habitude, avec plusieurs excellents morceaux du dernier album, Rock’n’roll Machine (2018, quand même…).

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Le temps a passé et j’ai laissé faire la digestion pour ne pas surréagir à chaud. A la vue des retours des uns et des autres, je me dis que j’ai evidemment râté quelques perles mais j’avais tellement de clash :sweat_smile: En vrac :

(++++) Turnstile = LA presta du WE pour moi. Des sons qui restent gravés dans les oreilles, un set costaud du début à la fin, des titres où on sent l’influence des années 90 mais surboostés à l’EPO, et puis de l’énergie positive partout - sur scène et dans le pit qui avait manifestement bien récupéré de la chaleur. Rarement pris un bouillon comme ça à 10m de la scène. Bien joué tout le monde. :ok_hand:

(++) Korn : on était parti pour faire Hellacopters / Orange Goblin mais on a pas réussi à rentrer dans le show du 1er. Ce qui ne fut pas le cas sur Korn. C’est propre, carré, ça envoie. Parfait !

(++) Slomosa : Ultra efficace. 3 notes de guitare suffisent à te faire rentrer dedans.

(++) Airbourne : pas de surprise, on connaît bien les lascars. Efficace. Merci pour le jet d’eau car j’étais en train de cuire, mais heureux de l’avoir vécu proche de la scène car j’étais un peu trop loin lors de leur dernière venue (2022 je crois).

(0) Last train : très cool d’avoir un groupe de Rock de ce niveau en France et de voir cette façon qu’ils ont de vivre leur musique. Mais il a manqué quelque chose. Peut être le choix des titres sur un set court, qui fait que ça n’est jamais vraiment « parti ».

(+++) Hermano : clairement un immanquable de cette édition pour moi avant même qu’elle ne débute. Quel plaisir. Le chanteur régale toujours autant. Ils semblaient tellement heureux d’être là.

(++) Pentagram : c’est le groupe qui m’a finalement fait rester à la Valley en sirotant de la bière à l’issue de son live plutôt que de bouger vers la MS1 pour voir le début de Muse. Il m’a mis dans un mood parfait pour la fin de deuxième journée.

(++) Dirty Sound Magnet : j’ai pris ma petite claque dans le style. Merci au guitariste :star_struck:

(+) Judas Priest : aussi incroyable que cela puisse paraître, je ne les avais jamais vu. Franchement propre et encore de l’énergie.

(++) DeafHeaven : Quel set ! Sponsorisé par toutes les marques de bouchons d’oreilles par contre, quand on est en bordure de la Temple.

(+++) Walls of Jericho : j’étais pas prêt au déchaînement je pense. Cette frontwoman hallucinante.

(++) Motionless in White : j’étais venu pour me placer pour Refused, et je suis reparti avec une cartouche. Très bon live. Le son était parfait, puissant également à l’inverse du live de clôture sur la MS1 :wink:

(++) Refused : je ne serais jamais vraiment objectif avec ce groupe, qui a tellement eu d’influence. Juste merci à eux pour ce live.

(-) Linkin Park : J’étais plutôt loin, pas vraiment dedans. J’ai trouvé le live haché, le son trop faible, l’ambiance pas ouf. Bref, déçu.

(0) BlackGold : on va pas se mentir, c’était pas le truc qui m’a retourné le crâne. C’est dommage car il y a de mon point de vue un vrai potentiel en live. Trop tôt dans la journée peut être. Ou pas la bonne scène.

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Vendredi 20 juin 2025 (36 degrés)

CASTLE RAT (+)
Je n’ai vu que le dernier morceau à cause d’un GPS qui nous a fait visiter de fond en comble la commune de Gorges avant de trouver le parking.
Dommage, ça semblait kitsch à souhait sur scène, et bien gras musicalement.

BELORE (+)
Set list « douce » mais envoûtante. Son excellent sous la Temple.

FRUSTRATION (+)
Punk rock à tendance new wave, révolté et nerveux.

THE WARNING (0)
Pas désagréable, mais pas mon truc. A force de fusionner tous les styles, on perd toute personnalité.

ARABROT (0)
J’ai bien accroché pendant les 25 premières minutes, puis j’ai trouvé les morceaux longuets, et la chaleur a eu raison de ma patience.

ROYAL REPUBLIC (++)
Ce groupe fait partie de ceux que j’ai du mal à écouter à la maison (trop hard FM) mais que j’ai un plaisir coupable à voir sur une grande scène scène, là où ce type de musique trouve toute sa place.
Les 25 premières minutes sont formidables, suivies par un trou d’air mollasson pendant deux titres, avant un final très réussi comprenant une reprise énergique du Battery de Metallica qui surprend par rapport au style des autres morceaux.

3 INCHES OF BLOOD (+)
Excellent speed / thrash joué pied au plancher. Dommage que la voix soit un peu pénible. Son excellent, une fois de plus, sous la Temple.

THE CULT (++)
Ian Astbury plutôt en voix, Billy Duffy magistral à la guitare, avec une set list taillée pour un festival (sauf deux titres un peu ennuyeux). Le public est assommé par la chaleur.

CRIPPLED BLACK PHOENIX (0)
La magie des albums ne fonctionne pas en live, surtout en plein soleil. Je pars au bout de 30 minutes, alors que cela faisait des années que j’espérais les voir sur scène.
Le shirt « evil » de la chanteuse m’a fait sourire : « Be kind with animals. If not, I’ll kill you »

Vu en passant :

  • Les Garçons Bouchers (fun)
  • Pentagram (impressionnant)
  • Within Temptation (juste pour écouter le magique « Mother Earth »)
  • The Damned (public malheureusement clairsemé, alors que ce groupe a beaucoup de classe)
  • Hermano (pas mon truc. Riffs balourds et chant trop heavy)

THE SEX PISTOLS & FRANK CARTER (++)
Autant Paul Cook (batteur) et Glen Matlock (basse) ont de bonnes têtes de vieux rockers, autant Steve Jones (guitare) a pris cher et ressemble à un gentil retraité qu’on a sorti de ses mots fléchés. Le contraste est saisissant avec l’époque de ses albums solos « Mercy » et « Fire and Gasoline » où il arborait une chevelure flamboyante.
En tout cas, ça fait toujours plaisir d’entendre des classiques du punk rock qui n’ont rien perdu de leur hargne, entonnés par un Frank Carter déchaîné et imbattable pour mettre en ébullition un public déjà naturellement chauffé par la canicule. A noter qu’il a l’habileté de ne pas imiter les tics vocaux de John Lydon (roulements de « r », accent cockney…).

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Samedi 21 juin (36 degrés, nuages et lourdeur)

Une bien belle journée pour les amateurs de black metal !

LUNAR TOMBFIELDS (+)
Très bien, même si le chant emo-notone reste le point faible du groupe. Bon son. On entend bien les mélodies de guitares.

SYK (-)
Bobo aux oreilles…

WITCH CLUB SATAN (-)
Son pourri. On n’entend pas assez la guitare.

PEST CONTROL (+)
Le groupe parfait pour la Warzone : hardcore et thrash, avec des bons riffs percutants. Le chant n’est pas terrible.

ROSS THE BOSS (+)
Heavy metal kitsch mais agréable à écouter en plein air, à un moment où il ne fait pas encore trop chaud.

TRYGLAV : A (++)
Ce genre d’excellente découverte est une des raisons pour lesquelles je reviens chaque année au Hellfest. Les musiciens sont charismatiques, et notamment le chanteur qui a une belle voix éraillée. Les mélodies de guitare sont irrésistibles.

D-A-D (++)
Une super ambiance au pied de la mainstage 1.
Plein de tubes que les anciens réécoutent avec délice.

SPECTRAL WOUND (++)
Voila un groupe qui perpétue la flamme du black metal avec talent.
Ça aurait été parfait avec un meilleur son et 20 degrés de moins.

GRIMA (++)
J’ai rédigé un long compte-rendu un peu plus haut dans le forum.

DEAFHEAVEN (++)
Ça fait très mal. Beaucoup de blasts et de mélodies, tout ce que j’aime dans le black, « post » ou « pas post ».

ABBATH (+++)
Ayant vu Abbath sur scène plusieurs fois ces dernières années, j’ai constaté avec bonheur qu’il a cessé ses pitreries et d’arriver bourré sur scène, et que ses prestations sont d’une grande qualité. Je m’attendais à une set list principalement axée sur ses (bons) albums solos, mais pas du tout à une intégrale d’Immortal. Quelle baffe ! J’avais oublié comme ce groupe était talentueux avec son black metal brutal, rapide et glacial. A la fin du concert, ma seule pensée était : « J’ai entendu Mountains of Might en live, je peux désormais mourir ! Mais après la journée du dimanche, quand même… »

BLOOD FIRE AND DEATH (+)
Je fais partie de ceux qui, pourtant grands amateurs de black metal, n’ont jamais rien compris à l’engouement suscité par Bathory. J’écoute poliment, c’est un moment agréable, mais la musique est un peu trop basique à mon goût.

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Dimanche 22 juin (toujours très chaud, mais on baigne tellement dans son jus depuis jeudi qu’on n’y fait même plus attention)

THE CEMETARY GIRLZ (++)
Le chanteur manque de coffre, et les tubes du premier album n’ont pas été joués. Mais c’était quand même bien, avec une ambiance dark à souhait.

PAIN OF TRUTH (0)
Du hardcore clichesque bas du front avec une seule guitare.

PRAYERS (0)
J’aime bien l’électro-indus, le visuel est assez original avec deux balèzes tatoués statiques portant des (fausses) machettes, mais j’accroche moyennement avec la musique.

UNTO OTHERS (0)
En général, j’aime bien le gothique et le metal, mais le « gothic metal » de Unto Others a un effet efficace sur mon transit intestinal. Autrement dit : il me fait chier !

MESSA (++)
Un moment magique, hors du temps, qui fait presque oublier le soleil de plomb, avec une chanteuse brillante et un guitariste inventif.

LORNA SHORE vu sur Arte Concert (++)
Je n’ai pas pu voir ce groupe pour cause de doublon avec Messa, mais grâce à la magie de la télévision, Arte Concert m’a permis de me faire une idée de sa prestation.
Et bien j’ai été scotché par l’intensité et la vitesse supersonique de son melodeathcore survitaminé, malgré les 36 degrés, et avec une mention spéciale au batteur. Le vocaliste, malgré sa silhouette fluette, éructe des growls inhumains !

SHAÂRGHOT vu sur Arte Concert (++)
Je n’ai pas eu le courage de jouer des coudes pour entrer dans la Temple, qui débordait de partout.
Heureusement, grâce à Arte Concert, j’ai eu droit à une session de rattrapage !
J’avais déjà vu Shaârghot au Hellfest 2019 et beaucoup apprécié l’originalité de leur prestation scénique, mais moins la musique, inspirée par Rob Zombie et un peu poussive. Cette année, non seulement le visuel est toujours très réussi, mais la qualité des compositions s’est sacrément améliorée : c’est du bon metal industriel avec une rythmique et des riffs ultra entraînants. J’ai vu sur setlist.fm que la plupart des morceaux sont issus de leur dernier album, volume 3, sur lequel je vais poser une oreille.

FLESHGOD APOCALYPSE (++)
Comme beaucoup de festivaliers, j’ai été déçu par l’annulation de Cattle Decapitation, mais un peu aussi par l’identité de son remplaçant que j’ai déjà vu deux fois au cours des derniers mois. Ça commence à faire beaucoup ! Mais heureusement, le death sympho survitaminé des Italiens a créé une super ambiance, et notamment provoqué le circle pit le plus rapide que j’aie jamais vu : c’était un ventilateur géant qui m’a agréablement rafraîchi !

PRIEST (0)
Les morceaux sont un peu répétitifs. Et ça manque de corps musical.

THE KOVENANT (+)
Certains passages de Nexus Polaris sont tarabiscotés, mais le show est réussi et c’est toujours un bonheur d’écouter le jeu de batterie de Hellhammer. Et New World Order fait toujours son petit effet !

EISBRECHER A (+++)
J’ai rédigé un compte-rendu un peu plus haut dans le forum.

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Cher Hellfest,

C’est le coeur lourd que je m’adresse à toi aujourd’hui. Comment te dire des choses sympas alors que tu viens de me décevoir comme jamais je ne l’aurais cru possible. Je t’écris parce que je ne peux me résoudre à tourner la page, ni cracher sur des souvenirs précieux - et les dieux du Metal savent à quel point tu m’en as offert des frissons, des extases, des larmes aussi, dans la poussière ou sous la pluie… Des petits morceaux de vie en somme, teintés d’amitiés et de riffs. Mais, cette année, j’ai le sentiment profond que quelque chose s’est brisé.
Je pourrais presque dire que je t’ai vu grandir : même si je n’étais pas là pour tes tout premiers pas, entre 2008 et et 2025, j’ai arpenté tes allées quand elles étaient encore rustiques - avant qu’elles ne soient bitumées - j’ai défendu ton nom face aux sceptiques et aux rageux, j’ai fièrement porté ton bracelet comme on garde le moulage des mains de ses enfants - bien avant qu’il ne soit un trophée Instagram… J’ai fait des heures de route, privé les enfants du budget vacances, attendu sous le cagnard ou la flotte… toujours pour la même promesse : oublier le quotidien, vibrer plus fort que la routine, vivre un moment suspendu où la musique couvre le bruit du monde… bref : se sentir vivant !
Tu m’as vue grandir aussi : d’abord jeune adulte, j’ai loupé plusieurs éditions pour des étapes clés de ma vie : 2009 parce que j’étais en voyage de noces en Islande, 2010 parce que je venais de déménager à Carcassonne, 2011 parce que j’achetais une maison, 2012 parce que j’accueillais mon fils, 2015 parce que je déprimais sec, 2018 parce que j’accueillais ma fille, 2023 parce que je gardais les enfants pour que Môsieur profite après n’avoir fait qu’un des 2 week-ends de 2022 tandis que je les avais enchâinés.
Et cette année… J’ai eu l’impression d’être une figurante dans une mise en scène qui ne me parlait plus. Comme si tu ne m’avais pas reconnue, comme si tu étais devenu un autre… ou peut-être est-ce moi qui ne t’ai pas reconnu ? moi qui ai changé ? Voilà pourquoi je t’écris : j’avais besoin de cette mise au point, de te faire part de mon ressenti, comme on le fait avec un ami de longue date qui nous aurait blessé sans le vouloir. Il ne s’agit pas de te blâmer, ni de te juger ou tourner la page, mais j’avais besoin de poser des mots sur mon malaise. Que tu m’entendes. Que tu comprennes pourquoi j’ai le sentiment que quelque chose s’est fissuré dans mon petit coeur de metalleuse.

Côté concerts, la météo n’a pas aidé la programmation qui, à mon goût, était non pas faible, mais très inégale. Il en résulte que j’ai fait autour de 25 concerts (ça me semble si peu) dont je n’ai pas retenu la moitié. Je ne relève donc que les moments de grâce, même s’ils n’ont que rarement atteint l’exceptionnel (peu de +++ donc).

• JEUDI

Misþyrming +
Une noirceur servie avec une précision glaciale, le genre de set qui prend aux tripes sans lever la voix, juste ce qu’il faut pour rappeler que l’Islande ne produit pas que des paysages de carte postale.

Mental Cruelty ++
Là, j’ai pris cher : une violence bien charpentée, le genre dont je redemande.

Après, je ne me souviens de rien ou presque, même si, dans les brumes de ma mémoire, vaguement, j’entends encore Ihsahn - que @SAMM tenait à faire seule :kissing_heart: - Jinjer, Sunn O)))) et Whitechapel.
Bref, une entrée en matière floue, troublée, presque éthérée… comme si le festival me murmurait déjà que cette édition aurait un goût étrange.

• VENDREDI

Arrivée pour Nervosa, histoire de s’ambiancer : rien de révolutionnaire, mais parfait pour relancer la machine.

3 Inches of Blood +
Là, j’ai souri ! Sûre que ce n’est pas le groupe de l’année, mais leur rareté incite à secouer la tête avec eux et ce petit goût de revival m’est très agréable.

Sowulo ++
Tandis que le soleil de plomb mettait le corps à rude épreuve, voilà un artiste qui m’a réchauffé l’âme. Il y a de tout dans la pagan folk : celle de Sowulo est à la fois inspirée et sincère.

Heilung +++
J’avais peur. Tellement peur. Peur que la magie du groupe ne soit diluée sur la Main stage. Peur que l’intimité de cet adieu ne soit diluée dans les dimensions XXL du site. Que nenni ! Ils ont tenu. Que dis-je, il on transcendé l’espace ! Leur concert fût une invocation. Que dis-je ? une procession ! Un spectacle total qui a su imposer le silence aux murmures ambiants, l’attention face à la distraction. J’ai vu des gens danser la transe, d’autres rester immobiles, bouche entrouverte, les yeux perdus dans les ombres. Et moi de me demander si je ne trouvais pas là, en Main stage, ce que j’étais venue cherche. Cet adieu redouté n’a pas manqué de panache et ça, je ne l’oublierai pas.

• SAMEDI

Witch Club Satan ++
Belle entrée en matières avec ces 3 moires qui sans être transcendante (la faute au son ?) n’ent est pas moins agréable. Une belle intensité du coeur, brute, cru, à la limite de la performance. J’ai particulièrement apprécié ce moment où, s’étant jetées dans la foule, les hommes semblaient ne pas savoir par où les saisir pour les respecter ; j’ai moins apprécié le message politique, non que je sois contre l’engagement des artistes, plutôt que le message ne collait pas avec l’image dégagée. Je suis convaincue qu’un décor digne des costumes apporterait un grand plus.

Persefone ++
Précis, intense et puissant, sans être dans la démonstration. Mes bras se sont levés, mon cou a remué, ma tête a opiné : ils m’ont réveillée, merci à eux !

Russian Circle (0)
J’aurais aimé aimer. Vraiment. Mais j’ai décroché. C’est comme Pelican : j’aime beaucoup la musique mais j’attends le chant… à tel point que Môsieur m’a rattrapée 2 fois par le sac avant que je ne tombe - littéralement - de fatigue, la tête pleine de vide et les paupières trop lourdes.

• DIMANCHE

Le réveil est rude. Non pas physiquement - la crise de fibromyalgie redoutée n’est heureusement pas venue et, à ce stade, la douleur fait plutôt partie du décor - mais moralement, je suis à sec. La journée qu’il reste, je compte la vivre jusqu’au bout : pas par devoir, plutôt par espoir.

Une Misère +
Encore une tempête islandaise : c’est violent, tendu, vrai, étonnant aussi. Pas le set le plus marquant du week-end, mais une bonne claque matinale.

Kylesa ++
La voilà la découverte de l’édition ! Je ne connaissais pas du tout avant les écoutes de l’affiche et la battle : leur son lourd, pesant, presque poisseux, colle parfaitement à mon état intérieur du moment et me permet de tolérer les cieux en plein jour.

Cypress Hill ++
Fatiguée et perdue dans ma propre dissonnance, j’ai grandement apprécié ce décalage improbable : entre mes 15 et mes 45 ans, entre le metal attendu et ce rap alternatif pour lequel ces imposteurs n’ont pas pris la peine d’amener un instrument. Ben ça c’est extrême ! Un petit moment de lâcher prise et d’émotion nostalgique.

Dethlok +
Je pensais apprécier davantage compte tenu de la technicité des gars sur scène, mais j’ai trouvé le résultat un peu creux, comme si le show reposait trop sur le côté cartoon et pas assez sur l’intensité du live.

Knocked Loose ++
Le dernier coup de poing final. Brutal, sincère, sans fioriture. Ce n’était pas parfait, ce n’était pas magique, mais c’était vrai et, pour finir, ça m’a suffit.

Merci à toi dimanche, jour du Saigneur, d’avoir sauvé cette édition, même si je n’étais plus tout à fait en état d’en profiter. Je suis sortie de là, pendant le feu d’arifice je crois, sans trop savoir ce que j’avais vécu pendant ces 4 jours… Un Hellfest flou, souvent terne, parfois touchant, rarement enthousiasmant. Ce bilan, plutôt négatif, m’aura au moins permis de sécher mes larmes.

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Franchement, elle est belle ton intro, elle m’a filé un petit frisson en la lisant.
Merci pour ça. :metal:

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En tout cas moi, je me souviendrais de la rencontre avec une personne très sympa, et le partage de qq moments de concerts ( notamment Knocked Loose) … :kissing_heart:

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