Voici enfin l’épilogue de ces 5 jours sur les braises clissonnaises.
Le dernier épisode nous promettant une conclusion en apogée,
ne soyez pas étonné que quelques vautours rôdent et déclenchent de violentes OPA.

Dimanche
*Passage au merch artiste pour mon tish de COC : chou blanc.
TEMPT FATE (++)
Le set commence en présence de @Jakal, @Chab77 et @Gonzo49ers accroché à la barrière et à son chapeau.
Leur death est précis, acéré et fait son effets sur les matinaux présent à la fraîche.

ALTA ROSSA (+++)
Ma découverte de la battle.
On sent que le groupe est pris par la pression et force un poil son jeu, au vu de la cascade du frontman lors de son entrée en scène.
Mais très vite, ça se stabilise et le concert prend une tout autre tournure.
Leurs compos sont puissantes et m’embarquent bien.

*Merch artiste : chou blanc.
Petit passage à l’abri du soleil pour Blood Stain (-).
Pas emballé.
*Merch artiste : chou blanc.
GNOME (++++)
Concert attendu, mais sans bonnet rouge.
Les mecs sont habités et souriants.
Je comprend pourquoi le FLNJ a été dissous, ils sont déjà en liberté.
J’y ai pris un pied d’enfer ( cf chaleur
)

END IT (+++)
Grosse attente pour la minute Akil que je n’ai jamais entendu en live.
Alors, oui, le gars cause beaucoup, mais ça donne encore plus de saveur à son chant puissant et à sa voix hors norme.
Car quand il décoche, ça claque fort… une tarte dans la tronche.
Et comme tout bon coreux à la mode Terror, il End It quand il le veut 

BLACK TUSK (++)
Bien écrasé par la chaleur, je me mate leur set depuis les structures métalliques du fond de la Valley, en mode cadran solaire suivant l’ombre projetée d’un lampadaire.

Leur son est lourd, gras à souhait, mais au vue des conditions et de mon ombre disparaissante, je me décide de bouger un poil avant la fin.

*Merch artiste : chou blanc.
DRAIN (+++)
Encore un concert attendu.
Le groupe est survolté, ça saute de partout sur scène.

Je repère quelque têtes connues dans l’assemblée, et me lance, malgré la torpeur envahissante, dans quelques circles bien joyeux, mettant quelques punchs à chaque t-shirt jaune que je croise sur mon passage, on ne sait jamais
.
Bien rincé je retente à nouveau
*Merch Artiste : J’AI MON COC 
De légères palpitations me pousse à annuler, à contre coeur, un Soilent Green que j’attendais
… mais il y a du lourd plus tard à ne absolument pas louper et je ne veux pas ressembler à ça :

Pause fraîcheur} et rencontre avec un chouette gars à qui je n’ai rien montré 

EYEHATEGOD (+++)
Malgré la chaleur, la boue n’a pas séchée et se déverse avec rage des amplis de la Valley.
Mike Williams, qui m’avait apparu bien fatigué lors de notre dernière rencontre, est bien plus en forme cette fois-ci.
Quant à Jimmy Bower, fidèle à lui-même, nous gratifie de ces riffs bien lourds avec une bonhommie déconcertante.

Les côtés de la scène sont farcis de membres d’autres groupes venuent prendre du bon temps.

Cela augures de bonne choses pour la suite.
SIX FEET UNDER (++)
Enfin, on passe à l’ombre (ou plutôt au hammam).
Agréable surprise que ce début de set, qui malgré la voix un peu poussive d’un Chris Barnes sans barbe, envoi un son bien bourrin.

Je ne resterai pas pour cause de COC.
CORROSION OF CONFORMITY (++++++)


Mode impartial activé 
Placé au crash, dans l’axe d’un Bobby visiblement très heureux d’être là, je suis prêt à recevoir ma dose habituel
.
La set list est parfaite, mélangeant vieux tubes et morceaux plus récents, pour mon grand bonheur.
Entre autres classiques :
Seven days
Vote with a bullet
Albatros
Clean my wounds
La voix de Pepper est variable, mais tiens plus la route qu’à notre dernière rencontre, motivé sûrement par la pression exercée par ces collègues de la NOLA traînant dans les coursives.

Bon choix d’emplacement, car Bobby fait le show, sans laisser retomber ce large sourire communicateur, haranguant la foule même pendant ses lignes de basse.

Bon se ne sera pas encore cette fois ci qu’il feront « Born again for the last time » , tanpis, il faut ce satisfaire du nécessaire comme disait @Metalyogi ou je ne sais plus quel nounours.
AGNOSTIC FRONT (++)
J’y vais en misant tout sur le fait qu’il jouent les nouveaux titres au début car je ne compte pas m’y éternisé.
Je suis exaucé : sunday matinée, you say, way of war 
On notera que la prestation vocale de Roger laisse a désirer, mais cela fait déjà un moment qu’il ne tient plus le rythme.

Un p’tit Old NY et zou ! Direction la crash de la Valley.
Comme un signe du destin qui me hurle que je suis au bon endroit, au bon moment, je trouve enfin @Sylosis_7 
ACID BATH (










)
Ça y’est !
On y est !
J’ai géré tout mon fest pour ce moment : la bouffe, le peu de bières, les pauses fraîcheurs, le sommeil réparateur…
Vissé à la crash à 2 encablures du DoomDad, face à cette batterie floquée du logo tant espéré,
je me retrouve soudain dans la cour de mon lycée en 96 à échanger fanzines et cassettes avec mes potes.
De ces trocs, un jour, jaillira cet Ovni (objet violent non identifié) : When the Kite String Pops, ramené fraîchement d’Amérique.
Une fulgurante apparition dans le ciel obscur de mon histoire, excavant, de ces cris, mon cerveau et mon âme .

30 ans que j’attendais, sans y croire, le moment où j’allais pouvoir rembourser ces émotions par mes propres éclats de voix.
Voir enfin Sammy Duet, Mike Sanchez et surtout Dax Riggs ( sans oublier Zack Simmons et Shane Wesley) entrer sur scène, au son d’un Black Sabbath bien venu, me colle instantanément les poils.
Ayant peaufiné les setlists des concerts ricains, je sais d’avance qu’il y aura un déséquilibre entre les deux albums, avec un curseur s’orientant vers Paegan Terrorism Tactics.
Peux m’importe, je ne suis pas là pour bouger physiquement, mais intérieurement.
Le corps de Dax hurle : « casse toi », réfréné par de nombreux gestes de contenance.
Il se colle au micro (désinfecté au préalable par un technico)…
Ouvre la bouche…
Et tout bascule…

Le petit corps chétif et mal habile s’anime de spasmes viscéraux, pour nous lâcher des screams prodigieux.
Sammy duet n’est pas en reste, décochant des riffs monstrueux qui me collent aux tympans encore aujourd’hui.

L’alternance des titres est plus que bien choisi,
permettant une respiration salvatrice à mon pauvre cœur, et mettant encore plus en avant la maestria vocale de Dax.
Quand arrive le moment du dernier morceau, je ne veux pas que cela cesse.
Serait-il possible de suspendre l’instant ?
L’émotion de cette utopie réelle me défonce…The Blue éclate et moi avec…

Setlist :
Tranquilized
Bleed Me an Ocean
Venus Blue
The Bones of Baby Dolls
Dead Girl
The Mortician’s Flame
New Death Sensation
Graveflower
Paegan love song
The blue
Tout en me disant que ce concert valait à lui seul le prix du pass, je sort du pit et croise @Satchou qui, visiblement avait pris, lui aussi, une bonne branlée.
Mes excuses à @Dioxeur que je n’ai pas tout de suite reconnu,
j’espère que l’explication de mon état te fera les accepter
.
Sur un putain de nuage, je prends la direction de NAPALM DEATH en compagnie de @Jakal et de @frimousse35 qui nous quitte pour les Mainstages.
La tente est bien pleine pour cette journée, ce qui ne m’étonne pas vue la qualité de leurs shows.

Malgré mon amour pour eux et ce qu’ils véhiculent, mon cerveau est resté en Valley.
Je rejoint des potes près de la grande roue pour passer, enfin, du temps et partager quelques bières avec eux en attendant Offspring et surtout la reprise de « in the hall of the mountain king » ayant brillamment écrasé la Battle 
70000 personnes sur le site et qui je retrouve, juste devant moi, dans la file d’attente des bières spéciales …Didier…euh!..Nana…euh!..@JimmyR qui me donne un cours de slam de file d’attente ( spécial joke ).
THE OFFSPRING (de très loin) (0)
Titres de jeunesse chantés avec mes potes.
Beaucoup trop de blabla et de morceaux entrecoupés de blabla.
À deux de la fin, je décroche, direction le camp pour éviter la sortie cahotique.
Peux ou pas de déchets pour cette année,
des émotions d’une intensité encore méconnue
et des rencontres géniales.
I’ll be back ! 

